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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 18:57
Lire la poésie : de A à Z... (25/50) M comme Maulpoix

Un poète : Jean-Michel Maulpoix (né en 1952)

Un recueil : Une histoire de bleu (1992)

Un poème :

 

                                        Le regard bleu

 

Nous connaissons par ouï-dire l'existence de l'amour.

 

Assis sur un rocher ou sous un parasol rouge, allongés dans le pré bourdonnant d'insectes, les deux mains sous la nuque, agenouillés dans la fraîcheur et l'obscurité d'une église, ou tassés sur une chaise de paille entre les quatre murs de la chambre, tête basse, les yeux fixés sur un rectangle de papier blanc, nous rêvons à des estuaires, des tumultes, des ressacs, des embellies et des marées. Nous écoutons monter en nous le chant inépuisable de la mer qui dans nos têtes afflue puis se retire, comme revient puis s'éloigne le curieux désir que nous avons du ciel, de l'amour, et de tout ce que nous ne pourrons jamais toucher des mains.

 

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Ce texte est le premier poème en prose du recueil "Une histoire de bleu" et de la première partie intitulée "Le regard bleu". Je vous invite à aller sur le site de Jean-Michel Maulpoix pour avoir la présentation de son recueil, accompagnée de pages du manuscrit.

J'ai  découvert l'oeuvre de l'auteur lors de la publication de son premier recueil chez Maurice Nadeau "Locturne" en 1978, et ce fut un plaisir de le retrouver avec ce recueil en prose autour de la couleur bleue.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 18:27
Wuthering Heights d'Emily Brontë (Presses de la Renaissance)

Wuthering Heights d'Emily Brontë (Presses de la Renaissance - 1974)

Traduit de l'anglais par Catherine et Georges Vertut

(traduit sous le titre Les Hauts de Hurlevent ou Les Hauts de Hurle-Vent) -----------------------------

 

Unique roman d'Emily Brontê (1818-1848), "Wuthering Heights" (nom du lieu de l'action principale - la maison secouée par le vent) nous entraîne dans un monde clos où les relations entre les personnages sont très difficiles, cruelles voire perverses.

 

1801 : M. Lockwood est le nouveau locataire de M. Heathcliff Il loge un peu plus loin que Wuthering Heights dans un lieu dit "la grange"? Il rend visite au propriétaire qui ne se montre pas aimable et quand il revient le lendemain à Wuthering Heights il fait connaissance de Mme Heathcliff au demeurant jeune et très charmante. Elle est sa belle-fille et cet homme la méprise.

Une tempête de neige oblige le narrateur à rester à Wuthering Heights pour la nuit contre le gré de Heathcliff. Lockwood occupe une chambre "hantée par la présence d'une certaine Catherine". Au matin il rentre exténué à la grange.

Le soir il demande à Mme Dean, dite Nelly, la gouvernante de lui parler de ses voisins. Il apprend alors que Heathcliff a été recueilli par l'ancien propriétaire M. Earnshaw et que très vite il a été désagréable avec tout le monde, surtout avec Hindley le fils. Le vieil homme n'en voyait que pour Heathcliff au détriment de ses enfants dont Catherine. A la mort du vieil homme le fils revient et cette fois c'est lui le maître et Heathcliff est soumis à ses ordres.

Catherine dite Cathy aura beaucoup d'affection pour Heathcliff toujours mal traité. Hindley va avoir un fils Hareton mais sa femme meurt peu après et c'est Nelly qui va s'en occuper tandis que Hindley se replie sur lui et rend Wuthering Heights invivable.

Catherine annonce à Nelly qu'elle va épouser Edgar Linton. Quand Heathcliff entend cela, il s'enfuit durablement des lieux.

Trois ans plus tard il revient et rencontre Catherine à présent mariée à Edgar, lequel voit d' un mauvais oeil ce retour qui enchante sa femme. Heathcliff déclare qu'il s'est installé à Wuthering Height.

Isabella, la soeur d'Edgar vit avec eux à la grange et semble amoureuse de Heathcliff mais devant lui, Catherine l'en dissuade.

Heathcliff revient, embrasse Isabella et Nelly fait enclencher une terrible querelle entre les Linton et Heathcliff, l'homme est chassé mais les liens entre les Linton sont plus que tendus.

Catherine tombe dans une sorte de folie tandis qu'Isabella a fui avec Heathcliff.

De retour à Wuthering Heights Isabella écrit son désarroi à Nelly car tous là bas la méprisent.

Mais quand Nelly vient voir Heathcliff en présence de Isabella, celui ci dit toute la haine qu'il a pour son épouse. Par contre il veut absolument revoir Catherine et Nelly finit par céder pour organiser un rendez-vous.

Catherine ne peut s'empêcher de dire à Heathcliff combien elle l'aime et tombe inanimée, épuisée quand Linton entre dans la chambre. Dans la nuit Catherine donne naissance à une fille Catherine elle aussi puis elle meurt.

Isabella après une nouvelle et grave rixe entre Heathcliff et Earnshaw s'enfuit de Wuthering Heights . Elle met au monde un fils et meurt quelques années plus tard. Earnshaw meurt le lendemain de l'altercation et Heathcliff obtient d'être le maître des lieux et Hareton n'y aura aucun droit son père étant ruiné...

 

Le roman se poursuit toujours dans la tension car Heauthcliff est vraiment odieux. On dit que le frère d'Emily pourrait en être le modèle !!

La majorité du récit se fait de la bouche de Nelly qui raconte tout ce passé "maudit" à M.Lockwood. Il se rend compte que le présent n'est pas plus gai et il n'a qu'une hâte c'est de quitter ces lieux.

On peut comprendre qu'à l'époque de sa publication en 1847, sous le règne Victoria, le roman a pu choquer par sa violence et les relations odieuses entre les protagonistes où tout le monde semble résigner à vivre dans un tel contexte, tentant d'y trouver quelque "respiration". Nelly aura été la plus clairvoyante et elle a souvent servi de "médiatrice" entre les uns et les autres...

Un grand roman que j'ai eu plaisir à relire.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

 

Livre lu dans le cadre du mois anglais.

 

Wuthering Heights d'Emily Brontë (Presses de la Renaissance)

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 18:32

Un auteur : Elisabeth Lafont

Un recueil : Eclats du coeur (Editions Langlois Cecile - 2015)

Un poème :

 

                                                             Savoir

 

Savoir attendre

Sans vouloir tout comrendre,

Savoir hurler

Sans pour autant se résigner,

Savoir pleure

Sans pour cela désespérer

 

Essayer d'avancer

Pour ne pas retomber,

Essayer d'oublier

Pour ne pas se noyer,

Essayer d'espérer

Pour ne pas se révolter.

 

Laisser couler son coeur

Comme s'ouvre une fleur,

Laisser sortir son âme

Comme s'élève une flamme,

Lasser renaître la vie

Comme pousse l'épi.

 

Regarder l'horizon

Pour une autre ascension,

Attendre un navire

Pour un nouvel avenir,

Guetter l'Espérance

Pour une autre naissance.

 

Commentaire d'Elisabeth Lafont sur son poème :

 

"Savoir" me tient particulièrement à cœur... C'est un poème écrit d'une traite lors d'un souci de sante assez grave que j'ai eu... J'essayais de ne pas perdre Espoir et de me battre quandd même.... J'ai toujours un petit pincement de cœur quand je le relis, car forcément, il me rappelle une période très difficile de ma vie, mais j'ai essayé d'y mettre de l'Espoir et ma plus grande récompense (et non pas fierté... on n'en a plus quand on est au fond du trou...), c'est de Savoir que la Ligue Nationale contre le cancer me l'a demandé pour une de leur manifestation.... et qu'il a été lu pour des malades... Je suis heureuse que ce poème leur ait redonné du courage dans leur lutte sans fin. La maladie est une lutte de tous les jours. Il faut recommencer et se relever tous les jours et essayer d'avancer..... C'est usant, personne ne peut imaginer la souffrance cachée de certaines personnes ! C'est peut-être ce que j'ai voulu faire ressortir aussi... Alors, il faut se battre tous les jours contre un ennemi invisible, et surtout savoir retrouver la force en soi... car beaucoup de malades sont seuls ou parfois incompris par leur entourage...

 

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Un recueil : Présence (Editions Langlois Cécile - 2015)

Un poème :

 

                         Avec des mots

 

Au bonheur du rythme, des danses et du temps,

Vivre pour écrire ainsi qu'on répand la joie.

Entendre le vent sur les blés mûrs foufroutant,

Comme pour murmurer ce bel amour en soi.

 

Demain, face à la mer où le soleil se noie,

Ecumer les mots de son recommencement,

Se laisser regarder tel celui que l'on choie.

 

Multiplier ses pas sur un sol luxuriant

Où s'exprime un "je" qui se déploie.

Trouver dans l'infini une page océan

Sur laquelle décrire son être en émoi.

 

Commentaire d'Elisabeth Lafont sur son poème

"Avec des mots" a été écrit dans une ambiance complètement différente. J'avançais de plus en plus dans l'écriture et je découvrais le plaisir qu'elle procure. J'éprouvais de plus en plus de plaisir à faire "danser" les mots ensemble. Là, c'est une démarche plus intellectuelle : Jouer avec les mots, mais qui aboutit, toujours, pour moi, quelque soit le poète, a exprimer son "moi" ou son "je" intime.... Car qu'est ce que la poésie, sinon des émotions couchées sur le papier avec des mots ? Et elle est universelle.... Pourquoi tant de gens écrivent ou lisent autant de poésie ? J'aime beaucoup cette phrase d'Anatole France, que peu connaissent comme écrivain et poète et qui disait  : "Ce ne sont pas ses mots que le poète emploie, ce sont les nôtres qu'il fait surgir en nous"... Le poème résonne comme un écho en nous...

 

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Merci à Elisabeth de'avoir accepté de présenter ces deux poèmes, au nom de notre amitié.

 

Bien sûr les deux poèmes sont sous copyright et interdits de reproduction sans l'accord de l'auteure.

 

Bonne lecture,

 

Denis

Lire la poésie : de A à Z... (24/50) L comme LAFONT
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 18:51
Mansfield Park de Jane Austen (Archipoche)

Mansfield Park de Jane Austen (Archipoche)

Traduit de l'anglais par Henri Villemain

Edition revue, complétée et préfacée par Hélène Seyrès

 

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Fanny Price, à l’âge de 10 ans, est appelée à venir s'installer à Mansfield Park chez sa tante lady Bertram et Sir Thomas Bertram, les Price ayant beaucoup d'enfants et vivant dans la pauvreté. Bien sûr, elle ne sera jamais une Bertram de par sa condition mais elle pourra bénéficier de l'enseignement de Melle Lee.

Edmund a décidé d'aider sa cousine à s'insérer dans la famille ce qui l'a soulagée et ses ignorances ont fini par accommoder les autres. Fanny pense beaucoup à son frère William qu'elle a pu revoir, tandis qu’elle a oublié le reste de sa famille. Sa deuxième tante vit également près d’elle, Mme Norris et se montre peu affable.

 

M. Norris meurt. Edmund pourrait le remplacer en tant que pasteur au terme de ses études. Pour l’heure, à présent âgée de 15 ans, Fanny est promise à aller vivre chez sa tante Norris. Edmund lui dit que rien ne changera et qu'elle pourra venir à Mansfield Park quand elle le voudra. Finalement Mme Norris refuse de prendre Fanny dans sa nouvelle maison trop petite, ce qui la soulage. Quant à Mr Bertram il décide de partir à Antigua suivre ses affaires et son fils aîné Tom l'accompagnera.

Tom est revenu assez vite d’Antigua. Les deux filles Bertram trouvent un cœur à prendre. Les alliances ne pourront se concrétiser qu'au retour de Sir Bertram. Les Grant sont venus s'installer entretemps dans l'ancienne maison de Mme Norris et Fanny a 18 ans à présent.

Les Crawford sont invités chez les Grant. Ils sont en famille avec eux. Lui s'intéresse à la cadette Julia Bertram laquelle n'est pas insensible au charme de Tom Bertram.

Mr Rushworth est promis à l'aînée des Bertram. Il parle de son domaine de Sotherton qui a besoin d'être rénové. Chacun y va de ses conseils et il est convenu de s'y rendre pour voir ce qui pourrait être fait. Quant à Edmund, il se montre très assidu auprès de Mlle Crawford.

Autre invité, John Yates. Il aimerait y jouer une pièce de théâtre. C'est finalement une pièce assez vulgaire qui est choisie et c'est un déchirement de savoir qui jouera qui. Quand Sir Thomas Bertram rentre de voyage, il fait aussitôt arrêter toute répétition. Et la vie reprend son cours normal à Mansfield Park, autour des Bertram, les autres s’éloignent, bien obligés.

Henry Crawford dit à sa soeur qu'il fera tout pour séduire Fanny qu'il trouve à présent vraiment jolie. C'est le moment où William rentre en permission et il est accueilli avec joie par sa sœur et sir Thomas Bertram…

Fanny cèdera-t-elle au charme de Henry malgré ses résistances ?  Que deviennent les autres membres du cercle restreint des Bertram ?

Tout le roman tourne autour des relations souvent difficiles entre les uns et les autres. On est loin du roman sentimental, Jane Austen campant des personnages qu’elle ne ménage pas, montrant leurs travers, leurs doutes, leurs ambitions.

 

On voit l’ascension de Fanny, une jeune femme pauvre, dans le monde de l'aristocratie  londonienne et Mansfield Park, loin du bruit et de la fureur, semble être le lieu de tous les possibles. Seulement, Sir Thomas Bertram, humain au fond de son cœur, veille au grain et impose une discipline qui sera souvent bafouée par ses enfants dès qu’ils sont dans un autre univers, plus permissif et libre.

 

Un roman qui m’a passionné et que j’ai trouvé d’une grande justesse dans l’analyse des situations, des personnages. Et un beau style aussi, sans pathos. J’avoue avoir été vraiment charmé par Jane Austen, alors que j’avais tendance à négliger son œuvre, si british !!! Elle se montre au contraire audacieuse en faveur de l’émancipation de la femme et des êtres humains plus généralement.

Une belle lecture pour un roman que je recommande vivement..

 

Livre écrit en 1814 par Jane Austen (1775-1817) et la traduction date également de 1814. Elle a ainsi été revue par Hélène Seyriès.

L'intérêt de sa traduction tient à une grande connaissance des manières en usage dans l'aristocratie.

Bonne lecture

Denis

 

Article publié dans le cadre du mois anglais et de la journée Jane Austen

Mansfield Park de Jane Austen (Archipoche)

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 18:29
Lire la poésie : de A à Z...(23/50) - L comme Larronde

Un poète : Olivier Larronde (1927-1965)

Un recueil : Les barricades mystérieuses (1946)

Un poème :

 

                    Travaux d'aiguille de pin

 

Bondée d'amers croissants, la fenêtre s'égare -
Chiffonniers câlinés, aimantés par les lunes,
Des chevaux font le vide où bénir ses charnières

À leurs temples la forge en couleuvres se perd,
Sa hache, un maure au flanc, multiplie leurs profils
Le char de ma lanterne en a creusé les marches,
La chapelle aux rayons des clefs à forme humaine.
Pavillons cueillez-y vos laques en amande,
Vos porches au talon d'étalons sans balance.

 

Ces poissons japonais, c'est l'onglée sur la place
Où s'enferme une aiguille et change de prison;
En vain s'y comparaient les dômes du spectacle,
Meublés de carillons, l'ombrelle aux corridas.
Ainsi la flotte naine a sa charge d'olives,
Manne des tuileries de banlieues au secret
Au dos de leur façade, en regrettant ses boucles,
Du mors de sa baignoire imprimant des créoles.
- Spectateur m'y voici : la cognée des croissants
Accouche ces tunnels d'une chaîne d'images.

 

                                       ---------------------------------------------

 

Olivier Larronde peut être classé dans la catégorie des "poètes maudits", adulé par Jean Genet, ami de Cocteau.

A l'image de Rimbaud, il a été précoce, publiant son premier recueil à 20 ans. Son oeuvre complète est contenue dans un peu moins de 400 pages. Il a publié juste après la 2e guerre mondiale et s'est très vite passionné par les mathématiques à la manière des oulipiens et de Queneau. Ainsi, adepte des anagrammes, son deuxième recueil " Rien voilà l'ordre" est celui de son nom Oliver Larronde.

Pour le poète, Lautréamont, "C'est du bidon"ou René Char " un pompeux faiseur d'horoscopes, aux banalités sentencieuses...". C'est dire qu'il n'a pas chercher à plaire et être plu.

Il a cherché toute forme de liberté dans sa pensée et dans sa vie, y compris également dans ses alexandrins ou ses sonnets.

Un poète à découvrir... dont les Editions Le Promeneur ont proposé ses oeuvres poétiques complètes en un volume en 2002.

Bonne lecture,

Denis

 

Lire la poésie : de A à Z...(23/50) - L comme Larronde

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:17

Voici le texte de présentation que j'ai reçu et je invite à en savoir plus sur cette plateforme autour des livres et de la lecture :

 

 

 

EXCLUSIF : Collibris a lancé sa campagne de crowdfunding du 1er juin au 5 juillet 2015

Collibris, vous en avez peut-être entendu parler, est une application Web et Mobile gratuite dédiée aux amoureux de la lecture

Encore une plateforme pour les lecteurs me direz-vous ? Et bien pas seulement. Collibris, avec ses deux « L » entend voler bien plus haut. Partager vos lectures, créer votre PAL, votre liste de souhaits, donner votre avis, rédiger des critiques littéraires, retrouver vos amis, rencontrer de nouveaux passionnés, trouver votre prochaine lecture… et cela depuis n’importe quel appareil technologique.

Le concept est alléchant… Il vous séduit peut-être. Si tel est le cas, participez, vous aussi, à l’envol de Collibris !

Comment ? Me répondrez-vous. En participant à leur campagne de crowdfunding et en obtenant, en avant-première, un accès à l’application Mobile ! De quoi faire des envieux !

En devenant testeurs de l’application, vous aurez enfin l’occasion d’exprimer haut et fort vos attentes. Vous pourrez voter sur les améliorations à apporter, soumettre vos idées de fonctionnalités…

 

 

Alors Convaincus ? Etes-vous prêts à vous lancer dans l’aventure ?

Il n’y a pas une seconde à perdre : connectez-vous dès à présent et devenez acteur d’une histoire qui s’écrit à peine mais qui s’écrira désormais avec vous. Participez pleinement à l’émergence d’une communauté livresque et donnez à Collibris les ailes qui la feront voler.

 

Pour participer >Cliquez ici<

http://www.kisskissbankbank.com/collibris-rencontrez-votre-prochaine-lecture

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 19:24
V.W. par Geneviève Brisac et Agnès Desarthe (Ed. de l'olivier)

V.W. : le mélange des genres 

par Geneviève Brisac et Agnès Desarthe

(Editions de l'Olivier - Octobre 2004 - 280 pages)

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Résumé du livre sous forme de notes prises au fil de ma lecture de ce livre passionnant sur V.W. (Virginia Woolf  1882 - 1941) :

 

Le grand choc de Virginia a été la mort de sa mère Julia en 1895. Elle avait alors 13 ans. Leslie, le père se montre tyrannique après le décès de Julia. En 1897, c'est Stella, une demi-soeur qui meurt juste après son mariage, ce qui va profondément marquer Virginia.

Thoby a beaucoup compté pour elle. Son frère aîné à l'origine du groupe de Bloomsbury , mort à 26 ans.

Mais Vanessa, peintre, sera sa meilleure complice.

Virginia avait peur du mariage mais très vite et jusqu'à sa mort elle va dire que son mariage a été heureux.

Leonard se montre très attentif à la "folie" de Virginia d'autant qu'il suit de très près son oeuvre. Une oeuvre que Virginia nourrit en même temps qu'elle envoie de nombreuses lettres à ses amis.

Les lettres sont également des nourritures intellectuelles. Elles doivent être bourrées d'idées. Remplies de la banalité et des futilités du quotidien ses lettres l'ont désacralisée.

(p. 81) "Lire Virginia Woolf prend du temps. Son oeuvre est longue, variée, touffue, et sa manière d'écrire si peu conventionnelle que l'on doit faire attention, être vigilant, avancer à petits pas pour ne rien perdre et pour ne pas s'y perdre".

Le "temps" est un élément clé de son oeuvre entre ennui d'un temps continu et répétitif et l'impression brutale que tout s'accélère ou de fige, avec en contrepoint la mort.

VW a des visions comme un peintre peut en avoir et la dernière phrase de "La promenade au phare", "j'ai eu ma vision" pourrait être la phrase inaugurale de tous ses romans. (p. 128).

Elle rompt avec le traditionalisme de la littérature trop "policée". Elle veut décrire le chaos de la pensée et utilise beaucoup de métaphores. Elle veut aussi casser la chronologie.

Virginia Woolf lit toujours plusieurs livres dans une même journée et elle écrit: "Que j'ai de choses à lire, pour démêler ce qui sonne juste et ce qui est faux, le posé et le naturel, la prose poétique, les faux pas, la rhétorique".

Elle cherche sans cesse à travers ses lectures et ses écrits la nouveauté, l'inventivité et l'innovation.

Ses grands auteurs sont Proust, Dante, Shakespeare et les russes.

 

Écrire et être publiée en toute liberté se réalise pour Virginia grâce à la maison d'édition créée avec Leonard, la Hogarth Press. Le nom vient de"Hogarth House" à Londres où est installée leur presse. Et pas de contraintes économiques. Ce qu'ils publient ne sont que des coups de coeur et Virginia y publie ses écrits. Ils vont publier Freud, Svevo, Mansfield, Rilke et bien d'autres mais Virginia refuse "Ulysse" de Joyce. Livre trop volumineux et qui la dérange. Trop proche d'elle peut-être et sans doute un rival de la modernité littéraire!

 

L'injustice faite aux femmes constitue le paysage mental de toute son oeuvre. Les femmes doivent avoir "une chambre à soi" et une indépendance financière pour s'exprimer sans soumission. Une certaine émancipation par rapport aux hommes. La femme n'a pas la place qu'elle mérite, écartée de la vie intellectuelle et sociale. C'est une injustice qu'elle veut réparer au travers de sa vie et de ses livres.

La guerre va perturber sa vie et contribuer à son suicide.

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L'on découvre ainsi les grandes étapes de la vie matérielle et intellectuelle de Virginia Woolf, ce qui nous permet d'éclarer au plus près son oeuvre littéraire.

Le sous-titre montre bien "le mélange des genres" qui a nourri les textes de V.W., la peinture demeurant, sans doute du fait de sa soeur Vanessa artiste peintre, sa plus grande source d'inspiration. Elle pense en peintre de son temps.

Les deux auteures sont également romancières et essayistes aux Editions de l'Olivier. Agnès Desarthe a par ailleurs traduit deux oeuvres de Virginia Woolf. Tous les amoureux de l'oeuvre de V.W. se doivent de lire ce livre.

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

Le thème de ce livre étant une auteure anglaise, je rattache cette lecture au mois anglais dont vous trouverez tous les détails sur le groupe facebook.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 20:07
Lire la poésie : de A à Z... (22/50) - L comme Larbaud

Un poète : Valéry Larbaud

Un recueil : Les poésies de A.O. Barnabooth (1913)

Un poème :

 

                                        Musique après une lecture

 

Assez de mots, assez de phrases ! ô vie réelle,

Sans art et sans métaphore, sois à moi.

Viens dans mes bras, sur mes genoux,

Viens dans mon cœur, viens dans mes vers, ma vie.

Je te vois devant moi, ouverte, interminable,

Comme une rue du Sud béni, étroite et chaude,

Et tortueuse entre des maisons très hautes, dont les faîtes

Trempent dans le ciel du soir, heurtés

Par des chauves-souris mou-volantes ;

Rue, comme un grand corridor parfumé

D’un Barrio del Mar dont la mer est en effet voisine,

Et où, dans la nuit calme, tout à l’heure,

Les serenos psalmodieront les heures…

 

Mais, ma vie, c’est toujours cette rue à la veille

Du jour de Saint-Joseph, quand des musiciens,

Des guitares sous leurs capes, donnent des sérénades :

On entendra, jusqu’au sommeil très doux, le bruit

Plus doux encore que le sommeil des cordes et du bois,

Si tremblant, si joyeux, si attendrissant et si timide,

Que si seulement je chante

Toutes les Pepitas vont danser dans leurs lits.

 

Mais non !

Mon chant entrecoupé de cris ! mon chant à moi !

(Ce n’est pas toi, Amérique, tes cataractes, tes forêts

Où frémit la venue du printemps, ce n’est pas toi,

Grand silence des Andes prodigieux et solitaires,

Ce n’est pas vous, non, qui remplissez ce cœur

D’une harmonie indescriptible, où se mêlent

Une joie féroce et des sanglots d’orgueil !...)

Oh ! que j’aille dans les lieux inhabités, loin des livres,

Et que j’y laisse rire et hurler

La bête lyrique qui est en mon sein !

 

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C'est en 1902 que Barnabooth prend vie dans l'esprit de Valéry Larbaud à Londres. Son nom vient de Barnes (localité près de Londres) et Booth (enseignes de pharmacies anglaises).

Le 4 juillet 1908 paraissent à ses frais 100 exemplaires des "oeuvres françaises de Barnabooth".

Il supprime quelques poèmes lors de l'édition de 1913.

Barnabooth se montre voyageur, généreux... Valéry Larbaud a laissé à son personnage sa "vérité d'auteur", puisque c'est lui qui écrit et il lui attribue les style d'un écrivain cosmopolite, ce qui explique le mode prosodique très débridé.

Ces "oeuvres" se décomposent en deux parties : "les Borborygmes", à laquelle appartient le poème "Musique après une lecture" et Europe.

Dans ses "poésies diverses", il n'hésite pas à écrire un poème "A M.Valéry Larbaud".

Ce recueil montre une grande modernité.

 

Bonne lecture

Denis

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 17:26
Les lames de Mo Hayder (Pocket)

LES LAMES DE MO HAYDER

(Pocket - 574 pages - juin 2012 -

Première édition France Presses de la Cité - 2011)

Titre original : Hanging Hill (2011)

Traduit de l'anglais par Jacques Morin

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Sally et Isabelle sont les meilleures amies du monde et leurs enfants ados s'entendent à merveille. Sally est criblée de dettes suite à son divorce et fait du ménage. Elle a aussi fabriqué des cartes de tarot à partir des portraits de ses amis et de sa famille mais une est tronquée. Mauvais présage!! Et on apprend que Lorne a disparu.

Le corps est retrouvé et c'est Zoé la soeur de Sally qui est chargée de l'enquête, avec Ben son amant. Lorne avait été amie avec les filles d'Isabelle et Sally.

Une femme qui vit au bord du canal a entendu Lorne la veille parler au téléphone mais elle était seule à ce moment-là.

Sally travaille avec deux jeunes polonaises chez un étrange David Goldrab, riche et pas convivial. Ce dimanche matin il propose à Sally qu'elle devienne sa gouvernante car elle vaut mieux que de faire du ménage

Lorne aurait été inconsciente quand elle a été violée selon le médecin légiste. Elle est morte étouffée avec une balle de tennis maintenue par un collant dans la bouche.

Zoé n'a pas revu Sally depuis 18 ans et ses parents vivent en Espagne. Elle se met une balle de tennis dans la bouche pour voir ce qui se passe.

Steve, son compagnon, dit à Sally de se méfier de David Goldrab car s'il ne peut pas dire ce qu'il fait comme métier elle sait qu'il enquête sur des personnes peu recommandables comme cet homme.

Debbie, une psychologue vient expliquer aux policiers ce qu'elle ressent du crime d'autant qu'il y a eu des inscriptions sur le corps de la victime et pour elle le meurtrier la connaissait bien et est de son âge. Zoé n'adhère pas à cette thèse, Ben oui. Elle se rend chez les Wood. La mère de Lorne, Pippa, était au même pensionnat qu'elle. Dans la chambre de Lorne elle trouve un journal où il est question d’un RH. Et elle trouve une clé d’appareil photo et visionne les photos qui représentent Lorne en petite tenue et très suggestives. Ceci la ramène à son passé où elle aura a dû faire des choses peu recommandables pour payer ses voyages.

Zoé s'était étonnée de voir le 4x4 du dealer Jake Drago devant le lycée et lui a parlé. Le soir c'est Sally qui le voit et Millie, sa fille, est terrorisée au point de lui avouer qu'elle a emprunté de l'argent à ce type et à présent il la traque pour qu'elle le paie avec intérêts.

 

Tous les protagonistes ou presque sont mis en place pour essayer de comprendre ce qui relie les uns aux autres, entre passé et présent.

Mo Hayder maîtrise de bout en bout le puzzle, d’une plume alerte, fulgurante. Elle sait prendre son temps pour présenter les lieux dont la ville de Bath qui sert de support à l’intrigue, entre belles villas et quartiers populaires.

L’on sait dès le départ qu’il y a eu meurtre mais les suspects se succèdent depuis le petit ami supposé de Lorne jusqu’aux mafieux qui s’entredéchirent et ont très bien pu entraîner Lorne dans de sombres chemins avant de la tuer.

Telle une symphonie, l’intrigue monte crescendo pour devenir très tendue.

Une belle lecture grâce à Fabienne qui avait découvert cette auteure anglaise avec ce roman avec ce polar qui tient la route sans oublier les méandres de l’intrigue.

 

Bonne lecture

 

Denis

 

Une lecture faite dans le cadre du mois anglais et à la journée consacrée aux lectures de romans policiers.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:40
Une minute de silence de Siegfried Lenz (Robert Laffont)

Une minute de silence de Siegfried Lenz

(Robert Laffont - collection Pavillons - mars 2009 - 125pages)

Traduit de l'allemand par Odile Demange

Titre original : Schweigeminute (2008)

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On observe au lycée une minute de silence en mémoire de Stella Petersen, le professeur d'anglais. Christian fait partie des élèves et il se rappelle alors son amour pour elle.

Un été, elle était sur la plage, l'a reconnu et est allée vers lui, alors installé dans le bateau de son père, chercheur de pierres dans les fonds marins. Ensuite, il y a eu une soirée dansante où elle a dansé avec lui.

Ainsi, se créent petit à petit des liens intimes entre Stella et son élève.

Stella va, par ailleurs montrer de la bravoure en sauvant un jeune le jour d'une compétition en mer.

Lorsque les cours reprennent à la rentrée, Stella ne montre aucun signe de complicité avec Christian et quand il se rend chez elle pour rattraper des cours, elle lui demande de ne pas la toucher d'autant que son père vit avec elle.

La littérature les rapproche car dans son enseignement en anglais, elle a fait étudier "Animal Farm" de George Orwell.

Le récit oscille entre le souvenir des moments d'intimité et le présent au lycée à l'occasion de la minute de silence. Le présent, c'est aussi le moment où Christian vole la photo de Stella qui avait été accrochée au tableau d'honneur de l'école.

Ce pourrait être le moment où le secret de Christian se révèle à tous... Et comment est morte Stella?

 

Ce roman parait très simple, basique autour d'une histoire entre un mineur et une majeure. Il donne une force au récit par le style très juste et poétique.

 

« De longues vagues déferlantes venues du large s’élevaient, elles se cabraient comme si on les empoignait avant de s’effondrer, laissant soupçonner la violence de leur chute. Les nuages, sombres, déchirés, étaient bas. Tout d’un coup je l’ai aperçu, tout d’un coup j’ai aperçu le deux-mâts au loin, qui entrait dans notre baie en louvoyant, il avançait avec constance poussé par un inflexible vent du nord-est. Je ne suis pas arrivé à lire son nom, mais tout de suite j’ai su que c’était L’Etoile polaire qui ramenait Stella, qui me la ramenait. »

 

Apprentissage de la vie dans la douleur aussi pour le jeune homme qui ne comprend pas toujours les attitudes de Stella à son égard entre chaleur et distance. On a bien affaire à un "roman de formation". On sent bien la tradition allemande de ce type de récit mais l'auteur ne fait pas pour autant un roman classique. Il sait être moderne dans la construction du texte.

 

L'auteur, Siegfried Lenz (1926-2014) est strictement contemporain de Gunter Grass (1927-2015) et est beaucoup moins connu en France. Il a obtenu le prix Goethe en 1999 et a écrit 14 romans et des nouvelles. Il aurait comme beaucoup de jeunes de l'époque adhéré au parti nazi en 1943. Arrêté par les britanniques il a été interprète puis l'après-guerre lui a permis de terminer ses études de lettres et de philosophie.

 

Un auteur à découvrir avec ce livre ou "La leçon d'allemand" publié dans la même collection.

Bonne lecture,

Denis

 

Pour le 1er juin, le blogoclub de Sylvie et Liza a proposé de lire "Le liseur" de Bernhard Schlink. Comme j'avais lu ce livre et que le thème était "la littérature de langue allemande", j'ai choisi ce livre.

Une minute de silence de Siegfried Lenz (Robert Laffont)

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