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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 20:35
Citation de Jon Kalman Stefansson sur la lecture
Published by FABIENNE - dans CITATIONS
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 19:26
Aussi noir que ton mensonge d'Antti Tuomainen (Fleuve Noir)

Aussi noir que ton mensonge d'Antti Tuomainen

(Fleuve Noir - septembre 2016 - 316 pages)

Traduit du finnois par Alexandre André

Titre original : Kaivos (Finlande - 2015)

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Troisième roman publié en France de Antti Tuomainen, né en 1971, ce roman "noir" est le cinquième de l'auteur.

 

Janne Vuori, journaliste au "quotidien de Helsinki", arrive avec  Jari Rantanen, photographe à l'usine de nickel de Suomalahti suite à un courriel anonyme qui annonce que l'usine est dangereuse pour l'environnement. Ils ne peuvent y entrer. Alors Janne décide de rester dans la région et trouve un hôtel. Il écrit un premier article qu'il envoie à sa rédaction. 

On suit en parallèle un tueur. 

Janne rentre à Helsinki pour interroger des membres de la direction de l'entreprise au siège. Il ne peut parler qu'à Marjo Harjukangas.

Pauliina ne se montre pas très enthousiaste quand il rentre au domicile. Leur fille Ella a deux ans et leur vie commune trois ans. 

Emil, le père de Janne est venu à sa rencontre 30 ans après l'avoir abandonné alors qu'il était à peine né. Ce pourrait être lui le tueur revenu à Helsinki pour une mission. 

Janne a interrogé Maarit, la fille du journaliste Lehtinen qui avait déjà enquêté sur l'usine. Maarit lui donne tous les documents de son père. En sortant Janne se fait agresser mais réussit à conserver son sac à dos. 

Emil tue un type dans un parc au petit matin et reprend contact avec Leena son épouse d'alors. 

Janne se fait insulter par un journaliste à la retraite de Suomalahti qui lui dit que c'est facile d'être contre une usine quand on vit à Helsinki loin des difficultés à vivre dans le nord du pays puis il revoit Marjo qui lui demande la plus grande discrétion et lui avoue que deux dirigeants sont morts ces jours-ci. 

Janne passe sa soirée dans un bar et Maarit y arrive peu après. Ils boivent, discutent et ils arrivent en amoureux chez elle. Plusieurs fois Janne a constaté qu'il était suivi par deux hommes. C'était déjà le cas à Suomalahti. 

Janne part avec Maarit et un biologiste faire des prélèvements d'eau à l'usine... espérant découvrir le mystère de cette usine...

 

L'intrigue tourne autour de l'écologie, thème cher aux auteurs nordiques. La fin du roman m'a quelque peu déçu car on finit par "tourner en rond" dans l'intrigue. Et on ne sait trop qui tire les ficèles de cette "machination" qui tue des dirigeants sans inquiéter réellement l'opinion publique. Pas très crédible à mon sens tout cela. Une lecture en demi-teinte après un début très prometteur.

Bonne lecture,

Denis

 

Livre lu dans le cadre de "décembre nordique" animé par Cryssilda sur Facebook et dans le cadre du prix du balai d'or 2017, animé par Richard Contin.

 

 

Aussi noir que ton mensonge d'Antti Tuomainen (Fleuve Noir)
Aussi noir que ton mensonge d'Antti Tuomainen (Fleuve Noir)
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 21:31
L'homme interdit de Catherine Lovey (Editions Zoé)

L'homme interdit de Catherine Lovey

(Editions Zoé - 167 pages - Août 2005)

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Le narrateur, Brown, raconte six mois plus tard à un médecin ce terrible jeudi 13 août. Il était à Londres sur le point de quitter son hôtel pour aller signer un contrat préparé, amendé depuis trois ans quand le téléphone a sonné et que le directeur des ressources humaines lui a passé un inspecteur de police. Sa femme, Rachele, a disparu depuis deux jours et ses enfants ont été confiés à une voisine. Il signe le contrat et rentre aussitôt, cueilli à l'aéroport par la police et interrogé au commissariat par l'inspecteur Smynn. 

 

Chapitre 1 - Mercredi, 9 heures 45. : "J'allais partir. Je partais. Le téléphone a sonné. Pas mon portable, dans la poche de mon veston, mais le téléphone, sur la table de nuit de l'hôtel. Cela m'a contrarié. Profondément. J'ai hésité. J'ai pensé, l'espace d'une demi-seconde, à laisser tomber. Je suis toujours à l'heure, exactement à l'heure et ce jour-là, il faut que vous le compreniez, nous allions signer. Je venais de passer deux semaines à négocier comme un fou, à repasser chaque alinéa, à retourner les mots dans tous les sens".

 

Il retrouve ses trois enfants un peu plus tard. Le lendemain Smynn arrive chez Brown pour une perquisition demandant mille détails sur les affaires de sa femme avec ce qui pourrait manquer mais il n'en sait rien ce qui agace le policier. 

Il manque tout ou partie de ses rendez-vous avec le médecin car le plus jeune enfant est malade. Il fait tout à la maison depuis six mois. 

Il reprend un rythme régulier mais se lasse de ce médecin qui ne fait que l'écouter sans jamais rien dire. 

Il a aussi compris que Smynn joue avec ses nerfs, persuadé que Brown a tué sa femme. 

Alors que l'affaire est temporairement classée s'ouvre une autre affaire celle de son entreprise qu'il a quittée après avoir signé le contrat de Londres. Il serait impliqué dans une affaire financière...

 

Ce livre est le premier roman publié de Catherine Lovey, auteure suisse, née en 1967.

Il y a quelque chose de Meursault chez ce M. Brown, qui semble subir tout ce qu'il vit. La seule vraie décision qu'il a prise a été de signer son contrat avant de rentrer en urgence chez lui. Cela lui sera reproché par ce policier inquisiteur.

 

Le roman se passe chez le médecin d'un mercredi à un vendredi et sur trois semaines. 15 monologues car le médecin n'intervient que pour dire que la séance est terminée. Petit à petit, Brown se révèle un peu plus...

 

Un très intéressante roman écrit avec fluidité, dans un style sobre et efficace pour nous "glacer" avec ce personnage qui semble détaché de la vie qui l'entoure, ne sachant presque rien de sa femme ou de ses enfants...

Une belle découverte.

L'auteure a un site que vous pouvez aller découvrir :

http://www.catherine-lovey.com/

Bonne lecture,

Denis

L'homme interdit de Catherine Lovey (Editions Zoé)
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 21:36
Journal du ghetto de Lodz (1939-1943) de Dawid Sierakowiak (Editions du Rocher)

Journal du ghetto de Lodz - 1939-1943 - de Dawid Sierakowiak

(Editions du Rocher - 345 pages)

Traduit de l'américain par Mona de Pracontal

avec le concours d'Adam Wodnicki

Direction littéraire et introduction d'Alan Adelson

Première publication en anglais : 1996 et Editions du Rocher 1997

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Cinq cahiers ont survécu à leur auteur, Dawid Sierakowiak, qui avait quinze ans en 1939. Quelques-uns ont disparu, notamment celui concernant la mise en place du ghetto à Lodz, la troisième plus grande ville de Pologne.

Cahier 1 : 28 juin - 31 décembre 1939

Cahier 2 : 6 avril - 23 octobre 1941

Cahier 3 : 18 mars - 31 mai 1942

Cahier 4 : 4 juin - 6 septembre 1942

Cahier 5 : 11 novembre 1942 - 15 avril 1943

 

Dawid au moment où l'Allemagne envahit la Pologne est étudiant. Il pourra difficilement continuer des études quand le ghetto est mis en place en 1940.

Rumkowski le dirige d'une main de fer à la manière allemande.

La faim est constante et la survie jamais acquise. Dawid donne des cours pour compléter les maigres revenus familiaux. Il a essayé de se politiser en soutenant le communisme russe mais il comprend très vite que les activistes sont les premières victimes juives des allemands.

Lundi 1er septembre 41 (page 160) : "Premier jour de la troisième année de guerre. Quand on se rend compte que cet horrible état de choses dure depuis deux ans, on n'arrive pas à y croire. Il y a eu tellement de changement dans le monde pendant ce temps ! Combien d'autres anniversaires de ce type connaîtrons-nous ? Si c'est de nombreux autres, nous ne vivrons pas jusqu'au dernier. Le ghetto nous achèvera, même s'il y a des pommes de terre qui arrivent et même si notre travail est de plus en plus demandé".

La faim et le manque de travail restent des préoccupations quotidiennes. Certains sont déportés et le découragement voire la résignation s'installent dans le ghetto. Dawid reste attentif à toute information internationale qui pourrait surgir et donner quelque espoir !

Mardi 28 avril 1942 (page 203) : ..."Aujourd'hui, nous avons reçu nos rations, mais après m'être un peu requinqué, il ne reste presque plus rien. Et voilà... ! La nouvelle ration est dans dix jours. Il fait de plus en plus froid".

Au fil des mois le père devient plus que jamais cupide s'appropriant le meilleur des rations.

De plus en plus de gens s'affaiblissent et meurent. La faim est constante et les dignitaires du ghetto prennent la meilleure part de la nourriture.

Les rafles d'enfants et de vieillards s'intensifient pendant l'été 1942 et quand il faut compléter le contingent de déportés on prend des gens telle la mère de Dawid le 5 septembre. Ceci semble laisser indifférent son père.

Jeudi 31 décembre 1942 (page 305) : "Dernier jour de l'année. La Saint-Sylvestre, fêtée si solennellement en Pologne. La faim se propage dans le ghetto, alors que les classes riches ne se refusent absolument rien. Les employés de grade supérieur de notre bureau se préparent un véritable gueuleton pour aujourd'hui.(...) Et la guerre continue. L'année qu'on pensait être la dernière de la guerre se termine. Peu de gens comptent sur 1943, maintenant. Trop de désillusions, trop de sang et trop de larmes..."

Le père reste odieux. L'hiver est glacial et Dawid passe beaucoup de temps au lit à lire.

Le père puis le fils (août 1943 pour Dawid) vont mourir de maladie et d'épuisement dans le ghetto.

 

Un témoignage au jour le jour pour dire les espoirs puis les désespoirs dans ce ghetto beaucoup moins connu mais tout autant terrible que celui de Varsovie.

Pour ne pas oublier et ne jamais donner raison aux racistes et extrémistes de tout poil !

Bonne lecture,

Denis

 

Je remercie vivement les Editions du Rocher de m'avoir envoyé ce livre.

 

 

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 17:25
Americanah de Chimamanda ngozi Adichie (Gallimard)

Americanah de Chimamanda ngozi Adichie

(Gallimard - Du monde Entier - 525 pages - décembre 2014)

Traduit de l'anglais (Nigeria) par Anne Damour

Titre original : Americanah (2013)

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Americanah est le quatrième livre publié en France de cette jeune auteure nigériane Chimamanda ngozi Adichie (née en 1977) et a eu un certain succès.

Je dirai en préambule que j'ai vraiment beaucoup aimé les 300 premières pages bien construites, au style sans défaut (peu innovant mais de qualité pour une lecture agréable et "intelligente").Et puis j'ai trouvé que ses années d'adulte quand elle parle de son blog, de ses longues conversations autour de la race noire avec ses amis d'université, m'ont ennuyé. Je me suis alors complètement "en dehors" des préoccupations des personnages. Peut-être parce que je ne suis ni femme, ni nigérian, ni états-unien, ni noir...

Bref un très bon roman mais qui pourra laisser indifférents certains lecteurs voire lasser !

Ifemelu vit à Princeton, une ville sans odeur. Elle est noire et tient un blog sur "les modes de vie". Elle rencontre ainsi des noirs, des blancs  qui lui inspirent des articles très suivis. Elle va dans la banlieue noire pour se faire tresser les cheveux car elle a décidé de rentrer au Nigeria où elle a trouvé un emploi. Elle va quitter les USA après y avoir vécu treize ans. Elle rompt avec son ami Blaine et envoie un mail à son premier amour nigerian Obinze à présent marié, pour lui annoncer qu'elle rentre au pays.

De fait Obinze est marié à Kosi et père d'une fillette . Il se souvient bien de son amour pour Ifemelu. Et il répond le soir à son e:mail.

Pendant qu'Ifemelu se fait longuement coiffer, elle fait défiler dans sa mémoire toute son histoire depuis qu'elle a été étudiante au Nigeria.

Obinze avait tout de suite aimé Ifemelu quand il l'a rencontrée à une soirée d'étudiants et il a aimé son esprit polémique. Elle a aimé qu'il apprécie comme elle la lecture. Et ils décident d'aller à la même université, celle où enseigne la mère d'Obinze, Nsukka. Ils font l'amour et malgré les précautions prises Ifemelu se croit enceinte. Les grèves à répétition font qu'Ifemelu envisage de partir aux USA d'autant que sa tante Uju y vit et l'incite à la rejoindre. Elle obtient son visa et part.

Tante Uju rate un de ses examens pour devenir médecin. Pendant ce temps Ifemelu garde Dike le fils d'Uzu. Elle se plaît avec l'enfant mais à l'automne elle part pour Philadelphie où elle rejoint son amie Ginika. Trouver un emploi pour se loger et payer ses études est alors très difficile, au point de friser la dépression.

Kimberly va lui faire confiance en tant que baby-sitter pour Taylor.

C'est dans le train qui la conduit chez sa tante qu'elle rencontre Blaine. Mais c'est Curtis dit Curt qui devient son amant. Il est l'oncle de Taylor. Kimberly est ravie de cet amour.

Ils s'aiment assurément mais Obinze revient indirectement sur sa route quand elle crouse un ami nigerian qui lui dit qu'il est établi en Angleterre. Elle lui envoie alors un courriel.

Obinze est de fait installé depuis trois ans en Angleterre et il décide de faire un mariage blanc pour enfin régulariser sa situation avec l'office d'immigration. Mais au moment de se marier la police de l'émigration vient l'arrêter et après quelques jours de prison il atterrit à Lagos.

Ifemelu a quitté Curt et son emploi et a créé un blog pour y parler de la femme noire non américaine. Elle devient "la blogueuse" et son succès ne cesse de croître obtenant ainsi de substantiels revenus.

Elle fait la connaissance de Shan la soeur de Blaine très introduite dans les milieux littéraires. C'est le temps où Obama se présente aux élections présidentielles et il est beaucoup question de la négritude lors de leurs soirées entre amis. L'élection d'Obama leur donne un dernier lien avant qu'elle ne parte à Princeton et ne décide ensuite de rentrer au Nigeria.

Le retour au pays fait d'elle une Americanah. Elle montre bien qu'elle est différente et exigeante refusant le laxisme ambiant.

Au-delà de ma déception, c'est un très bon récit. Le New York Magazine a écrit : "Avec Americanah, Adichie est à la négritude ce que Philip Roth est à la judéité...". Alors !!!

 

Bonne lecture,

Denis

 

 

 

Americanah de Chimamanda ngozi Adichie (Gallimard)
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 14:06
La vie de famille par Doisneau/Pennac (Hoëbeke)

La vie de famille par Robert Doisneau et Daniel Pennac

(Hoëbeke - 91 pages - Octobre 2016)

Première édition :1993

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Excellente idée de republier ce livre devenu un classique 23 ans après sa première édition. Et ainsi merci aux Editions Hoëbeke qui m'ont adressé ce livre pour le lire et le présenter ici.

Robert Doisneau (1912-1994) avait publié un premier livre avec la complicité de Cavanna avant de se tourner vers Daniel Pennac (né en 1944) pour un premier livre "Les grandes vacances" (que je présenterai prochainement) en 1991, avant celui-ci publié peu avant le décès du grand photographe.

Un texte de Pennac sur des images de Doisneau, c'est forcément un grand moment de regard sur le monde. Et là, le thème c'est la famille. Et tout commence par le "mariage".

Un dimanche comme il en existe tant dans une "vie de famille", on se met autour de la table, près du meuble Henri II, le sacro-saint buffet venu de nulle part : "C'était un machin en bois noir, à colonnes, corniches, moulures, fronton, ferrures, miroir... Un monument plutôt qu'un meuble..."

et on regarde un album de photos de famille.

Sauf que là, on est en compagnie de Robert Doisneau, dont les photos sont classées par thème : le mariage, les bébés et la vie autour de l'hygiène  des frères et sœurs, de l'éducation...

Les photos s'étalent des années 40 à 50. Toutes en noir et blanc, bien sûr. Avec ci et là, quelques mots de Robert Doisneau, comme s'il était autour de la table.

Pennac fait parler Joseph, Hélène, Nino... pour se rappeler ces moments de vie où le vélo avait sa place, au temps où on se parlait sans la télévision pour faire écran..

Instants nostalgie qui rappelleront des instants, des images... aux lecteurs qui ont vécu ces années-là.

A la fin du livre, Daniel Pennac écrit une lettre à Robert Doisneau : ..."J'ai montré tes photos, j'ai lu quelques passages de tes lettres, ceux que tu as écrits en caractères bâtons pour me faire croire que tu t'es enfin mis à la machine..." 

 

Un livre qui rappelle que des instants de vie sont de vrais bonheurs. N'oublions pas ces valeurs.

Sachons regarder le monde autour de nous avec acuité, sans préjugés.

Un vrai moment de bonheur que ce livre qui se regarde autant qu'il se lit au travers de la petite centaine de photos de Doisneau regardés, sentis par Daniel Pennac au travers des dialogues de ses "personnages".

Bonne lecture, et encore merci aux Editions Hoëbeke de m'avoir permis de vous présenter ce petit "bijou" à offrir sans modération...

Denis

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 17:59
Citation de Robert-Louis Stevenson sur le bonheur
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 17:16
La contrée finale de James Crumley (Folio Policier)

La contrée finale de James Crumley

(Folio policier - avril 2005 - 410 pages)

Traduit de l'anglais (USA) par Philippe Garnier

Titre original : The final country (2001)

Première édition française : Gallimard 2002

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James Crumley (1939 - 2008) a entre autres romans publié sur 20 ans 4 romans qui mettent en scène Milo Milodragovitch. The Final Country en est le dernier tome.

 

Série Milo Milodragovitch

  • The Wrong Case (1975)

    Publié en français sous le titre Fausse piste, Paris, Christian Bourgois, 1988, réédition Paris, 10/18, "Grands détectives" no 2133, 1990, réédition, Paris, Folio Policier no 414, 2006, nouvelle traduction en 2016 aux Éditions Gallmeister.

  • Dancing Bear (1983)

    Publié en français sous le titre La Danse de l’ours, Paris, Albin Michel, Spécial Suspense, 1985, réédition Paris, Le livre de poche no 7523, 1987, réédition, Paris, Série noire no 2361, 1994, réédition, Paris, Folio Policier no 68, 1999.

  • Bordersnakes (1996)

    Publié en français sous le titre Les Serpents de la frontière, Paris, Gallimard, La Noire, 1996, réédition, Paris, Folio Policier no 154, 2000.

  • The Final Country (1996)

    Publié en français sous le titre La Contrée finale, Paris, Gallimard, La Noire, 2002, réédition, Paris, Folio Policier no 333, 2004.

(Source Wikipedia)

 

Milodragovitch a quitté le Montana pour le Texas pour cause d'argent et de vengeance et il est resté ici depuis quatre ans pour une femme, Betty Porterfield.
Il est propriétaire d'un bar dont les fils Herrera s'occupent et détective privé à ses heures après avoir été flic autrefois au Montana.
Là, il recherche Carol Jean qu'il retrouve dans un bar malfamé. Il voit arriver Enos Walker qui, tout juste sorti de prison, vient tuer Billy Long.  Le détective appelle la police et raconte au shérif James Gannon ce qui s'est passé.
De retour dans son bar Milo fait la connaissance de Molly McBride une belle avocate qu'il a sauvée des mains d'un ivrogne. Avant de faire l'amour avec lui, elle lui dit être là suite au meurtre de sa soeur quatre ans plus tôt. Elle a rendez-vous le lendemain avec un type qui pourrait être le meurtrier. Milo pourrait être son garde du corps pendant cette rencontre.
Et de fait un homme se jette sur elle dans le parc où a lieu de rendez-vous. Elle s'enfuit. Milo se bat avec l'agresseur qui se tue involontairement avec son arme. Milo apprend que c'était un flic et Molly une arnaqueuse qui avait rencontré la veille Betty pour lui voler son arme. Il est libéré sur caution. Que pouvaient bien lui vouloir ces deux là?
Milo est relaxé et pense que cette affaire est liée à la mort de Walker.
Une nouvelle fois on lui tire dessus quand il doit rencontrer Sissy Duval.
Sylvie Lomax et le procureur Tobin Rooke missionnent Milo pour retrouver Molly McBride ce qui mettrait fin à ses problèmes. Il y parvient à Las Vegas mais elle dit que son commanditaire n'était qu'une voix sans savoir qui il était...
Les soucis ne vont faire que s'accumuler tout au long de ces pages, où les ennemis peuvent devenir des alliés...
 
Une intrigue que j'ai trouvée embrouillée, souvent ennuyeuse. Et les relations entre les uns et les autres sont ambigües et troublent la narration.
Le livre est tout de même très bien écrit, mais c'est loin d'être un coup de cœur pour moi.

Bonne lecture,

Denis

 

 

La contrée finale de James Crumley (Folio Policier)
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 20:03

Paroles et traduction de «Suzanne»

 

Suzanne (Suzanne)

 

Suzanne takes you down to her place near the river
Suzanne t'emmène chez elle près de la rivière
You can hear the boats go by
Tu peux entendre les bateaux voguer(1)
You can spend the night beside her
Tu peux passer la nuit auprès d'elle
And you know that she's half crazy
Et tu sais qu'elle est à moitié folle
But that's why you want to be there
Mais c'est pour ça que tu veux rester
And she feeds you tea and oranges
Et elle te nourrit de thé et d'oranges
That come all the way from China
Qui ont fait tout le chemin depuis la Chine
And just when you mean to tell her
Et juste au moment où tu veux lui dire
That you have no love to give her
Que tu n'as aucun amour à lui donner
Then she gets you on her wavelength
Elle t'entraîne dans ses ondes
And she lets the river answer
Et laisse la rivière répondre
That you've always been her lover
Que tu es son amant depuis toujours

And you want to travel with her
Et tu veux voyager avec elle
And you want to travel blind
Et tu veux voyager les yeux fermés
And you know that she will trust you
Et tu sais qu'elle aura confiance en toi
For you've touched her perfect body with your mind.
Car tu as touché son corps parfait avec ton esprit.

And Jesus was a sailor
Et Jésus était un marin
When he walked upon the water
Quand il marchait sur l'eau
And he spent a long time watching
Et il passa très longtemps à observer
From his lonely wooden tower
Du haut de sa tour solitaire en bois
And when he knew for certain
Et quand il eût la certitude
Only drowning men could see him
Que seuls les hommes sur le point de se noyer pouvaient le voir
He said All men will be sailors then
Il dit tous les hommes seront des marins alors
Until the sea shall free them
Jusqu'au moment où la mer les libérera
But he himself was broken
Mais lui-même fut brisé
Long before the sky would open
Bien avant que le ciel ne s'ouvre
Forsaken, almost human
Abandonné, presque humain
He sank beneath your wisdom like a stone
Il sombra sous ta sagesse comme une pierre

And you want to travel with him
Et tu veux voyager avec lui
And you want to travel blind
Et tu veux voyager les yeux fermés
And you think maybe you'll trust him
Et tu penses que peut-être tu lui feras confiance
For he's touched your perfect body with his mind.
Car il a touché ton corps parfait avec son esprit.

Now Suzanne takes your hand
Maintenant Suzanne prend ta main
And she leads you to the river
Et te conduit à la rivière
She is wearing rags and feathers
Elle est vêtue de haillons et de plumes
From Salvation Army counters
Venant des guichets de l'Armée du Salut
And the sun pours down like honey
Et le soleil coule comme du miel
On our lady of the harbour
Sur notre dame du port
And she shows you where to look
Et elle t'indique où regarder
Among the garbage and the flowers
Au milieu des déchets et des fleurs
There are heroes in the seaweed
Il y a des héros dans les algues
There are children in the morning
Il y a des enfants dans le matin
They are leaning out for love
Ils s'inclinent par amour
And they will lean that way forever
Et ils s'inclineront ainsi pour l'éternité
While Suzanne holds the mirror
Pendant que Suzanne tient le miroir

And you want to travel with her
Et tu veux voyager avec elle
And you want to travel blind
Et tu veux voyager les yeux fermés
And you know that you can trust her
Et tu sais que tu peux lui faire confiance
For she's touched your perfect body with her mind.
Car elle a touché ton corps parfait avec son esprit.

(1) littéralement passer ( mais fallait éviter la répétition de passer )


En savoir plus sur http://www.lacoccinelle.net/243649.html#51gQDl1EQ1CSVEPW.99

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 17:23
Citation d'Henry Miller sur le sens de la vie
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