23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 18:11
Ludwig de Klaus Mann (Alinéa)

Ludwig : Nouvelle sur la mort du roi Louis II de Bavière

de Klaus Mann

(Alinéa - 105 pages - mai 1987)

Traduit de l'allemand par Pierre-François Kaempf

Titre original : Vergittertes Fenester

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Les cinéphiles apprécieront le fait que ce texte a inspiré Luchino Visconti pour son chef d'oeuvre : Ludwig (Le crépuscule des Dieux). Klaus Mann publie ce texte en 1937, peu avant de quitter l'Allemagne nazie.

 

J'ai une grande fascination pour la famille Mann immortalisée par Thomas Mann, prix Nobel de Littérature. Et cet automne, j'ai décidé de lire quelques livres de cette famille. Et j'ai commencé avec ce court texte de très belle facture : Ludwig. Je vous renvoie également vers mon article de 2008 sur son autobiographie, absolument GENIALE : "Le tournant"

 

Dans ce texte, Klaus Mann évoque les derniers moments de la vie de ce "roi fou", Ludwig II, roi de Bavière (1845-1886).

 

Juin 1886, chateau de Berg : Ludwig, déclaré paranoïaque par le Docteur Von Gudden, est interné ici. Le roi n'est pas étonné de voir que les fenêtres de sa chambre sont grillagées et qu'on veut le faire mourir ici, peut-être par empoisonnement, demande t-il à Von Gudden, car il sait que son oncle veut prendre sa place. Pas si fou que cela Ludwig que l'on découvre ici très lucide sur ce qui lui arrive.

Une fois seul dans sa chambre, Ludwig repense à Richard Wagner (1813-1883), mort à Venise et qui l'a "trahi" en pleine gloire. Et pourtant, c'était grâce à Ludwig que le musicien a pu mettre en oeuvre sa "monumentale" oeuvre.

Ludwig implore Dieu : comment sortir d'ici et retrouver le cours de sa vie ! Une vie de passionné d'art, construisant des chateaux dignes de Louis XIV. Personne ne l'a alors traité de fou et aujourd'hui, on lui en veut à mort. Il demande alors à un infirmier de lui permettre de se promener dans le chateau, là même où il a rencontré Wagner pour la première fois, il y a 22 ans.Il revoit aussi en esprit sa cousine Sophie qu'il a failli épouser.

Et puis, Ludwig demande cette fois au Dr Von Duggen de l'accompagner dans le parc et au bord du lac où il a également de bons souvenirs, ce qui se fait sans difficulté, lui montrant ainsi qu'il n'est pas vraiment "prisonnier" ici.

Seulement, le soir, Ludwig demande une nouvelle fois à aller au bord du lac, mais cette fois, seul avec le Docteur. Et c'est alors que Ludwig se jette dans l'eau et entraîne dans sa mort Von Duggen... Elisabeth d'Autriche, sa cousine, va alors venir voir le corps de Ludwig.

 

Ces dernières heures de la vie de Ludwig sont magistralement retracées par Klaus Mann, décidément un très grand auteur, digne de son père et de sa famille écrivaine. Ce texte est sans doute épuisé dans cette version de l'édition Alinéa (diffusée à l'époque par Payot), mais vous le trouverez en édition Phebus.

 

A lire absolument, je ne le dirai jamais assez...

A bientôt pour d'autres livres de la famille Mann...

 

Bonne lecture,

Denis

Ludwig de Klaus Mann (Alinéa)

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 21:58
HENRI IV DE LUIGI PIRANDELLO (Folio Théâtre)

Henri IV de Luigi Pirandello (Folio - théâtre- 160 pages)

Traduit de l'italien par Michel Arnaud

Edition présentée et annotée par Robert Abirached

Titre original "Enrico IV"

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Luigi Pirandello commence à écrire Henri IV alors que sa plus célèbre pièce "Six personnages en quête d'auteur" est encore représentée en 1921. Et tout se passe comme si un courant circulait d'une pièce à l'autre. Et la question qui se pose tout au long de la pièce est : l'homme qui se prend pour Henri IV est-il fou ou joue t-il à la folie? Est-il responsable ou sème t-il à tous vents des mots sans conséquences ?

Pour Henri IV, sortir de la folie, c'est retrouver une vie où il faut reprendre le flot des préoccupations et obligations du quotidien...

 

Qui est donc ce Henri IV? Un "fou" qui se fait passer pour Henri IV. Mais quel Henri IV? C'est la question que pose Berthold au début de la pièce. Harald lui répond :

"Henri IV d'Allemagne, mon cher ! Dynastie des Saliens !"

Ordulphe : "Le grand et tragique empereur !"

 

En effet, le personnage "fou" se fait passer depuis sa chute de cheval, 20 ans plus tôt pour l'empereur Henri IV né en 1050. Proclamé empereur à 6 ans, le vrai Henri IV eut des déboires avec le pape Grégoire VII et fut excommunié faisant élire par la suite un antipape. Après 3 excommunications, il mourut, destitué par ses fils à Liège en 1106.

 

La femme du "fou" a décidé de venir le voir mais il faut en passer par la théâtralisation de la rencontre. Elle se déguise en duchesse Adélaïde et le docteur qui l'accompagne va prendre l'habit de "l'abbé de Cluny". Des hallebarbiers vont les introduire auprès de l'empereur Henri IV et les mettre en scène dans le ton du XIe siècle. Henri IV joue le jeu, reconnait sa femme et comprend que le docteur est venu pour mesurer l'ampleur de sa folie.

Après cette "mascarade", Henri IV dit clairement à son homme de confiance qu'il feint la folie depuis 20 ans. Seulement, revenir dans le monde d'aujourd'hui lui est impossible. Il dit qu'en plus sa femme est venue avec son amant, ce qui est une insulte à sa personne. Il est "piégé", s'étant enfermé dans une image qui lui permettait de "sortir du monde" pour ne plus pouvoir revenir en arrière. De plus, il est convaincu que son accident a été provoqué pour le faire sortir de la vie de sa femme...

 

Une tragédie traitée sur le ton de l'absurde, l'incommunicabilité entre les êtres. Tout est théâtre, thème cher à l'auteur.

Trois actes avec beaucoup de "didascalies" pour guider lecteur et acteur dans cette tragédie.

Un texte très bien écrit qui nous entraine dans cette "folie théâtrale" par un auteur exprimenté dans l'art de la "tromperie", Pirandello (1867-1936) prenant également quelques libertés avec l'Histoire. Un auteur que j'aime retrouver régulièrement dans mes lecture et qui a marqufé le théâtre du 20e siècle, influençant notamment Sartre, Genet, Salacrou ou Ionesco...

A lire pour le plaisir de découvertes littéraires.

 

Bonne lecture,

 

Denis

Lecture dans le cadre de cette année "2014- je lis du théâtre !"

Lecture dans le cadre de cette année "2014- je lis du théâtre !"

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 21:15
Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez (Points)

Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez (Points - 438pages)

Traduit de l'espagnol (Colombie) par Claude et Carmen Durand

Titre original : Cien años de soledad (1967)

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Un absolu chef d'oeuvre que ce roman de Gabriel Garcia Marquez. Les amoureux de la littérature ont lu ce livre et je suppose qu'ils ont eu le même bonheur de lecture que moi. A mon habitude, j'ai mis un mois pour savourer ce livre épique, foisonnant, saga familiale onirique...

Résumer ce livre est difficile tellement il est dense, traversant plusieurs générations d'une famille installée par hasard à Macondo, en Colombie. Pas de chapitre, mais des tranches de vie sur une vingtaine de pages et on avance ainsi dans ce roman.

Tout commence ainsi : "Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendia devait serappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d'une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d'une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques".

 

On est alors lancés dans cette fabuleuse histoire d'une famille fondatrice du village de Macondo : José Arcadio Buendia et sa femme Ursula Iguarán, par ailleurs sa cousine. Ils vont avoir trois enfants : Aureliano (le futur colonel cité au tout début du roman), José Arcadia et Amaranta. Ces prénoms vontse perpétrer de gnération en génération.

Les premières visites sont celles de gitans et notamment Melquiades va être très important car José Arcadio va suivre toutes ses découvertes et inventions pour les mettre en application au village.

Le village va se développer au fil du temps, même si tout semble intemporel ici, tant on vit vieux et dans la répétition des us et coutumes au fil des générations.

Des nord-américains vont s'intéresser un temps à Macondo, y implantant le train et l'industrie bananière. Seulement, la vie est difficile ici. Il y aura notamment la peste de l'insomnie. Mais, Aureliano va être l'initiateur des révolutions colombiennes. Il va passer sa vie, à défaut d'aimer, à combattrele gouvernement, manquant plusieurs fois d'être tué ou exécuté mais réussissant à chaque fois à déjouer les pièges qu'on lui tend.

José Arcadio Buendia va s'enchaîner à un marronnier dans les dernières années de sa vie, marquant le début des grandes solitudes vécues par la famille Buendia. Ursula, elle, va tenir dans la dignité la maison tout au long de ses plus de 140 ans de vie. La solitude, l'incommunicabilité sont les maîtres-mots de cette famille qui va petit à petit se décomposer, Une longue période de pluies incessantes de près de 5 ans va définitivement tuer le village, depuis longtemps déserté par les nord-américains. Restent quelques vieux et quelques prostituées.

Le dernier Aureliano va se montrer érudit, cherchant à comprendre son histoire et celle de sa famille dans les livres.

Le surnaturel s'inscrit aussi dans le récit : lévitation, insectes dévastateurs en grand nombre telles les fourmis, résurrection...  Mais ces événements s'inscrivent dans cette épopée familiale et semblent faire partie du "paysage" de Macondo.

Il faut lire cet extrait d'un entretien que donna l'auteur à Manuel Pereira : "Tout ce que j'ai écrit à une base réelle, car sinon c'est de la fantaisie, et la fantaisie c'est Walt Disney. Cela ne m'intéresse absolument pas. Si l'on me dit que j'ai un gramme de fantaisie, j'ai honte. Je n'ai de fantaisie dans aucun de mes livres". (Novembre 1981 - Le Magazine Littéraire)

 

Je vous renvoie à Wikipedia qui donne un article très fourni sur "Cent ans de solitude" pour approfondir la connaissance de ce roman.

 

Un livre devenu un classique de la littérature mondiale à LIRE ABSOLUMENT

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:00
Insomnie mon amie de Philippe Romon (Carnets Nord)

Insomnie mon amie de Philippe Romon

(Carnets Nord - 256 pages - Novembre 2014)

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Voici un essai qui aurait pu avoir pour titre, pour paraphraser Woody Allen: "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'insomnie..."

Philippe Romon, rédacteur en chef à "Psychologies Magazine", avoue dans ce livre être insomniaque depuis de longues années. Il a écrit ce livre au moment où il a reçu le "Nightwave Sleep Assistant" venu tout droit des U.S.A. Alors, cet instrument qui émet une lumière bleue, sera-t-il le miracle qui permettra enfin à l'auteur de dormir paisiblement et durablement la nuit... Vous le saurez en lisant ce livre. Heureusement, je ne suis pas insomniaque mais j'avoue avoir beaucoup appris sur le sommeil, l'endormissement, les troubles du sommeil.

L'auteur alterne son vécu au fil du temps, celui du journal qu'il rédige et tout ce qui concerne le sommeil, essentiellement sous le regard de la science.

Il refuse les somnifères et en fait l'historique. Il rappelle alors que Philip Roth et Willam Styron ont été victimes du "triazolam" qui "rendait fou".

Il parle aussi de l'horloge biologique qui permet d'expliquer les rythmes du sommeil. Elle a été découverte au XVIIIe siècle mlais n'a été étudiée que 2 siècles plus tard.

La connaissance du sommeil paradoxal a permis de de démontrer que le sommeil n'est pas linéaire car il se décompose en trois états : la veille, le sommeil profond et le sommeil paradoxial. Ce cycle se reproduit 4 à 5 fois par nuit pour ceux qui ont la chance de dormir au minimum 6-7 heures par nuit.

Les placebos fonctionnent très bien aussi comme pour les autres pathologies. Pour l'auteur, le comble de l'insomnie c'est d'avoir une amie qui est aussi souvent insomniaque. Elle, a des soucis avec sa mère malade, ce qui la tourmente beaucoup et d'ailleurs l'éloigne de l'auteur, ceci provoque chez lui des angoisses qui contribuent à ses insomnies... Cercle infernal assurément qui contribue à faire de l'insomnie une "maladie" qui pourrait être incurable.

Mais Philippe Romon entend traiter ce thème, certes par "l'érudition" autour de toutes les thérapies possibles, y compris le choix du matelas pour tenter de dormir, mais aussi par l'humour. Et pas de chance, dans son immeuble parisien vivent des noctambules qui font du bruit régulièrement.

Mais comment donc sortir de tout cela, ou en tout cas comment s'accomoder des insomnies. La réponse est dans le titre de cet essai : plutôt que d'en faire une ennemie, faisons-en une AMIE...

 

Merci à Fleur de Carnets Nord pour l'envoi de ce livre qui aide à réfléchir sur le sujet et il sera très éclairant pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce thème.

Sortie de ce livre en librairie ce jour, jeudi 6 novembre 2014.

 

Bonne lecture,

 

Denis

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 18:27
Vendetta de Roger Jon (R.J.) Ellory - Sonantine Editions

Vendetta de Roger Jon (R.J.) Ellory - Sonatine Editions - 2009

Traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau

Titre original: A Quiet Vendetta - Londres - 2005

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N'oublions pas que l'auteur est anglais même si ses livres se passent en Amérique.

L'éditeur annonce en 4e de couverture qu'il s'agit d'un "thriller au suspense exceptionnel, doublé d'une impressionnante histoire de la mafia des années 1950 à nos jours". Tout commence par un meurtre sordide lorsqu'une voiture est retrouvée le long d'un trottoir et que le coffre contient un corps dépecé, le coeur arraché et replacé dans la cage thoracique. Et puis, encore plus inquiétant pour la police, l'enlèvement de la fille du gouverneur de la Nouvelle Orléans, Catherine Ducane.

Le meurtrier ne tarde pas à se manifester. Il donne un premier message "Toujours". John Verlaine, policier, pense aussitôt à Feraud, dit Papa Toujours, un des vieux mafieux puissants de la ville. Mais, l'exigeance suivante de l'homme est de faire venir de New York Ray Hartmann, un ancien alcoolique, fonctionnaire affecté à une unité de lutte contre le crime organisé.

Alors, va commencer une longue semaine d'entretiens entre les deux hommes : Ernesto Perez remonte à sa jeunesse à La Havane où son père violent s'intéressait fortement aux débuts de Fidel Castro. Ernesto a compris qu'il pourrait s'en sortir dans ce monde en devenant à son tour violent. Il commet un premier meurtre très jeune, en tuant un escroc qui vendait des encyclopédies "sous le manteau" à de jeunes gens crédules.

 

Chaque jour, Ernesto continue à expliquer dans le détail sa vie qui va devenir celle de "tueur à gage" pour la mafia américaine : cette des cubains, des italiens ou irlandais installés aux USA... Perez tuera sans état d'âme, commandité par des "parrains". Il s'est lié d'amitié avec un homme tel que Don Calligaris auprès de qui il va rester fidèle pendant plus de 30 ans.

 

Schaeffer et Woodroffe ont pris le relais de John Verlaine et analysent chaque "révélation" de Perez, enregistré tout au long de ces jours, transmettant les informations clés au siège du FBI, pour avoir des recoupements possibles entre les faits racontés et la réalité des meurtres commis et jamais élucidés au fil de ces 50 années de narration.

 

Perez et Hartmann ont des relations plutôt courtoises. Mais Hartmann comprend qu'il ne pourra jamais rentrer à New York dans les délais pour espérer retrouver une vie saine avec sa femme Carol et sa fille Jess, au terme d'une rencontre programmée dans un parc. Perez n'est pas pressé de révéler où se cache Catherine. Il dit qu'elle pourrait fort bien être morte, mais tout autant en vie... La tension monte au sein du FBI, car le gouverneur commence à s'énerver de ce temps perdu à écouter un vieil homme, assassin, raconter tout ce lourd passé... d'autant que Perez montre bien que Ducane et Féraud ne sont pas des "enfants de coeur", baignés eux aussi dans ce monde de la mafia et de la vendetta. Il a d'ailleurs eu affaire à eux il y a longtemps dans cette ville... Tension augmentée par un attentat commis contre les locaux du FBI où ont lieu les entretiens...

 

650 pages de suspens pour tenir en haleine le lecteur qui s'immerge complètement dans ce "huis clos". Le roman fait alterner les longs moments de récits (environ 40 pages par entretien) et les temps de pause occupés à revivre le film des révélations de Perez et les recoupements. Ce sont aussi là les moments où Hartmann pense aux siens et à cette rencontre déterminante pour lui (environ 15 pages).

 

Comme je ne suis pas un lecteur "compulsif" qui veut absolument terminer le livre au risque de passer des nuits blanches, j'ai réussi à contenir les émotions de la lecture sur deux semaines, alors qu'un lecteur de thriller 'normal" aurait voulu le lire en quelques jours pour connaitre le dénouement tant attendu. Et comme l'auteur sait mener une intrigue et nous surprendre, il est clair que la fin est surprenante.

 

J'ai beaucoup aimé le style de R.J. Ellory qui sait mettre dans la bouche d'un tueur sans scrupule de "l'humanité" dans sa manière de raconter sa vie autour de ces meurtres, car Perez va se marier, avoir des enfants et entendre avoir une vie de famille comme un être normal et il a su s'instruire notamment à partir de "son encyclopédie" arrachée à l'escroc...

 

Un très grand livre assurément par un auteur de grande envergure que je relirai avec grand plaisir malgré les thèmes très rudes de ses livres. Mais la littérature est présente avec la richesse de la langue et de la structure narrative qui enchante le lecteur "exigeant" qui attend plus qu'une intrigue, une "atmosphère" rondement menée...

 

Merci à Léa du blog Léa touch Book qui a organisé ce mois Ellory, et elle me pardonnera d'avoir mis du temps à lire ce gros volume qui aurait dû être terminé pour le 15 octobre dernier, mais lire ce livre aura été une grande aventure de lecteur que je n'oublierai pas de sitôt...

 

Denis

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 20:50

Le 24 octobre 2008 a débuté l'aventure bonheurdelire.over-blog.com.

6 ans après et à l'aube de sa 7e année, on peut relever 5 statistiques :

- 4 329 782 pages vues,

- 2 314 381 visites,

-      22 271 commentaires,

*       4 436 articles publiés,

-          123 abonnés.

 

L'aventure du blog s'est faite à 2 : Fabienne et moi. Et puis, la nouvelle présentation d'over-blog a éloigné Fabienne. Faisons un voeu pour cette 7e année : le retour de Fabienne  pour recréer la "magie" du blog qui voulait ne pas être seulement une succession de comptes-rendus de lectures, mais aussi un blog de citations, de photos et d'images.

 

Avouons aussi que quelques échauffourés avec des auteurs ont fait que les photos Internet ont quasiment disparu du blog. Laissons le droit aux auteurs de veiller au bon grain de leur propriété artistique... Toutefois, il faut voir sur Facebook et ailleurs combien ces photos tournent de page en page. Alors préférons souvent le silence... ce que n'entend pas faire par les mots bonheurdelire par respect notamment pour les fidèles lecteurs, lectrices qui font que chaque jour environ 1 000 personnes viennent lire environ 2 articles à chaque visite.

 

Merci à tous et à toutes et à bientôt pour continuer l'aventure...

 

Denis (et Fabienne par la pensée)

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 19:42
La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon (Actes Sud)

La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

(Actes Sud - janvier 2014 - 320 pages)

Prix Closerie des Lilas 2014 et d'autres prix...

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Aux Jeux Olympiques de Montreal en 1976, une jeune gymnaste roumaine de 14 ans fait sensation. Elle fait "exploser" les ordinateurs et sa note s'affiche 1.00 alors qu'elle a concouru à la perfection. Et de fait, elle a obtenu la note parfaite 10.0. Seulement, personne n'avait jamais eu cette note avant Nadia Comăneci et donc les informaticiens s'étaient limités à 1 chiffre avant la virgule.

 

Début du roman de Lola Lafon : "Quel âge a-t-elle, demande la juge principale, incrédule, à l'entraîneur. Ce chiffre, quatorze, lui donne un frisson. Ce que la petite a effectué à l'instant dézingue le déroulement des chiffres, des mots et des images. Il ne s'agit plus de ce que l'on comprend. On ne saurait noter ce qui vient d'advenir. Elle jette la pesanteur par-dessus son épaule, son corps frêle se fait de la place dans l'atmosphère pour s'y lover".

 

Un homme, un roumain de la minorité hongroise, Béla Károlyi a fait de Nadia une jeune fille hors du commun. Il ne lui a rien épargné pour en faire la fierté d'un pays "émergeant !", la Roumanie de Nicolae Ceausescu. Une Roumanie qui peut enfin plus que rivaliser avec la suprématie de la gymnastique d'URSS, puisqu'enfin, elle est en mesure de la dépasser. Nadia devient une vedette internationale.

La romancière écrit ce livre comme le ferait une biographe, allant à la recherche de documents, de videos, imaginant même qu'elle a été en contact avec la gymnaste pour revenir sur les événements qui ont marqué sa carrière.

Une carrière fulgurante qui a duré le temps de deux olympiades. Et d'ailleurs, les J.O. de 1980 se sont tenus en URSS, en pleine crise politique, cette qui a suivi l'invasion de l'Afghanistan et la volonté pour les occidentaux de boycotter ces Jeux. La Roumanie y va tout de même et pour les gymnaste c'est l'occasion de défier les russes sur leur propre terrain. Nadia est déjà sur le déclin mais elle obtient tout de même deux médailles d'or. Et elle met un terme à sa carrière en 1981, à 20 ans.

Le roman suit donc au plus près les moments importants de sa vie. On la voit à l'entrainement et dans sa vie dans un pays en pleine mutation. Et alors qu'elle n'a jamais contesté la politique de Ceausescu, quelques jours avant la chute du régime, elle s'enfuit, passant par la Hongrie et demandant l'asile politique à l'Ambassade des USA à Vienne.

Lola Lafon a vécu sa jeunesse en Roumanie communiste, ce qui donne à son roman un ton "intimiste", nous montrant "de l'intérieur" l'esprit de ce pays, bien que née en 1975, elle était trop jeune pour avoir vu Nadia gymnaste.

Un excellent roman, très bien construit, qui nous tient en haleine. La politique y est très présente car une athlète telle que Nadia était une image de la réussite d'un pays tel que la Roumanie. Cependant, on sent que la gymnaste entend gérer sa vie car elle a du caractère cette "petite communiste qui ne souriait jamais..."

 

Bonne lecture,

Denis

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 22:14
Biblique des derniers gestesde Patrick Chamoiseau (Folio)

Biblique des derniers gestes de Patrick Chamoiseau

(Folio - 865 pages - octobre 2003)

Première édition : Gallimard 2002

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Voici un livre UNIQUE : vous n'en trouverez pas deux comme celui-ci. J'ose dire qu'au-delà des 865 pages (oui j'ai bien dit 865 pages) il s'agit d'un véritable monument littéraire. Et pour moi un IMMENSE COUP DE COEUR, qui m' accompagné pendant 87 jours, à raison de 10 pages par jour.

 

Balthazar Bodule-Jules n'a pas d'âge, tellement il semble avoir vécu depuis la nuit des temps. Toutefois, sa vie s'oriente surtout au 20e siècle, en Martinique où il est né et a vécu toute sa jeunesse, avant de parcourir le monde, partout où il y a eu des combats contre le colonialisme : Afrique noire et du nord, Asie, Amérique latine. Il a espéré rencontrer Ché Guevara en Bolovie mais l'a râté de peu. Il aurait rencontré et soigné Ho Chi Minh lors de ses luttes contre les colonisateurs... Une vie intense dont il a décidé lui-même de l'issue, ici, en Martinique, pays qu'il a tant aimé, déçu seulement que ce pays n'ait pas voulu se battre pour son indépendance.

 

Incipit du roman : "Le grand indépendantiste, Balthazar Bodule-Jules, annonça qu'il mourrait dans trente-trois jours, six heures, vingt-six minutes, vingt-cinq secondes, victime non pas de son grand âge mais des rigueurs de son échec."

 

Echec d'une si longue vie ! Plutôt lassitude sans doute. Epris de poésie, admirateur inconditionnel d'Aimé Césaire, Saint-John Perse ou Edouard Glissant, le "trio poétique" des Antilles, il a vécu pleinement échappant aux maladies, aux occasions de mort au combat sur tous les continents. Et pourtant, une diablesse, l'Yvonnette Cleoste a toujours tenté de venir à bout de sa longue vie, y compris pendant sa longue agonie de 33 jours, 6 heures etc...

 

Heureusement d'autres femmes l'ont aidé à se faire lui-même et à apprendre à survivre dans toutes les conditions de la vie. Au début, bien sûr, il y eut ses parents et sa mère essentiellement. Mais devenu orphelin, il a eu le bonheur de rentrer la belle et énigmatique Man l'Oubliée qui lui a réellement tout appris de la vie. Elle ne pouvait vivre telle une "ondine" qu'auprès de l'eau et dans la nature. Elle lui a donné nombre de leçons pour savoir se servir de la nature pour se soigner, manger : survivre en un mot.

 

Quand elle a disparu plus ou moins de sa vie, il a pu s'installer chez Nicol Timoleon sur demande de Man l'Oubliée, afin qu'il puisse cette fois apprendre ce qu'est la vie politique et le militantisme anti-colonialiste.Très vite, il comprend que cet ancien instituteur est en fait une femme. Et de son vrai prénom Deborah vit avec sa soeur et une belle jeune fille Anaïs-Alicia dont Balthazar tombe immédiatement amoureux. Deborah va lui apprendre la politique et Anaïs, la poésie. Ce seront ses "deux nouvelles armes" pour affronter la vie héroïque qui l'attend et qui fait aujourd'hui son aura, au point que la police le respecte. Les jeunes ont essayé de s'emparer de ses biens, essayant même de le tuer. Mais comme ce sont des drogués, il décide alors de les guérir de ce mal redoutable...

 

Rien n'est vrai malgré les efforts de l'auteur pour nous faire croire que Balthazar a existé, qu'il a accordé des interviews et écrit des articles dans les journaux, comme aurait été écrite une biographie. L'auteur dit s'inspirer d'un texte écrit sur Balthazar, dont il cite très souvent des extraits : "Notre morceau de fer", cantilènes d'Isomène Calypso, conteur à voix pas claire de la commune de Saint-Joseph.

 

Et le livre de l'agonie que déploie ici sur plus de 800 pages Patrick Chamoiseau s'écrit en plusieurs chapitres dont les titres sont éloquants sur l'incertitude sur tout ce qui s'est dit, écrit sur l'homme, y compris ses propres propos :  1- Incertitudes d'un commencement au coeur ému du pays enterré / 2- Incertitudes sur les trente-douze amours de son enfance sorcière / 3- Incertitudes sur les et-caetera amours de son âge de mâle bougre / 4- Incertitudes sur les restants d'amours de son âge en vieux-corps.

 

Vous pourrez constater que les seuls titres des parties du livre ont une connotation poétique. Ce livre est une merveille littéraire, à mi chemin entre le conte, la biographie, la digression poétique. Rien n'est "naturel", on est très souvent dans le "surnaturel" mais quel bonheur de se laisser emporter par le récit de l'auteur. Certains événements reviennent comme des litanies tout au long du récit. Tels ces moments près de Ho Chi Minh ou près d'une bolivienne quand il cherchait à rejoindre le Che. Il est impossible de résumer en quelques lignes toutes ces pages, tous ces événements.

 

Pour vivre une extraordinaire aventure imaginaire, il faut ABSOLUMENT lire ce "pavé littéraire".

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 20:55
Antigone de Jean Anouilh (La petite vermillon)

Antigone de Jean Anouilh (La petite vermillon - 123 pages)

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Antigone est la fille d'Oedipe et de Jocaste. Elle eut une vie douloureuse et une mort atroce, mais ne se départit jamais d'un dévouement et d'une grandeur d'âme sans pareils dans la mythologie. Ce fut elle qui servit de guide à Oedipe quand il dut mendier, les yeux crevés, chassé de Thèbes. Quand Antigone revient à thèbes, ses frères se sont entretués. Elle veut une sépulture pour Polynice alors que Créon a interdit que "le traite" ait droit aux honneurs post-mortem. Elle verse sur le corps quelques poignées de terre, mais surprise par un garde du corps de Créon, elle est condamnée à mort et enterrée vive. Mais elle préfère se pendre.

Jean Anouilh (1910-1987) s'inspire de la pièce de Sophocle et dit (repris sur la 4e de couverture) : "L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonnace de la tragédie que nous étions alors en train de vivre".

 

La pièce est constituée d'un prologue qui permet de présenter les personnages et le moment où l'action va débuter. Les deux frères d'Antigone se sont entretués. Hémon doit épouser Antigone et Créon a ordonné qu'aucune funéraille de Polynice, le "vaurien" soit tolérée. Les personnages s'effacent et le drame peut commencer, au petit matin.

 

Un seul acte sans découpage par scène pour cette journée de tous les dangers pour Antigone. La pièce est alors fidèle à la légende. Antigone est allée pendant la nuit recouvrir le corps de son frère avec de la terre, à l'insu des gardes de Créon. De retour à la maison, sa soeur Ismène arrive et dit à Antigone qu'elle ne doit pas enterrer son frère, mais elle lui avoue avoir déjà fait le nécessaire. Antigone ne veut pas être "raisonnable" et elle sait qu'elle risque gros. D'ailleurs, elle est très vite dénoncée par les gardes. Lesquels gardes sont fébriles car ils craignent la mort pour avoir laisser Antigone approcher de son frère. D'ailleurs, c'est assez troublant de voir combien leur rôle est important dans la pièce de Anouilh. L'auteur en fait des personnages "principaux".

 

Créon, dès qu'il est informé, tente d'étouffer l'affaire et s'adresse à Antigone, lui rappelant qu'elle doit épouser Hémon, son fils, et qu'il veut qu'elle vive. Mais elle s'entête puis fait ses adieux à son fiancé. Elle ne veut pas être conventionnelle et se montre plus que jamais rebelle, préférant la mort que toute compromission...

Il faut se rappelerque la pièce a été créée le 4 février 1944, au Théâtre de l'Atelier, en pleine période d'occupation. On peut penser que le courage d'Antigone et son pouvoir de dire non ne pouvait que montrer une grandeur d'âme comme les résistants ont su en avoir...

 

Les allemands se sont identifiés à Créon qui avait été le héros tragique de Sophocle, tandis qu'Anouilh met plutôt l'accent sur Antigone...

 

J'avoue n'avoir pas été conquis par cette pièce. Comme pour Giraudoux, je préfère retourner à l'oeuvre antique plus "authentique". Le langage du 20e siècle ne me parait pas approprié à ces "transpositions" !!!

 

Denis

 

Livre lu notamment dans le cadre de "En 2014, je lis du théâtre".

 

 

 

Antigone de Jean Anouilh (La petite vermillon)

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 21:05
Cap-au-Renard de Louise Portal (BQ)

Cap-au-Renard de Louise Portal

(BQ - Bilbiothèque québécoise - 195 pages)

Première édition :2002 et 2007 pour l'édition de poche

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Cap-au-Renard est situé en Haute-Gaspérie à environ 750 kms de Montreal. Dans le livre, c'est un endroit au bout du monde, un lieu où l'on se perd au climat rude.

Je viens de lire que ce livre est le premier d'une trilogie de Louise Portal en ces lieux que l'auteure connait bien pour y habiter une partie de l'année.

Louise Portal est comédienne, chanteuse et écrivaine, fille de Michel Portal, lui-même écrivain. J'avoue ne pas la connaitre ne sachant pas si son "succès" dépasse les frontières du Québec.

 

J'avoue d'entrée de jeu avoir apprécié ce livre pour certains passages très bien écrits mais j'ai trouvé le livre inégal dans son ensemble.

 

Le personnage principal du roman est une maison, située près d'une chapelle à Cap-au-Renard : (page13-14) "Vingt-deux maisons, un comptoir postal, une scierie désaffectée, et une petite chapelle qui s'élève, tel un lys minuscule dans la grisaille de la vie. (...) Une porte vient de claquer au vent. La maison grise aux bardeaux à moitié arrachés fait entendre son gémissement matinal. Bâtie en haut du Cap, elle protège la chapelle des grands vents de mer depuis presque cent ans".

 

Vous aurez compris que dans ce roman, il ne faut pas espérer de joie de vivre car tout finit au tragique. Ainsi, des habitants présentés par l'auteure : un couple Jocelyn et Murielle et une fille, Mélodie. Car dès la quinzième page l'auteure nous dit : "Le bonheur devait être de courte durée. En quelques années, le fleuve devint sombre, l'hiver trop long, et la bouteille fatale. Jocelyn perdit le goût de vivre et partit à la dérive dans le noir d'une première nuit...".

 

Murielle va très vite avoir envie de vivre sa vie, elle qui travaille dans un bar de nuit et elle quitte brutalement le domicile conjugal sans prévenir, sans laisser une lettre, abandonnant Mélodie à un père alcoolique. Le pire, c'est que la nuit il vient dans le lit de sa fille... Mélodie en souffre mais ne dit rien. Elle devient femme et à 14 ans, elle croit trouver le bonheur avec Michel, venu restaurer la chapelle.Seulement, ces lieux "diaboliques" sont insupportables et Michel se suicide. Mélodie va le suivre peu après dans une mort voulue par désespoir. Jocelyn part à son tour et la maison se détériore jusqu'à ce qu'un couple avec un bébé vienne y passer une nuit, quelques années plus tard.

 

Etienne et Elvire sont autorisés à rester ici et il vont en faire un lieu de vie qui pourrait enfin sembler celui du bonheur. Marie-Capucine y grandit dans la chambre de Mélodie qui semble lui ressembler tant et tant. Un double, presque. Au début, Mélodie a continué à y vivre au-delà de la mort (un des moments "factices" du roman !!!) dans cette maison essayant de contrarier le bonheur ambiant. Et puis, Marie-Capucine étant devenue adulte et amoureuse de Léo venu comme Michel pour restaurer la chapelle, Jocelyn revient. Il se présente sous un autre nom et essaie de séduire le couple pour rester ici aussi longtemps qu'il le pourra.

Plus tard, ce sera Murielle qui reviendra. Jocelyn voudra séduite Marie-Capucine, comme Murielle séduira Léo... Une chaîne sans fin semble s'installer dans cette maison que personne ne veut quitter au final.

 

Voilà pour l'essentiel du roman sans avoir tout voulu dévoiler bien sûr car il y a du "suspens" dans ces relations tellement difficiles entre les uns et les autres.

Dommage, pour moi, la "mayonnaise" n'a pas vraiment pris et je suis resté sur ma faim.

 

Denis

 

Livre lu dans le cadre de "Québec en septembre" organisé par Karine et Laurence.

Cap-au-Renard de Louise Portal (BQ)

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