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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:10
Gueules cassées de la Grande Guerre par Sophie Delaporte

Gueules cassées de la Grande Guerre par Sophie Delaporte

(Agnès Vienot Editions - 263 pages - mai 2004)

Première édition : 1996

Préface de Stéphane Audoin-Rouzeau

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Sophie Delaporte est historienne, spécialiste de la médecine, notamment pendant la Grande Guerre. Son livre est d'une grande richessepour en savoir plus sur ces "blessés de la face", appelés plus tard "les gueules cassées". Dans une première partie, l'auteure retrace le parcours du blessé à partir  du moment où il reçoit au visage sa défiguration.

Ainsi, tout commence lors des combats entre tranchées. Le blessé est généralement évacué de nuit pour ne pas alerter l'ennemi. Seulement, c'est souvent trop tard, car certaines plaies dont celles de la face n'attendent pas pour être soignés, le blessé perdant souvent beaucoup de sang, la plaie infectée et mourant alors, avant d'être transporté en ambulance vers le poste de secours installé à l'arrière du front.

Après les premiers soins indispensables, les blessés de la face (maxillo-faciaux) sont généralement transportés vers un hôpital de l'avant spécialisé mais les interventions plus lourdes de reconstruction esthétique nécessitent d'envoyer les blessés vers des hôpitaux de l'arrière, loin du front.

 

Dans une seconde partie, l'auteure s'attache à montrer les difficultés de retrouver une "identité" car il faut s'habituer à son nouveau visage mutilé, déformé. Le miroir était interdit et c'est le corps médical qui montrait le visage au blessé. Il y eut peu de suicidés mais beaucoup de solidarité est née entre "gueules cassées" et une certaine gaité va même transparaître dans leur journal "La Greffe Générale". Les jeunes infirmières ont eu du mal à s'adapter à ces visages déformés, hideux pour certains, ce qui n'a pas empéché certains mariages avec ces femmes dévouées, humaines.

Le plus difficile est de se montrer à sa famille et malheureusement il y eut des rejets de mères ou d'épouses devant "l'horreur" du visage.

 

Une dernière partie traite de l'Union des Frères de Souffrance" et de l'organisation des blessés maxillo-faciaux pendant et plus encore après la Grande Guerre. Le Colonel Picot blessé de la face a été à l'origine du mot "gueule cassée" et a beaucoup contribué à "redorer" le blason de ses amis, devenant Président de leur Association. Une des grandes réalisations de cette Association a été la création d'un domaine à Moussy le Vieux en région parisienne où les adhérents ont pu venir se reposer, travailler. Une colonie de vacances a même été mise en place dans le domaine pour accueillir les familles.

 

La loterie nationale a créé une loterie des "gueules cassées" pour aider au financement. Le Maréchal Pétain a même été parrain de l'Association.

 

Les blessés de la face ont bien sûr accepté par la suite toutes les Gueules Cassées des autres conflits : 2e guerre mondiale, guerre d'Indochine ou d'Algérie...

 

Un livre très instructif sur ces blessés souvent laissés pour compte d'un conflit majeur du 20e siècle.

Il est probable que le livre est difficile à trouver mais si vous en avez l'occasion lisez ce livre, illustré de quelques photos. L'édition aurait pu être de meilleure qualité pour la mise en page et l'insertion des photos.

A saluer aussi Stéphane Audoin-Rouzeau, un spécialiste de la Grande Guerre qui a préfacé ce livre.

Bonne lecture,

Denis

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 08:32

 "Nous devons nous contenter de ce que la vie réelle nous offre, quittes à la magnifier"

 

Valery Larbaud (1881-1957), Enfantines

Citation de Valery Larbaud : vie réelle...
Citation de Valery Larbaud : vie réelle...

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 18:00
Lire la poésie : de A à Z... (4/50)  B comme Bonnefoy

Un poète : Yves Bonnefoy (né en 1923)

 

Un recueil : Hier régnant désert (1958, revu et abrégé en 1978)

 

Un poème :

 

                       Le bruit des voix

 

Le bruit des voix s'est tu, qui te désignait.

Tu es seul dans l'enclos des barques obscures.

Marches-tu sur ce sol qui bouge, mais tu as

Un autre chant que cette eau grise dans ton coeur,

 

Un autre espoir que ce départ que l'on assure,

Ces pas mornes, ce feu qui chancelle à l'avant.

Tu n'aimes pas le fleuve aux simples eaux terestres

Et son chemin de lune où se calme le vent.

 

Plutôt, dis-tu, plutôt sur de plus mortes rives,

Des palais que je fus le haut délabrement,

Tu n'aimes que la nuit en tant que nuit, qui porte

La torche, ton destin, de tout renoncement.

 

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Yves Bonnefoy est un des plus grands poètes contemporains français. Sa bibliographie est immense entre poésie et essais (poésie, peinture...), sans oublier ses traductions de Shakespeare.

Son recueil "Hier régnant désert" invite souvent la mort mais la vie continue à émerger quoiqu'il arrive.

4 parties : Menaces du témoin - Le visage mortel  -  Le chant de sauvegarde  -  A une terre d'aube

Et 57 poèmes en vers...

Je vous renvoie à ces deux articles pour en savoir plus sur cette oeuvre très originale au ton souvent étrange en témoigne le titre lui-même : écriture syncopée... :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hier_r%C3%A9gnant_d%C3%A9sert

http://semen.revues.org/5993

 

 

Lire la poésie : de A à Z... (4/50)  B comme Bonnefoy

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:53
Jack London photographe par J. Campbell Reesman (Phébus)

Jack London photographe

par Jeanne Campbell Reesman, Sara S. Hodson et Philip Adam

(Phébus - 280 pages - septembre 2011)

 

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Un excellent livre illustré de très nombreuses photos de l'écrivain Jack London autour des thèmes suivants :

- Londres et le "peuple d'en bas (1903)

- La guerre russo-japonaise (1904)

- Le tremblement de terre de San Francisco (1906)

- La croisière du "Snark" (1907-1908)

- Le voyage du "Dirigo" (1912)

- La révolution mexicaine (1914)

 

Des événements politiques ou des voyages, voire des catastrophes naturelles ont inspiré l'écrivain Jack London. Il devient alors reporter pour des journaux et écrit des articles, voire des livres à partir de ce qu'il a vu.

"J'aime voir les choses à ma façon, pour poser sur elles mon propre regard"

Il aimait l'aventure, les découvertes et surtout les rencontres avec les humains ce qui ressort magistralement dans ce livre. Il a su photographier des gens de toutes conditions : pauvres gens, marins, rebelles... Une connotation politique s'insinue dans son regard du monde car il recherche des expressions, des "attitudes" face au monde, au mal qu'ils vivent. Il y a aussi des moments de bonheur, bien sûr, car il sait voir un sourire poindre.

Voyager, regarder et observer puis capter un paysage, des humains. Ses clichés sont de grande qualité et n'oublions pas que c'était encore plus ou moins les débuts de la photographie "ambulante", ce que rappelle le photographe Philip Adam dans cet ouvrage.

Jack London photographe par J. Campbell Reesman (Phébus)

Un beau voyage indéniablement en compagnie de Jack London et de sa femme Charmian qui l'a accompagné dans tous ses reportages et croisières. Les éditions Phébus ont fait un important travail éditorial depuis de longues années à présent pour mettre à notre disposition pratiquement tous ses textes.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

Jack London photographe par J. Campbell Reesman (Phébus)

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 18:34
Lire la poésie :de A à Z...(3/50) B comme Baudelaire

Un poète : Charles Baudelaire (1821-1867)

 

Un recueil : Les Fleurs du Mal

 

Un poème :

 

Le serpent qui danse

Que j'aime voir, chère indolente,
            De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
            Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
            Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
            Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
            Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
            Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
            De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
            L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
            Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
            Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
            Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
            D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
            Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
            Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
            Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
            Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
            Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
            D’étoiles mon cœur !

   Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

 

 

Le Serpent qui danse évoque l'amour charnel et passionnel entre Jeanne Duval et le poète. C'est un poème hétérométrique composé de 9 quatrains dont le lyrisme est teinté d'un certain érotisme.

 

On ne présente plus le recueil "les fleurs du mal" qui a fait scandale lors de leur publication en 1857 et qui contient de très beaux poèmes comme "La chevelure", "L'invitation au voyage" ...

Lire la poésie :de A à Z...(3/50) B comme Baudelaire

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 21:53
La mécanique des fluides de Lidia Yuknavitch (Denoël)

La mécanique des fluides de Lidia Yuknavitch

(Denoël & D'ailleurs - 335 pages - septembre 2014)

Traduit de l'anglais (Etats Unis) par Guillaume-Jean Milan

Titre original : The chronology of water (2010)

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Deuxième roman publié en France après Dora la dingue en 2013, l'auteure écrit là un roman très fort sur sa vie et sans concessions. L'eau est le fil conducteur de ce livre, d'autant que Lidia (telle est son prénom dans le "roman") a été excellente nageuse dans sa jeunesse, remportant des compétitions. Rappelons-nous à ce propos le titre original : The Chronology of Water.

Et il convient de citer les trois phrases mises en exergue au livre :

"Dire toute la vérité, mais la dire de biais" - Emily Dickinson

"Le bonheur ? Ca fait des histoires pouries" - Ken Kesey

"Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau" - John Keats

 

Le titre I est "Retenir sa respiration" et c'est bien ce qui est demandé au lecteur, car l'auteure nous propose d'aller à la rencontre de sa vie, de ses joies et de ses malheurs. Vous direz que c'est le sort de tout un chacun. Seulement, Lidia Yuknavitch est écrivaine et elle est de grand classe, avouons le tout de suite. Elle donne le ton dès le début du livre : "Le jour où ma fille est née morte, après que j'eus tenu l'avenir rose aux lèvres rosacées dans mes bras frissonnants - nacelle sans vie-, couvrant son visage de larmes et de baisers, après qu'ils eurent tendu ma petite fille morte à ma soeur qui l'embrassa, puis à mon premier mari qui l'embrassa, puis à ma mère qui ne supporta pas de la tenir, puis qu'ils l'eurent emmenée hors de la chambre d'hôpital - minuscule chose emmaillotée sans vie - l'infirmière me donna des tranquillisants, un savon et une éponge'.

Nous suivons donc les grands moments de la vie de Lidia : sa vie très difficile avec ses parents. La mère est alcoolique, le père est artiste et architecte. Mais il a abusé sexuellement de ses deux filles, la mère n'ayant jamais essayé quoi que ce soit pour défendre ses filles. Alors, heureusement, il y a la grande soeur qui a su être à ses côtés dans les moments difficiles.

Très jeune, Lidia a pris son destin en main, s'adonnant à la natation et se sentant très jeune attirée par l'écriture.

Elle découvre aussi la sexualité et même la bisexualité avec ses camarades d'université. Elle goûte à la drogue et à l'alcool. Passionnée aussi par la "Creative Writing", elle va avoir la chance de cotoyer pendant un an l'écrivain Ken Kesey dans le cadre de son atelier d'écriture. Elle va écrire ainsi un texte collectif qui ne sera pas excellent mais qui va lancer réellement dans la littérature.

Il y a ainsi de magnifiques pages sur cette expérience littéraire, car Lidia Yuknavitch a un style très imagé, parfois jouant sur la répétition de mots pour dire, reformuler ce qu'elle a à nous dire. Les larmes, les rires, les extases amoureuses sont là pour attester que son corps a un rôle essentiel dans sa vie et dans son texte.

 

Sur la composition de son livre, Lidia nous prévient (page 16-17) : "J'ai pensé commencer ce livre avec mon enfance, le début de ma vie. Mais ce n'est pas comme ça que je m'en souviens. Je me souviens des choses lors de fashs rétiniens. Sans ordre. Notre vie ne se déroule dans aucun ordre particulier.

Et sur la véracité des faits (page 212) : "... Je me dis toujours que c'est  la même question à poser à une vie - est-ce que ça m'est vraiment arrivé ? Le corps ne ment pas. Mais quand on apporte le langage au corps, n'est-ce pas déjà toujours un acte de fiction ?

On ne peut pas tout raconter en quelques mots d'une vie foisonnante, expérimentale à tous points de vue : il y a les trois maris, l'accident qui lui a valu quelques ennuis...

En résumé, un livre jubilatoire, inventif, autofictionnel... qui nous tient en haleine pendant plus de 300 pages.

 

Je ne peux que remercier Stéphanie de "Je me livre" d'avoir rendu ce livre voyageur pour que je puisse le lire.

A l'issue de cette lecture, j'ai vraiment une urgente envie de lire le livre de Ken Kesey "Et quelquefois j'ai comme une grande idée", acheté l'an dernier au salon du livre de Paris.

Bonne lecture,

Denis

 

Lecture 3/6 - challenge 1% Rentrée Littéraire 2014 animé par Hérisson

La mécanique des fluides de Lidia Yuknavitch (Denoël)
Ken Kesey

Ken Kesey

 

 

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 09:16

"Chaque cerveau est comme un cirque, où tourne éternellement un pauvre cheval enfermé. Quels que soient nos efforts, nos détours, nos crochets, la limite est proche et arrondie d'un façon continue, sans saillies imprévues et sans porte sur l'inconnu".

 

Guy de Maupassant (1850-1893), Suicides.

Citation de Guy de Maupassant ... Autour du cerveau

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:00
Lire la poésie : de A à Z... (2/50) - A comme Apollinaire

Un poète : Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

Un recueil : Poèmes à Lou

Un poème : Je t'écris ô mon Lou (Avril 1915)

 

Je t'écris ô mon Lou

 

Je t’écris ô mon Lou de la hutte en roseaux
Où palpitent d’amour et d’espoir neuf coeurs d’hommes
Les canons font partir leurs obus en monômes
Et j’écoute gémir la forêt sans oiseaux

Il était une fois en Bohême un poète
Qui sanglotait d’amour puis chantait au soleil
Il était autrefois la comtesse Alouette
Qui sut si bien mentir qu’il en perdit la tête
En perdit sa chanson en perdit le sommeil

Un jour elle lui dit Je t’aime ô mon poète
Mais il ne la crut pas et sourit tristement
Puis s’en fut en chantant Tire-lire Alouette
Et se cachait au fond d’un petit bois charmant

Un soir en gazouillant son joli tire-lire
La comtesse Alouette arriva dans le bois
Je t’aime ô mon poète et je viens te le dire
Je t’aime pour toujours Enfin je te revois
Et prends-la pour toujours mon âme qui soupire

Ô cruelle Alouette au coeur dur de vautour
Vous mentîtes encore au poète crédule
J’écoute la forêt gémir au crépuscule
La comtesse s’en fut et puis revint un jour
Poète adore-moi moi j’aime un autre amour

Il était une fois un poète en Bohême
Qui partit à la guerre on ne sait pas pourquoi
Voulez-vous être aimé n’aimez pas croyez-moi
Il mourut en disant Ma comtesse je t’aime
Et j’écoute à travers le petit jour si froid
Les obus s’envoler comme l’amour lui-même

 

10 avril 1915.

Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou (1915)
Poème dédié à la Comtesse Louise de Coligny, dite Lou.

 

 

Avril 1915. Le front. Que peut-on faire dans une hutte en roseaux quand les obus tombent et que la mort est partout ? Les hommes ont peur.

Dans cette situation paradoxale, Guillaume Apollinaire a écrit les superbes poèmes d'amour et de mort que sont les Poèmes à Lou, inclus dans sa correspondance avec cette jeune femme.

Lire la poésie : de A à Z... (2/50) - A comme Apollinaire
Lire la poésie : de A à Z... (2/50) - A comme Apollinaire

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 08:34

Hier, un songe, et demain, la poussière !

Rien, peu avant, et peu après fumée !

Et je vis d'ambitions, et me complais,

A peine un point du cercle qui m'enserre !

 

Quevedo y Villegas (1580 - 1645), De la Brièveté même de la vie, sans qu'on y prenne garde, et dans le malheur, assailli de la mort.

Citation de Quevedo y Villegas

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 22:21
La ballade d'Ali Baba de Catherine Mavrikakis (Sabine Wespieser)

La ballade d'Ali Baba de Catherine Mavrikakis

(Sabine Wespieser éditeur - 196 pages - août 2014)

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Une narratrice et son père.

Des lieux : Key West, Las Vegas, Montreal, Alger, Florence, Kalamazoo et New York

Une longue période : de 1939 au 31 décembre 2013

Et des vies, surtout celle du père depuis son enfance grecque à sa mort.

Mais l'auteure nous entraîne dans les méandres d'une vie allant de lieu en lieu sans chronologie. Ainsi, le livre commence et se termine à Key West à 45 ans de distance. En 1968, il venait là avec ses 3 filles.et 45 ans plus tard, la narratrice revient ici mais seule. Entretemps, son père est mort.

Ce qui surprend dans ce roman, c'est le père mort réapparait aux yeux de sa fille au point qu'elle se demande si Vassilli est réellement mort. Et elle se rend compte souvent que c'est le fantôme de son père qui vient vers elle. Un peu comme si le père se sentait coupable d'avoir abandonné sa famille en 1968, courant le monde pour ses affaires, sans doute louches.

Erina est devenue écrivaine et on pense réellement à un roman très autobiographique entre un père grec et une mère française partis vivre à Montreal.

Le problème avec ce roman c'est que je l'ai trouvé pauvre en style, avec des phrases trop simples et qui tombent à plat sans faire d'effets au lecteur. Des phrases "chirurgicales" qui n'emportent pas le lecteur.

Et puis, ce père revenant ne m'a pas "convaincu". un conte aurait une magie que je n'ai pas retrouvée ici. Ali Baba est  bien terne quand il prend les traits de Vassili.

Une lecture fade pour moi, hélas, avec ce 2e roman de la rentrée de l'automne 2014 que j'ai ainsi lu pour le pire plus que pour le meilleur.

J'attendais plus, trop peut-être d'un livrepublié chez Sabine Wespieser. Dommage...

Denis

 

Lecture 2/6 - challenge 1% rentrée littéraire chez Hérisson

La ballade d'Ali Baba de Catherine Mavrikakis (Sabine Wespieser)

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