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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 19:13
L'enfer de Church Street de Jake Hinkson (Gallmeister)

L'enfer de Church Street de Jake Hinkson

(Gallmeister - collection Neo Noir - 236 pages - février 2015)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides

Titre original : Hell on Church Street (2012)

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Commençons par l'exergue avec une phrase de Paul Valéry : "Dieu a tout fait de rien, mais le rien perce".

 

Le rien, ici va être de l'ultra violence arrivée de nulle part. Ou plutôt oui, d'un "méchant" sheriff comme l'écrit lui-même l'écrivain dans son récit.

 

Alors, on rembobine et on reprend depuis le début :

 

Le narrateur, en cavale après avoir frappé un contremaître, s'est enfui et braque un chauffeur dans une station service. Cet homme, Geoffrey Webb veut bien lui donner son fric et le conduire là où il veut à condition de l'écouter raconter sa vie, lui qui ne parle presque plus.

Après une enfance peu dorée un oncle lui a fait découvrir l'église baptiste et en a même fait un aumônier à Church Street. Il est tout de suite tombé amoureux de la fille du pasteur, Angela Card, 16 ans plutôt grosse et pas belle mais sensuelle pour son goût.

Comment la séduire quand elle est amoureuse d'un basketteur, Oscar, qui heureusement ne l'aime pas? Jamais ses parents voudraient qu'elle aime celui qui fait le catéchisme aux jeunes de sa paroisse. Et puis c'est elle qui va venir à lui innocemment. Ils vont parler souvent ensemble puis elle va se laisser embrasser puis ils vont faire l'amour et se dépuceler.

 

Juste là, on pourrait se croire dans un roman classique, presque "fleur bleue".

Mais, entre en scène le méchant qui n'est autre que le shérif Doolittle Norris venu voir, incidemment dit-il, qui fréquente son fils dans les réunions de jeunes au presbytère.

Alors, il se "lance et dit à Geoffrey qu'il sait qu'il a couché avec une mineure. S'il ne veut pas d'histoires il faut qu'il aille dérober une enveloppe chez le pasteur Card. Ce qu'il fait la nuit suivante mais il est surpris par la femme du pasteur et le drame arrive...

On n'est plus du tout dans le "romantisme" du début. Les coups de tonnerre terribles vont se succéder et rendre le roman angoissant.

Alors que l'on imaginait que le narrateur serait le violent du roman, on se rend compte qu'il est "enfant de choeur" avec son braquage par rapport aux monstruosités de Geoffrey Webb telles qu'il les révèle. Et il dit tout cela avec fatalisme. Il m'a fait penser à Meursault de "L'étranger" d'Albert Camus. Un type qui ne voit pas les coups venir.

 

L'éditeur nous dit que Jake Hinkson, par ailleurs né en 1975 dans l'Arkhansas, fils de prêcheur baptiste, ne nie pas son admiration pour un des maîtres du roman noir américain Jim Thompson. Je n'ai pas lu cet auteur et mon ignorance de l'histoire du roman noir ne me permet pas de comparer les deux auteurs. Mais c'est un indice intéressant pour prolonger cette lecture.

 

Un père prêcheur baptiste ! Là assurément il y a un "règlement de compte" entre le père et le fils via ce roman.

 

Chapitre 7 (Celui qui nous annonce que tout va changer dans le ton de ce roman, page 77, soit au tiers du roman) :

" Entrée en scène du méchant.

Le méchant de la triste histoire de ma misérable vie n'est pas, comme je l'aurais cru, Oscar. Oscar le petit merdeux reviendrait me hanter plus tard, mais à ce moment-là il n'était que le premier petit obstacle que j'avais eu à surmonter. (...) Le méchant n'est même pas le frère Card (...). Non, le méchant était Thimothy "Doolittle" Norris, le shérif du comté".

 

Un livre qui aurait pu être "minimaliste", bien écrit sans fioriture mais l'histoire vient nous ébranler, nous "déranger" dans notre confort de lecteur. Et c'est tout l'enjeu, tout ce qui fait que ce livre est vraiment un grand livre.

 

Livre lu dans le cadre du challenge "Gallmeister 10 ans" animé avec talent et enthousiasme par Léo Touch Book. Une année pour fêter les 10 ans de vie de ce très grand éditeur que j'ai présenté, ainsi que cette collection "Neo noir" sur mon blog.

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 16:51
Un éditeur : Gallmeister / Une collection Neo Noir

Voici comment Gallmeister sur son site présente cette collection "Neo Noir" née en mars 2015 :

 

Il y a près d’un siècle, aux États-Unis, le roman policier rencontre le western et, dans une Amérique urbaine en plein essor, dans un pays qui sort de l’horreur du premier conflit mondial, naît un nouveau genre littéraire. Hammett, Chandler et Macdonald en deviennent successivement les maîtres.


Il y a soixante ans, en France, Jacques Prévert invente le nom de la collection que vient de créer Marcel Duhamel aux éditions Gallimard : la Série Noire voit le jour et fait découvrir aux lecteurs français cette nouvelle forme de littérature. Les termes de “roman noir” puis de “film noir” s’imposent. Paradoxe, ce genre littéraire américain se trouve un nom français.


Depuis, le roman noir américain ne cesse de raconter la part d’ombre et les failles de son pays. James M.Cain et Jim Thompson passent par là, puis James Ellroy et Dennis Lehane. Le cinéma participe à l’évolution du genre. Tarantino s’en empare, puis les frères Coen et David Fincher. La télévision se l’approprie avec Breaking Bad, The Wire ou True Detective. Ses codes sont repris, transgressés, travestis pour décrire et dénoncer cette Amérique des laissés-pour-compte. Le roman noir d’hier se transforme, toujours plus radical, toujours plus libre.

 

Car aujourd’hui, des auteurs prennent la relève. Ils ont en bagage l’héritage d’un siècle de roman noir qu’ils mixent sans complexe avec Shakespeare et quelques décennies de culture populaire. Ils jouent avec les codes du genre et les références, jonglent avec une culture acquise tant au cinéma que dans leur bibliothèque. Ils sont les observateurs implacables d’un pays marqué par la crise économique et la guerre perpétuelle, rongé par la drogue, le racisme et les inégalités. Ils sont tout à la fois réalistes, drôles et violents, résolument contestataires.


Ils prennent le pouls d’une Amérique dont ils ne connaissent que trop bien les travers. Vous ne les croiserez probablement pas dans les cocktails littéraires et ils ne remporteront jamais le prix Nobel. Pourtant ils représentent sans doute ce que la littérature américaine a connu de plus sincère et dynamique ces derniers temps. Ils font du neo noir.

 

Lisez-les. Vous y perdrez quelques illusions, mais vous y gagnerez une bonne dose d’émotions fortes. Et vous continuerez de découvrir avec nous toutes les couleurs de l’Amérique.

 

http://www.gallmeister.fr/la-maison/neonoir

 

 

Gallmeister a 10 ans, une maison d'édition créée par Olivier Gallmeister.

 

Et voici comment l'éditeur présente sa maison d'édition :

 

Depuis 2006, les éditions Gallmeister se consacrent à la découverte des multiples facettes de la littérature américaine, devenant ainsi l'unique éditeur français à se spécialiser exclusivement dans ce domaine. D’est en ouest, les auteurs américains décrivent et interrogent les beautés et les contradictions de leur immense territoire et de ses habitants. Détectives privés de la côte ouest ou guides de pêches de la côte est, traders new-yorkais ou cow-boys mélancoliques sont autant de représentations d'une Amérique plurielle. Ces icônes mythiques, sous la plume d’auteurs rompus à l’observation d’un monde en perpétuelle mutation, deviennent des compagnons de choix pour la découverte de ce fascinant continent.

 

Dans la lignée de Thoreau ou d'Emerson, des auteurs comme Edward Abbey, Rick Bass ou Pete Fromm se font les observateurs subtils du monde naturel. Leurs écrits ne prennent pas simplement la nature pour cadre : ils en font un élément central de la narration, qui marque profondément le destin des hommes. D’autres auteurs comme Craig Johnson, Trevanian ou Benjamin Whitmer représentent la part d’ombre de cette littérature et nous guident dans les dédales obscurs de la société américaine à travers leurs romans policiers. Dignes héritiers de Kerouac ou de Vonnegut, certains écrivains comme Tom Robbins ou William Wharton portent quant à eux un regard frondeur et critique sur l’american way of life, pointant les failles du rêve américain.

 

De nombreux auteurs ont aujourd’hui rejoint notre maison d’édition et enrichissent, à leur façon, notre vision d'une Amérique complexe et fascinante.

 

http://www.gallmeister.fr/

 

 

Alors, pour fêter les 10 ans de Gallmeister, Léa Touch Book a créé un groupe sur facebook où tous les amoureux de l'éditeur et plus encore de ses auteurs et romans sont les bienvenus pour nous rejoindre :

 

https://www.facebook.com/groups/806652162778979/

12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 20:25
La clairvoyance du Père Brown de G.K. Chesterton (Omnibus)

La clairvoyance du Père Brown de Gilbert Keith Chesterton

(Omnibus - Les enquêtes du Père Brown)

Traduction de l'anglais parEmile Cammaerts réviséé par Anne Guillaume

Titre original : The Innocence of Father Brown (1911)

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Le père Brown est un détective de fiction créé par l'écrivain britannique Gilbert Keith Chesterton, qui figure dans 51 nouvelles et deux textes d'encadrement qui ouvrent et clôturent le recueil Le Secret du père Brown. Le personnage est inspiré de la vie du père John O'Connor (1870-1952), un curé paroissial de Bradford dans le Yorkshire qui joua un rôle important dans la conversion de Chesterton au catholicisme en 19221.

La série des enquêtes du père Brown est l'une des œuvres les plus populaires de Chesterton et contribua en son temps à élargir la notoriété de l'écrivain. Elle a été adaptée dans de nombreuses pièces, films et livres dans la culture britannique, américaine et allemande. Le personnage du père Brown fut interprété à l'écran notamment par Sir Alec Guinness, puis par Kenneth More. Par ailleurs, Evelyn Waugh a fait intervenir la série du Père Brown dans son roman Retour à Brideshead.

(Source Wikipedia)

 

Ce recueil de 12 nouvelles met en valeur la "clairvoyance" du Père Brown. Toujours prêt à trouver la solution aux problèmes rencontrés (vols, meurtres...) par sa perspicacité et son sens de l'observation :

The Innocence of Father Brown (1911) (La Clairvoyance du père Brown)

  1. The Blue Cross, publiée dans The Story-Teller, september 1910 (La Croix bleue)

  2. The Secret Garden, publiée dans The Story-Teller, october 1910 (Le Jardin secret)

  3. The Queer Feet, publiée dans The Story-Teller, november 1910 (Les Pas étranges)

  4. The Flying Stars, publiée dans The Cassell's Magazine, juin 1911 (Les Étoiles filantes)

  5. The Invisible Man, publiée dans The Cassell's Magazine, février 1911 (L'Homme invisible)

  6. The Strange Justice ou The Honour of Israel Gow, publiée dans The Cassell's Magazine, avril 1911 (L'Honneur d'Israël Gow)

  7. The Wrong Shape, publiée dans The Story-Teller, janvier 1911 (La Mauvaise Forme)

  8. The Sins of Prince Saradine, publiée dans The Cassell's Magazine, février 1911 (Les Péchés du prince Saradine)

  9. The Hammer of God, publiée dans The Story-Teller, décembre 1910 (Le Marteau de Dieu)

  10. The Eye of Apollo, publiée dans The Cassell's Magazine, février 1911 (L'Œil d'Apollon)

  11. The Sign of the Broken Sword, publiée dans The Story-Teller, février 1911 (L'Épée brisée)

  12. The Three Tools of Death, publiée dans The Cassell's Magazine, juillet 1911 (Les Trois Instruments de la mort)

 

 

La croix bleue

Le détective français Valentin vient à Londres espérer arrêter Flambeau un rusé malfaiteur. Il tombe sur un petit prêtre presque insignifiant pendant son voyage. Il le retrouve ensuite en compagnie d'un grand prêtre et ne peut que les suivre à distance par des indices que laisse Brown qui a compris que le grand prêtre est un escroc et en veut à sa croix bleue de valeur qu'il a amenée ici pour un congrès ecclésiastique.

Le jardin secret

Une soirée est organisée chez Valentin à laquelle participe entre autre le père Brown. Dans le jardin pourtant bien clos et bien protégé est découvert un cadavre à la tête tranchée puis un second corps. Qui a pu tuer en s' introduisant ici? Personne ! et le père Brown donne la solution de l'énigme.

Les pas étranges

Chaque année le club des "douze vrais pêcheurs", société aristocrate, organise un grand repas. Le père Brown se trouve là pour accompagner un corps mort et dans son petit coin entend des bruits de pas suspects et surprend alors Flambeau prêt à partir avec des couverts d' argent volés dont il obtient la restitution.

Les étoiles filantes

Flambeau profite d' une soirée déguisée sous forme de théâtre pour dérober des diamants mais une nouvelle fois le père Brown veille et récupère facilement le larcin.

L'homme invisible

Qui est cet homme invisible qui menace de mort un soupirant d' une jeune femme pâtissière. Il faudra la complicité de Brown et Flambeau pour découvrir le coupable.

 

Voici quelques résumés des premières "nouvelles".

Ainsi Flambeau apparaît dans chaque nouvelle tantôt ennemi au début dans sa période délinquante et tantôt ami du père Brown quand il devient détective amateur. Les histoires ne sont jamais dénuées d'humour.

La nature est très présente aussi. Chesterton aime décrire cette nature qui donne une atmosphère aux histoires.

Histoires courtes : 20 pages environ avec ou sans meurtres, avec ou sans filature... avec ou sans vol. Et toujours ce petit prêtre presque insignifiant qui voit ce que les autres ne voient pas...

Je ne connaissais pas ce père Brown et c'est une belle découverte et je termine ici une première série de cinq lectures des précurseurs du roman policier.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 20:00
Chanter la poésie : René-Guy Cadou par Gilles Servat

Un poète : René-Guy Cadou (1920-1951)

Un chanteur : Gilles Servat (né en 1945)

Un poème :

 

                 L'aventure marine

 

Sur la plage où naissent les mondes
Et l’hirondelle au vol marin
Il revenait chaque matin
Les yeux brûlés de sciure blonde
Son cœur épanoui dans ses mains

 

Il parlait seul. Son beau visage
Ruisselait d’algues. L’horizon
Le roulait dans ses frondaisons
D’étoiles et d’œillets sauvages
Amour trop fort pour sa raison

 

« Soleil, disait-il, que l’écume
Soit mon abeille au pesant d’or
Je prends la mer et je m’endors
Dans la corbeille de ses plumes
Loin des amis restés au port

 

Ah que m’importent ces auberges
Et leurs gouttières de sang noir
Les rendez-vous du désespoir
Dans les hôtels meublés des berges
Où les filles font peine à voir

 

J’ai préféré aux équipages
Le blanc cheval de la marée
Et les cadavres constellés
Qui s’acheminent vers le large
À tous ces sourires navrés

 

La mort s’en va le long des routes
Parfume l’herbe sur les champs
Il fait meilleur dans le couchant
Parmi les anges qui écoutent
Les coraux se joindre en tremblant

 

Il disait encor maintes choses
Où de grands cris d’oiseaux passaient
Et des feux rouges s’allumaient
Sur sa gorge comme les roses
Dans les premiers matins de mai

 

On vit s’ouvrir les portes claires
Les sémaphores s’envoler
Et des ruisseaux de lait couler
Vers les étables de la terre
D’où l’homme s’en était allé

 

Ébloui par tant de lumière
Il allait regardant parfois
La fumée courte sur le toit
L’épaule ronde des chaumières
Sans regretter son autrefois

 

Car il portait sur sa poitrine
Les tatouages de son destin
Qui disent « Soleil et bon grain »
À tous les hommes qui devinent
L’éternité dans l’air marin.

 

René Guy Cadou, Hélène ou le règne végétal, [L'aventure marine],Poésie la vie entière, 2001,p 259

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 21:18
La brigade du rire de Gérard Mordillat (Albin Michel)

La brigade du rire de Gérard Mordillat

(Albin Michel - août 2015 - 528 pages)

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Etrange livre que celui-ci où l'on kidnappe un journaliste économique pour le mettre face à ses idées en le faisant travailler aux cadences et au salaire qu'il propose pour sauver le pays de la concurrence chinoise.

 

Pierre Ramut a écrit"la France qui bouge" et un soir la belle Anne -Sophie le croise et lui fait dédicacer son livre qu'elle dit avoir adoré d'ailleurs elle a d'autres exemplaires dans sa voiture. Il la suit ravi et elle le conduit pendant ce temps à son rendez-vous .

Kowalski dit Kol a été licencié et en ce jour de neige il se rend à un rendez-vous où il va revoir tous les copains de l'équipe de handball après tant d'années. Une bonne chose? Pas sûr!

L'enfant-loup, lui, est devenu garagiste dans le nord. Et Dylan prof d'anglais.

Tous trois se connaissent depuis le collège et ont été les "trois mercenaires" du handball notamment. Dylan veut écrire leur histoire et celle du club mais il n'y arrive pas. C'est pourquoi il les a tous invités. Sinon, il est heureux depuis qu'il partage sa vie avec deux soeurs Dorith et Muriel.

Kol se montre soucieux alors qu'il est à trois mois de ses fins de droit. Mais son militantisme syndical nuit fortement à ses recherches. Il voit régulièrement Betty une ancienne de l'imprimerie mais elle est mariée avec deux enfants et lui n'a pas grand chose à lui apporter sauf de coucher avec elle. Zac arrive puis Rousseau et Hurel. L'équipe sera au complet avec Bob le goal. C'est sa compagne Victoria qui arrive et explique à Dylan que Robert s'est suicidé il y a trois mois.

Kol lit un édito de Pierre Ramut cet homme hostile au monde ouvrier qui semblait heureux que l'imprimerie ait fermée non rentable à cause des ouvriers trop laxistes.

Victoria et Isaac seront dans le même jury que Ramut au Touquet. Ils ont alors l'idée de le kidnapper et de le faire travailler selon ses intentions. Tous sont unanimes pour créer "la brigade du rire".

Dans le bunker qui servira à faire travailler Ramut, Kol et Victoria sont pris d'une brutale envie de faire l'amour.

Le kidnapping a réussi au Touquet avec la fausse Anne Sophie, en fait Dorith déguisée. Arrivés au bunker ils expliquent tout à Ramut qui proteste mais n'a pas le choix.

Ramut refuse de travailler donc il n'aura pas de nourriture. Il essaie de défendre ses convictions contrées immédiatement par ses kidnappeurs.

La police a été alertée de sa disparition et sa femme continue à coucher sans émois avec un autre journaliste de son journal "Valeurs françaises", Alex.

Le week-end tous se retrouvent avec leurs femmes ou amies. Ils font même un match de handball avec les jeunes du club. La revanche est du même acabit: les anciens perdent.

Betty a trouvé un emploi de nuit dans un restauroute et elle s'est aussitôt liée avec Jacky qui travaille avec lui et elle partage son lit quand il n'y a plus de clients.

Hurel a des soucis dans ses affaires et des problèmes de financement.

Quant à Ramut, il est arrivé au terme de son premier mois de travail et reçoit 76 € nets de charges, loyer et nourriture. Il n'a aucune notion de la rude vie d'un smicard assurément.

La vie de chacun continue en grandes transformations pour Kol au regard de sa liaison avec Victoria; pour Zac dont sa vie ressurgit d'abord avec sa rencontre avec sa fille israélienne inconnue de lui puis en retrouvant en Israël celle qu'il a aimée, mère de Rachel et qui veut rentrer en France depuis que son mari est mort.

 

Par touches successives on suit ainsi la vie de chacun. Qu'adviendra-t-il de Ramut? Oublié du monde réel ? Relâché par ses ravisseurs ?

Et la bande des 7 va suivre de nouveaux chemins.

Ce livre, bien que long avec ses plus de 500 pages, se lit bien , avec plaisir. L'humour n'est pas oublié? Ce qui pose problème tout de même, c'est une certaine mysoginie où les femmes sont là pour assouvir leurs besoins sexuels et ceux de leurs compagnons. Le "social politique" est un peu daté : le livre aurait pris bien plus de sens si l'auteur l'avait situé dans les années 1970. Mais parler aujourd'hui avec les idées et les pensées du temps de la jeunesse de cette équipe de handball, c'est marquer qu'ils n'ont pas évolué dans leurs pensées.

A lire tout de même si le livre passe entre vos mains.

Bonne lecture,

Denis

4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:21
Chanter la poésie : Apollinaire par Léo Ferré

Un poète : Guillaume Apollinaire (1880-1918)

Un chanteur : Léo Ferré (1916-1993)

Un poème :

 

                    Marie

 

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C’est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

 

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu’elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

 

Les brebis s’en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d’argent
Des soldats passent et que n’ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

 

Sais-je où s’en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s’en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l’automne
Que jonchent aussi nos aveux

 

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

 

Alcools

é

Chanter

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 20:08
Le train bleu d'Agatha Christie (Le masque)

Le train bleu d'Agatha Christie

(Le Masque "L'intégrale" V - Hercule Poirot tome 2 - 230 pages)

Traduit de l'anglais par Etienne Lethel

Titre original: "The mystery of the blue train" (1928)

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Je continue ma série de 5 livres avec cinq "ancêtres" du roman policier, avec cette fois-ci, après Rouletabille, Sherlock Holmes, Arsène Lupin, le "petit belge" Hercule Poirot inventé par l'intrigante Agatha Christie et avant le père Brown.

 

Avec Miss Marple, Hercule Poirot, détective belge, est l'un des personnages les plus célèbres de la romancière, apparaissant dans 33 romans et 51 nouvelles, publiés entre 1920 et 1975. C'est dire l'importance qu'il a dans son oeuvre. Il apparait d'ailleurs avant Miss Marple.

 

Il est d'ailleurs amusant de voir que dans "Le train bleu", une petite partie du livre se passe dans le village de St Mary Mead, qui sera habité par la célèbre Miss Marple qui apparaitra en 1930.

 

Agatha Christie a avoué avoir détesté ce roman. Sans doute pas son meilleur mais je ne suis pas spécialiste de l'auteure (autrice !) et de son héros récurrent 84 fois !! pour en juger. Il y a quelques longueurs qui ralentissent l'avancée de l'intrigue mais Poirot prend son temps pour découvrir un assassin, alors la narration doit suivre sa méthode de travail et de pensée.

 

Le riche américain Van Aldin a acheté sous le manteau à Paris un très beau bijou "Coeur de feu" pour sa fille Ruth. Quand il rentre à Londres, elle lui dit être très malheureuse avec son mari volage Derek Kettering. Son père lui dit qu'elle doit divorcer et en parle à son gendre lequel ne conteste pas qu'il en aime une autre mais dit au père que sa fille a aussi des amitiés douteuses. Et de fait Ruth avoue toujours aimer celui que son père lui a refusé avant d' épouser Derek, le comte de la Roche.

Mireille révèle aussi cela à son amant car elle est danseuse certes mais aussi parisienne et de Londres elle sait beaucoup de choses sur la vie à Paris par ses informateurs. Et comme Derek est presque ruiné et qu'elle aime l'argent pourquoi ne pas aider Ruth à mourir pour qu'il hérite de sa fortune plutôt que de tout perdre par le divorce.

Miss Katherine Grey, jeune gouvernante de 33 ans vient d' hériter de la fortune de miss Harfield chez qui elle travaillait à St Mary Mead. La famille entend contester le testament. Invitée sur la Riviera par une cousine plutôt intéressée par sa fortune, Katherine accepte d' y aller et réserve le même train bleu au départ de Londres que Derek croisé peu avant dans l'hôtel de son beau-père.

Ruth Kettering part aussi sur la Riviera et déjeune à bord du train Calais - Paris avec Katherine à qui elle dit partir rejoindre son amant alors que son père n'en sait rien. Plus tard dans le train bleu Paris - Nice, Katherine revoit Derek et une mystérieuse femme au manteau de vison croisée à plusieurs reprises.

Le matin à la descente de train à Nice, Loulou l'ami de sa cousine vient la chercher mais on lui demande quelques formalités. En fait le commissaire Caux lui annonce que miss Kettering a été assassinée dans la nuit. Et comme elle lui a parlé, la police veut savoir ce qu'elles se sont dits. C'est alors qu'apparaît le petit homme à tête en forme de poire croisé également dans le train bleu et qui n'est autre que le renommé Hercule Poirot.

Katherine finit par arriver chez sa cousin Lady Tamplin et le soir elle voit arriver Derek qui ne semble pas être informé de la mort de sa femme.

La femme de ménage de Ruth avait dû rester à Paris et elle confirme que sa maîtresse avait pris les rubis avec elle dans une mallette disparue à Nice.

Van Aldin est arrivé à Nice et est convaincu comme la police que le meurtrier est le comte de La Roche. Poirot ne croit pas à cette version.

Étonnement Derek sait que sa femme était partie avec sa mallette de bijoux alors que personne autour de lui et dans la presse n'en a parlé.

Le comte est allé discrètement poster les rubis mais Poirot avait mis des hommes sûrs dans les postes du secteur et ont pu ainsi dérober le paquet que le détective belge montre à Van Aldin...

 

Tous les personnages sont en place, se croisent et se parlent, se séduisent aussi et puis les présumés coupables vont se révéler être innocents tandis que la personne qui a tué Ruth Kettering révélée dans le dernier chapitre est loin d'être celle que l'on attendait. Mais c'est le propre du roman policier, finalement. Donc pas de "surprise" d'être surpris.

Un roman "conventionnel" mais qui se laisse lire, bien écrit de surcroit.

 

Bonne lecture,

Denis

 

Et n'oublions pas que la très chère Agathe Christie (1890 - 1976) est décédée il y a 40 ans, le 12 janvier 1976 et elle est honorée ce mois-ci sur les blogs et sur une page facebook.

Le train bleu d'Agatha Christie (Le masque)
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 19:25
Chanter la poésie : Eluard par Hélène Martin

Un poète : Paul Eluard (1895-1952)

Une chanteuse : Hélène Martin (Née en 1928)

Un poème :

 

               Liberté

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

 

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

 

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

 

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

 

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

 

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

 

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

 

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

 

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

 

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

 

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

 

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

 

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

 

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

 

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

 

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

 

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 20:58
Moi et toi de Niccolo Ammaniti (Robert Laffont)

Moi et toi de Niccolo Ammaniti

(Robert Laffont - 150 pages - Août 2012)

Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher

Titre original : Io e Te (2010)

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En littérature il y a souvent deux catégories de livres : les gros volumes où l'auteur nous emmène dans un univers dont il est difficile de sortir, tellement on est emmêlé dans ses innombrables pages, heureusement régulièrement pour le meilleur (ou presque) et puis il y a les petits volumes de 150 pages environ comme ce roman de Niccolo Ammaniti où l'on n'est pas englouti sous des torrents de mots mais rafraichi pas des mots donnés avec tact et parcimonie. Et alors en quelques très petites heures, le lecteur ne sort pas plus indemne que des gros volumes mais il ressent le bonheur d'être allé à l'essentiel pour garder un souvenir impérissable du roman qu'il vient de déguster.

 

Alors oui, c'est clair et c'est une certitude j'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire "extraordinaire" et originale :

 

Lorenzo a 14 ans en 2000 et part pour les sports d'hiver une semaine. Il fait arrêter la voiture de sa mère avant le lieu de rendez-vous, descend de la voiture et voit ses amis préparer leur voiture et partir. Il n'a plus qu'à retourner discrètement chez lui et s'enfermer dans la cave.

Cette semaine de ski, invité par des copains de lycée, était un mensonge et dire ensuite que ce n'était pas vrai devient impossible. Alors il se laisse emporter dans "sa folie" d'une semaine de solitude. Et puis il va pouvoir, lui le solitaire, faire croire à sa mère que finalement il est très sociable.

Olivia sa demi-soeur l'a appelé car elle voulait savoir si son père était à la maison mais il a répondu être au ski. Et brusquement il entend la porte de la cave et voit Olivia le surprendre ici. Elle lui dit, après la surprise de le voir ici, qu'elle était en recherche d'un grand carton qu'elle avait confié à leur père. Elle jure de ne rien dire à personne.

Dans la nuit elle revient et demande à Lorenzo de l'héberger. Il refuse mais elle dit qu'elle va le dénoncer, alors il accepte. Au matin elle veut rester. Nouveau chantage et pour rester elle veut bien de se faire passer pour la mère de son amie Alessia, l'organisatrice de la semaine de ski.

Très vite il comprend qu'olivia va mal et qu'elle est en manque de drogue. Mais elle veut résister... Et il finit par l'aider car sa santé est vraiment en danger...

 

Je n'en dirai pas plus pour respecter l'envie de texte court de son auteur.

 

A lire absolument,

Denis

 

Livre lu dans le cadre du mois italien organisé par Eimelle et dont le thème du mois est "livre contemporain publié après 2000".

 

 

Moi et toi de Niccolo Ammaniti (Robert Laffont)
Published by DENIS - dans LITTERATURE
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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 19:23
Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc

(Omnibus - Les aventures extraordinaires d'Arsène Lupin - tome 1) -----------------------------

Après le journaliste Rouletabille et le détective privé Sherlock Holmes, je poursuis cette petite série des héros des romans policiers des "origines" avec un gentleman cambrioleur, Arsène Lupin, le héros de Maurice Leblanc (1864-1941).

La "série" d'ouvrages originaux écrits par Maurice Leblanc comprend 17 romans et 39 nouvelles (ainsi que cinq pièces de théâtre), écrits de 1905 à 1941.

(Source Wikipédia)

 

L'originalité du roman "Arsène Lupin contre Herlock Sholmès" composé de deux récits "La dame blonde" et "La lampe juive" est qu'il met en opposition le rusé gentleman cambrioleur au célèbre Herlock Sholmès et son acolyte Wilson. Autrement dit Sherlock Holmes et Watson.

 

Episode 1 : La dame blonde

M. Gerbois achète chez un antiquaire pour sa fille un secrétaire qu' Arsène Lupin convoitait. L'homme ne voulant pas faire de transaction avec lui Arsène lui vole mais il y avait dans le meuble un billet de loterie gagnant pour un million de francs. Arsène s' en déclare le propriétaire et après bien des démêlés propose une transaction 50/50. Gerbois n'accepte pas et la fille est kidnappée, consentante d'ailleurs, car même un demi million serait une belle dot. Ainsi, elle part en voyage avec une dame blonde amie de Lupin. Tout se termine tel qu'orchestré par Arsène, chez son avocat puis il part avec sa complice blonde sans se faire choper par le commissaire Ganimard son éternel poursuivant incapable de le capturer face à ses éternelles ruses.

Autre affaire plus grave, le meurtre sans doute par une blonde du baron d'Hautrec chez lui la nuit. Assorti peu après du vol d' un diamant bleu. Lupin et sa blonde sont derrière et comme Ganimard n'arrive pas à démêler tout cela il est fait appel à Herlock Sholmès et son acolyte Wilson pour faire arrêter Lupin et sa blonde, preuves à l'appui. Alors d' entrée de jeu Lupin rencontre le détective anglais puis lui joue un mauvais tour en l'enfermant une nuit chez Hautrec.

Holmes et Wilson sont victimes de bousculades qui conduisent Wilson à avoir le bras cassé. Le détective poursuit seul l'enquête et découvre que tous les lieux où a sévi Lupin ont été construits par l'architecte Destange. Il se fait introduire pour être son secrétaire remplaçant et s'aperçoit que son ami est Lupin déguisé. Une nouvelle filature et Holmes fait intervenir Ganimard pour faire de nouveau chou blanc.

Holmes réussit à capturer Clothilde la fille de l'architecture en fait l'amie de Lupin mais le cochet qui conduit le fiacre n'est autre qu' Arsène qui renvoie Holmes en Angleterre par bateau privé. Holmes revient par ruse et arrête enfin Lupin qu'il remet à Ganimard. C'est encore une fois sans compter sur la malice de Lupin.

Épisode 2 : La lampe juive

Sholmes est sollicité par le baron d'Imblevalle pour une enquête sur le vol d'une lampe juive à son domicile. Et tout de suite Lupin se manifeste...

Décidément, les deux adversaires sont faits pour se rencontrer. Et plus encore, Lupin sort toujours vainqueur de leurs duels tandis que le pauvre Wilson est à chaque aventure blessé. Quant à Ganimard, il est incapable d'arrêter Lupin qui lui échappe tout le temps.

 

J'avoue avoir pris beaucoup plus d'intérêt dans la lecture des aventures de Rouletabaille et de Sherlock Holmes que dans cette histoire du duel entre Lupin et Sholmès. Beaucoup de légèreté ici mais pas de profondeur des personnages, ce qui gâche un peu le plaisir de la lecture. On est presque dans une "comédie"...

 

Bonne lecture,

Denis

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc

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