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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 19:02
Lire la poésie : de A à Z...(15/50) - H comme Hons

Un poète : Gaspard Hons (né en 1937) poète belge francophone

Un recueil : L'orage en deux (anthologie poétique 1974-1996) paru en 1998 chez l'éditeur "Le dé bleu"

Un poème :

 

           Cordages d'haleines (1975)

 

à l'embouchure des lèvres

- détour des heures chaudes -

des mains grasses

palpent femmes-pastèques      femmes-figues

 

sous les peaux couvent algues de feu

gousses de sel      Les bras déshabillés

rêvent d'arbre-sexe      de naussée-salamandre

Au coeur des murailles-silences l'heure pardonne

aux mémoires courtes

 

l'été profère : couteaux-secs    cigarettes-tournesols

et chais vêtus du bleu féminin,

la parole est nue au pied des arbres

-le liège fait peau neuve, la fête

est ce vertige de vin léger de vin qui délie -

 

un oiseau amer crible - parfois -

le mur des chaleurs

 

aube. Lenteur d'haleine coiffée

de pain-huile-tomates

haine. amertumes. Plus tard, après la parole

après le geste-brûlure...

 

le ventre n'a plus d'épaules, la cheville

effleure le lierre, la montagne du départ

 

                                    -----------------------------------------

Un poème à l'écriture très libre où les majuscules, les ponctuations sortent de leur position habituelle pour nous livrer des images, des "odeurs", des "senteurs" et des bouffées de rêves et de méditations. Comme le dit l'auteur c'est "la petite musique du monde".

Celle qui résonne, raisonne en nous.

 

Une belle découverte pour moi qui se rattache au "mois belge" animé par Mina et Anne.

Denis

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 12:00
Hôtel problemski de Dimitri Verhulst (Christian Bourgois)

Hôtel problemski de Dimitri Verhulst

(Christian Bourgois - octobre 2005 - 160 pages)

Traduit du néerlandais (Belgique) par Danielle Losman

Titre original : Problemski Hotel

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L'auteur, écrivain et journaliste, belge d'expression flamande est né en 1972 à Alost. Il explique dans la postface de ce livre qu'il a été invité par la revue "Deus Ex Machina" à écrire un article sur les demandeurs d'asile. Il a ainsi séjourné quelques jours dans le centre d'accueil à Arendonk, en décembre 2001, peu après la destruction des tours de New York et l'ambiance était encore très tendue. Il a alors pris pour modèle des demandeurs d'asile du centre pour en faire ce livre très fort, ni roman ni essai : "Pour éviter les malentendus je me vois obligé de préciser que la moitié à peu près des récits sont inventés, et qu'aucun des récits ne contient un mensonge".

 

Livre "choc" assurément, tellement la vie de ces gens de toutes races et de toutes couleurs est sordide, tant pour les raisons pour lesquelles ils sont là, que pour leur quotidien au centre d'accueil que pour leur futur...

Un futur en forme d'espoir : obtenir le droit d'asile, surtout ne pas rentrer au pays et au besoin fuir dans des conteneurs, des camions ou dans toute autre moyen de transport qui permette de se cacher.

 

Le personnage principal du livre est Bipul Masli, photographe avec qui on fait connaissance en 1984, à Hargeisa (Somalie) lorsqu'il prend en photo un enfant mourant : (page 12) "Ce gosse mourant que je voulais photographier a déterminé, je l'avoue, un tournant dramatique et artistique dans ma vie. Il m'a converti à la photo couleur". Il lui faut une mouche pour faire plus véritable, d'où la mouche sur la photo de couverture du livre. Et à Flutopia en 1974, lorsque ses parents lui ont offert pour sa communion un appareil photo et quand il prend sa soeur en photo elle se prend une balle de rebelles en pleine tête. Un journaliste lui a acheté sa photo : (page 25) "C'est là, c'est là qu'a débuté ma vie de photographe de presse. Avec une photo médiocre, prise avec un temps d'obturation trop court et sous-exposée."

Un personnage sordide que l'on retrouve en décembre 2001 parmi les exilés. Commencent alors de courts chapitres pour parler du quotidien avec des portraits des "pensionnaires" hauts en couleur, ainsi de Igor dit Stravinksi ou Rocky car il aime la boxe : (page 52) "Igor ne dit pas grand chose. Igor en vrité dit trois fois rien. C'est ce qui m'angoisse tant. Ca bout, dans ce garçon, le fossile le plus demeuré le sentirait, et tôt ou tard les fusibles pèteront".

Il y a Anna qui se prostitue, la jeune mineure Lidia ou Martina violée par un albanais et qui donne naissance à un enfant qui doit mourir dès sa naissance.

Tout le monde espère s'en sortir mais sans vraie conviction. Surtout ne pas rentrer au pays où la terreur sévit généralement.

Ainsi arrive Noël, fêté par les chrétiens comme Bipul : (page 148-149) "Ce matin-là, nous avions enterré Sedi dans une tombe que personne jamais ne visitera, à côté de lui l'enfant non désiré de Martina se dissout dans une pourriture absolue. Blanches sont les crêtes des vagues sur la mer, blanc est le noêl rêvé de Lidia. Elle me manque. Et mon appareil photo me manque".

Chanter, rêver, penser et survivre quoiqu'il arrive. Il y a eu déjà tant d'horreurs à vivre pour arriver jusqu'ici que tout bon moment est à déguster. La violence existe aussi ici et trouver une opportunité de s'enfuir n'est pas simple d'autant qu'il faut savoir que ce sera une nouvelle galère pour rallier l'Angleterre...

Un livre fort, puissant, plein d'humour même si les passages que j'ai choisi sont plutôt sombres.

 

Un très, très grand livre pour approcher une des tares de notre monde : la guerre, la violence. Et en sortir quand on est né dans un pays guerre et/ou en état de violence, c'est un combat de chaque instant où il faut vraiment une force de caractère intense pour espérer en un avenir meilleur...

 

Un énorme coup de coeur tant littéraire car c'est de la grande littérature ce livre autour d'un sujet tragique de société.

 

Bonne lecture,

Denis,

 

Livre lu dans le cadre du mois belge animé par Mina et Anne, avec pour thématique ce 10 avril, un auteur belge de langue flamande.

 

Hôtel problemski de Dimitri Verhulst (Christian Bourgois)

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 19:00
Lire la poésie : de A à Z...(14/50) - G comme Goffette

Un poète : Guy Goffette (né en 1947à Jamoigne - Belgique)

Un recueil : Solo d'ombre (éditions Ipomée - 1983)

Un poème :

 

              A quelle distance...

 

A quelle distance de la route

marchons-nous dans quel

chemin d'abeilles affolées

et pourquoi cet entêtement à crier

cette gesticulation

si nul ne peut répondre

Serions-nous donc si près de la mer

dont l'orchestre invisible

bat nos tempes

que tout

même la nuit

nous soit sel

et gerçure

 

-------------------------------------------------

 

Ce premier poème du recueil ouvre la première partie  : "A quelle distance de la route"

La deuxième partie donne son titre au recueil : "Solo d'ombre" et commence avec ce poème :

 

                    A travers le feuillage

 

A travers le feuillage des jours

le soleil passe la main

et lance sur le carrelage

la monnaie de notre pièce

Solo d'ombres et de voix

pour que nous y trouvions

la force de prendre

le présent par l'avenir

comme un enfant par ses yeux

et rassemblions assez d'oiseaux

pour croire en l'arbre fraternel

qu'ensemble nous portons

 

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Les éditions Ipomée ont publié de beaux livres de poésie dans les années 1980, c'est alors que j'ai rencontré l'oeuvre de Guy Goffette, une oeuvre vouée à la poésie, aux poètes aussi.

Il a ainsi publié un très beau livre sur Verlaine : "Verlaine d'ardoise et d'argile" (Gallimard  L'un et l'autre - 1996).

Dans la même collection, l'auteur a publié un livre sur Auden : "Auden ou l'oeil de la baleine".

De bien beaux titres pour des livres de grande qualité où la poésie domine le texte.

Il a ainsi publié de nombreux recueil, essais. J'ai eu le plaisir de le rencontrer en février dernier au salon du livre de Bruxelles. Et il m'a rappelé qu'il vit en France mais est resté belge de coeur et sur son passeport.

A défaut de pouvoir lire "Solo d'ombres" chez Ipomée, vous trouverez des recueils dans la collection "Poésie - Gallimard".

Ce 14e jeudi poésie de 2015 s'inscrit donc dans le mois belge d'Anne et Mina

 

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 18:30
BRUGES-LA-MORTE de Georges Rodenbach (Labor)

Bruges-la-morte de Georges Rodenbach (Editions Labor 167 pages)

Préface de François Duyckaerts

Lecture de Christian Berg

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Roman publié en 1892 par Georges Rodenbach né à Tournai en 1855 et mort à Paris en 1898.

Avocat, il devient écrivain et publie des contes, drames et romans dont "Bruges-la-Morte" qui lui vaut sa renommée.

 

Trois femmes envahissent l'espace de Hugues Viane : la femme morte, Barbe sa servante dévote et Jane Scott sa maîtresse. Sans oublier Bruges, la ville morte où Hugues est allé se réfugier après la mort de sa femme. Bruges est indiscutablement un des personnages clés de ce roman.

 

Sa femme est morte de maladie en quelques semaines à l'aube de la trentaine. Il l'aimait intensément et ne s'est pas remis de cette mort. Il s'est installé, il y a cinq ans ici juste après la mort car la ville ressemble vraiment à ce qu'il ressent.

Page 25 : "Et comme Bruges aussi était triste en ces fins d'après-midi!Il l'aimait ainsi! C'est pour sa tristesse même qu'il l'avait choisie et y était venu vivre après le grand désastre".

Un soir, il remarque une jeune femme dans la rue et se met à la suivre et voici comment il la voit : (Page 29)"Eh bien! oui! cette fois, il l'avait bien reconnue, et à toute évidence. Ce teint de pastel, ces yeux de prunelle dilatée et sombre dans la nacre, c'étaient les mêmes. Et tandis qu'il marchait derrière elle, ces cheveux qui apparaissaient dans la nuque, sous la capote noire et la voilette, étaient bien d'un or semblable, couleur d'ambre et de cocon, d'un jaune fluide et textuel".

Il trouve en cette femme qui se nomme Jane Scott le double de sa première femme. Le lendemain soir, il découvre qu'elle est danseuse et se met à l'aimer sachant que la ressemblance lui permet de ne pas trahir sa femme morte. Il lui loue une maison aux abords de la ville mais bien vite, à son insu, toute la ville connait sa liaison avec une femme volage qui a mauvaise réputation. Il est alors la risée de la ville.

Barbe, la servante, se rend à une fête dans son village et sa soeur lui parle de son maître et de cette femme. le curé lui dit ensuite qu'elle devra partir de chez Hugues si Jane vient s'installer chez lui, d'autant qu'à sa retraite elle doit entrer au couvent. C'est dire que sa "bigoterie" lui interdit toute compromission.

Et puis le temps passe et Hugues comprend que Jane prend ses distances avec lui, dépense beaucoup sur son compte et rencontre d'autres hommes.

Dans le même temps, il se rend compte qu'elle ne ressemble plus vraiment à son épouse. Mais Jane pense à un futur héritage possible puisque Hugues est seul et riche et s'accroche à lui...

Les choses vont finir par se compliquer, mais je n'en dirai rien pour ceux qui ne connaissent pas la fin de ce roman.

Le roman est assez court au style et à la narration efficaces. On sent une vraie atmosphère de mort et de tristesse, de malheur qui plâne sur la vie de Hugues dans une ville entièrement en phase avec sa psychologie.

Un grand roman dans la veine de cette fin de XIXe siècle avec "La jeune Belgique" et les auteurs français tels Mirbeau ou Huysmans. Beaucoup de lyrisme également dans cette prose. Bref, une belle lecture pour ce grand classique belge.

Bonne lecture,

Denis

 

Livre lu dans le cadre du "mois belge"organisé par Mina et Anne dont le thème pour ce mardi 7 avril est la lecture d'un classique d'avant 1960

 

BRUGES-LA-MORTE de Georges Rodenbach (Labor)

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 21:06
Citation de Charles Dickens : héros de sa propre vie !

"Deviendrai-je le héros de ma propre vie, ou bien cette place sera-t-elle occupée par quelque autre?"

Charles Dickens (1812-1870), Souvenirs intimes de David Copperfield

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Ce roman est sans doute son premier grand chef d'oeuvre publié en 1849, avec un fond d'autobiographie.

Je vous renvoie à la présentation complète faite sur wikipedia pour en savoir plus sur David Copperfield.

Citation de Charles Dickens : héros de sa propre vie !

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:42
Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud (Actes Sud)

Meursaut, contre-enquête de Kamel Daoud

(Actes Sud - mai 2014 - 155 pages)

Première édition : Alger 2013

Prix des cinq continents de la francophonie 2014

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"L'Etranger" d'Albert Camus paru en 1942 met en scène Meursault, un français d'Algérie qui apprend la mort de sa mère.

Pour mémoire, le roman débute ainsi "Aujourd'hui, maman est morte".

Dans sa "contre-enquête, l'auteur algérien Kamel Daoud commence comme ceci : "Aujourd'hui, M'ma est encore vivante".

Meursault va sembler très indifférent par rapport à cette mort puisqu'il va aller au cinéma par exemple plutôt que de vivre son deuil immédiatement. Et puis surtout il va tuer un arabe, anonyme, car Camus ne dit rien de cet homme. Personne ne s'intéresse à cette victime dans le roman. Alors Kemal Daoud a l'idée de cette "contre-enquête", donnant un nom à l'arabe. Il s'appelait  Moussa et son frère, Haroun, lui a survécu de longues années. Il avait 7 ans en 1942 et 70 ans plus tard il parle de son frère avec un jeune universitaire français venu en Algérie sur les traces de Camus et du roman. Ils se retrouvent dans un café où Haroun parle inlassablement car c'est la première fois qu'il peut réellement raconter ce passé, ce crime et puis aussi de ce qui s'est passé pendant la guerre d'Algérie. Ces rencontres sont un clin d'oeil de Daoud à "La chute" d'Albert Camus qui reprend également un dialogue dans un bar...

Haroun et plus encore sa mère, ne se sont jamais vraiment remis de cette mort "froide", anonyme. Il est allé sur la plage où son frère a été tué. Mais tout a changé à Alger depuis. Lui et sa mère sont allés ensuite vivre à Hadjout mais une nouvelle vie ne pouvait effacer la mort de Moussa. Il fallait d'une façon ou d'une autre, un jour... venger cette mort atroce et c'est la mère plus que Haroun qui souhaite cette vengeance.

L'amateur de Camus que je suis a trouvé beaucoup de plaisir à lire ce livre comme contrepoint de "l'histoire officielle". Cette fois, on est placé du côté des autochtones, frustrés d'avoir toujours été malmenés pendant la période coloniale. Si Meursault n'avait pas montré de la "négligence" vis-à-vis de sa mère morte, il n'aurait sans doute jamais été jugé.

Revivre le meurtre est troublant et montre que Camus s'est servi d'un fait divers avec des incohérences narratives qui voudraient démontrer que "L'Etranger" est un roman et que Moussa l'anonyme est peut-être bien réellement un anti-héros romanesque.

Kamel Daoud joue avec le romanesque à travers cet excellent "roman" à l'écriture de grande qualité et fluide. Les camusiens devraient aimer ce livre.

N'oublions pas que Kamel Daoud est menacé dans son pays d'une "fatwa". Il faut reconnaitre que dans son livre il fait quelques allusions sans complaisance pour l'Islam.

Bonne lecture,

Denis

 

 

J'ai lu ce livre également dans le cadre d'un challenge très original "un mois - une illustration" organisé par Sophie du blog amis-lecteurs (les lectures d'Angeselphie) et dont le thème ce mois-ci était une paire de chaussure que l'on devine sur la couverture du livre car elle laisse des traces sur le sable.

Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud (Actes Sud)

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 20:41
Lire la poésie : de A à Z... (13/50) - G comme Gaspar

Un poète : Lorand Gaspar (né en 1925 en transylvanie orientale)

Un recueil : Patmos et autres poèmes

Un poème :

 

              Mer Rouge

 

Maîtresse lumière, corrosif amour,

nudité accomplie par la flamme

battements immobiles dans la pierre -

dureté des fonds sous l'eau translucide

enchantement de couleurs et de formes

étincellement d'écailles et de chairs

dans la mécanique des dents voraces.

 

Pieds nus en sang nous marchons au Jardin.

 

Que nous puissions voir et souvent être aveugles,

toucher un mouvement si simple dans nos corps

porter certains jours au plus clair de la pensée

un caillot de nuit trop lourd à nos coeurs

comme on creuse un puits à sa soif au désert -)

 

Que nous soyons ces corps opaques, mais pénétrables

tels les flans érodés des massifs calcaires

où fermente une clarté le soir -

il arrive pourtant que cernés de ténèbres

nous tournions nos visages du coté du néant -

 

Et celui qui depuis longtemps nage

dans la tendre enflure matinale

voit dans l'eau qu'il rompt l'abîme

qui tient toute étendue embrassée -

 

Au sommet de la flamme qu'y avait-il

que le feu n'eût déjà consumé ?

Pluie, ô douce pluie de la terre -

 

Soie drue ocre et or de l'aube minérale

où nous parle encore la beauté que fend

d'un trait sans défaut la nageoire

dorsale et la peur, puis tout se retend

sans plis sans couture -

 

(Texte inédit avant parution dans le recueil "Patmos et autres poèmes")

 

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Auteur cosmopolite, il écrit en français et a été médecin puis chirurgien en France et en Tunisie.

Traducteur, photographe et poète, Lorand Gaspar mérite d'être plus connu.

Je vous renvoie à cet article très intéressant pour en savoir plus sur le poète :

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/gaspar.html

Bonne lecture,

Denis

Lire la poésie : de A à Z... (13/50) - G comme Gaspar

Li

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 20:47
Citation d'André Gide "Avoir raison !"

"Il y a ceux qui raisonnent et il y a ceux qui laissent les autres avoir raison. (Mon coeur, si ma raison lui donne tort de battre, c'est à lui que je donne raison.) Il y a ceux qui se passent de vivre et ceux qui se passent d'avoir raison. C'est au défaut de la logique que je prends conscience de moi".

 

André Gide (1869-1951), Les Nouvelles Nourritures (1935)

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Ce roman est la suite des "Nourritures terrestres" (1897)

 

Les Nouvelles Nourritures se présente à la fois comme un récit en continuité et en rupture avec Les Nourritures terrestres. Tandis que l'ouvrage précédent a l'allure d'un ample carnet de voyage où romanesque et poésie se mêlent au gré des senteurs de l'Orient sans autre fil conducteur que les fluctuations sensorielles du narrateur, ce nouveau récit prend une dimension nouvelle : la dimension morale. Même si l'écriture d'André Gide reste tout aussi vague, naviguant entre fiction romanesque, chronique et poésie vagabonde, Les Nouvelles Nourritures se veulent beaucoup plus courtes que le précédent volume et sont construites sur un mode toujours évasif quoique d'apparence plus structurée. L'auteur y fait aussi sentir qu'il a assez mûri et assimilé pour se permettre de conseiller le lecteur. Ce ne sont plus là de simples exhortations au voyage et au plaisir comme dans Les Nourritures terrestres, mais des conseils réfléchis que l'épreuve et l'expérience lui suggèrent. C'est pourquoi le récit est ponctué d'aphorismes et prend parfois un ton dénonciateur, à l'égard notamment des ascètes dont la pénitence ne semble pas s'accorder avec l'assimilation qu'André Gide fait des Évangiles.

Parmi les plus fameux proverbes, celui qui conclut le livre semble prévenir le lecteur de tout égarement : « Ne sacrifiez pas aux idoles. » Il rappelle ainsi la célèbre maxime du premier livre (« Nathanaël, à présent, jette mon livre ») et peut, par analogie, faire comprendre l'évolution de la pensée de l'auteur du premier ouvrage au deuxième. Quoique moins véhémente et sauvage dans le ton, la volonté de liberté est toujours présente et en quête du meilleur chemin pour éprouver la vie. (Source Wikipedia) 

Citation d'André Gide "Avoir raison !"

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 20:07

Je vous retranscris le communiqué de presse qui annonce le premier salon du livre de QUimper. A noter dans les agendas des amateurs !

                                                   

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Salon du livre de Quimper

Première édition les 16 et 17 mai 2015

 

 

A Quimper, les 16 et 17 mai (week-end de l’ascension), le livre prend ses quartiers au Prieuré de Locmaria. L’auteur Nathalie de Broc, associée à Patrick Birrien-Cochard, organise le premier SALON du LIVRE de QUIMPER. Dans un cadre exceptionnel, cet événement littéraire annonce la présence de soixante auteurs de renom. Il affiche un programme complet de rencontres et de tables rondes, insistant sur la qualité des échanges entre auteurs et lecteurs passionnés.

 

 

Le Tome I d’un événement littéraire très attendu à Quimper

 

Jusqu’à présent, aucun salon du livre n’avait vu le jour dans la ville de Quimper, malgré une forte demande. Pour y parer, l’auteur Nathalie de Broc et Patrick Birrien-Cochard en ont pris l’initiative et les rênes. Respectivement présidente de l’association « Parc en Bretagne » créé pour l’occasion, et directeur opérationnel, ils organisent le premier salon du livre de Quimper les 16 et 17 mai 2015, avec l’intention de le renouveler tous les ans, à la même date (week-end de l’Ascension).

 

Tapis rouge : les invités

 

Le salon aura lieu dans un cadre d’exception, le Prieuré de Locmaria situé dans le centre de Quimper, au bord de l’Odet. Il sera assorti le 16 mai au soir d’un concert dans l’église de Locmaria attenante au prieuré où se produiront  trois chanteurs lyriques de renommée internationale. Ce concert sera présenté par Olivier Bellamy de Radio Classique et parrainé par SAR la princesse Sophie de Roumanie.

En partenariat avec des libraires, le salon annonce la présence de 60 auteurs de renom dont, à titre d’exemple : Jérôme Attal, Hervé Bellec, Daniel Cario, Michel De Decker, Irène Frain, Alexandre Jardin, Serge Joncourt, Douglas Kennedy, Frédéric Mitterrand, Mona Ozouf, Frédéric Pommier, Yann Queffelec, Gonzague Saint Bris, Maud Tabachnik, Jean Teulé, Frédérique Volot, etc.

 

La convivialité en toile de fond

 

Désirant placer ce salon sous le signe de la qualité et de la convivialité, les organisateurs mettent tout en œuvre pour recevoir les auteurs dans des conditions optimales de confort. Leur acheminement depuis Paris se fera à bord d’un avion spécialement affrété le vendredi 15 mai. Pour offrir une ambiance détendue dans un esprit d’ouverture, l’entrée du salon est fixée à 5€ seulement (gratuite – 18 ans).

Retrouvez toute l’actualité du Salon du Livre de Quimper sur la page Facebook du Salon du Livre de Quimper

 

Contact presse régionale et nationale : Emilie-Gabrielle Giraudet / Mob. 06 18 29 77 58 / emilie@esperluette-rp.com  

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 18:58
Lire la poésie : de A à Z... (12/50) - F comme Fouchet

Un poète : Max-Pol Fouchet (1913-1980)

 

Un recueil : Demeure le secret (1961)

 

Un poème : Le moment d'égrener (poème sans titre)

 

Le moment d'égrener

La rosée de l'aube

Les cristaux du jour

Les envols de courlis

 

A la lèvre du vase

La goutte en suspens

Attend de tenir

Un reflet une image

 

Le miroir des perles

Les grains du désert

Avant la cassure

Refléter le monde

 

Dans la paume la main

Les doigts les yeux

Une larme une perle

Une goutte un monde

 

Le moment d'grner

Les étoiles du ciel

Les grappes du soir

Les ultimes raisons

 

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Né en 1913, comme son ami Albert Camus, Max-Pol Fouchet en voudra à son ami d'avoir épousé Simone Hié, sa fiancée. Il a été comme Camus l'élève du philosophe Jean Grenier.

Edmond Charlot publie ses premiers textes en Algérie.

Il rallie le général De Gaulle pendant la guerre puis voyage beaucoup.

 

En juillet  1958, il va se faire connaitre en créant et animant "Lectures pour Tous" aux côtés de Pierre Desgraupes, Pierre Dumayet, et Nicole Vedrès, pour faire découvrir en direct chaque semaine de nouveaux livres aux téléspectateurs.

Il va publier de nombreux livres de poésie, d'art, de voyages dont ce recueil en 1961 "Demeure le secret", écrit souvent dans la solitude de la nuit à Vezelay notamment.

Repos du "guerrier" pour écrire des textes profonds, inspirés.

9 parties avec des poèmes plus ou moins longs, souvent sans titres.

 

A découvrir et auteur à ne pas oublier...

Denis

 

 

 

Livre réédité par la très belle collection "Un endroit où aller" - Actes Sud

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