Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 11:55
Le camp des morts de Craig Johnson (Gallmeister)

Le camp des morts de Craig Johnson

(Gallmeister - collection Totem - 377 pages)

Traduit de l'anglais (USA) par Sophie Aslanides

(Première édition France 2010 et 2012 pour la collection poche Totem)

Titre original :Death Without Company - 2006

-------------------------------------------

Une nouvelle fois, je vais faire le "grincheux" mais pourquoi traduire le titre d'une manière fantaisiste. Dommage. Autant laisser le titre original dans ce cas. Je l'avais déjà noté pour le premier roman de la série Longmire, The Cold Dish, traduit en Little Bird.

 

Autre dissonance par rapport aux amateurs de l'auteur, sans dire que je n'ai pas aimé, je n'ai pas été emballé par ce deuxième opus des aventures de Walter Longmire, le sherif du Wyoming.

 

Pourquoi? Autant la première fois, on découvre un univers, des personnages, autant la deuxième fois, on est déjà familier de ces personnages récurrents, et on sait comment ils vont réagir, quelles seront leurs blagues, leurs défauts. Et puis, franchement, un type qui fait venir sa fille presque au péril de sa vie tellement le temps est exécrable pour les fêtes de Noël, et qui prend à peine de temps de lui parler sauf à l'intégrer dans son enquête, cela m'a sérieusement agacé. Enfin, j'ai trouvé la fin confuse et un dénouement sans grand "panache".

 

 

Comme toujours en cette saison il neige dans le Wyoming et Longmire serait étonné que Santiago, mexicain, potentiellement nouvelle recrue, puisse traverser la montagne pour venir à son bureau se présenter le lendemain matin.

En attendant, ce soir de tempête de neige, il dépanne une femme, Maggie Watson, fonctionnaire de l'état, surprise par ce temps et qu'il réussit à loger dans un motel.

Walter se rend ensuite à la maison de retraite pour jouer sa partie d'échecs hebdomadaire avec Lucian Connally. Il apprend qu'une femme est morte. Lucian dit à Longmire qu'il est certain qu'elle a été assassinée et qu'il convient de faire une autopsie. Elle a été sa femme quelques heures il y a cinquante ans et elle lui a été retirée par sa famille et ils se sont revus ici, il y a un an. Elle était d'origine basque et s'appelait Mari Bajora.

Walt voit la fille de Mari pas très aimable et sa petite-fille Lana boulangère, plus conciliante et qui lui révèle que son grand-père a été tué par Lucian.

Or il s'avère que Charles Nurburn est toujours vivant ce qui soulage Walt, ce qui fait qu'il pourrait n'y avoir aucune affaire autour de la mort de Mari Baroja.

 

 

 

Il passe la soirée chez ses amis indiens avec Maggie et sent qu'il y a un peu plus que de l'amitié entre eux mais en route ils voient la Mercedes du docteur Isaac accidentée. Le docteur a de légères blessures et il dit que ses freins ont lâché. Bizarre pour un véhicule si bien entretenu. De retour à son bureau Walt se rend compte que le jeune Santiago travaille bien et consciencieusement, ce qui le rassure sur son avenir ici.

Après avoir fait le numéro de téléphone de Charlie, Walt entend le répondeur mais la voix est celle de son ami Lucian.

Au matin Lucian explique à son ami comment est mort Charlie après avoir voulu violer sa femme? Elle s'est défendue et c'est ainsi qu'il est mort. Ainsi, l'affaire est relancée.

Le verdict tombe : Mari est morte empoisonnée au naphtalène.

Isaac a été victime d'un attentat car ses freins ont été trafiqués et Lana a été agressée dans sa boulangerie. Les choses se compliquent inéluctablement et Walter réussit à obtenir un double du testament qui aidera sans doute à éclaircir la situation. Et, surprise! Cady a pu venir de Denver rejoindre son père. Elle lit avec lui le testament et annonce que Lana est la principale héritière.

Lucian est à son tour agressé dans sa chambre par un homme grand et conducteur d'un Datsun et qui plus est Lucian a pu lui arracher quelques cheveux.

Nouvel indice: Charles aurait eu un enfant illégitime avec une indienne et ce serait Anna qui travaille à la maison de retraite.

 

Et l'on continue de rebondissements en rebondissements ou de vieilles affaires familiales viennent dire que le noeud de cette affaire est à chercher par là.

 

Et puis voilà. Je suis resté sur ma fin et les cent dernières pages m'ont ennuyé. Alors, avant de replonger dans les aventures de Longmire, je vais laisser passer quelques mois ou années.

 

Et cette "année polar" me montre aussi que je ne suis pas très habitué au genre et que j'arrive à m'en lasser plus facilement que de la littérature dite plus "générale" où il peut y avoir plus de surprises narratives notamment.

 

Je vous conseille quand même de lire Craig Johnson car il reste un excellent auteur, pour les "amateurs" du genre.

 

Denis

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camp des morts de Craig Johnson (Gallmeister)
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 20:43
La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga (Gallimard)

La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga

(Gallimard - collection Continents Noirs - février 2008 - 145 pages)

--------------------------------------------------

Scholastique Mukasonga est née en 1956 au Rwanda et sa vie a été marquée par l'histoire de son pays. En 1960, sa famille est déplacée dans une région insalubre du Rwanda, Nyamata au Bugesera. En 1973, elle est chassée de l’école d’assistante sociale de Butare et doit s’exiler au Burundi.  Elle s’établit en France en 1992 et apprendra que 27 membres de sa famille dont sa mère Stefania ont été massacrés pendant le génocide des Tutsis, ordonné par les Hutus. Elle a raconté dans un premier livre en 2006 son enfance au Rwanda "Inyenzi ou les Cafards". Dans ce deuxième livre "La femme aux pieds nus" elle se penche sur le portrait de sa mère Stefania, une "mère courage".

 

 

Lorsque les Hutus ont été mis à là direction du Rwanda suite à l'indépendance, les Tutsis ont été parqués dans des camps devenus des villages non loin de la frontière avec le Burundi. C'est là que vivait Scholastique avec sa famille. Régulièrement les militaires venaient faire des fouilles au mépris de leur intimité familiale, saccageant leurs biens, maltraitant les refugiés. Pour eux c'étaient des cafards et il n'y avait aucune raison de les ménager. Aussi la mère Stefania voulant protéger ses trois filles avait prévu un plan de fuite pour elles vers le Burundi.

Ils habitaient dans ce qui s'appelait " les cases des déplacés", relégués dans cette région , le Bugesera.

Ils arrivent à cultiver le sorgho. Avec le sorgho on fait aussi de la bière, une de leur seule "richesse".

Il faut aller dans la capitale Kigali à deux jours de marche pour acheter du pain, lequel est considéré comme un médicament pour les enfants.

Et puis une salariée de blancs surnommée kilimadame est venue s'installer à Nyamata, y a ouvert boutique avec vente de pains. Mais seuls les instituteurs et nantis en achètent. Les pauvres économisent pour acheter un pain si leur enfant sort premier de classe.

Et il y a le progrès qui s'appelle ici amajyambere. Cela passe par l'évolution de l'habillement, de la coiffure entre autres. Et c'est aussi l'arrivée des WC venus des grandes villes.

Le mariage impose aussi un rituel et Stefania est experte pour donner un verdict sur la qualité des filles à marier. Elle a eu toutefois une déconvenue pour le mariage de son fils Antoine car sa future épouse a été enlevée par ceux qui l'employaient...

 

L'auteure, sans aucun pathos et sans langue de bois, raconte ces moments de vie familiale autour de la "mater familias", car la femme a un rôle primordial dans la vie quotidienne.  Une vie que l'on sent tout le temps en sursis car il semblait inéluctable à chacun que tout cela finirait mal. Les militaires rodent, la violence est présente mais les Tutsis, sans se résigner, vivent comme si tout allait bien, comme s'il y avait un avenir dans ce "pays perdu". Et eux se montrent "non-violents". Elle a obtenu pour livre le prix Seligmann contre le racisme.

 

Une lecture très intéressante, documentaire, très bien écrit car ce n'est pas qu'un récit, c'est aussi une oeuvre littéraire que Scholastique Mukasonga continue de tisser autour de son vécu, de son pays d'origine. Tous les livres sont publiés chez Gallimard, les cinq premiers dans la collection "Continents Noirs". Si vous ne connaissez pas cette très intéressante collection, n'hésitez pas à la découvrir et à lire des livres de cette collection.

 

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Continents-Noirs

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

 

La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga (Gallimard)
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 10:00

Une exposition à ne pas rater pour les amoureux de la littérature américaine :

 

 

Du 22 juin au 3 octobre 2016, grande exposition sur ce mouvement si particulier parti des États-Unis...

 

(Texte repris sur le site evous.fr)

 

On convient de dire que ce serait Jack Kerouac qui utilisa le premier, c’était en 1948, l’expression "Beat Generation". Il décrivait par ce terme son groupe d’amis (étaient-ils si fatigués ou cassés que cela ?) à John Clellon Holmes, qui l’évoquera dans son roman générationnel Go, parlant d’une sorte de manifeste esthétique d’une génération perdue, une révolte face aux conformismes de tous poils.

ADVERTISEMENT

 

La « Beat Generation » serait donc un mouvement d’inspiration littéraire et artistique né aux États-Unis, dans les années 1950, à l’initiative de William Burroughs, Allen Ginsberg et Jack Kerouac, qui se rencontrent à New York, étudiants à la Columbia University en 1944. Qui étaient-ils alors ? Des aspirants à quelque chose qui demandaient un peu d’attention et beaucoup de libertés.

La côte Ouest allait rapidement en subir l’influence, notamment autour de la librairie de Lawrence Ferlinghetti à San Francisco, de la maison d’édition City Light et brièvement autour de la Six Gallery dans laquelle a lieu, le 7 octobre 1955, la célèbre lecture par Allen Ginsberg de son poème Howl (1956), qui donnera lieu à un retentissant procès pour obscénité et apportera aux poètes Beat une célébrité paradoxale.

Et puis il y eut Sur la Route, de Jack Kerouac (1957), une autre des œuvres phares de ce mouvement commencée en 1951.

Entre 1958 et 1963, Paris devient à son tour l’un des principaux foyers de la Beat Generation : William Burroughs, Gregory Corso, Allen Ginsberg, Peter Orlovsky, Brion Gysin... logent régulièrement au Beat Hotel, 9 rue Gît-le-Cœur, haut-lieu de la Bohême d’après-guerre et laboratoire d’expérimentations visuelles et sonores. C’est ici que Brion Gysin, William Burroughs et Antony Balch développent la technique du « cut-up », que William S. Burroughs écrit Naked Lunch (Le Festin nu, 1959, eut aussi droit à un procès pour obscénité), et que Brion Gysin invente sa « Dreamachine ».

 

image: http://www.evous.fr/local/cache-vignettes/L362xH243/362beat-a475f.jpg?1446456822

John Cohen : Robert Frank, Alfred Leslie, Gregory Corso, 1959 © L. Parker Stephenson Photographs, NYC

 

William Burroughs, Allen Ginsberg et Jack Kerouac annoncent la déferlante à venir de la libération sexuelle et du mode de vie très décalé de la jeunesse des années 1960, celle qui allait bouleverser la société américaine dans ses certitudes. La Beat Generation "a directement inspiré aussi bien les mouvements de mai 1968 que l’opposition à la guerre du Vietnam, ou les hippies de Berkeley et Woodstock. Pourtant (elle) a aussi contribué à enrichir le mythe américain. Sur la Route, le roman le plus connu de Kerouac, est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’Ouest, à la découverte de mondes nouveaux."

La Beat Generation encourageait à la vie naturelle, à la liberté, à la créativité perpétuelle, et cherchait dans l’underground toutes les éventuelles traces d’un monde à venir.

L’exposition « Beat Generation », imaginée et présentée au Centre Pompidou est la première grande rétrospective sur ce thème en Europe. Inédite, elle met l’accent sur cet épisode parisien, souvent oublié d’un mouvement qui allait profondément marquer la création contemporaine.

Suivant un parcours géographique, cette exposition épouse le nomadisme Beat, de New York à San Francisco, Mexico, Tanger et Paris. Elle est l’occasion de montrer comment le mouvement Beat a correspondu, peut-être pour la première fois dans l’histoire, à un usage systématique des techniques analogiques par les écrivains et les artistes (magnétophone, disque, radio, téléphone, appareil photo, caméra...) et de confronter l’œuvre de cinéastes (Christopher MacLaine, Bruce Baillie, Stan Brakhage, Stan Vanderbeek...) à celle des photographes (Allen Ginsberg et William Burroughs en collaboration avec Robert Frank, Charles Brittin, John Cohen, Harold Chapman...) ou encore de montrer les extensions de la culture Beat à la scène artistique californienne (Wallace Berman, Bruce Conner, George Herms, Wally Hedrick, Jay DeFeo...).

Les commissaires de l’exposition sont Philippe-Alain Michaud et Jean-Jacques Lebel.

Beat Generation, du 22 juin au 3 octobre 2016, Centre Pompidou, Galerie 1, Niveau 6, 75191 Paris cedex 04. 01 44 78 12 33. Métro Hôtel de Ville, Rambuteau. Ouverte de 11 à 21h, tous les jours, sauf le mardi, 14 ou 11€. Valable le jour même pour le musée national d’art moderne et l’ensemble des expositions. Accès gratuit pour les adhérents du Centre Pompidou (porteurs du laissez-passer annuel).


En savoir plus sur http://www.evous.fr/Exposition-Beat-Generation-1190400.html#ZMV0jKhtXiJ8qvAK.99

 

                                               ----------------------------------------------

 

Gallimard en profite pour rappeler que plusieurs livres de Jack Kerouac et William Burroughs sont disponibles au format de poche Folio.

 

 

Et ce livre aussi sur la Beat Generation :

 

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Decouvertes-Gallimard/Decouvertes-Gallimard/Litteratures/La-Beat-Generation

 

Denis

A titre d'exemple, ces deux titres et d'autres encore... et le livre sur ce mouvement littéraire.A titre d'exemple, ces deux titres et d'autres encore... et le livre sur ce mouvement littéraire.A titre d'exemple, ces deux titres et d'autres encore... et le livre sur ce mouvement littéraire.

A titre d'exemple, ces deux titres et d'autres encore... et le livre sur ce mouvement littéraire.

29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:03

Une exposition qui aura lieu à

l'Historial de Péronne :

 

Ecrivains en guerre 14-18 :

Nous sommes des machines à oublier

 
 

Du 28 juin au 16 novembre 2016

 

Avec une orientation plus littéraire qu’historique, l’exposition transporte le visiteur dans un cadre inédit et original au cœur de la Première Guerre mondiale. A travers le regard et la voix d’écrivains qui l’ont vécue, de près ou de loin, des premières lignes à « l’arrière », de la veille du conflit aux lendemains, ou encore quand l’expérience de guerre continua à mobiliser la littérature. L’exposition évoque les parcours et les œuvres de grandes figures littéraires françaises, allemandes et anglaises, tels que Blaise Cendrars, Ernst Jünger, Guillaume Apollinaire, Wilfried Owen ou encore Joë Bousquet, Georg Trakl, Pierre Mac Orlan, Jacques Vaché, pour ne citer qu’eux. Le parcours présente une lecture chronologique, thématique et polyphonique du conflit le plus meurtrier de l’Histoire, dans une ambiance immersive, cherchant à mettre le visiteur en relation avec l’univers mental de ces hommes embarqués dans la grande tragédie de la guerre.

Commissaires de l'exposition : Laurence Campa et Philippe Pigeard

 
 

http://www.historial.org/Expositions/Expositions-a-venir/Ecrivains-en-guerre-14-18-Nous-sommes-des-machines-a-oublier​

 

A noter que Laurence Campa a écrit une biographie très complète sur Guillaume Apollinaire.

 

 

Ecrivains en guerre 14-18 Exposition future à Peronne

Un livre sera publié à l'occasion de cette exposition par les éditions Gallimard.

 

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Albums-Beaux-Livres/Ecrivains-en-guerre-14-18

 
 

​A noter dans vos agendas.

 

Denis

 
 

 

 

28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 17:49
Chanter la poésie : Alfred de Musset par Gainsbourg

Un poète : Alfred de Musset (1810-1857)

Un chanteur :Serge Gainsbourg (1928-1991)

Un poème :

 

                       La nuit d'octobre (extrait) - recueil "Poésies nouvelles"

 

Honte à toi qui la première

M'as appris la trahison,

Et d'horreur et de colère

M'as fait perdre la raison !

Honte à toi, femme à l'oeil sombre,

Dont les funestes amours

Ont enseveli dans l'ombre

Mon printemps et mes beaux jours !

C'est ta voix, c'est ton sourire,

C'est ton regard corrupteur,

Qui m'ont appris à maudire

Jusqu'au semblant du bonheur ;

C'est ta jeunesse et tes charmes

Qui m'ont fait désespérer,

Et si je doute des larmes,

C'est que je t'ai vu pleurer.

Honte à toi, j'étais encore

Aussi simple qu'un enfant ;

Comme une fleur à l'aurore,

Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.

Certes, ce coeur sans défense

Put sans peine être abusé ;

Mais lui laisser l'innocence

Etait encor plus aisé.

Honte à toi ! tu fus la mère

De mes premières douleurs,

Et tu fis de ma paupière

Jaillir la source des pleurs !

Elle coule, sois-en sûre,

Et rien ne la tarira ;

Elle sort d'une blessure

Qui jamais ne guérira ;

Mais dans cette source amère

Du moins je me laverai,

Et j'y laisserai, j'espère,

Ton souvenir abhorré !

 

Le texte complet sous forme "théâtrale" (dialogue entre la muse et le poète) est sur ce site :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alfred_de_musset/la_nuit_d_octobre.html

 

Serge Gainsbourg a chanté cet extrait au début de sa carrière. Je l'ignorais complètement.

A découvrir pour "l'histoire de la chanson".

 

 

 

 

 

 

 

 

Honte à toi qui la première

M'as appris la trahison,

Et d'horreur et de colère

M'as fait perdre la raison !

Honte à toi, femme à l'oeil sombre,

Dont les funestes amours

Ont enseveli dans l'ombre

Mon printemps et mes beaux jours !

C'est ta voix, c'est ton sourire,

C'est ton regard corrupteur,

Qui m'ont appris à maudire

Jusqu'au semblant du bonheur ;

C'est ta jeunesse et tes charmes

Qui m'ont fait désespérer,

Et si je doute des larmes,

C'est que je t'ai vu pleurer.

Honte à toi, j'étais encore

Aussi simple qu'un enfant ;

Comme une fleur à l'aurore,

Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.

Certes, ce coeur sans défense

Put sans peine être abusé ;

Mais lui laisser l'innocence

Etait encor plus aisé.

Honte à toi ! tu fus la mère

De mes premières douleurs,

Et tu fis de ma paupière

Jaillir la source des pleurs !

Elle coule, sois-en sûre,

Et rien ne la tarira ;

Elle sort d'une blessure

Qui jamais ne guérira ;

Mais dans cette source amère

Du moins je me laverai,

Et j'y laisserai, j'espère,

Ton souvenir abhorré !

Published by DENIS - dans POEMES
commenter cet article
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 17:59
Eté rouge de Daniel Quirós (L'aube - noire)

Eté rouge de Daniel Quirós   (L'aube - noire - novembre 2015 - 214 pages)

Traduit de l'espagnol (Costa Rica) par Roland Faye

(Première édition France L'aube 2014)

Titre original : Verano rojo (2010)

---------------------------------

Lire un polar du Costa Rica n'est pas fréquent. Et celui-ci est le premier roman de l'auteur, Daniel Quirós, né en 1979. Il vit à présent aux USA où il enseigne la littérature espagnole à l'université. Depuis, il a publié un deuxième roman également traduit et publié aux Editions de l'Aube "Pluie des ombres".

 

Le roman se passe entièrement au Costa-Rica à la fin des annéés 2000. L'éditeur nous rappelle que ce pays est considéré comme la "Suisse de l'Amérique Centrale" mais que ce roman montreles travers d'une société tournée vers le tourisme mais qui a connu les secousses des grandes révolutions dans les pays voisins, dont le Nicaragua.

 

 

Don Chepe a pris assez tôt sa retraite d'assureur et vit près de la mer. Il va souvent à Tamarindo, la grande ville la plus proche et il s'attarde au café tenu par une argentine un peu excentrique mais passionnée comme lui par les livres. Elle a monté une petite bibliothèque de prêt qu'il apprécie particulièrement. Mais ce matin il apprend son assassinat, va sur la scène de crime au bord de la plage où on peut voir des traces de pneus de gros 4x4. Ensuite il va veiller le corps et se rend à l'inhumation le lendemain. Il apprend alors qu'il a hérité des livres de l'argentine et d'une clé dont il ne sait pas quelle porte elle peut ouvrir.

L'employée du bar lui dit que l'argentine avait eu des soucis avec deux sales types qu'elle avait fait mettre en prison pour quelques jours.

Parmi les photos et papiers plutôt difficiles à démêler pour en saisir le sens il se pourrait qu'elle ait fait partie du groupe qui aurait essayé d'assassiner le dictateur argentin en 1977 et qu'elle soit allée se réfugier au Nicaragua sandiniste.

Et qui pourrait s'être vengé plus de 30 ans après?

Don Chepe et Gato, le flic du coin suivent deux suspects qui tournaient autour de l'argentine et sous la menace l'un avoue avoir été payé pour dire à un inconnu quand elle sortirait du bar. Et c'est cette nuit-là  qu'elle a été assassinée.

L'assassin était allé à l'hôtel cette nuit-là et Don Chepe obtient juste de savoir que l'homme avait un accent ce qui fait de lui un étranger. 

Don Chepe reparle à dona Rosa et lui montre une des photos léguées par l'argentine. On y voit une plage où elles sont allées. Et il apprend que lorsqu'elle est allée là-bas elle a laissé une mallette à la soeur de dona Rosa. Mais quand il retourne à sa voiture il voit un pneu crevé et peu après il est assommé et se retrouve à l'hôpital.

Il parvient tout de même à récupérer la mallette et y trouve un article récent sur un attentat perpétré il y a 25 ans contre Pastora un ancien sandiniste passé dans le camp adverse. Les auteurs de l'attentat n'ont pas été identifiés mais un journaliste suédois est revenu enquêter et témoigner devant un tribunal car il était présent lors de l'attentat qui avait fait quelques victimes, sans tuer Pastora.

Il finit par retrouver le journaliste suédois Olsson qui connait l'identité du terroriste, Gandini, qui se faisait passer pour photo-reporter.

Il voit ensuite une juge qu'il connaît depuis longtemps et qui lui dit que Gandini pourrait ne pas être mort et que l'attentat aurait pu être commandité par la CIA.

 

Imbrogrio politique à dénouer. L'auteur, dans une note en fin de volume nous dit que le fonds politique de son roman est inspiré de faits réels. L'attentat contre Eden Pastora, leader sandiniste connu sous son nom de guerre Commandant Zero, a bien eu lieu en 1984.

 

Un roman qui se lit avec plaisir, bien écrit et dont les aspects politiques ne sont pas rébarbatifs pour le lecteur. Je connaissais un peu l'histoire de la révolution sandiniste qui avait conduit à la destitution du dictateur Somoza. Ceci m'a quelque peu aidé à mieux cerner les enjeux géopolitiques de la région. Mais ce n'est pas une gêne de ne pas la connaitre, à mon avis.

 

Un livre à lire pour aller vers ces contrées bien peu connues et mises en scène en littérature.

 

Bonne lecture

 

Denis

 

Eté rouge de Daniel Quirós (L'aube - noire)
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 18:19
Zorah sur la terrasse d'Abdelkader Djemaï (Le Seuil)

Zorah sur la terrasse  - Matisse à Tanger d'Abdelkader Djemaï

(Le Seuil - mai 2010 - 125 pages)

----------------------------

L'auteur, Abdelkader Djemaï (né à Oran en 1948), est l'auteur de nombreux récits et romans. Il a notamment écrit un "Camus à Oran" que je n'ai pas encore lu mais que le camusien que je suis ne pourra qu'apprécier. Il vit en France depuis 1993. ​Dans ce récit il met en scène ses souvenirs d'enfance à Oran et ceux de son gran-père qui est allé à Tanger, tout comme Henri Matisse.

 
 

C'est le lundi 30 janvier 1912 qu'Henri Matisse et sa femme Amélie débarquent à Tanger sur recommandation de leur ami, le peintre Albert Marquet. Le temps est exécrable avec pluie et vent pour les accueillir dans cette ville réputée "sulfureuse".

Matisse était venu en Algérie en 1906 mais n'est pas très familier avec la culture "orientale" qu'il va représenter toutefois dans ses tableaux.

Sa femme va rentrer en France fin mars mais Henri va rester encore un peu, inspiré par ces lieux pour continuer à y dessiner et peindre , le temps étant redevenu clément depuis début mars.

On ne sait rien ou presque de Zorah sans doute âgée de douze ans quand Matisse l'a rencontrée. Elle devait être farouche refusant de poser en modèle même si elle était déjà prostituée.

Il va peindre trois fois Zorah lors de ses deux séjours le second débutant le 8 octobre 1912 : un tryptique avec Zorah assise, Zorah debout et Zorah sur la terrasse.

Les décors de ses tableaux sont très sobres car ces jeunes prostituées  lieu de repos entre deux clients.

 

Ce livre est très court mais permet de s'imprégner de l'ambiance de vie à Tanger au début du XXe siècle avant que la ville ne devienne la ville des artistes et écrivains.

 

L'auteur s'adresse à Matisse, comme s'il lui écrivait une lettre.

 

Page 69 : "La première fois que vous faites connaissance avec Zorah elle ne vous apparait pas comme une odalisque flamboyante ou une madone des pauvres, même si certains critiques et historiens de l'art diront, en voyant  "Zorah sur la terrasse", qu'elle avait, en occupant la place centrale de votre Trytique marocain, l'air d'une icône. Dans un entretien repris dans "La Chapelle de Vence. Journal d'une création", vous déclarez à son propos :"On aurait dit une petite sainte".

 

Si vous aimez Matisse, n'hésitez pas à lire ce livre bien écrit en plus, et qui met aussi en "confrontation" la vie de sa famille en Algérie et au Maroc avec ce séjour de 1912-1913. 

 

Bonne lecture 

Denis

 

 

 

 
 
 
 
 

 

Zorah sur la terrasse d'Abdelkader Djemaï (Le Seuil)
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 19:21
Lettre à Jimmy d'Alain Mabanckou (Points/Seuil)

Lettre à Jimmy d'Alain Mabanckou

(Points-Seuil - 190 pages - janvier 2009)

Première édition Fayard - 2007

-----------------------------------------

 

James Baldwin (1924-1987) est né, noir et nègre, sans savoir qui a été son père biologique. C'est David Baldwin qui va lui donner son nom en se mariant avec sa mère. A eux deux ils vont amener une fratrie de neuf enfants.

Pasteur, David transmet à Jimmy sa foi et de 14 à 17 ans James va se faire prédicateur. Mais il n'a pas envie, comme son père adoptif, d'avoir une haine farouche des blancs. Et la religion l'ennuie profondément car ce n'est pas par ce biais que les noirs vont s'émanciper.

David meurt en 1943 bien esseulé et incompris dans sa paranoïa.

James a découvert son homosexualité et son goût pour la littérature au lycée. Mais les USA sont malsains pour les noirs dans l'après-guerre où la ségrégation est plus que jamais active. C'est ainsi qu'il décide de quitter son pays et il arrive à Paris le 11 novembre 1948.

Richard Wright (1908-1960) va être son modèle d'écrivain noir américain et sans se l'avouer il va être une des causes de son départ pour Paris où il espère le revoir, lui qui l'avait aidé et encouragé à devenir écrivain.

Cependant dès ses premiers articles en France il s'en prend à l'oeuvre de Wright qu'il considère comme non fidèle à la vie réelle des noirs.

Il dit que l'art a un "devoir de violence" qu'il ne retrouve pas dans les textes des auteurs noirs.

James Baldwin n'a jamais été un "bon nègre".

En 1963 il retourne dans son pays et participe au meeting de Martin Luther King où celui-ci a déclaré son "I have a dream".

Il  défend la cause noire dans un livre et une pièce de théâtre  quand la justice est ségrégationniste, au nom de la justice. Et là encore il est incompris de ses compatriotes.

Autre incompréhension : L'antisémitisme des noirs vis-à-vis des juifs. Bien qu'exilés les juifs ont tout de suite eu leur place devenant propriétaires à Harlem par exemple, exploitant les noirs salariés ou locataires. Baldwin en a fait état dans son autobiographie, à titre documentaire, sans en faire pour autant une apologie de l'antisémitisme mais encore une fois sa pensée a été trahie.

Sa dernière demeure a été Saint Paul de Vence la patrie des artistes. Mais quand il est arrivé il était le "nègre". Il a fini par être adopté par les voisins et il est devenu "Jimmy".

 

C'est ainsi qu'Alain Mabanckou a écrit cette "lettre à Jimmy", pour rendre hommage à l'écrivain noir américain James Baldwin, incompris en son temps. En quelque sorte il le réhabilite aux yeux des américains, ses principaux "ennemis" et le fait mieux connaitre aux français d'autant qu'il a passé de longues années en France sans y trouver la reconnaissance pour autant.

 

Le mieux, après avoir lu cet essai, serait de lire l'oeuvre de James Baldwin.

 

Et puis, cet essai est également une réflexion sur la "négritude", chère à Aimé Césaire et a Alain Mabanckou qui en a fait le thème de ses cours au Collège de France en 2016.

 Les noirs sont "nés" en Afrique, beaucoup ont été transférés dans les pays occidentaux dont les Etats-Unis, comme esclaves, mais leur culture trouve ses origines sur cette terre des origines, ce qui ne parait plus évident aujourd'hui, avec le temps qui est passé.

 

Une approche intéressante de James Baldwin et des USA des années 1950-1970.

 

Bonne lecture

 

Denis

 

 

 

 

 

Lettre à Jimmy d'Alain Mabanckou (Points/Seuil)
Lettre à Jimmy d'Alain Mabanckou (Points/Seuil)
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 18:15
Ainsi vint la nuit d'Estelle Surbranche (La Tengo)

Ainsi vint la nuit d'Estelle Surbranche

(La Tenga - 350 pages - mars 2015)

-----------------------------

Un roman très rythmé où le lecteur tombe vite en addiction de lecture, bien moins nocive que la consommation de cocaïne très pure qui va "tomber du ciel" même si elle arrive par la mer pour ceux qui vont en goûter dans ce livre. Elle aura un goût amer pour plusieurs d'entre eux.

 

"Ainsi vint la nuit" est le premier roman d'Estelle Surbranche aux multiples facettes : journaliste, surfeuse à ses heures, DJ... et romancière.

 

 

Nathalie a survécu à la guerre en Croatie et elle se trouve confrontée en septembre 2003 à de la perte de drogue à cause de marins espagnols qui ont jeté cette drogue à la mer quand la police est venue arraisonner leur navire. L'organisation est furieuse ce que montre Nathalie en martyrisant un des matelots.

Romain et Matthieu en vacances à Biarritz font du surf. Et ils découvrent des paquets de drogue parmi ceux qui ont été jetés à la mer. Ils décident de la garder et des amis parisiens qui se droguent pourront les mettre en rapport avec des vendeurs. Et leur grand ami Alex accepte de revendre cette came haut de gamme.

Gabrielle est chargée de l'affaire.

Quant à Nathalie elle a retrouvé un des dealers de Biarritz, Thomas qui parle alors d'un parisien, Matt que sa copine Amélie connaît.

Et quand Gabrielle retrouve aussi les traces de Thomas c'est pour le  voir mort, émasculé et sauvagement assassiné.

Nathalie a tué Thomas et un peu plus tard Amélie la copine de Thomas après qu'elle lui eût donné le nom et le numéro de téléphone de Matthieu. 

Gabrielle en venant chez Thomas avait croisé une fille à peu près à l'heure du crime. Elle voudrait la retrouver. Le portrait-robot approximatif qu'elle a fait d'elle n'a pas donné de résultats.

Romain est devenu accro de la came et a blessé Charlotte avant de se faire insulter par Nicole qu'il a voulu draguer quand elle a dit qu'elle voulait quitter Alex.

Gabrielle a enfin trouvé trois jeunes camés qui peuvent lui parler de Nicole même s'ils ont peu d'informations sur elle, partie de Biarritz depuis au moins trois mois.

Nathalie a fini par voir arriver Matthieu chez ses parents..

 
 

Aller-retour entre Paris et Biarritz pour une enquête haletante et qui va durer environ 4 mois. Qui gagnera entre Gabrielle et Nathalie, la dure, la traumatisée de la guerre des Balkans? Ces jeunes étudiants de leur côté vivent un "rêve" sans trop comprendre que cette drogue vaut de l'or et qu'elle ne leur appartiendra jamais.

 

Un très bon premier roman, bien écrit et bien construit. Comme dans de nombreux romans policiers, l'auteure situe dans le temps et dans l'espace chaque chapitre, avec un léger décalage sur le temps de la narration entre Paris et Biarritz.

 

Une belle lecture pour moi.

 
Denis

 

 

Ainsi vint la nuit d'Estelle Surbranche (La Tengo)
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 18:35
Fais pas ta rosière ! de Raymond Chandler (Folio - policier)

Fais pas ta rosière ! de Raymond Chandler (Folio policier - 284 pages)

Traduit de l'anglais (USA) par Simone Jacquemont et J.G. Marquet en 1950

Titre original : The Little Sister (1949)

--------------------------------------

Je viens de lire que le roman a été retraduit intégralement en 2013 pour le recueil "Les enquêtes de Philip Marlowe"chez Gallimard - collection Quarto et enfin sous le titre "La petite soeur". Honnêtement, si vous lisez ce livre privilégiez la nouvelle traduction par Cyril Laumonier. Il fallait dans ces années 50 publier ces romans policiers venus des USA dans la "configuration" série noire avec titre accrocheur et langage quelque peu "arrangé" pour coller aux standards de la collection de Gallimard. C'est démodé, sans intérêt et il aura fallu attendre plus de 60 ans pour se rendre compte que le titre et le texte n'étaient pas "conformes" aux intentions de l'auteur. Folio policier dans les années 2000 et peut être encore maintenant ose publier cette "Rosière !".

 

Cela a contribué à ce que ce roman ne réponde pas vraiment à mes attentes de lecteur. Je ne suis pas "snob" mais je ne me suis pas senti à l'aise dès lors où il y a trop de largesses avec la traduction. L'article ci-dessous confirme ce point :

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/polar/20131224.OBS0640/on-a-enfin-retraduit-raymond-chandler.html

 

Passé ce handicap majeur, j'ai tout de même lu ce roman moins connu que "The Big Sleep" (Le Grand Sommeil) qui mettait pour la première fois en scène Philip Marlowe, le détective privé, en 1939. Il reviendra 7 autres fois dans des romans pendant 20 ans jusqu'en 1959.

 

Il a été immortalisé au cinéma par Humphrey Bogart.

 

 

 

Fais pas ta rosière ! de Raymond Chandler (Folio - policier)

Marlowe reçoit l'appel puis la visite d'une jeune femme, Orfanay Quest, qui dit n'avoir plus de nouvelles d'Orrin son frère depuis plusieurs mois et il a quitté son travail c'est tout ce qu'elle sait.

Elle n'a que 20 dollars ce qui est bien peu pour le détective mais il accepte la mission malgré tout.

Il se rend à  la chambre où logeait Orrin et y trouve un patron saoul et Hicks un locataire qui a connu Orrin. Un monde étrange ici au point que Marlowe avant de partir retrouve le patron mort et Hicks évaporé.

Et quand il est appelé par un médecin à venir le voir dans sa chambre d'hôtel, il se rend compte que c'est Hicks mais il est mort à son tour et qui plus est, de la même manière que le patron.

Ceci le mène sur la trace d'une actrice Mavis Weld.

Cette étrange affaire se poursuit avec la visite de deux types bizarres qui veulent lui donner de l'argent pour qu'il arrête cette enquête. Et il revoit miss Quest qui lui dit qu'elle a eu son frère au téléphone ce que ne croit pas Marlowe.

En possession de photos montrant Mavis Weld avec un certain Steelgrave et que détenait Hicks, Marlowe a compris l'importance de ces photos au point de faire deux morts. Et la série risque de continuer...

 

Voici à grands traits l'intrigue du roman où une histoire de famille se trouve mêlée à la "mafia"...

 

​Denis

Fais pas ta rosière ! de Raymond Chandler (Folio - policier)
Published by DENIS - dans LITTERATURE
commenter cet article

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

     

            Envie d'évasion ???

                  Un conseil ,

évadez-vous à travers les livres !!!

 

               

  

  

   

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***

 damouredo.com Carré