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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 21:23

Voici le message que j'ai reçu d'Anick Roschi à l'occasion de la publication de son recueil de poésie cette fin mai 2013 aux éditions "Chasseur abstrait":



 "Nuits de cartons", est un livre de poésie d' Anick Roschi, il sera disponible, en version papier, dès la fin du mois.

4ième de couverture :

Anick Roschi nous présente quelques textes voyageurs déjà publiés dans des blogs et les journaux numériques de la planète . . .
Il puise son inspiration au fil de la grande toile tissée par l’actualité mondiale. Une actualité quotidienne qui interroge le présent, interpelle la mémoire et l’oubli, rappelle notre vulnérabilité face aux grandes blessures humaines. Une prose poétique libérée de ses habituels chemins académiques, une démarche quelque peu hétéroclite, inattendue, à la rencontre de la parole directe, abrupte, parfois irrévérencieuse.

Nous sommes les abeilles de l'Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'invisible. Rainer Maria Rilke

Les images qui parcourent le livre sont de Valérie Constantin.

http://www.lechasseurabstrait.com/chasseur/spip.php?page=ouvrages&auteur=Anick%20ROSCHI

https://www.facebook.com/chasseurabstrait?fref=ts

Cordialement,
Anick

Par DENIS - Publié dans : SALONS - ANNONCES DIVERSES - Communauté : LECTURES PARTAGEES
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 07:00

 

 

 

( Source photo internet )

Par FABIENNE - Publié dans : PENSEES - A MEDITER ... - Communauté : Embellissons nous la vie
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 18:12

 

 

 

Hommage à Georges Moustaki décédé ce jeudi 23 mai 2013 à Nice.

Né le 3 mai 1934 à Alexandrie, il a marqué son temps par ses chansons.

Il a d'abord débuté à Paris comme journaliste avant de rencontrer Georges Brassens, qui l'a fasciné au point d'adopter son prénom pour son pseudonyme.

Il va écrire Milord pour Edith Piaf, et alors sa vocation d'auteur-interprète va pouvoir débuter puisqu'il écrit pour les autres mais aussi pour lui-même.

Que ce soit "le métèque", "Ma liberté" ou "Ma solitude"... autant de succès chantés par lui ou par d'autres, qui marquent son engagement, sa plume alerte et poétique.

Sa "paresse" qu'il affiche lui a valu sans doute aussi pas mal de détracteurs. Mais la poésie, la chanson, n'est-ce pas avant tout un temps de liberté, de réflexion et plus encore de rêve...

 

Voici les paroles de "Ma liberté":

Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'a aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune

Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Toutes tes exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance

Ma liberté
Tu as su désarmer
Toutes Mes habitudes
Ma liberté
Toi qui m'a fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures

Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahi pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière

Et ici le lien vers la video de la chanson interprétée par Georges Moustaki

http://www.youtube.com/watch?v=tvSyS9Q_BvQ

 

Salut l'artiste,

 

Denis

 

 

 

 

 

 

 

Par DENIS - Publié dans : SALONS - ANNONCES DIVERSES - Communauté : Embellissons nous la vie
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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 22:12
 
 
 
Chansons populaires de l'ère Showa de MURAKAMI Ryû
(Editions Philippe Picquier - 198 pages - Août 2011)
Traduit du japonais par Sylvain Cardonnel
Edition originale : Showa kaiyô daizenshuû (1994)
--------------------------------
  
 
Livre lu dans le cadre du challenge Ecrivains japonais 2013 proposé par Adalana sur son blog :
  
Pour ce 5e rendez-vous  en mai, l'auteur proposé est MURAKAMI Ryû.
L'auteur, né le 19 février 1952, est sans concessions dans ses romans. Il parle de violence, de sexe, de drogue... sans épargner ses lecteurs. On pourrait parler de langage "vrai".
Et ce roman rentre indubitablement dans ces récits que MURAKAMI Ryû souhaite mettre à notre "appréciation".
Ce roman est déjà ancien, puisque publié en 1994 au Japon et seulement traduit en France en 2011.
 
Je n'aime pas trop citer les 4e de couverture, mais cette fois-ci, je m'y soumets pour la dernière partie qui résume bien l'ambiance du roman : "Murakami a écrit une fable très noire, en forme d'un karaoké littéraire, jouant avec les références aux mangas, à la culture urbaine et aux chansons japonaises de la seconde moitié du XXe siècle. Un regard d'une lucidité effarante sur une société où seule l'intrusion de la violence donnerait sens à un monde voué à la solitude".
 
Tout est dit ici, pourrions-nous dire? Alors, il fait s'attacher à son fauteuil pour lire ce livre.
6 jeunes hommes se réunissent autour du karaoké, une de leurs passions et la chanson populaire les accompagne dans leurs soirées délirantes.
 
Un soir, l'un d'eux, Sugioka est particulièrement excité et à des pulsions sexuelles intenses qui le conduisent à suivre une femme dans la rue. Il s'approche d'elle mais il ne cherche pas à la violer, il lui plante un couteau dans la gorge, la laissant morte, là, dans la rue. Cette femme, c'est Yanagimoto Midori et son corps a été découvert par Henmi Midori, une amie.
 
Midori, même prénom pour cette amie, car en effet, elles faisaient toutes les deux partie d'une association de 6 femmes "les Midori".
 
Des femmes bien seules qui se rencontrent régulièrement.
 
Page 30 : "Les Midori n'étaient pas en manque de mecs, elles divorçaient, se remariaient, elles ne s'étaient jamais senties abandonnées. Elles n'étaient pas du genre à dépendre de qui que ce soit. Toutes les cinq vivaient très ordinairement, et sans doute parce qu'elles ne savaient pas se montrer affables ou réconfortantes, elles n'avaient pas beaucoup d'amis, et maintenant qu'elles avaient passé la trentaine, elles ne parvenaient à se faire que des amies qui leur ressemblaient".
 
Ces braves dames sans histoire souffrent de cette mort atroce et elles décident de se venger. L'assassin a laissé un indice : un badge gagné à un jeu et les rares vainqueurs notent leur nom. Ainsi, elles retrouvent Sugioki et décident de le tuer. C'est Iwata Midori qui s'attèle à cette tâche ingrate. A bord d'un scotter, elle s'approche du jeune homme et lui tranche également la gorge et s'enfuit. Une étudiante au visage déformé a vu l'assassinat et va en parler aux jeunes gens venus sur les lieux du crime.
 
On comprend alors que les deux clans vont tout faire pour s'exterminer les uns après les autres. Mais pour accélérer le mouvement et essayer d'en tuer plusieurs en même temps, il va falloir des armes plus sophistiquées...
 
Vous aurez compris que ce livre est souvent très difficile à lire, tant la tension est importante. Alors, bien sûr, ilf aut le lire au "second degré" et prendre de la hauteur par rapport aux excès de ces deux clans qui deviennent assoiffés de vengeance, de haine et de violence. Ils laissent tout de même souvent passer du temps entre deux "tueries".
 
Ce qui fait que le livre se lit tout de même avec envie de continuer, c'est que le style est excellent. On sent que l'auteur a travaillé son sujet et sans être un "thriller", le roman montre un suspens évident. Et c'est très bien écrit surtout. La littérature n'est pas toujous faite pour "séduire". Elle doit aussi savoir nous dire les travers de l'être humain, avec la même violence que celle qui est la sienne. C'est bien là un livre sans concessions. Ames sensibles, s'abstenir, oui, mais pas trop... car il ne faut pas non plus vivre en autruche sur sa planête bien "policée" quand la vie autour de soi est "chaotique". C'est pour moi, la grande leçon donnée par MURAKAMI Ruy, dans ce livre et dans son oeuvre plus généralement.
 
Merci à Adalana de nous offrir ces occasions d'approfondir nos connaissances de la littérature japonaise. Elle fera un récapitulatif des livres lus de cet auteur fin mai.
 
Et en juin, c'est le prix Nobel OE Kenzobue qui sera à l'honneur, un immense écrivain japonais, à lire impérativement.
 
Bonne lecture,
Denis
Par DENIS - Publié dans : LITTERATURE - Communauté : LECTURES PARTAGEES
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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 21:45

 

Dames de Californie de Joseph Kessel (Folio - 92 pages)

Première édition : Gallimard 1929

----------------------

 

Après avoir lu le mois dernier Mermoz de Joseph Kessel, dans le cadre du mois consacré à l'auteur pour le challenge que j'anime "Littérature francophone d'ailleurs", et sur demande de quelques bloggeuses, le mois de mai étant également consacré à Joseph Kessel, j'ai lu "Dames de Californie".

 

 

Voici un court récit autobiographique de Joseph Kessel écrit en 1925 et publié en 1929. Il raconte en 90 pages, son voyage aux Etats-Unis, juste après la grande guerre. Il sort de l'expérience de la Sibérie où il est allé comme volontaire. Il a d'ailleurs raconté cette "aventure" dans "Les temps sauvages".

 

 

 

Ainsi, il s'embarque pour New York, où les soldats sont accueillis avec enthousiasme, ce qui n'est pas fait pour lui déplaire quand il s'agit de jeunes femmes...

Page 34 : " Nous n'avions pas le temps de débarquer qu'une foule se ruait vers nous. Journalistes, photographes, opérateurs de cinéma étaient au premier rang. Puis des femmes, des femmes. En blouse de la Croix-Rouge, en tailleurs, en manteaux, vieilles, jeunes, ouvrières, mondaines, toutes criant, riant, tendant vers nous des fleurs, des billets de rendez-vous, des cigarettes, des lèvres."

 

Ensuite, il part pour San Francisco :

Page 44 : "L'après-midi on nous fit visiter San Francisco. Collines qu'escaladaient à chaque instant de petits funiculaires pareils à des chenilles, sordides maisons de bois élevées après le tremplement de terre, brillantes avenues, douce et tiède plage où mourait la houle du Pacifique, quartier chinois plein de secret et de silence, quartier nègre plein de rire et de puérilité, j'essaye en vain de saisir leurs profils, leurs odeurs."

 

 

Et puis, c'est la rencontre de Mary, la femme qui va être celle qui va l'aimer aux USA.

Page 44 : "Il était naturel que Mary me déçût lorsque je la vis. Je n'étais pas amoureux d'elle et il aurait fallu que je le fusse de tous mes sens, de toute mon âme, pour qu'une femme supportât sans en être amoindrie le faix de ma vaste, brûlante et imprécise avidité."

 

D'autres femmes, pour des aventures éphémères, vont cotoyer l'auteur qui prend du bon temps ici, n'hésitant pas à boire aussi plus que de normal. Mais Mary reste pour un moment celle qui marque sa vie et il va tenter de se détacher d'elle en mettant son ami Bob sur la route de Mary... car il sait qu'il va partir, un jour, sans elle. Mais c'est Georgina qui va l'accompagner à l'embarcadère... 

Joseph Kessel se révèle tel qu'il est, franc, direct et il "nous parle" dans son langage imagé, travaillé, que l'on voit à l'oeuvre dans les extraits proposés.

Il avoue dans ce livre s'être intoxiqué avec l'oeuvre de Dostoïevski, un maître pour lui.

Ce livre est à lire pour comprendre aussi ce qu'était la "libération" des soldats au sortir d'un conflit mondial aussi cruel que celui de 1914-1918. Il fallait renaître à la vie et "Dames de Californie" est avant tout cela, et en aucun cas un livre "érotique" de conquêtes féminines...

 

Bref, Joseph Kessel reste un auteur à lire avec délectation, quelque que soit le thème évoqué dans ses livres. Car là encore, avec Teddy ou Bob, l'amitié est un sésame...

 

Livre lu dans le cadre du challenge "littérature francophone d'ailleurs"

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

Par DENIS - Publié dans : LITTERATURE FRANCOPHONE - Communauté : LECTURES PARTAGEES
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