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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 10:34



 Lors de nos vacances en Charente- maritime , nous avons eu le plaisir de visiter la maison de PIERRE LOTI .

















 De l'extérieur , rien ne distingue la maison de Loti des maisons rochefortaises voisines.





 

































A l'intérieur , pourtant , une fois passé les deux premiers salons bourgeois , le visiteur va de surprises en surprise : transporté dans le temps avec les salles Renaissance et gothique








 Dans l'espace avec " la mosquée " ou le salon turc , il découvre dans ce lieu étonnant l'oeuvre cohérente et personnelle d'un individu singulier , écrivain , certes , mais aussi voyageur , officier de marine , artiste ...





                                                                       



                                                                  

                                                          




Avec la mosquée , la chambre arabe et le salon turc , le décorateur rejoint l'auteur d' Aziyadé , d'Au Maroc , de Fantôme d'Orient ou des Désenchantées , qui déclarait : Moi qui , par je ne sais quel phénomène d'ativisme lointain ou de préexistence , me suis toujours senti l'âme à moitié arabe.
La vie et la fiction s'entremêlent ici pour constituer un décor digne des Mille et une Nuits.





                                                             



                             Portrait de Pierre Loti en guerrier ottoman







                           




                                      Vue de la chambre de Pierre Loti





 Les photos de l'intérieur de la maison ont été empruntées sur le net car les photos y sont interdites !







                

 C'est dans le jardin de la maison des Aïeux à Saint-Pierre d'Oléron que repose Pierre LOTI .
         Mais cet endroit , désormais n'est plus accessible au public.

 

 

 

 

 

 

 


Maison de Pierre Loti
141 -143 , Rue Pierre Loti
17300 ROCHEFORT

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 18:10





Cependant les rendez-vous hebdomadaires avec Zola et son cénacle d'amis écrivains, Huysmans, Céard, Hennique et Alexis , se font de plus en plus proléfiques.
Les écrivains se réunissent chaque jeudi dans la propriété de Médan que Zola a pu s'offrir grâce au succès de " L'Assommoir " et , de ces réunions , naît un ouvrage collectif baptisé " Les soirées de Médan ". Six nouvelles ayant pour thème commun la guerre de 1870 répondent aux critères naturalistes.






Flaubert donne son accord pour l'édition. Un volume de vers est publié , qui reçoit aussi un acceuil d'estime , tandis que " Boule de suif ", deuxième nouvelle du recueil après " L'attaque du moulin " de Zola , est un succès fulgurant.
La nouvelle connaît plusieurs éditions parallèles. Maupassant devient célèbre. La grande presse s'arrache ce nouveau talent pour des chroniques ou des feuilletons.
Cependant la joie de l'auteur ne durera qu'un temps. L'élève devenu écrivain , le maître peut s'éclipser.
Le 8 juin 1880 , Flaubert meurt subitement d'une attaque d'apoplexie. Maupassant assume l'essentiel des préparatifs de la cérémonie mortuaire. Il regagne ensuite paris dans une tristesse profonde qui vient ombrager sa toute récente gloire littéraire.
La disparition de Flaubert l'affecte profondément au point de se sentir abandonné de son père.
Plus personne ne sera en mesure de l'aider , de le guider. Maupassant doit à présent assumer seul sa carrière.
Maupassant tarde à faire le deuil de son ami et ses écrits s'en ressentent.
Mais après un douloureux isolement de quelques mois , sa plume reprend son rythme qui , très vite , devient frénétique.

Entre ses nombreux articles , ses contes et nouvelles publiés à une fréquence quasi quotidienne dans les plus grands journaux , Maupassant gagne suffisamment sa vie et se fait mettre en disponibilité.
Mais sa santé qui semble s'aggraver l'inquiète de plus en plus. Il repense à Flaubert qui, avant de disparaître , lui sommait de consulter un médeci au plus vite afin d'anéantir tous les signes dérangeants qui l'affectaient.
Maupassant quitte la rue Clauzel et emménage au 83 Rue Dulong , dans le quartier des Batignolles. C'est là , en 1881 , qu'il écrit " La Maison Tellier " ( premier recueil de nouvelles dont la très célèbre " Une partie de campagne ") qui sera publiée la même année et qui connaît aussitôt un vif succès.





La Maison Tellier se situe à Fécamp " derrière l'église Saint- Etienne " , elle n'est autre que le reflet des " maisons " que Maupassant fréquente assidûment.
Dès lors le débit s'ccélère encore. Un an plus tard est publiée " Mademoiselle Fifi ", l'histoire d'une prostituée qui , comme son aînée " Boule de Suif " , est confrontée à l'ennemi prussien.



Il se rend en Bretagne et y suit l'itinéraire de Flaubert et de Maxime du Camp dans " Par les champs et par les grèves ".

A SUIVRE ...
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 09:00














Portrait de Jean - Jacques ROUSSEAU  en 1753

Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois de langue française. Il est l'un des plus illustres philosophes du siècle des Lumière, bien que son œuvre philosophique et son tempérament l'aient souvent opposé au rationalisme des Lumières ainsi qu'à quelques-uns de ses éminents représentants. Ses travaux ont influencé grandement l'esprit révolutionnaire français. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l'homme, la société ainsi que sur l'éducation. La philosophie politique de Rousseau se situe dans la perspective dite contractualiste des philosophes britanniques des XVII è et XVIIIe siècles, et son fameux Discours sur l'inégalité se conçoit aisément comme un dialogue avec l'œuvre de Thomas Hobbes.







Jean - Jacques ROUSSEAU - Ermenonville Juin 1778




 Et nous voilà dans le Parc Jean -Jacques ROUSSEAU
Une très belle ballade que nous avons faite le dimanche de Pâques

















































Le pont de la Brasserie



Ce pont , près de l'ancienne brasserie à bières , est caractérisé de la philosophie de Girardin qui proscrit toute surface plane et préfère les aspérités et les accidents du relief.














 











Voici le temple de la philosophie




Cette fabrique est le symbole de la connaissance humaine. dédiée à Michel de Montaigne , les colonnes qui soutiennent l'édifice portent les grands noms de la connaissance moderne.
Ce temple est volontairement  laissé inachevé , montrant que la vérité reste toute entière à construire.
L'absence de voûte et de toit signifie que les connaissances humaines n'ont pas de limites et qu'elles peuvent s'étendre jusqu'à l'infini étoilé ...






























 Le tombeau de Jean - Jacques ROUSSEAU situé sur l'île des peupliers au milieu du parc



 Le tombeau est l'oeuvre du sculpteur Lesueur , il ne contient plus les restes de l'homme de la nature et de la vérité.
En 1794 , la Convention décrète leur transfert au Panthéon où il repose désormais aux côtés de son vieil ennemi Voltaire.











Vue du tombeau de Jean- Jacques Rousseau avec dans le fond le chateau d' ERMENONVILLE










 


   Quelques photos prises de ci de là lors de notre ballade





La grotte aux ossements



Au moment des travaux , le marquis fit une étonnante découverte : pièces de monnaies et espingoles rouillées datant des guerres de religion.
A la fin du XIX è siècle , d'autres fouilles mirent  au jour des pierres polies remontant à l'âge du néolithique. 











                                                                                           Le Dolmen



Cette fabrique impressionnante vous invite à une méditation dans un cadre ancestral. Les dalles de pierre furent extraites des carrières de grès voisines , et certainement tractées comme à l'ancien temps.










                                                                          
                                         Le tombeau de l'inconnu



Derrière les fougères , sur les hauteurs , se cache la tombe d'un jeune homme qui mit fin à sa vie par dépit amoureux. Emu , le marquis de Girardin lui érigea une stèle à sa mémoire.








 

                                                                     
                                    Denis devant l' autel de la rêverie


Venez à cet autel vous accouder , et ainsi vous laisser bercer par vos songes et l'imagination qu'inspire d'ici la vue du lac. Rousseau , particulièrement séduit par cet endroit intimiste , disait qu' " il incite à la rêverie ", et Girardin s'empressa de faire graver sur la pierre : " A la rêverie ".









                                                                              

                                                                        Voici le théâtre de verdure



D'une forme presque similaire aux amphithéâtres , cet endroit était réservé aux pièces et aux divertissements les plus variés. Les jardins d'Ermmenonville avaient cette spécialité d'être un grand lieu de fête , comme en témoigne le Beursaut , où l'on tirait à l'arc et que vous pouvez admirer sur la photo ci-dessous.








 
Le Beursaut










                                                                                      Le château d'eau



Cette construction remonte à la fin du XIX è siècle , quand Madame Blanc , riche épouse de celui qui fonda les casinos de Monte - carlo , racheta à la dernière branche des Girardin , le château et le parc.
D'architecture néogothique avec ces créneaux et ces gargouilles , cet édifice était pourtant fonctionnel. 








" Le jardin , le bon ton , l'usage
Peut-être anglais, français , chinois ;
mais les eaux , les prés et les bois ,
La nature et le paysage ,
Sont de tout temps , de tous pays :
C'est pourquoi , dans ce lieu sauvage ,
Tous les hommes seront amis ,
Et tous les langages admis. "

René de Girardin












J'espère que vous avez aimé cette petite ballade dans le Parc Jean-jacques ROUSSEAU







FABIENNE

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 14:20






Sous le pseudonyme de J. Prunier , il fait publier un conte fantastique , " La main d'un écorché ", qu'il donne à l'Almanach de Pont - à - Mousson.
Le souvenir obsédant , longtemps ressassé , de sa rencontre avec le poète anglais , a finalement porté ses fruits. en mars 1876 , après un séjour à Antibes où la côte le séduit considérablement , il utilisera un autre pseudonyme pour faire publier dans La République des lettres de Catulle Mendès , le poème " Au bord de l'eau ".
A Paris , dans un restaurant du quartier de Saint - Lazare , le 16 avril 1877 , se réunissent Maupassant, flaubert , Zola , Cérard , Hennique et Huysmans autour d'un repas qui marque le début du naturalisme.
A la fin de l'année , Maupassant songe sérieusement à se mettre à la rédaction d'un roman qui verra le jour environ six années plus tard , sous le titre de " Une vie ".

 

Guy de Maupassant's A Woman's Life par sappho's heartache



D'autre part , au ministère de la Marine , on commence à se plaindre de cet employé " qui bâille sur ses dossiers ". Cependant , malgré une apparente robustesse , sa santé fragile suscite une attention pârticulière de la part de ses supérieurs hiérarchiques.
Sur leur demande , il est envoyé en cure à Loèche , un endroit connu pour le traitement des maladies vénériennes.
Le diagnostic est réellement annoncé : Maupassant est syphilitique et il s'amuse de son sort. dans une lettre à son ami Robert Pinchon , Maupassant écrit : " J'ai la grande vérole , enfin, la vraie , pas la misérable chaude - pisse, pas l'ecclésiastique christalline , ..., non , la grande vérole , celle dont est mort François Ier. Et j'en suis fier , ..., j'ai la vérole , par conséquent je n'ai plus peur de l'attraper ".
Un cynisme pareil à celui des ses contes , tel que LE LIT 29 ( 1884 ) où Irma la prostituée tue les officiers prussiens en leur donnant délibérément la syphilis.
Il a droit à deux mois de congés durant lesquels mûrissent des dizaines de pages. De retour à la vie normale , grâce à l'appui de Flaubert , ami du ministre Agénor Bardoux , maupassant réussit à intégrer le ministère de l'Instruction publique.
D'abord ravi de ce changement , il se plaint rapidement de la lourdeur du travail qui lui est confié : " je marche et j'écris du matin au soir ; je suis une chose obéissant à une sonnette électrique ".
Insatisfait de la rue Moncey , Maupassant s'installe au 19 , rue Clauzel , dans une maison où de charmantes colocataires viennent régulièrement l'aider à passer le temps.
Ses ennuis de santé se manisfestent , des troubles oculaires et une hyper - sensibilité au froid se font de plus en plus présents et de moins en moins supportables.
Ils nécessiteront bientôt des séjours fréquents au soleil.
Il publie un article le 28 octobre , intitulé Gustave Flaubert , dans La République des lettres. mais , en décembre , il connaît quelques soucis avec la justice. En effet ,le poème publié dans La République des lettres en 1876 sous le titre " au bord de l'eau " est repris sous sous le titre de Une fille dans la revue moderne et naturaliste , et vaut à son auteur une comparution devant le parquet d' Etampes pour immoralité.
Flaubert , qui revit dans cet ordre de comparaître le procès qu'il essuya à la parution de " Madame bovary " , intervient aussitôt pour conseiller au mieux son protégé.
Le 14 février 1880 , Maupassant se rend à Etampes , et le procureur général finit par prononcer un non - lieu le 26 octobre.
Puis , viennent les premiers succès , suivis de dix ans d'activité littéraire intense de 1880 à 1890.
1880 apparaît comme l'année de la consécration de Maupassant . Jusqu'alors , Flaubert , qui a toujours encouragé la vocation littéraire de son jeune disciple , lui conseillait vivement d'écrire sans discontinuer et lui interdisait toute publication. Le jeune poulain n'était pas encore prêt et ses maladresses nuiraient à sa future carrière.





Flaubert et Maupassant


A suivre ...



 

FABIENNE

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 13:30


Le 11 avril dernier, nous avons visité la maison de CHATEAUBRIAND , située à Châtenay - Malabry







Portrait de Chateaubriand










En 1807, Chateaubriand , rentre de son itinéraire en Terre Sainte. Il a rompu avec Napoléon , et décidé de s'installer avec son épouse Céleste dans un lieu " désert " , dénommé la Vallée - aux - Loups.
Il transforme la maison de jardinier construite au XVIIIè siècle , la pare d'un portique soutenu par deux cariatides de marbre blanc , et décore la façade nord dans le style troubadour.























Dans cet hermitage bientôt célèbre , il commence les " Mémoires de ma vie ", rédigés dans la tour dite " Velléda "
 et qui deviendront un jour les " Mémoires d'outre - tombe ", publie Les Martyrs , l'Itinéraire de Paris à Jérusalem et écrit Les Aventures du dernier Abencérage...
En 1818 , ruiné par la Restauration qu'il avait servie , il est contraint de vendre son domaine , qui passe entre les mains de Mathieu de Montmorency , ami de Juliette Récamier , familière des lieux , puis de la famille La Rochefoucauld , qui la cèdera au début du siècle au docteur Le Savoureux , psychiatre et chateaubriandiste fervent.







 La Vallée renaît , alors fréquentée par des écrivains , des hommes politiques et des artistes , Paul Léautaud , Paul valéry , le peintre Fautrier , Edouard Herriot , etc...
Rachetée en 1972 par le département des Hauts - de - Seine , restaurée avec soin , la Maison de Chateaubriand , ouverte au public depuis 1987 , a renoué avec cette tradition littéraire de son fondateur , associant patrimoine et littérature , mémoire et création.
Elle accueille des chercheurs et s'ouvre à un public de plus en plus large.







 Planté par Chateaubriand , le parc est un " miroir " de sa Bretagne natale et de ses voyages en Amérique , en Méditerranée , et se mêle intimement à ses oeuvres romanesques : catalpa , cyprès chauve , tulipier et magnolia d'Amérique , platane de la  Grèce , etc...
Planté autour d'un grand tapis vert , il évoque , en un voyage immobile , le nomade Chateaubriand.
Du printemps jusqu'à l'automne , crocus, cardamines , anémones sylvie , rhododendrons pontiques , colchiques , se succèdent dans leur floraison.
Vivant herbier , ces fleurs sauvages conservent le charme rustique auquel l'auteur des Mémoires d'outre - tombe était si attaché.








































Une petite photo souvenir  " Denis & Fabienne "




 















 



Buste de Chateaubriand dans le vestibule à l'entrée de la maison

avec cette phrase : " Je suis attaché à mes arbres ..."



maison de Chateaubriand par luerna



Ce curieux escalier à doubles branches , provient sans doute d'un brick anglais et c'est Chateaubriand qui le fit ramener et installer.




maison de Chateaubriand par luerna


Un des deux salons , à savoir que ces meubles n'ont pas appartenu à Chateaubriand mais proviennent des la Rochefoucauld , de grandes collections ou de dons.
La vallée restitue l'atmosphère d'une " chartreuse " romantique telle que l'ont connue Chateaubriand puis Madame Récamier de 1818 à 1826.
Le public découvre une maison qui lui semble habitée : tableaux , mobilier , dessins et oeuvres d'art illustrent la double carrière de l'Enchanteur , le génie littéraire et l'homme d'Etat - ministre et ambassadeur - , mais aussi le visionnaire de l'avenir.

Vous pouvez aussi consulter l'article de Denis sur les "lettres à Mme Récamier"






Comment s'y rendre ?
87, rue Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
Tél. 01 55 52 13 00

J'espère que cette visite dans l'intimité de Chateaubriand vous a plue!

Fabienne & Denis

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 07:40
              
              Débuts littéraires sous l'égide de Flaubert ( 1867 - 1880 )






Maupassant arrive à Paris et s'installe rue Moncey , dans l'immeuble où son père vit très modestement.
1870 est une date charnière dans sa vie. La guerre contre la Prusse éclate , Maupassant est mobilisé en juillet. La vie parisienne et ses plaisirs doivent attendre. Pris entre un élan patriotique pour affronter l'ennemi et un mépris prononcé pour la guerre et ses chefs ( qui ne cessent de lui rappeler Yvetot ) , Maupassant tente , tel que décrit Henri Troyat , de " survivre en attendant de vivre ", et Paul Morand le montre pareil à un soldat s'effondrant d'épuisement.
Cette expérience " de seconde classe " finit de grandir le jeune auteur témoin de la désolation , de la débacle et de ces scènes de guerre qui lui inspirent dégoût et horreur. Treize mois de cauchemar qui alimenteront pas loin d'une vingtaine de récits dont ses premières nouvelles ( Boule de suif , La Maison Tellier , La Mère sauvage ...).
Maupassant n'a d'autre hâte que de se trouver un remplaçant.
Ses lettres adressées à sa mère , déjà angoissée de savoir son fils en danger , sont de véritables appels de détresse. mais Maupassant espère toujours une victoire prochaine.
En septembre 1871 , il paie un remplaçant volontaire et quitte l'armée.
Et le 7 janvier 1872 , il adresse une demande à l'amiral Pothuau pour entrer au ministère de la Marine et des Colonies.
Sa demande est refusée par manque de poste. Le 20 février , il la réitère. Le 20 mars , le contre - amiral Krantz , chef d'état - major , informe l'amiral Saisset , passant pour le protecteur de Maupassant , que ce dernier pourra entrer provisoirement et sans percevoir de salaire , au sein de l'administration.
Le 17 octobre , il est nommé surnuméraire à la Direction des colonies et ne perçoit toujours pas de salaire. Cette situation précaire lui vaut de régulières crises de mélancolie.

La situation financière de ses parents lui interdit de reprendre ses études de droit.
C'est ainsi que le 1er février 1873 , Maupassant débute sa carrière de fonctionnaire au ministère de la Marine avec un salaire mensuel de 125 francs et une prime annuelle de 150 francs.
Il est nommé commis de quatrième classe à la direction du matériel.
Très rapidement , il prend en aversion son activité et ne supporte ni ses collègues , ni les contraintes que cet univers médiocre lui impose.
Il en profite alors pour mettre à profit les conseils de Flaubert , il observe son entourage et de ces observations naîtront quelques récits dont " Les Dimanches d'un bourgeois de Paris " (1880).
même s'il commence à se faire une place à Paris , sa Normandie natale , mais surtout Etretat et la mer , lui manquent plus que tout. a défaut d'océan , c'est la Seine qui occupe une bonne partie de son temps libre , où il s'adonne régulièrement à de longues parties de canotage , très présentes aussi dans certains des écrits à venir.
Il fréquente assidûment la Grenouillère , endroit de prédilection des peintres impressionnistes où il connaît une vie de plaisirs intenses. Digne fils de son père , il collectionne les conquêtes féminines , et c'est à cette époque qu'il doit contracter la syphilis ( qui ne sera réellement diagnostiquée que fin 1876 ) , une maladie dont il ignore presque la présence et qui ne l'empêche pas de poursuivre une vie de débauche sexuelle.
Mais ce qui l'intéresse avant tout , c'est l'écriture. Grâce à Flaubert qui passe ses hivers à Paris, Maupassant rencontre les grands auteurs du moment. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Tourgueniev , qui participera plus tard à son succès en Russie , d' Alphonse Daudet , d'Edmond de Goncourt , de Hérédia , Huysmans et d'Emile Zola.








C'est dans la célèbre demeure de ce dernier , à Médan , qu'il est aussi mis en relation avec Cézanne, Duranty , Taine...




                                       
                  Maison d'Emile Zola à Medan


Au départ , il est davantage tenté par le théâtre et , en 1875 , il écrit un drame historique en vers  " La Trahison de la comtesse de Rhume " , qui ne sera publié qu'en 1927.
Le 19 avril , il organise une représentation très privée de sa farce A la feuille de rose , maison turque , dans l'atelier du peintre Maurice Leloir.
Maupassant y met en scène un couple de notables venu de Paris en voyage de noces. L'hôtel dans lequel ils séjournent n'est autre qu'un bordel , où le maître des lieux prétend être le gardien du harem.
Les situations que l'auteur imagine frôlent parfois la pornographie et enchaînent les quiproquos au ton douteux.
Dans le public , composé essentiellement d'un cercle fermé d'amis , se trouve Gustave de Maupassant , admiratif devant les histoires de sexe de son fils , Goncourt , Tourgueniev et Flaubert venu assister à un spectacle qui le réjouit.

A Suivre ...




              Fabienne
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 19:33





Guy de Maupassant


Vues de la maison LA GUILLETTE à Etretat





  








 







 



 L' entrée de la maison avec 2 magnifiques statues d'éléphants










Guy de Maupassant fit installer une caloge, bateau qui ne naviguait plus et qui servait de logement pour son valet . Elle lui servait également de salle d’eau . Il n’en existe plus que 2 à Etretat datant du 19 ème siècle et celle-ci est la plus ancienne.




 Pour plus de renseignements , je vous envoie sur le site du propriétaire de la maison


La Guillette

où vous pourrez découvrir d'autres photos de la maison où vécut Guy de Maupassant ainsi que quelques faits historiques et anecdotes en rapport avec l'écrivain.
Cette maison est en vente , pourquoi pas l'occasion  d'en faire un musée dédié à l'écrivain ...
Cette maison est située non loin du Clos Lupin.











 Fabienne

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 07:00
                
         ETUDES CHAOTIQUES AU SEMINAIRE D' YVETOT ( 1863 - 1867 )



C'est en 1863, après avoir vécu ses douze premières années sous la protection de sa mère , que Guy entre au séminaire d''Yvetot en classe de sixième. En effet , consciente des lacunes de son fils , Laure le Poittevin veut lui donner la meilleure éducation malgré l'appréhension de le voir quitter le foyer et de s'éloigner d'elle.
Mais le rigorisme qu'exige le séminaire est opposé au caractère de l'adolescent. Il tente de s'enfuir à maintes reprises de ce lieu étouffant où la religion prend des allures de discipline militaire.
La mer, les grand espaces et la liberté lui manquent , laissant place à l'enfermement des murs austères et des dortoirs sordides.
Le jeune Maupassant est soumis à un emploi du temps strict et rythmé par l'étude et des heures de prières obligatoires.


 
                                                                           Vue du séminaire d'Yvetot


Maupassant dira à propos du séminaire d'Yvetot : " C'est un couvent triste où règnent les curés, l'hypocrisie , l'ennui... et d'où s'exhale une odeur de soutane qui se répand dans toute la ville. "
De plus , il écrira à son ami Hugues le Roux : " Si loin que je me souvienne , je ne me rappelle pas avoir jamais été docile sur ce chapitre. Tout petit , les rites de la religion , la forme des cérémonies me blessaient. Je n'en voyais que le ridicule."
Maupassant fait figure d'élève indiscipliné qui refuse toute soumission et , pour le plus grand plaisir de sa mère qui désirait ardemment le reprendre sous sa protection , il sera renvoyé en 1867. C'est très certainement de cette expérience que lui vient ce refus de la discipline militaire et de toute forme de soumission à une hiérarchie qu'il connaîtra plus tard.
En 1864, pendant ses vacances passées sur les plages d'Etretat , Maupassant va faire une rencontre qui marquera son oeuvre et notamment ses contes fantastiques.
Le jeune Maupassant , habile nageur , porte secours à un homme au bord de la noyade. de retour sur la plage , il apprend qu'il vient de sauver un éminent poète anglais , Swinburne , qui , pour le remercier , invite le jeune homme à déjeuner dans la villa qu'il partage avec un ami. Ces deux anglais étranges fascinent Maupassant et le décor de la villa le séduit aussitôt. Des ossements , des têtes de mort , des tableaux et des gravures représentant des scènes infernales et une mainpendue au mur lui inspirent quelques pages , notamment " La Main d'écorché " ( 1875 ) , et plus tard " La Main " puis " L'Anglais d'Etretat " ( 1882 ).
En 1867 , il est renvoyé définitivement du séminaire d' Yvetot pour écrits irrespectueux sur ses professeurs. Il termine sa classe de seconde auprès de sa mère et, en octobre , il intègre le lycée de Rouen.
Pendant cette période , il correspond avec Louis Bouilhet , ami de la famille , poète et conservateur de la bibliothèque de Rouen , qui le conduira chez Flaubert à Croisset.

                                                              


                                                     Louis Bouilhet


                   
 
    Pavillon Flaubert à Croisset                                                                              
                                                                                    Gustave Flaubert

Le jeune homme passe alors tous ses dimanches à Croisset en compagnie de Flaubert qui le guide dans la rédaction de ses premiers écrits poétiques et qui lui rappelle sans cesse que le talent " n'est qu'une longue patience " et qu'il faut travailler.
Alors commence son initiationlittéraire , Flaubert lui dicte les principes de l'écriture réaliste. Il lui apprend à regarder , à observer et à disséquer du regard avant d'écrire.
Le retour à la liberté est aussi accompagné de la découverte des charmes féminins.
Maupassant emprunte une voie nouvelle qui s'ouvre à lui , à la découverte des plaisirs. L'attitude de l'adolescent avec les jeunes filles préfigure celle que connaîtra le futur écrivain avec les femmes. L'amour ne peut quitter les sphères du plaisir charnel et éphémère , et la fidélité n'est qu'une illusion tout comme le mariage est un échec.
Le 18 juillet 1869 , Louis Bouilhet meurt et , quelques jours plus tard , Maupassant est reçu bachelier à la faculté de Caen. Son année de philosophie lui aura surtout fait découvrir Schopenhauer dont le pessimisme le marquera profondément. Novembre sonne l'heure du départ pour la faculté de droit de Paris.

A SUIVRE ...



Fabienne
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 08:25
                
                       Enfance en Normandie ( 1850 - 1863 )



Guy de Maupassant

                  

                      

    
            
                     Laure le Poittevin                   


  
                            

                
                                         Portrait de Gustave de Maupassant



En 1821 naissent à Bernay Gustave de Maupassant et Laure le Poittevin , de vieille souche normande , parents de Guy , dont l'union sera célébrée en 1846.
Quatre ans plus tard , le 5 août 1850 , à six heures du soir , naît Henry René albert Guy de Maupassant au château de Miromesnil ... ou à Fécamp ? Une question dont la réponse reste dans le flou. Pour certains biographes , Guy de Maupassant serait né à Fécamp chez sa grand-mère maternelle , au 98 rue Sous- le- Bois, aujourd'hui rebaptisée Quai Guy de Maupassant.
Pour d'autres , l'enfant serait venu au monde en respirant l'air marin qui se dégageait à Miromesnil. Laure le Poittevin aurait voulu donner à son fils un lieu de naissance digne de la particule qu'il allait devoir porter toute sa vie.Un lieu autre que Fécamp , ville puante et écoeurante selon la toute jeune mère déjà débordante d'amour et d'ambition pour sa progéniture.
Une première ambiguïté qui semble , en quelque sorte , justifier celle omniprésente dans sa vie désordonnée , dans sa personnalité caractérisée par un tiraillement permanent , et dans son oeuvre où les personnages apparaissent très souvent déchirés, entre deux mondes.




                                       
                            Château de Miromesnil et Buste de Maupassant







                                 Vue du Quai Guy de Maupassant à Fécamp




Ses premières années , Maupassant les passe à Fécamp au sein d'une famille désunie. Entouré de pêcheurs , au bord de la mer , il aime à contempler les voiliers pour lesquels il vouera une grande passion toute sa vie.
Son père Gustave de Maupassant , est un mari préoccupé davantage par la gente féminine ( il collectionne les maîtresses) que par toute forme culturelle et artistique. C'est un père absent , presque indifférent à la présence de son fils , nullement gêné d'étreindre sa maîtresse sous le regard étonné du petit Guy.
Il prendra une place dans la vie de l'auteur à l'image de l'affection que ce dernier a reçue de sa part.
Sa mère , Laure le Poittevin , lui tient lieu de préceptrice , elle l'initie aux lettres et lui fait découvrir les textes de Flaubert , ami de la famille , et de Shakespeare.
C'est une femme à l'allure sévère , extrêmement cultivée , qui fait preuve d'une grande sensibilité pour les lettres , ce qui lui vaut l'admiration de ses proches. Mais elle est aussi une femme excessive , en tout. Son comportement frôle très souvent l'hystérie , elle est fréquemment victime de crises de nerf qu'elle laisse éclater sans se soucier de savoir si son fils y assiste.
Le jeune Maupassant est le témoin de nombreuses disputes conjugales qu'il regarde dans l'angoisse et l'anxiété. Sa mère , furieuse , hurle tout son mépris à son époux infidèle qui répond aux insultes par l'indifférence et le silence.
Elle couvre cependant son fils d'un amour envahissant et , même à l'arrivée du second , Hervé le " bon à rien " , sa tendresse pour Guy ne fait qu'augmenter. De ces deux comportements diamétralement opposés , il gardera une passion immense pour la littérature et un amour des femmes assez particulier. ces scènes de ménage l'auront marqué jusqu'à voir dans le mariage l'acte le plus absurde qu'il soit , réduit à son stade le plus primaire , " partager les humeurs le jour et les odeurs la nuit " se plaît-il à dire d'un ton provocateur , et dans l'enfantement , l'acte le plus dégoûtant.
En 1854 , la famille s'installe au château de Grainville - Ymauville , près du Havre , des lieux qui reviennent dans les contes paysans. Le château servira d'ailleurs de décor à son premier roman.
En 1856 naît Hervé , son frère , le " laissé pour compte " vite oublié de Laure , qui comme lui souffrira de troubles mentaux et finira sa vie dans un asile.
Dès 1858 ses parents décident de se séparer à l'amiable et Laure a la garde de ses deux fils. Elle les emmène dans sa propiété d'Etretat , Les Verguies.



                                               
                                           Propriété  " LES VERGUIES " à Etretat

                                    

                                                     


A SUIVRE ...

Fabienne
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 12:00



Comme promis , voici quelques photos de la Maison Vacquerie , qui abrite le Musée Victor Hugo et que j'ai faites fin décembre 2008 , lors de notre visite à l'expo
"Victor Hugo et la musique ".
Ce musée se situe à Villequier en Seine Maritime.







Vue de la Seine à Villequier en nous rendant au musée







La Seine est triste face à la maison Vacquerie : un paysage sans relief, des rives de béton.
Elle est d’autant plus triste depuis le 4 septembre 1843. Ce jour-là, la barque de Léopoldine Hugo, dix-neuf ans, et Charles Vacquerie, son mari depuis sept mois, est emportée par un brusque coup de vent alors qu’ils reviennent de Caudebec-en-Caux. Pour Hugo, le malheur n’arrive qu’une semaine plus tard, à la lecture du Siècle. Le 9 septembre, Alphonse Karr y a décrit l’accident. Le 10, Hugo lit l’article annonçant la mort de sa fille à Rochefort, où il séjourne avec son amante Juliette Drouet. 




             Plaque en souvenir du drame de la noyade de Léopoldine & Charles




                                   





                                   

                             Et nous voici , à présent devant le Musée Victor Hugo





              


 


Hugo n’a fait que de brefs séjours à Villequier : fin septembre 1846, pour se recueillir sur la tombe des jeunes mariés, début octobre 1847, septembre 1879, septembre 1882. En 1856 paraissent Les Contemplations, inspirées par la mort de Léopoldine.

 




            








             




   


    
Statue de pierre , genre sphinx avec le visage de Léopoldine , il y en a 2 devant la maison .
     
 

 





    




Visage de la statue de pierre représentant Léopoldine




   Léopoldine HUGO
Paris, 1824 - Villequier, 1843









Buste d'Adèle, femme de Victor Hugo 








Portrait de Victor Hugo




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Vues à l'intérieur du musée


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Poème  de Victor Hugo à Léopoldine


Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.






Petite visite  en vidéo du musée




   

A savoir que les tombes de la famille Hugo situées à Villequier ont été classées   "MONUMENTS HISTORIQUES"  

   
Et qu'un salon du livre , réunissant une vingtaine d'éditeurs & écrivains se tiendra au Musée Victor Hugo de Villequier , le w-e des 21 & 22 février 2009.







Et je terminerai par quelques citations de Victor Hugo :


 " Pour qu’un livre se vende bien, il faut qu’il y ait une belle fille sur la couverture,  et il se vendra d’autant mieux qu’il y aura moins de couverture sur la belle fille ! "

" La rue est le cordon ombilical qui relie l’individu à la société."

" L'amour est une mer dont la femme est la rive. "

" La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder. "

                      " La poèsie n'est pas un ornement elle est un instrument.  "

             " L'écrivain véritable doit contenir la somme des idées de son temps ."

                   "   La nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruit. "




 



Je vous rappelle également que mon mari avait fait un article
" RETOURS A HUGO " - VILLEQUIER
paru sur notre blog le 25/12/2008
qui vient en complément de celui-ci .


                                                                           Fabienne

                        
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