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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 19:37


Je continue à vous présenter les poèmes de Michel Frostin , ce monsieur de 91 ans qui a toujous aimé écrire et qui a édité un recueil de poèmes " Quatre saisons " sorti en 2008 aux Editions du Scribe d'Opale / Fos sur Mer , dont j'avais déjà eu le plaisir de vous en parler sur notre blog.










Ode à Venise


Oh Venise !

Ville éternelle,

Tu as comblé mes voeux;

Tois si vieille

Et pourtant si belle,

Tu es bénie des dieux.

Tes canaux, tes ruelles

Ont ravi mes yeux.

 

Oh Venise !

Ville envoûtante,

Tes églises , tes muses

Nous enchantent

Et tes fiers gondoliers

Ont des voix troublantes.

 

Oh Venise !

Je n'ai qu'un désir,

Sur ta lagune ... revenir.



Michel Frostin

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 08:00








Ta voix

J'aime entendre ta voix
Elle me fascine et me séduit
Douce comme une caresse
Mon esprit en est attendri.


J'aime entendre ta voix
Je reste pantois pour écouter
Cette musique divine
Qui m'étreint à pleurer.


J'aime entendre ta voix
Je ferme les yeux
Sans parler , rester muet
Pour écouter ce chant délicieux.



J'aime entendre ta voix

Jusqu'à la fin du jour

Je resterai à genoux

Pour t'entendre parler d'amour.


Michel FROSTIN

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 07:00





Aimons toujours ! Aimons encore !...


Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !

L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !

Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !

Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,

Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "

L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !

Victor Hugo

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 07:59


Rose à l'ancienne III Reproduction artistique


Déclaration

Rose blanche symbole de pureté,
Emblème de l'adolescence,
Rose , reine de beauté,
De l'amour ,tu es la naissance.


Offrir une rose rouge,
C'est dire , je vous désire,
S'il y en a trois, c'est gage d'amour
Dans mes bras pour vous le dire.


La rose a des épines,
La vie a ses déboires,
Les roses parlent en sourdine
Elles vous rendent l'espoir.


Michel Frostin

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 07:00
 


Épais brouillard par Groume


Le brouillard

Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison.

Plus de fleurs au jardin,
Plus d'arbres dans l'allée,
La serre du voisin
Semble s'être envolée.

Et je ne sais vraiment
Où peut s'être posé;
Le moineau que j'entends
Si tristement siffler.


Maurice Carême

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:00






Chanson de Gavroche



Monsieur Prudhomme est un veau
Qui s'enrhume du cerveau
Au moindre vent frais qui souffle.
Prudhomme, c'est la pantoufle
Qu'un roi met sous ses talons
Pour marcher à reculons.

Je fais la chansonnette,
Faites le rigodon.
Ramponneau, Ramponnette, don !
Ramponneau, Ramponnette !

Ce Prudhomme est un grimaud
Qui prend sa pendule au mot
Chaque fois qu'elle retarde.
Il contresigne en bâtarde
Coups d'état, décrets, traités,
Et toutes les lâchetés.

Je fais la chansonnette,
Faites le rigodon.
Ramponneau, Ramponnette, don !
Ramponneau, Ramponnette !

Il enseigne à ses marmots
Comment on rit de nos maux ;
Pour lui, le peuple et la France,
La liberté, l'espérance,
L'homme et Dieu, sont au-dessous
D'une pièce de cent sous.

Je fais la chansonnette,
Faites le rigodon.
Ramponneau, Ramponnette, don !
Ramponneau, Ramponnette !

Le Prudhomme a des regrets ;
Il pleure sur le progrès,
Sur ses loyers qu'on effleure,
Sur les rois, fiacres à l'heure,
Sur sa caisse, et sur la fin
Du monde où l'on avait faim.

Je fais la chansonnette,
Faites le rigodon.
Ramponneau, Ramponnette, don !
Ramponneau, Ramponnette !


Victor HUGO

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:00







 L'automne


Le matin se rapproche du soir.
Le soleil a perdu son éclat.
La forêt se couvre de moire,
Et, au moindre vent ,
Les branches frémissent
En perdant quelques feuilles fripées.
Seuls les pins restent verts
Comme pour narguer le temps.
Les oiseaux silencieux se cachent,
Seuls les geais au cri perçant
Annoncent leur présence.
çà et là des corbeaux,
Plantés très haut comme des guetteurs
semblent monter la garde,
Lançant leurs cris inquiétants.
Les champs découpés en parts
Vertes et brunes nous indiquent
les semailles.


            Michel Frostin

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:00


Envie de vous présenter ce jour ce Receuil de poésies de Michel Frostin , que m'a offert gentiment ma voisine , qui n'est autre que la fille de ce monsieur.

Quelques mots sur Michel , une enfance difficile , la guerre , divers métiers , bûcheron, menuisier.
Puis, il y aura la famille , le tourbillon de joies et de peines d'une vie.

Aujourd'hui , Michel a quatre-vingt onze ans , il aura attentu la quatrième saison de son existence , pour enfin réaliser sa passion , écrire.

Ecrire un recueil de poèmes qui évoque les thèmes qui lui sont chers, la nature , les souvenirs et les sentiments.







Editions du Scribe d'Opale - 74 pages - 2008



A la page 5 de ce recueil , voilà ce qu'il y est écrit :


Pour ouvrir cette porte , il y a 3 clés

La première pour se comprendre,

La deuxième pour s'apprécier ,

La troisième pour s'aimer,

et quand elle s'ouvre,

c'est le bonheur qui apparaît.

Aimons-nous , Aimons le bonheur

ça n'a pas de prix.


- Michel Frostin -


J'ai eu un coup de coeur pour cette page et c'est avec plaisir que je vous ferai découvrir quelques-uns de ses poèmes.
N'hésitez-pas à laisser vos commentaires car je sais à quel point , cela fera grand plaisir à Michel !

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:20





J'aime l'araignée


J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !



Victor HUGO



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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 08:00







Calligramme a été créé en 1918 par le poète Guillaume Apollinaire. Ce néologisme est le croisement des termes idéogramme et calligraphie. Le premier désigne les symboles graphiques qui représentent des unités de sens, comme dans la langue chinoise. Le second est le nom de l’art de l’écriture joliment tracée.
Le calligramme est donc un texte écrit dont les lignes sont disposées en forme de dessin. Cette disposition graphique est généralement en rapport avec le thème du poème, c’est son côté "idéogramme" ! C’est Apollinaire qui créé le terme (il songeait tout d’abord à idéogramme lyrique), mais la tradition du "poème dessiné" est beaucoup plus ancienne. Elle remonte à Théocrite et aux poètes alexandrins.
Voici un exemple de calligramme de Guillaume Apollinaire datant de 1918 :








Reconnais-toi
Cette adorable personne c'est toi
Sous le grand chapeau canotier
Oeil
Nez
La bouche
Voici l'ovale de ta figure
Ton cou exquis
Voici enfin l'imparfaite image de ton buste adoré
vu comme à travers un nuage
Un peu plus bas c'est ton coeur qui bat



Guillaume Apollinaire,
calligramme,
extrait du poème du 9 février 1915,
(poèmes à Lou).

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