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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’écris

J'écris des mots bizarres
J'écris des longues histoires
J'écris juste pour rire
Des choses qui ne veulent rien dire.
 
Ecrire c'est jouer

J'écris le soleil
J'écris les étoiles
J'invente des merveilles
Et des bateaux à voiles.
 
Ecrire c'est rêver

J'écris pour toi
J'écris pour moi
J'écris pour ceux qui liront
Et pour ceux qui ne liront pas.
 
Ecrire c'est aimer

J'écris pour ceux d'ici
Ou pour ceux qui sont loin
Pour les gens d'aujourd'hui
Et pour ceux de demain.

Ecrire c'est vivre.

 
 Geneviève Rousseau

 

 
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:51

 

 

 

 

 

L'hirondelle au printemps

 

  

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l'épaisse ramée,
La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits
Qu'en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l'oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville,
Le coin désert, l'abri solitaire et tranquille,
Le seuil qui n'a pas d'yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.

 

 

Victor Hugo ("Les contemplations ")

 

  

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:17

 

 

À Alfred de Musset


Un poète est parti ; sur sa tombe fermée
Pas un chant, pas un mot dans cette langue aimée
Dont la douceur divine ici-bas l’enivrait.
Seul, un pauvre arbre triste à la pâle verdure,
Le saule qu’il rêvait, au vent du soir, murmure
Sur son ombre éplorée un tendre et long regret.

Ce n’est pas de l’oubli ; nous répétons encore,
Poëte de l’amour, ces chants que fit éclore
Dans ton âme éperdue un éternel tourment,
Et le Temps sans pitié qui brise de son aile
Bien des lauriers, le Temps d’une grâce nouvelle
Couronne en s’éloignant ton souvenir charmant.

Tu fus l’enfant choyé du siècle. Tes caprices
Nous trouvaient indulgents. Nous étions les complices
De tes jeunes écarts; tu pouvais tout oser.
De la Muse pour toi nous savions les tendresses,
Et nos regards charmés ont compté ses caresses.
De son premier sourire à son dernier baiser.

Parmi nous maint poète à la bouche inspirée
Avait déjà rouvert une source sacrée;
Oui, d’autres nous avaient de leurs chants abreuvés.
Mais le cri qui saisit le cœur et le remue,
Mais ces accents profonds qui d’une lèvre émue
Vont à l’âme de tous, toi seul les as trouvés.

Au concert de nos pleurs ta voix s’était mêlée.
Entre nous, fils souffrants d’une époque troublée,
Le doute et la douleur formaient comme un lien.
Ta lyre en nous touchant nous était douce et chère ;
Dans le chantre divin nous sentions tous un frère ;
C’est le sang de nos cœurs qui courait dans le tien.

Rien n’arrêtait ta plainte, et ton âme blessée
La laissait échapper navrante et cadencée.
Tandis que vers le ciel qui se voile et se clôt
De la foule montait une rumeur confuse,
Fier et beau, tu jetais, jeune amant de la Muse,
A travers tous ces bruits ton immortel sanglot.

Lorsque le rossignol, dans la saison brûlante
De l’amour et des fleurs, sur la branche tremblante
Se pose pour chanter son mal cher et secret.
Rien n’arrête l’essor de sa plainte infinie,
Et de son gosier frêle un long jet d’harmonie
S’élance et se répand au sein de la forêt.

La voix mélodieuse enchante au loin l’espace….
Mais soudain tout se tait ; le voyageur qui passe
Sous la feuille des bois sent un frisson courir.
De l’oiseau qu’entraînait une ivresse imprudente
L’âme s’est envolée avec la note ardente ;
Hélas ! chanter ainsi c’était vouloir mourir !



Louise Ackermann, Contes et poésies (1863)







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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 08:00

 

  

 

 

 

 

 

 

Mai au bois

 

 

Aujourd'hui je l'imagine

Vous allez chercher

Dans le bois derrière la colline

Le brin de muguet

Mais il vous faut être sage

En cueillant ces fleurs

Car leurs clochettes en partage

Vous porteront bonheur.

 

Tout ça parce qu'au mois de mai

Il y a du muguet.

 

Dans le bois avec votre douce

Vous vous cacherez

Sur un beau tapis de mousse

Vous vous aimerez

Ainsi ont fait père et mère

Il n'y a rien de changé

S'il est un bonheur sur terre

C'est bien de s'aimer.

 

Tout ça parce qu'au mois de mai

Il y a du muguet.

 

Grisés par toutes ces fleurs

Et toutes vos caresses

Envahis d'un grand bonheur

Vous faites des promesses

Si le muguet est en cause

Pour le remercier

L'an prochain tendres et roses

Vous vous marierez.

 

Tout ça parce qu'au mois de mai

Il y a du muguet.

 

Puis un jour,

Un petit enfant

Vêtu de bleu ou de rose

Fera de vous ses parents

C'est ainsi que vous serez trois

Pour aller cueillir

Bien nichés de sous les bois

Vos beaux souvenirs.

 

Tout ça parce qu'au mois de mai

Il y a du muguet.

 

 

Arlette

 

 

 

 

 

 

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:00

 

FLEURS DE MARRONNIER

 

Rêveries

 

 

Sous le marronnier

Aux fleurs roses et blanches

En forme de bougies allumées

Sa beauté nous enchante

Rêver sous son ombrage

Les  coeurs , il ensorcelle

Les guêpes et les bourdons

Voltigent sans cesse

Semblant nous ignorer

Le bruissement de leurs ailes

Nous incite à méditer

Que Dame Nature est belle !

Le vent léger fait flotter

Les pétales qui se détachent

Comme des papillons légers

C'est le printemps qui passe

Si vous aimez rêver

L'esprit et le coeur sages,

Allongé sous le marronnier

Le bonheur est sans partage.

 

 

Michel FROSTIN

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 10:38

 

 

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:00

 

 

cielmauve.jpg

 

Déboires

 

 

L'existence n'est - t - elle que déboires ?

Naître pour connaître la misère ,

La peur , la faim , sans espoir.

Triste vie pour les prolétaires.

 

 

Trouver un peu de bonheur

A vingt ans c'est l'amour.

Mais l'humanité , avec ses malheurs

Engloutit vos espoirs.

 

 

Le temps passe vite

Usé par le labeur ,

Rompu par la fatigue

Le couple vacille avant l'heure.

 

 

Quand enfin arrive un peu de bonheur

Va - t - il durer longtemps ?

Le destin sort ses malheurs

Et vous sépare en peu de temps.

 

 

 

Michel FROSTIN

 

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 08:00

 

 

 

 

 

 

Dans ce temps parcimonieusement compté , j'écris par tous les temps , les autans , livrée aux quatre éléments.

Echevelée sous la pluie ou les doigts engourdis , la peau brûlée ou le front aux vitres.

Assise au bord du jour ou noyée dans l'obscur , livrée aux ténèbres intimes puis rendue à l'allégresse qui surgit d'un printemps précoce , d'un parfum entêtant de lilas , de seringa , de glycine. Poreuse.

 

 

J'écris pour dénoncer , protester , prêter voix aux muets méprisés. En quête ardente et soutenue du mot juste.

J'écris contre le chaos , l'informe et le confus ; signature dérisoire au bas du texte , du fragment tissé dans la trame.

Contre l'absence , le dérisoire et l'amnésie , je creuse et j'édifie , je capture , je captive ; j'enregistre , je transcris et je célèbre.

Je rature et je réécris. Palimpseste , grimoire , brûlot.

 

 

Aiguisée par d'autres plumes , imperturbables et solitaires , la mienne trace une trajectoire tantôt laborieuse , tantôt vive. Issue de haute enfance , barbouillée de lait , blanchie de craie studieuse  mon écriture a grandi sous les branches maîtresses , exploré les fondrières et niché sous les combles.

 

 

Elle a mêlé son corps à d'autres : argiles pétries aux formes changeantes. Métamorphoses. Elle a échangé salive , glaire , sperme et sang. Engendrée , elle a passé vie à son tour. Elle a pâti et ri sous les caresses , les insultes , les oublis , les éloignements.

 

 

Ecriture familière , étrangère , elle ira jusqu'au bout du risque , jusqu'à vieillir et mourir , s'effacer ,  rentrer au couvert du texte universel comme on pose ses bagages sur le seuil de la maison nourricière.

 

 

Colette Nys - Mazure

 

 

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 08:00

 

Je profite que mon fils Aurélien étudie cette poésie

" Heureux qui , comme Ulysse " pour venir la partager avec vous.

J'aime beaucoup cette poésie de Joachim Du Bellay.

 

 

 

 

 

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

 

 

Joachim Du Bellay 

 

 

 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 09:00

 

 

 

 

Le hérisson

 

 

 

 

Bien que je sois très pacifique,
Ce que je pique et pique et pique,
Se lamentait le hérisson.
Je n'ai pas un seul compagnon.
Je suis pareil à un buisson,
Un tout petit buisson d'épines
Qui marcherait sur des chaussons.
J'envie la taupe, ma cousine,
Douce comme un gant de velours
Émergeant soudain des labours.
Il faut toujours que tu te plaignes,
Me reproche la musaraigne.
Certes, je sais me mettre en boule
Ainsi qu'une grosse châtaigne,
Mais c'est surtout lorsque je roule
Plein de piquants sous un buisson,
Que je pique et pique et repique,
Moi qui suis si, si pacifique,
Se lamentait le hérisson.

 

 

 

Maurice Carême

 

 

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