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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 16:51

 

 

  Je voudrais dédier ce poème à tous ceux et celles qui ont repris le chemin de l'école !

Mon fils Aurélien a repris le 1/09 en CM2 ,

heureux de retrouver ses copains & copines !

 

 

  

 

 

La rentrée

 

 

Un oiseau chantonne
Un air de Mozart
Que le vent d'automne
Emporte au hasard.

 

 

Bernard et Nicole,
La main dans la main,
Ont pris de l'école
Le joli chemin.

 

 

On voit sous les pommes
Crouler les pommiers.
Les crayons, les gommes
Sortent des plumiers.

 

 

Le ciel est morose:
Il verse des pleurs...
Mais Rosa la rose
Est toujours en fleurs.

 

 

 

Jean-Luc Moreau

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 09:00

 

  

 

 

  

Mon sourire

 

 

Mon sourire est une souris.

Une gentille souris rose.

Elle apparaît parfois sans cause,

Me laissant moi - même surpris.

 

 

La voyez-vous qui se tapit

Au coin de mes lèvres mi-closes ?

Mon sourire est une souris,

Une gentille souris rose.

 

 

Mais je vous vois sourire aussi

Comme un rosier ouvre ses roses.

Seriez-vous tout aussi surpris

Que moi de cette étrange chose :

Un sourire qui soit souris ?

 

 

 

Maurice Carême

 

 ***

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 07:00

  

barre de séparation

 

  

Du bleu ?

  

Du bleu ? J'en ai plein mon enfance

Où fleurissaient des champs immenses

De lin.

Du bleu ? J'en ai dans ma rivière

Où je trempais , dans la lumière ,

Mes mains.

 

 

J'ai aussi du bleu de bleuets

Mûri au creux chaud de juillet

De lune,

Du bleu de fable et de faisan

Que l'on allait cueillir sans

Fortune.

 

 

Du bleu de ciel et d'ancolie,

j'en ai l'âme toute remplie

Aussi,

Et , débordant de tous mes coffres,

Du bleu de Chat botté que j'offre

Ici.

 

 

Mais mon bleu le plus délectable,

Autour du pain bis sur la table,

Luisait

Lorsque, pour nos humbles agapes,

Ma mère déployait la nappe

De mai.

 

 

 

Maurice Carême

 

  

 

 barre de séparation

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 08:00

 

 

 

 

 

 

La voie royale

 

 

 

Ne dit-on pas

Que de chez toi

A chez moi

Il n' y a qu ' un pas ?

 

C'est tout au moins ce que l'on croit

Ce que l'on voit sur le cadastre

 

Mais de ta maison à la mienne

Les aller-retour allongent le chemin

Tu m'accompagnes,

Je te reconduis

Tu me ramènes,

Je te raccompagne,

Je t'escorte une dernière fois,

Refais un bout de route !

C'est la dernière , cette fois ...

Tu crois ?

 

Il durera jusqu'à demain

Le temps des copains

Il mènera jusqu'à toujours

Le trajet sans détour.

 

 

Colette Nys - Mazure

 

 

 

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 08:44

 

 

 

A Villequier

 

 

Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres,
Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux ;
Maintenant que je suis sous les branches des arbres,
Et que je puis songer à la beauté des cieux ;

Maintenant que du deuil qui m'a fait l'âme obscure
Je sors, pâle et vainqueur,
Et que je sens la paix de la grande nature
Qui m'entre dans le cœur ;

Maintenant que je puis, assis au bord des ondes,
Emu par ce superbe et tranquille horizon,
Examiner en moi les vérités profondes
Et regarder les fleurs qui sont dans le gazon ;

Maintenant, ô mon Dieu ! que j'ai ce calme sombre
De pouvoir désormais
Voir de mes yeux la pierre où je sais que dans l'ombre
Elle dort pour jamais ;

Maintenant qu'attendri par ces divins spectacles,
Plaines, forêts, rochers, vallons, fleuve argenté,
Voyant ma petitesse et voyant vos miracles,
Je reprends ma raison devant l'immensité ;

Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire ;
Je vous porte, apaisé,
Les morceaux de ce cœur tout plein de votre gloire
Que vous avez brisé ;

Je viens à vous, Seigneur ! confessant que vous êtes
Bon, clément, indulgent et doux, ô Dieu vivant !
Je conviens que vous seul savez ce que vous faites,
Et que l'homme n'est rien qu'un jonc qui tremble au vent ;

Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme
Ouvre le firmament ;
Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme
Est le commencement ;

Je conviens à genoux que vous seul, père auguste,
Possédez l'infini, le réel, l'absolu ;
Je conviens qu'il est bon, je conviens qu'il est juste
Que mon cœur ait saigné, puisque Dieu l'a voulu !

Je ne résiste plus à tout ce qui m'arrive
Par votre volonté.
L'âme de deuils en deuils, l'homme de rive en rive,
Roule à l'éternité.

Nous ne voyons jamais qu'un seul côté des choses ;
L'autre plonge en la nuit d'un mystère effrayant.
L'homme subit le joug sans connaître les causes.
Tout ce qu'il voit est court, inutile et fuyant.

Vous faites revenir toujours la solitude
Autour de tous ses pas.
Vous n'avez pas voulu qu'il eût la certitude
Ni la joie ici-bas !

Dès qu'il possède un bien, le sort le lui retire.
Rien ne lui fut donné, dans ses rapides jours,
Pour qu'il s'en puisse faire une demeure, et dire :
C'est ici ma maison, mon champ et mes amours !

Il doit voir peu de temps tout ce que ses yeux voient ;
Il vieillit sans soutiens.
Puisque ces choses sont, c'est qu'il faut qu'elles soient ;
J'en conviens, j'en conviens !

Le monde est sombre, ô Dieu ! l'immuable harmonie
Se compose des pleurs aussi bien que des chants ;
L'homme n'est qu'un atome en cette ombre infinie,
Nuit où montent les bons, où tombent les méchants.

Je sais que vous avez bien autre chose à faire
Que de nous plaindre tous,
Et qu'un enfant qui meurt, désespoir de sa mère,
Ne vous fait rien, à vous !

Je sais que le fruit tombe au vent qui le secoue,
Que l'oiseau perd sa plume et la fleur son parfum ;
Que la création est une grande roue
Qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu'un ;

Les mois, les jours, les flots des mers, les yeux qui pleurent,
Passent sous le ciel bleu ;
Il faut que l'herbe pousse et que les enfants meurent ;
Je le sais, ô mon Dieu !

Dans vos cieux, au-delà de la sphère des nues,
Au fond de cet azur immobile et dormant,
Peut-être faites-vous des choses inconnues
Où la douleur de l'homme entre comme élément.

Peut-être est-il utile à vos desseins sans nombre
Que des êtres charmants
S'en aillent, emportés par le tourbillon sombre
Des noirs événements.

Nos destins ténébreux vont sous des lois immenses
Que rien ne déconcerte et que rien n'attendrit.
Vous ne pouvez avoir de subites clémences
Qui dérangent le monde, ô Dieu, tranquille esprit !

Je vous supplie, ô Dieu ! de regarder mon âme,
Et de considérer
Qu'humble comme un enfant et doux comme une femme,
Je viens vous adorer !

Considérez encor que j'avais, dès l'aurore,
Travaillé, combattu, pensé, marché, lutté,
Expliquant la nature à l'homme qui l'ignore,
Eclairant toute chose avec votre clarté ;

Que j'avais, affrontant la haine et la colère,
Fait ma tâche ici-bas,
Que je ne pouvais pas m'attendre à ce salaire,
Que je ne pouvais pas

Prévoir que, vous aussi, sur ma tête qui ploie
Vous appesantiriez votre bras triomphant,
Et que, vous qui voyiez comme j'ai peu de joie,
Vous me reprendriez si vite mon enfant !

Qu'une âme ainsi frappée à se plaindre est sujette,
Que j'ai pu blasphémer,
Et vous jeter mes cris comme un enfant qui jette
Une pierre à la mer !

Considérez qu'on doute, ô mon Dieu ! quand on souffre,
Que l'œil qui pleure trop finit par s'aveugler,
Qu'un être que son deuil plonge au plus noir du gouffre,
Quand il ne vous voit plus, ne peut vous contempler,

Et qu'il ne se peut pas que l'homme, lorsqu'il sombre
Dans les afflictions,
Ait présente à l'esprit la sérénité sombre
Des constellations !

Aujourd'hui, moi qui fus faible comme une mère,
Je me courbe à vos pieds devant vos cieux ouverts.
Je me sens éclairé dans ma douleur amère
Par un meilleur regard jeté sur l'univers.

Seigneur, je reconnais que l'homme est en délire
S'il ose murmurer ;
Je cesse d'accuser, je cesse de maudire,
Mais laissez-moi pleurer !

Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière,
Puisque vous avez fait les hommes pour cela !
Laissez-moi me pencher sur cette froide pierre
Et dire à mon enfant : Sens-tu que je suis là ?

Laissez-moi lui parler, incliné sur ses restes,
Le soir, quand tout se tait,
Comme si, dans sa nuit rouvrant ses yeux célestes,
Cet ange m'écoutait !

Hélas ! vers le passé tournant un œil d'envie,
Sans que rien ici-bas puisse m'en consoler,
Je regarde toujours ce moment de ma vie
Où je l'ai vue ouvrir son aile et s'envoler !

Je verrai cet instant jusqu'à ce que je meure,
L'instant, pleurs superflus !
Où je criai : L'enfant que j'avais tout à l'heure,
Quoi donc ! je ne l'ai plus !

Ne vous irritez pas que je sois de la sorte,
Ô mon Dieu ! cette plaie a si longtemps saigné !
L'angoisse dans mon âme est toujours la plus forte,
Et mon cœur est soumis, mais n'est pas résigné.

Ne vous irritez pas ! fronts que le deuil réclame,
Mortels sujets aux pleurs,
Il nous est malaisé de retirer notre âme
De ces grandes douleurs.

Voyez-vous, nos enfants nous sont bien nécessaires,
Seigneur ; quand on a vu dans sa vie, un matin,
Au milieu des ennuis, des peines, des misères,
Et de l'ombre que fait sur nous notre destin,

Apparaître un enfant, tête chère et sacrée,
Petit être joyeux,
Si beau, qu'on a cru voir s'ouvrir à son entrée
Une porte des cieux ;

Quand on a vu, seize ans, de cet autre soi-même
Croître la grâce aimable et la douce raison,
Lorsqu'on a reconnu que cet enfant qu'on aime
Fait le jour dans notre âme et dans notre maison,

Que c'est la seule joie ici-bas qui persiste
De tout ce qu'on rêva,
Considérez que c'est une chose bien triste
De le voir qui s'en va !

 

 

VICTOR HUGO

 

 

 

   

 ( Sources photos internet )

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:00

 

 

 

 

 

 

Réversibilité

 

 

 

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?

 

 

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

 

 

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?

 

 

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

 

 

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !

 

 

 

 

Charles BAUDELAIRE

 

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 21:12

 

 

 

 

 

Soldats

 

 

Un soldat de bois

Ne mange que du chocolat

Un soldat d'étain

Ne mange que du massepain

Un soldat de plomb

Ne mange que des macarons

Un soldat de fer

Que des biscuits à la cuiller

Mais le vrai soldat

Ne mange, quand la guerre est là,

Que des vers de terre

Et des fleurs de cimetière.

 

 

 

Maurice Carême

 

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

Si j'étais poète

 

 

" Moi , si j'étais poète ,

M'a dit une fillette ,

Ce serait toujours fête

Au milieu de ma tête.

 

 

Je ferais galoper ,

Sur des tapis d'airelles ,

Les trois mille coursiers

D'un vaste carrousel.

 

 

Et puis je mangerais

Des beignets étonnants

Qui , en bouche , fondraient

Comme du miel d'argent.

 

 

Je me balancerais

Si haut sur le ciel bleu

Que seule , je pourrais

Toucher les les pieds de Dieu. "

 

 

Et je la regardais

Un peu abasourdi ,

Moi pour qui tout tenait

Dans un point sur un I .

 

 

 

Maurice Carême

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 20:30

 

 

 

Ma gomme

 

 

Avec ma gomme , dit l'enfant

-   La gomme que j'ai dans le coeur   -

Je puis rayer tous les malheurs.

 

 

Avec ma gomme, dit l'enfant

Je pourrais faire disparaître

L'univers et tous ses vivants.

 

 

Mais qui jamais, sur cette terre

-   Fût -il le dieu le plus futé  -

Serait capable d'effacer

 

 

Avec sa gomme de lumière

Le beau visage de ma mère

Du livre de l'éternité.

 

 

 

Maurice Carême

 

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 21:25

 

  

 

 

 

 

La vie

C'est comme un petit grain
Qu'on sème délicatement un matin
Une petite fleur voit le jour
Et on doit s'en occuper avec amour
Pour qu'elle puisse s'épanouir
Nous charmer et nous éblouir

Des jours ou il fait moins beau
Elle penche la tete et fait le gros dos
Elle replie ses pétales pour les protéger
Cachant son coeur et ses pensées
Attendant le retour du beau temps
Guettant la fuite des nuages dans le firmament

Un rayon de soleil lui sourit
Et la voila revenir a la vie
Relevant la tete droit vers le ciel
Redressant ses pétales, embaumant l'air autour d'elle
Elle se dit que tout est tellement beau
Et quelle chance elle a de pouvoir regarder si haut

La petite fleur apprend ce jour là
Que la vie a parfois des hauts et des bas
Qu'on ne doit jamais se décourager
Garder le moral jusqu'à ce que l'orage soit passé
Le soleil revient toujours comme un ami
Nous consoler et nous faire comprendre

comme c'est beau la vie

Chaque personne a sa petite fleur dans son coeur
Qui ne demande qu'un peu de bonheur
On a tous besoin de soleil et d'amour
Pour s'épanouir et traverser les mauvais jours
La vie est ainsi pour les fleurs et pour nous
C'est pour ça que nous la bénissons a genoux

 

 Jacqueline G. Bujold

   

 

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