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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 09:00

 

 

 

 

 

J’écris

J'écris des mots bizarres
J'écris des longues histoires
J'écris juste pour rire
Des choses qui ne veulent rien dire.

Ecrire c'est jouer

J'écris le soleil
J'écris les étoiles
J'invente des merveilles
Et des bateaux à voiles.

Ecrire c'est rêver

J'écris pour toi
J'écris pour moi
J'écris pour ceux qui liront
Et pour ceux qui ne liront pas.

Ecrire c'est aimer

J'écris pour ceux d'ici
Ou pour ceux qui sont loin
Pour les gens d'aujourd'hui
Et pour ceux de demain.

Ecrire c'est vivre.

Geneviève Rousseau


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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 07:00

 

En septembre

 

Parmi la chaleur accablante
Dont nous torréfia l'été,
Voici se glisser, encor lente
Et timide, à la vérité,

Sur les eaux et parmi les feuilles,
Jusque dans ta rue, ô Paris,
La rue aride où tu t'endeuilles
De tels parfums jamais taris,

Pantin, Aubervilliers, prodige
De la Chimie et de ses jeux,
Voici venir la brise, dis-je,
La brise aux sursauts courageux...

La brise purificatrice
Des langueurs morbides d'antan,
La brise revendicatrice
Qui dit à la peste : va-t'en !

Et qui gourmande la paresse
Du poëte et de l'ouvrier,
Qui les encourage et les presse...
" Vive la brise ! " il faut crier :

" Vive la brise, enfin, d'automne
Après tous ces simouns d'enfer,
La bonne brise qui nous donne
Ce sain premier frisson d'hiver ! "

 

Paul VERLAINE

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 07:00

 

 

 

 

 

Passer quelques heures à lire

 

 

Passer quelques heures à lire

Est mon plus doux amusement ;

Je me fais un plaisir d'écrire,

Et non pas un attachement.

 

Je perds le goût de la satire:

L'art de louer malignement

Cède au secret de pouvoir dire

Des vérités obligeamment.

 

Je suis éloigné de la France,

Sans besoin et sans abondance,

Content d'un vulgaire destin.

 

J'aime la vertu sans rudesse,

J'aime le plaisir sans mollesse,

J'aime la vie et n'en crains pas la fin.

 

 

Saint Evremond ( A Mademoiselle de Lenclos )

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:00

 

 

 

 

Le chat

Pour ne poser qu'un doigt dessus

Le chat est bien trop grosse bête.
Sa queue rejoint sa tête,
Il tourne dans ce cercle
Et se répond à la caresse.

Mais, la nuit l'homme voit ses yeux
dont la pâleur est le seul don.
Ils sont trop gros pour qu'il les cache
Et trop lourds pour le vent perdu du rêve.

Quand le chat danse
C'est pour isoler sa prison
Et quand il pense
C'est jusqu'aux murs de ses yeux.

Paul Eluard

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:00

 

 

 

 

 

Chat endormi

N'éveillez pas le chat qui dort

Car dans son sommeil il voyage
Beaucoup plus loin que les nuages,
Plus profond que les mines d'or.

N'éveillez pas le chat qui songe
Car c'est sa fonction ici-bas
D'éclairer le chemin des anges
Entre l'ici et l'au-delà.

N'éveillez pas le chat qui pêche
Dans les océans du dedans.
Il capture au sein des eaux fraîches
Les grands poissons phosphorescents.

N'éveillez pas le chat qui chasse
En rêve les rats de la nuit:
Ils nous dévoreraient sans lui,
Le chat qui rit dans ses moustaches.

 

Marc Alyn

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 10:00

 

 

 

 

 Photo " Les Amoureux "Doisneau Robert

  

L'AMOUR

 

Vous demandez si l'amour rend heureuse ;
Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah ! pour un jour d'existence amoureuse,
Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour.

Quand je vivais tendre et craintive amante,
Avec ses feux je peignais ses douleurs :
Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs,
Que cette image en paraît moins charmante.

Si le sourire, éclair inattendu,
Brille parfois au milieu de mes larmes,
C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ;
C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu.

Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ;
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
Demandez-donc s'il donne le bonheur !

Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être,
De gré, de force, amour sera le maître ;
Et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.

Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ;
Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ;
Souvent enfin la mort est dans l'amour ;
Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859 )

 

     
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 07:00

 

 

Solitude...

      Solitude, sais-tu pourquoi je t’aime ?
      Solitude, sais-tu pourquoi je t’attends ?
      Solitude, sais-tu pourquoi je t’espère ?
 Solitude, sais-tu pourquoi je t’ai apprise ?

           En toi, je trouve le refuge face

 au regard étranger,
En toi, je trouve le silence face à l’inexplicable,
En toi, je trouve la paix face à l’épuisement,
En toi, je trouve celle que je suis devenue.

Avec toi, j’ai parcouru des chemins inconnus,
Avec toi, j’ai parcouru l’espoir et la désespérance,
Avec toi, j’ai parcouru la vie et la souffrance,
Avec toi, j’ai appris à tout réapprendre.

Alors, Solitude, quand ma main tu lâcheras,
Et qu’une main nouvelle viendra se tendre,
Alors, Solitude, souvent mon cœur reviendra,
Car pour aimer, il faut savoir attendre.

 

Elisabeth Lafont

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 07:00

 

 

Un livre à découvrir et à aimer ...

 

 

 

 

 

 

 

L'école des loisirs  - Pour les 9 - 12 ans

 

 

 
Un superbe recueil de poésie peuplé de loups, de chats, de fourmis et d'oiseaux de toutes sortes, illustré par des oeuvres de Paul Klee, Marc Chagall, Man Ray, Fernando Botero, Hans Erni, Francine van Hove...

 

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 10:30
L'Éternelle Chanson
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux ;
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire : "Je t'aime !"
Alors avec grand soin nous le recompterons :
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser,
Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave et plus serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent ;
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens :
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur :
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours :
Je serai riche alors d'une richesse rare :
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
Rosemonde Gérard (1871-1953)
(Femme d'Edmond Rostand et mère de Jean Rostand)
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 09:00

 

 

 

 

Fleur d'amour

 

Ton nom, je l'ai écrit

Sur un bouton de rose.

Au soleil, il s'est épanoui.

Sur tes pétales j'ose

Lire le nom qui est inscrit.

 

 

Rose, fleur éternelle,

Mon coeur, tu as séduit.

Toi, fleur si belle,

Tu es reine dans notre vie.

Tu réponds à notre appel.

 

 

Ton nom sur ces pétales,

Est-ce l'amour qui l'a écrit?

Avec un rayon de soleil,

Il est gravé si petit,

Qu'il restera éternel.

 

 

Michel Frostin

 

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