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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

 Maison de Rubens

 

 

   

 

 

  Cour intérieure

 

 

 

 

 

 

   

Une résidence d'artiste est bien davantage qu'une maison.

 Naturellement , l'artiste y a vécu avec sa famille , y a travaillé ,

aimé , souffert.

Mais dans un coin de l'atelier , dans une vue du jardin

ou un rayon de lumière tombant sur un coin de cheminée ,

plane encore l'ombre de l'artiste et de son inspiration.

Il en est ainsi des maisons de El Greco à Tolède ,

 de Michel - Ange à Florence.

Il en est ainsi de la maison de Rubens à Anvers.

 

En 1620 , le secrétaire communal d'Anvers écrivait à propos

 de la maison de Rubens ( et de celle de l'imprimeur Moretus ) :

" Leur résidence suscitera l'étonnement des étrangers ,

l'admiration des voyageurs.

Rubens vivait depuis cinq ans dans son élégante demeure du Wapper.

 Il l'avait conçue lui - même alors qu'il avait trente ans :

un concept audacieux , exubérant , mais aussi majestueux.

Un palazzo sur l'Escaut.

Avec un logement dans le style flamand et un atelier dans le style

exubérant du baroque méridional , les deux ailes étant reliées

 par un imposant portique.

 

Vous pourrez y visiter la superbe salle d'art où Rubens

se livrait à sa passion de la collection , l'atelier où il écrivit

une page importante de l'histoire de l'art ,

le jardin où il se promenait avec ses éminents visiteurs.

 

 

 

 

 

 

 

Jardin de la maison de Rubens

 

 

 

Mais il y a aussi le parloir, la cuisine ,

la chambre à coucher et la lingerie.

Avec tout le mobilier et le matériel nécessaire pour

 le confort d'une famille.

 Car , même une demeure d'artiste , c'est avant tout un lieu où l'on vit.

 

 

 

 

 

 

Portrait de Rubens

 

 

 

Rubenshuis

Wapper 9 - 11

B. 2000 Antwerpen

Belgium

 

www.rubenshuis.be

 

 

( Source photos internet )

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 07:00

 

Lors de notre visite au musée Matisse à Nice, c'est avec plaisir

 que nous avons visité cette expo temporaire

dédiée à LYDIA D. ( Lydia Delectorskaya ),

 Muse et modèle de Matisse.

Celle -ci a débuté le 18 juin et se tiendra jusqu'au

27 septembre 2010.

 

Cette expo a d'abord eu lieu au Musée Matisse de

Cateau - Cambrésis du 27 février au 30 mai 2010.

 

 

Un très beau livre a été édité sur cette expo.

 

 

 

 

 

 

En 1932 une jeune femme russe Lydia D.
arriva dans l'atelier de Matisse à Nice, d'abord pour l'aider à terminer La Danse pour la collection du docteur Barnes à Philadelphie,

 avant de devenir son modèle préféré pendant quatre ans puis par périodes jusqu'en 1954.

 

 

 

 

 

   Rolando Ricci, Lydia Delectorskaya 

Fonds Lydia Delectorskaya,

Musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  ( Sources photos internet )

 

 

 

 

 

 Henri Matisse, « Portrait bicolore », 15 mai 1938

 

 

 

 Sa grâce, sa beauté et sa personnalité permirent à Matisse de réaliser parmi ses plus beaux dessins de femme.

Elle devint aussi le modèle des peintures Le Rêve, Blouse verte, La Verdure, Nu rose...
Femme d'exception, elle fit don au musée Pouchkine de Moscou

et au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg

de tout ce qu'elle avait reçu du peintre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Matisse, Le rêve, 1935. Lydia D.

 

 

 

 

 

 

 

 

Henri Matisse, La Blouse verte, 21 mars 1936

 

 

 

 

 

   

Lydia Delectorskaya.

Anémones et robe violette-1937

 

 

 

 

 

 

 

Lydia Delectorskaya - 1939

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Henri Matisse
Grand Visage I (Lydia)
1952

 

   

L'ouvrage offre un regard inédit sur l'oeuvre de Matisse, mais aussi sur la vie quotidienne à l'atelier à travers des témoignages, des documents, des photographies et... les petits mots affectueux et enluminés de Matisse.

 

 

 

 

 

 

 

Henri Martisse & Lydia Delectorskaya

( Photo LIFE.com )

 

 

 

MUSEE MATISSE 
164, Avenue des Arènes de Cimiez - 06000 Nice
Tél. 00 33 (0)4 93 81 08 08  - Fax : 00 33 (0)4 93 53 00 22
e-mail: matisse@ville-nice.fr 

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 07:00

 

 

 

EXPOSITION MONET IN EXTENSO

 

 

Jamais une exposition n'avait réuni tant de tableaux du grand peintre impressionniste , pas même la dernière grande rétrospective de 1980.

Avec près de 200 oeuvres présentées , les visiteurs , attendus nombreux , se confronteront à des aspects méconnus du plus pur des impressionnistes.

On savait Monet peintre de paysages , on le découvrira aussi auteur de natures mortes , portraitiste ou encore décorateur.

La confrontation inédite entre les tableaux célèbres comme

" Le déjeuner sur l'herbe " ou les dernières " Nymphéas " et des oeuvres rares venues de collections étrangères montre un chercheur infatigable qui construit au fil des ans un style où objets et personnesperdent de leur matérialité au profit des jeux de couleurs et de lumière.

" Avec Monet , le rêve devient la réalité " écrivait son ami Octave Mirbeau.

Telle est l'expérience troublante et ô combien stimulante à laquelle les Galeries nationales du Grand Palais nous convient l'automne prochain.

Un parcours artistique exceptionnel retracé par un ensemble pictural unique à ne manquer sous aucun prétexte !

 

 

 

Paris , Galeries nationales du Grand Palais

du 22 septembre 2010 au 24 janvier 2011

 

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 09:00

 

 

 

 

 

 

Editions Parenthèses - 2006 - 192 pages

 

Sous la direction de Jean Arrouyge

 

 

 

Ce recueil d'études consacré à l'oeuvre de Cézanne ainsi qu'à des artistes fortement marqués par son influence veut montrer que , tout en menant à leur accomplissement les principales innovations picturales du XIX è siècle.

Cézanne est à l'origine de celles qui ont transformé la pratique des arts du XXè siècle.

 

 

 

L'ouvrage met en jeu trois approches complémentaires :

 

 

 

CONDUITES où l'oeuvre de Cézanne est étudiée du point de vue de sa poétique ;

OEUVRES où sont analysées un certain nombre de toiles , découvrant constantes et ruptures , permanence de thématiques et les enjeux de la pratique de la série ;

SUITES qui examine le profit que des artistes ultérieurs ont su tirer de l'observation de l'oeuvre du peintre aixois.

 

Notre regard contemporain est ainsi amené à confronter l'oeuvre de Cézanne aux travaux de Fernand Léger , Paul Klee , Pierre Buraglio , Richard Diebenkorn et Pierre - Jean Amar , qui attestent de la fécondité de l'exemple cézanien.

 

 

Ces différentes approches sont dues à des auteurs d'horizons différents : conservateur du patrimoine, enseignants en esthétique, en arts plastiques, en sémiologie de l'image, en histoire de l'art et en philosophie.

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:00

 

 

Envie ce jour de vous parler de Julie Manet qui fût la fille unique de la célèbre peintre Berthe Morisot et d'Eugène Manet , frère du célèbre peintre Edouard Manet. 

 

 

 

 

 

Portrait de Julie Manet

 

   

Fille unique de Berthe Morisot et d’Eugène Manet, nièce du peintre Edouard Manet, elle se passionne dès l’enfance pour la peinture. Partageant sa jeunesse entre la musique, la visite d’expositions, la peinture, les concerts et les voyages, elle évolue dans un milieu aisé, rencontrant aux dîners hebdomadaires organisés par ses parents des hommes de lettres ou des artistes tels Degas, Monet ou Pissarro. Son père meurt alors qu’elle est encore jeune, et jusqu’à l’âge de seize ans, elle est élevée par sa mère, avant que celle-ci ne soit emportée à son tour par une mauvaise grippe.

 Julie s’installe alors dans la maison de son enfance, rue de Villejust, avec ses deux cousines, Jeannie et Paule Gobillard, qui, comme elle, sont orphelines.

Stéphane Mallarmé, selon le vœu de Berthe et d’Eugène Manet, devient son tuteur, tandis qu’Auguste Renoir fait partie du conseil de famille.

Julie Manet, qui tient un journal entre 1893 et 1899, prend l’habitude de peindre en compagnie de ses cousines (Paule et Jeannie Gobillard) et de Renoir.

 Comme sa mère, elle est sensible aux belles choses et sait juger les peintres qui l’entourent.

Elle passe souvent ses vacances en compagnie des familles Mallarmé et Renoir.

Au cours d’un voyage effectué en Bretagne en 1895, elle représente la famille du célèbre peintre du Moulin de la Galette sur une plage, ses fils Pierre et Jean étant alors respectivement âgés

de 10 et 2 ans.

 En 1900, elle épouse le fils d’Henri Rouart, Ernest, qu’elle a rencontré cinq ans auparavant lors d’une exposition chez

 Durand-Ruel.

Au cours de la même cérémonie, sa cousine Jeannie se marie avec Paul Valéry.

Julie Manet aura trois fils.

 Elle gardera toute sa vie les œuvres de ses parents ou de ses amis et se souciera de la destinée de leurs œuvres.

De fait, elle occupera une grande partie de son temps à organiser des expositions des tableaux de Berthe Morisot, prêtant sans cesse ses collections pour de grandes rétrospectives.

De plus, son mari et elle feront don de nombreuses toiles aux musées français.

Julie Manet nous a laissé une œuvre picturale importante : toute jeune déjà, elle peignait sur le motif, accompagnée par sa mère.

Il est d’ailleurs intéressant de mettre en parallèle les œuvres de Julie Manet et celles de Berthe Morisot, lorsqu’on sait qu’elles ont été peintes en même temps,

mais avec un angle de vue différent.

Sa facture se rapproche de celle de sa mère et de celle de Renoir, mais sa touche allongée et ses formes cernées affirment une peinture d’une sûreté et d’une précision bien personnelles.

 Comme sa mère, Julie se plaisait à représenter les membres de sa famille et de son entourage, pour fixer sur la toile les instants du quotidien.

Ses proches rapportent qu’elle peignait et dessinait très rapidement. En quelques minutes seulement, elle jetait sur la toile tous les éléments de la composition et pouvait suggérer un paysage.

Sa famille conserve d’elle de nombreux carnets de dessins. Portraiturée par plusieurs artistes et à de nombreuses reprises,

Julie Manet apparaît dans les tableaux de Berthe Morisot et de Renoir, ainsi que dans l’œuvre intitulée Julie Manet sur l’arrosoir (1880) peinte par son oncle, Manet, qu’elle admirait.

 

   

    

Julie Manet sur l'arrosoir

par Edouard Manet

 

 

   

   

EUGENE MANET AVEC JULIE DANS LE JARDIN DE BOUGIVAL  ( 1881)

 

par Berthe Morisot

 

 

  

 

   

Portrait de Julie Manet et son chat - 1887

 Pierre Auguste Renoir

 

 

 

 

 

 

   

Portrait de Julie Manet - 1890

par Berthe Morisot

 

 

  

 

  

Portrait de Julie Manet et son lévrier Laerte - 1893

par Berthe Morisot

 

 

   

 

   

Julie Manet - 1894

par Pierre Auguste Renoir

 

 

   

File:Pierre Auguste Renoir - Portrait Berthe Morisot and daughter Julie.jpg

 

   

Portrait de Julie Manet et Berthe Morisot -1894 -

par Pierre Auguste Renoir

 

 

   

Julie Manet / L'heure du thé

 

   

 L'heure du thé

par Julie Manet

 

 

 

( Source photos internet )

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:00

 




Theo van Rysselberghe, Une lecture par Emile Verhaeren, 1901, Musée des Beaux-Arts, Gand.




La lecture, ça peut aussi être le partage d'expérience. Ici, le néo-impressionniste Theo van Rysselberghe représente une lecture vibrante donnée par le grand poète belge Emile Verhaeren, de dos en veste rouge, à des amis littérateurs concentrés. On reconnaît notamment André Gide, la tête dans la main, Maurice Maeterlinck, assis à droite, et le critique Félix Fénéon, appuyé à la cheminée.







Théo Van Rysselberghe,est né à Gand le 23 novembre 1862 et est mort à Saint-Clair (Var) le 13 décembre 1926.
C'est un peintre belge, connu pour avoir été l'un des des principaux représentants du pointillisme en Belgique.
Il a fait partie du deuxième courant, pointilliste, de l'école de Laethem Saint Martin.

Son amitié avec Paul Signac porta aussi sur les idées libertaires et anarchistes.
 Il participe entr'autres à l'aventure du journal anarchiste Les Temps Nouveaux pour lequel il réalisa l'une ou l'autre oeuvre.

Sa fille Elisabeth épousa en 1931 le romancier dunkerquois Pierre Herbart.




On peut aujourd'hui admirer des toiles de Théo Van Rysselberghe




aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles

au Musée des Beaux-Arts de la ville de Gand

au Musée communal d'Ixelles

au Kröller Müller Museum à Otterlo

au Musée d'Orsay à Paris

dans la collection de la Banque Dexia

dans diverses collections privées.



Voici d'autres portraits d'Emile Verhaeren














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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 08:00


« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir »

Matisse



Henri Matisse



Henri Matisse



 ( Cateau - Cambrésis 1869 - Nice 1954 )


Les petits événements peuvent déclencher de grandes choses.
Un jeune homme a une grande crise d'appendicite. Des complications vont le clouer au lit pour plusieurs mois.
Pour le distraire , sa mère lui apporte une boîte de peinture.
Ce garçon s'appelle Henri Matisse et il va devenir un des grands peintres du XX è siècle.
Cette vocation est irrépressible : rétabli , il suit les cours de William Bouguereau , le plus célèbre peintre " pompier " , puis de Gustave Moreau.
Pour dépasser l'art de son époque , il est nécessaire de l'avoir maîtrisé.
Cette formation " classique " du jeune Matisse peut lui permettre en toute connaissance de cause d'explorer de nouvelles pistes.
Il suit celles des grandes figures de l'avant - garde , les impressionnistes , Cézanne , Van Gogh , les postimpressionnistes qui comme Seurat veulent que le mélange des couleurs se fasse non sur la palette mais dans l'oeil.
En 1905 , il est à Collioure avec Derain. Le Roussillon est aussi la terre de naissance de l'art moderne.





Les toits de Collioure (1905)




C'est l'année où la critique baptise les jeunes artistes du nom de Fauves !
Puis Matisse découvre Gauguin et l'art nègre.
On ne dira jamais assez quelle importance ont eu les arts dits " primitifs " sur l'art moderne.
Matisse refuse perspective et trompe - l'oeil. Il utilise des à - plats colorés pour rendre forme et espace : c'est aussi une solution qu'avaient utilisés les artistes byzantins , par exemple les mosaïstes de Ravenne à San Vitale , des siècles plus tôt.
Est - ce pour cela que le collectionneur russe Chtchoukine , acheteur depuis 1908 , lui commande les grandes toiles de LA MUSIQUE et de LA DANSE ?






La musique ( 1910 )







La danse ( 1909 )



En tout cas le Russe eut quelques surprises avec les couleurs d'un de ses achats : il achète d'abord une toile exposée au Salon d'automne intitulée " Harmonie bleue ". Décoration pour une salle à manger , qui avait été d'abord une  " Harmonie verte ".
Quand il entre en possession de la toile , il découvre une " Harmonie rouge ".
Le vert ne tranchait pas assez avec le paysage que Matisse avait sous les yeux , le bleu était trop proche de la vraie couleur , seul le rouge hissait l'oeuvre au niveau de l'imaginaire.
En 1930 , pour sa fondation américaine , le Dr Barnes lui commande une grande version de LA DANSE de 52 mètres carrés.
Matisse illustre aussi Mallarmé, fait des cartons de tapisserie et décore la chapelle des Dominicaines de Vence.






Décors de Matisse à la chapelle des Dominicaines de Vence



Il consacre à ce dernier travail plusieurs années de sa vie pour remercier son infirmière soeur Jacques - Marie.
Matisse accomplit dans son oeuvre une synthèse des divers courants modernes en plus de la tradition classique.
Il avait ce mot pour la désigner :
" abstraction sur racine de réalité ".





L'artiste est présenté dans tous les grands musées internationaux , de l'Ermitage à Saint - Pétersbourg au Moma à New York.

Deux musées lui sont uniquement consacrés en France , au Cateau - Cambrésis dans le nord et à Nice.





 
 Entrée du Musée Matisse au
Cateau - Cambrésis







Nous avons visité l'expo " Matisse - Derain " au Musée Matisse situé au Cateau - Cambrésis en janvier 2006 et nous  en avons gardé un très bon souvenir !


 

 



                                   
Musée Matisse à Nice


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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 10:00







La Lecture, 1924
Huile sur toile, 113,5 x 146 cm




La Lecture
, avec sa composition équilibrée et son atmosphère studieuse, inaugure la nouvelle tendance statique de Léger. A partir de 1923, l’artiste travaille sur ce thème à travers de nombreuses études dessinées ou peintes, mais c’est seulement avec cette grande toile qu’il parvient à créer
une œuvre qui impose son silence.
Exposée par Léonce Rosenberg à sa galerie de L’Effort moderne, elle a été vendue en 1926 à « un prix exceptionnel » car elle est « une œuvre exceptionnelle dans toute la production de Fernand Léger », écrit le marchand (lettre du 27 janvier 1926, Fernand Léger, une correspondance d’affaires, Le Cahiers du Musée national d’art moderne, Hors-série Archives, 1996).
Léger lui-même la présente comme son plus beau tableau.

Rompant avec sa production antérieure, elle n’en reste pas moins construite sur le principe des contrastes : contraste des couleurs − le bleu de la jupe et de l’oreiller s’oppose au rouge des livres −, contraste des formes − entre les cadres du fond et les arrondis des corps −, et enfin contrastes des détails caractérisant les deux femmes − l’une est couchée et l’autre debout, l’une est nue et l’autre habillée, l’une est chevelue et l’autre chauve. Ce dernier détail n’a pas manqué de choquer, à commencer par Léonce Rosenberg qui demanda à Léger de lui ajouter des cheveux. Léger refusa, sa composition obéissant toujours à sa conception du « réalisme plastique ».
Appliquée à la figure humaine, cette conception devient celle de la « figure-objet » : le corps et le visage sont destitués de leur valeur sentimentale pour devenir un objet à traiter comme un autre en peinture. Les deux femmes de ce tableau acquièrent de ce fait une apparence énigmatique, d’autant plus que leur regard ne se porte pas vers leur livre mais vers le public.






 Fernand Léger posant avec quelques -unes de ses oeuvres




Si vous voulez en savoir plus sur ce peintre né en Normandie dans l'Orne , je vous invite à aller voir le site qui lui est consacré.
Bonne visite et bonne découverte !

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 07:00

 

 Le Renoir impressionniste est une star , mais le dernier Renoir , un inconnu.
On ne le montre guère , tant ses grands nus dérangent.Trop charnus, trop sensuels ...
Il y réconciliait pourtant Courbet et Fragonard.
Le Grand Palais nous invite à les redécouvrir en leur consacrant sa grande exposition de la rentrée.


 








 Du 23 septembre 2009 au 4 janvier 2010 se tiendra Renoir au XXe siècle, une exposition sur le peintre et les oeuvres de Renoir, dans les galeries nationales du Grand Palais à Paris. Elle mettra en avant les aspects inconnus de la peinture de l’artiste.











 Baigneuse debout - 1895 - huile sur toile 82 x 65 cm




L’exposition Renoir au XXe siècle présente des dessins, des sculptures de l’artiste pendant sa fin de vie soit la première moitié du XXe siècle en France. C’est un pan quasi inconnu du public que met en lumière le Grand Palais à travers, notamment, des peintures de nus féminins et des portraits en plein air ou en atelier. Pierre-Auguste Renoir, à l’époque estimé comme « le plus grand peintre vivant»  selon Guillaume Apollinaire, se définissait comme un « peintre de figures« .

Organisé par la Réunion des musées nationaux, le musée d’Orsay et le Los Angeles County Museum of Art, en collaboration avec le Philadelphia Museum of Art, Renoir au XXe siècle sera également présenté au Los Angeles County Museum of Art du 14 février au 9 mai 2010 puis au Philadelphia Museum of Art du 12 juin au 5 septembre 2010.



Renoir au XXème siècle


Du 23 septembre 2009 au 4 janvier 2010
Galeries du Grand Palais – Champs Elysées
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h. Fermeture le jeudi à 20h
Entrée : de 9 à 12 euros

Site :
www.rmn.fr/Renoir-au-XXe-siecle


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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:00




Othon Friesz , le fauve baroque







Emile-Othon Friesz (1879-1949), peintre français né au Havre, était un ami de Georges Braque.

Il n'est pas très connu du grand public mais son oeuvre est fort intéressante.
D'abord influencé par les impressonnistes , comme Pissaro et Van Gogh , Friesz participe ensuite au mouvement fauviste.
Il se forge un style personnel influencé par Cézanne.





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La Côte de Grâce, Honfleur (1907)







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Arbres, Automne (1906)






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L'Estaque (1907)












Le Port d'Anvers (1906)

Ce tableau a été peint en parallèle avec Georges Braque depuis la même chambre d'hôtel au cours d'un séjour commun à Anvers.  









Tableau de  Georges BRAQUE












SAINT - MALO








HONFLEUR  ( 1907 )








Femme dans jardin ( 1923 )


Durant les dernières années de sa vie , Friesz est sollicité pour illustrer plusieurs ouvrages : en 1945 , il prend part à une oeuvre colletive , Le bouquet de la mariée , qu'il orne d'une pointe - sèche ; mais il produit surtout des lithographies en couleur pour " Paul et Virginie " en 1947 et pour le " Satiricon " de Pétrone , qui ne paraît qu'en 1949.


 





Dessin à la gouache d'Othon Friesz pour " Paul et Virgine "

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