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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 07:00

 

Après " Barbey D'aurevilly " en 2008 et " Sand et Ségur " en 2009

parus aux Editions Cahiers du Temps , Dominique Bussillet est partie à le rencontre de Gustave Caillebotte et Guy de Maupassant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une jeune fille vêtue de bleu coud , assise dans un jardin paisible.

Derrière elle , trois femmes , plus âgées et vêtues de noir , cousent et lisent.

La fraîcheur de sa robe , l'inclinaison de son profil délicat , la finesse suggestive du soulier pointant sous la jupe : tout contraste avec l'austérité des trois autres personnes. 

Les heures semblent s'écouler lentement dans ce jardin.

 

En réalité : dans ce tableau de Caillebotte peint en 1876 ,

" Portraits à la campagne " , cette jeune fille si concentrée sur son ouvrage , ne seait-ce pas Jeanne Le Perthuis des Vaux ,

l'héroïne de Maupassant dans " UNE VIE " ?

Ce n'est qu'une impression mais pourtant ...

Elle est si troublante aux yeux de Dominique Bussillet. Si tenace que l'auteure relit Maupassant pour en avoir le coeur net.

" J'eus beau relire maintes et maintes fois UNE VIE  , avec étonnement et perplexité , je ne trouvai aucune scène où Jeanne fût ainsi assise en train de coudre dans le jardin de la propriété familiale ... et pourtant , pour moi , le tableau de Caillebotte et le roman de Maupassant étaient désormais indissolublement liés ... "

Alors , comment explique cette impression ? Où l'insaisissable s'enracine -t-il ? L'essai de Dominique Bussillet

" Maupassant et l'univers Caillebotte " est une tentative de réponse.

Passant au-delà de l'oeuvre , Dominique Bussillet choisit de chercher plus loin , dans la vie du peintre et de l'écrivain.

" Le travail d'écriture se fait enquête. "

 

" Qui étaient -ils donc , Guy De  Maupassant et Gustave Caillebotte , l'écrivain et le peintre , c es deux hommes qui nous racontent ainsi les deux versants des vies humaines , qui esquissent pour nous des décors et des destins , qui font naître en nous des impressions puissantes , avec en fond sonore une petite musique qui finit toujours par être triste ? "

Ils ont tout d'abord ces points communs si chers à l'auteure : ils sont normands et nés au XIX è siècle.

Caillebotte naît en 1848 , Maupassant en 1850.

Peintre pour l'un , écrivain pour l'autre , solitaires , " travailleurs acharnés , amis généreux , canotiers et  marins dans l'âme , ni Guy ni Gustave ne se marieront, ni l'un ni l'autre ne reconnaîtront d'enfants. " Quoi d'autre ?

Ils aiment l'eau , les bateaux , le canotage. Et le canotage n'est - il - pas une autre forme de solitude ?

Le mot revient , " solitude ". Et fait écho aux deux oeuvres évoquées.

La jeune femme en bleu a beau être entourée , elle semble bien seule. Jeanne a beau être épouse et mère , elle est terriblement seule.

Mais de " la pire des solitudes : lasolitude à deux " , " ce désamour de bien des couple séparés par la routie plus sûrement que l'absence " analyse finement Dominique Bussillet.

Cette solitude était aussi celle de Maupassant. " Aimer ses contemporainsslui paraît impensable : peut-être les a-t-il trop

disséqués, a-t-il été trop perspicace , au fil de ses nouvelles et de ses articles ?

A qui, à quoi se raccrocher , pour qui , pour quoi , travailler sans cesse , écrire sans relâche ? "

Dominique Bussillet s'interroge : " L'art peut-il suffire à supporter le fardeau de la vie ? ...

Peinture ou littérature ne peuvent que tenter vainemant de reproduire la nature ou l'homme , pour donner l'illusion de la vie." Et repousser la mort ?

Si l'art ne peut aider à traverser la vie, la solitude , elle , laisse tout au moins le temps de se consacrer à son art.

Et l'art u XIX è siècle vivra un formidable renouveau avec la naissance de l'impressionnisme.

" Le XIX è siècle veut saisir l'insaisissable : l'âme ; peintres et écrivains veulent l'écoulement du temps ...

Il ne s'agit plus seulement de représenter le réel ... , il faut donner l'illusion du réel , donc le restituer à travers des impressions , et non plus de détails ; il faut aller chercher de l'autre côté du miroir l'intangible secret , capter l'instantané. "

C'est un nouveau regard que Caillebotte pose sur le monde.

" Le peintre travaille maintenant en plein air , " sur le motif " , il doit se soucier de la lumière et de ses effets. "

 

Dominique Bussillet affirme que Caillebotte a tenu un  " rôle original , précurseur et indispensable ".

Peintre , mécène et collectionneur à la fois.

Peut-être est-ce pour cela alors que la solitude - si douloureuse tant elle irradie , les recoins du temps - semble imprégner romans et tableaux.

 

 

 

 

 

Guy de Maupassant

 

 

 

S'il est un point commun entre Caillebotte et Maupassant , c'est alors cette " façon de concevoir le monde qui rend la même sincère tonalité , même si leurs moyens d'expression sont différents. Ce sont des histoires qu'ils nous racontent , Guy et Gustave , des histoires d'une humanité en souffrance qui veut continuer à espérer ,

à croire que l'art est encore la plus sûre façon de vaincre l'éternelle solitude. "

 

 

 

 

 

 

 

Gustave Caillebotte

 

 

 

 

Mais n'est-ce pas ce que voulaient les impressionnistes ?

" Faire du beau avec du banal , saisir l'instant pour le rendre éternel , créer une histoire avec les détails de la vie quotidienne , donner vie à des personnnaes qui nous deviennent familiers , souvent très proches. "

Si proches qu'il nous semble parfois déjà les avoir vus ... Et faire de la jeune fille en bleu du tableau , l'héroïne de Maupassant , rêver une " amitié " entre Caillebote et Maupassant , n'est -ce pas " saisir l'insaisissable " ?

 

 

 

 

 

 

 

 Tableau de Caillebotte " Portraits à la campagne "

 

 

 

 

Alors Dominique Bussillet creuse encore. Et découvre un ultime point commun entre les deux hommes : la mort du frère. René Caillebotte est mort en 1876 à l'âge de 25 ans. Hervé de Maupassant meurt à 33 ans , en 1889.

Tous deux sont alors " persuadés qu'ils vont mourir jeunes , et hantés par l'idée de la maladie ou de la mort ".

L'avenir leur donnera raison : Caillebotte meurt à 45 ans. Maupassant à 43 ans. Cette obsédante quête de l'instant , ce désir ardent de le dire dans sa fugacité même , prennent leurs sources là , dans ce manque.

Dans la peur que cette rencontre prématurée avec la mort ne se renouvelle.

La solitude et la mort partagent peut-être la même ombre. " Être soi ou un autre , agir par soi-même ou être l'obscur réceptacle de pensées inconscientes , se comprendre , exister par soi-même et non comme le reflet d'un autre , se revendiquer , enfin ; voilà la quête obstinée du peintre , de l'écrivain , cherchant à émerger de l'ombre qui les cache ou se substitue à eux. "

 

De livre en livre , se glissant derrière ses écrivains et artistes fêtiches , Dominique Bussillet semble continuer à nous livrer à petites touches , avec discrétion toujours et subtilité , deux ou trois choses d'elle.

Mais peut-être n'est-ce qu'une impression ...

 

 

 

( Source : Livre / échange Mars 2010 )

 

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 21:45

                                                           

 

 

                                                            

 

                                   L'astronome aveugle - roman d'Anne-Catherine Blanc

                                       (Editions Ramsay "Littérature") 150 pages - 2009

                    Illustration de la couverture : "Vague se brisant contre une falaise"

                             aquarelle d'Eugène Delacroix - Paris - Musée du Louvre 

 

 

J'ai découvert ce roman grâce à Marie (lectures pêle mêle de Marie) qui en a fait un livre voyageur sur son blog. Et j'avoue qu'après la lecture de ce livre je suis tout à fait d'accord avec l'avis de Marie.

 

Ce livre est magnifiquement écrit, dans le ton de l'époque dans laquelle se situe ce livre, quelque part dans un royaume dont la capitale est en bord de mer.

 

Alors, donc, notre astronome est devenu vieux et aveugle, si bien que le roi, sans le répudier, l'écarte de la cour pour le remplacer par un jeune astronome.

 

L'astronome décide de quitter la cour et partir sur les routes avec ses quelques bagages et surtout avec son chat qui va devenir son guide.

 

L'aventure va réellement commencer pour lui mais l'hier va arriver et ses vagabondages vont devoir cesser. Il frappe à la porte d'un gardien de phare qui accepte de le loger. seule condition : l'astronome devra participer au travail qui consiste à entretenir le feu du phare...

 

Le reste de l'histoire est à découvrir au fil de la lecture captivante de ce roman en forme de conte médiéval.

 

                                 

 

 

L'auteur, Anne-Catherine Blanc, est d'origine catalane. Elle est professeur de français et a publié un premier roman "Moana Blues", publié à Tahiti (Au vent des Iles), où elle a enseigné et qui lui valut en 2003 le Prix des Etudiants de l'Université de Polynésie Française.

 

Bea Kimcat a lu ce livre également et me l'a envoyé ensuite. A présent, il retournera sans doute chez Marie ou chez qui voudra bien continuer cette chaîne, après accord de Marie, bien sûr...  Ce livre mérite vraiment un détour de quelques heures pour se rafraichir aux eaux de l'amitié...

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 08:00

 

J'ai découvert ce Polar  " Normand " à l'espace Librairie du CHU de Rouen , et ce fût un régal de le lire au fur et à mesure que j'attendais dans les salles d'attente pour divers examens médicaux.

J'ai bien aimé le style et l'écriture de Jean Calbrix et le suspens qui nous tient jusqu'au bout.

Dès que j'en aurai l'occasion , c'est avec plaisir que j'en lirai d'autres ! 

 

 

 

Mon cadavre s'enroue en Rouen

 

 

 

Editions Charles Corlet - 2002 - 287 pages

 

 

Raoul Désambre , médecin - anesthésiste des Hospices de Rouen , gendre du richissime armateur Georges de Richencourt , disparaît dans la forêt de Canteleu à bord de sa Packard de 1932.

Très vite , des ravisseurs se manifestent en envoyant à Louisette , le femme de Désambre , un orteil de son mari avec une demande de rançon.

L'inspecteur Limard de la police d' Yvetot est chargé de l'enquête.

Plucieurs facteurs l'incitent à penser que le rapt du médecin est le fait de son entourage et , après diverses péripéties , il fait inculper plusieurs membres de cet entourage jusqu'à ce que le commissaire Alexandre Arkangelsk , alias Shura , rentre de vacances et détecte quelques anomalies anodines dans les déductions de son adjoint.

D'Yvetot à Rouen , en passant par Allouville , Canteleu

et Saint - Martin - de - Boscheville ,

un suspense savamment orchestré.

 

A savoir que Jean CALBRIX en a édité d'autres :

 

 

- Mon cadavre se lève à Yvetot ( 2000 )

 

- Mon cadavre s'éclate à Granville ( 2004 )

 

- Mon cadavre se met à la diète à Dieppe ( 2005 )

 

- Mon cadavre se navre au Havre ( 2006 )

 

- Mon cadavre détale à Darnetal

 

- Mon cadavre se met en boîte à Eu

 

 

 

Vous voulez en savoir plus sur Jean Calbrix , alors n'hésitez pas à aller voir son site

 

 

 

 

 

Il est aussi l'auteur d'une centaine de poèmes , la majorité en poésie classique , dont un rondel " Merle " , médaille d'argent aux jeux floraux de Toulouse en 2006.

 

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 11:40

 

 

 

 

 

 

 

Editions L' Harmattan - Juin 2009

 

 

 

Récit de l'arrestation de la famille de l'auteur au cours de la rafle du Vél d'Hiv le 16 juillet 1942.

16 juillet 1942. À 4 heures du matin, je suis réveillé par les polices françaises. Des dizaines de portes s'ouvrent d'un coup dans la fureur d'un enlèvement spectaculaire. En quelques secondes, ils prennent d'assaut tous les étages et, en un tour de main, toutes les serrures de porte sont défoncées à coups de crosse de fusil. Toute ma famille, à l'exception de mon père qui avait disparu la veille au soir, est en état d'arrestation. Qu'avons-nous fait pour mériter un tel sort ? Rien. Nous sommes innocents mais condamnés à mort, sans jugement. Direction : Pithiviers et l'antichambre de la mort, Drancy... pour le dernier grand voyage. Foudroyé à l'âge de 5 ans par la rafle du Vel' d'Hiv, me voilà, seul, sans famille, sans abri, tel un arbre déraciné, telle une ombre errant dans les rues, dans l'Enfer des Hommes.

 

 

 

 

 

 

 

Le cherche midi éditeur - août 2008 - 188 pages

 

 

 

Connaissez-vous l'adresse du paradis ? Pour Raymond et Simon, deux écoliers devenus des amis inséparables, le paradis - le jardin des rêves, la cathédrale des chimères, le palace de l'enfance, - c'était le Vel'd'Hiv', le vélodrome d'Hiver, à l'angle du boulevard de Grenelle et de la rue Nélaton, dans le 15e arrondissement. Simon, fils d'un médecin juif, et Raymond, fils du concierge du vélodrome, en connaissaient tous les recoins, tous les secrets et toutes les légendes, toutes les mythologies. Car, dans les insouciantes années 1930, le Vel'd'Hiv' était le temple du cyclisme sur piste et de la boxe. Les Six Jours et de grandes rencontres pugilistiques s'y déroulaient, sans oublier les meetings du Front populaire. À l'extérieur de la piste en bois, il y avait les gradins populaires et, à l'intérieur, le restaurant à la mode, où se retrouvaient les people, comme on dit à présent. D'un côté, le Tout-Paname et, de l'autre, le Tout-Paris, dans lequel des demi-mondaines jetaient aux coureurs des bouquets de violettes. Le Vel'd'Hiv' prouvait que Paris était une fête. «Que fais-tu ce soir ?» demandait-on.

 Réponse : «Je vais à Grenelle.»

Puis, les 16 et 17 juillet 1942, ce fut la grande rafle. Complice des nazis, la police française arrêta des milliers de juifs, qui furent rassemblés au vélodrome d'Hiver. Le rendez-vous de toutes les festivités devint le lieu de la tragédie. L'enfer après le paradis. Raymond aperçut une dernière fois Simon et son père, avant qu'ils ne disparaissent dans la foule, pour être emmenés vers le

«Grand Nulle Part».

Vel'd'Hiv' raconte le destin de deux enfants, deux amis, emportés dans la tourmente de l'histoire et séparés l'un de l'autre, alors qu'ils se croyaient inséparables. Un roman servi par une écriture limpide et légère.

 

 

 

 

 

 

 

 

Editions Calmann - Lévy - 2006

 

 

 

En 1942, Gabriel et sa famille, des Juifs polonais émigrés en France, tentent de survivre dans Paris occupé par les Allemands, qui les privent de leurs moyens d'existence et de leur dignité. Pas encore de leur vie.   

Gabriel n' a que quatorze ans quand, au matin du 16 juillet, les Juifs de Paris sont raflés par la police française aux ordres des nazis. On les transfère au Vélodrome d ' Hiver, dans le XVe arrondissement. Comment se douteraient-ils que le Vél d 'Hiv sera la première étape sur la route de l ' extermination   Pour eux, la solution finale débute ici, à cinq cents mètres de la tour Eiffel, dans ce vélodrome où l' on entasse treize mille personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards, sans sanitaires suffisants, sans nourriture, sans intimité ni endroit pour dormir et avec pour toute réponse à leurs cris de colère et de détresse un peloton de gardes républicains armés et résolus. Beaucoup se découragent. Pas Gabriel Wachman. Il finit par trouver un moyen de s'échapper. Pour lui, il n' y aura pas d' Auschwitz, mais tout de même la peur, les collabos, l ' abandon, le monde hostile et cette immense douleur de ne rien savoir de tous les siens. Il lui faudra tenir jusqu ' à la fin de la guerre.   

 

 

Gabriel Wachman demeure aujourd ' hui l ' un des rares survivants du Vél d ' Hiv. Il nous le raconte dans un témoignage historique, poignant et inédit, enrichi par l ' écriture forte d ' un auteur reconnu, Daniel Goldenberg.

 

 

 

Je suis actuellement occupée de lire  " Ce jour-là 16 juillet 1942 , La Grande Raffle du VEL D'HIV "

de Claude Lévy et Paul Tillard, paru aux éditions Robert Laffont.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous en reparlerai dès que j'en aurai terminé la lecture.

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:16

 

 

Moka

 

 

 

Editions PLON - 2006 - 249 Pages

 

 

 

Justine a 40 ans, un mari britannique, Andrew, et deux enfants.

Elle travaille en tant que traductrice free-lance et mène une petite vie tranquille.

Mais un mercredi après-midi, tout va basculer.

Son fils adolescent est renversé par un chauffard en plein Paris. L'inconnu prend la fuite, des témoins ont à peine le temps de noter quelques chiffres de la plaque d'immatriculation. Sérieusement blessé, Malcolm sombre dans le coma. L'enquête piétine.

 

 

Seule contre tous - ou presque, Justine veut découvrir la vérité. Jusqu'au bout. Et à n'importe quel prix.

 

Contre l'avis de son mari, de ses parents, Justine ne renonce pas à retrouver le responsable de l'accident. La seule personne qui soutiendra Justine, c'est sa belle-mère, la "so British" Arabella. L'enquête les mènera dans une ville balnéaire du sud de la France. Mais au bout de la route, à qui, à quoi Justine sera-t-elle confrontée ?

 

 

 

" Franglaise " comme son héroïne, Tatiana de Rosnay, auteur du best-seller international " Elle s'appelait Sarah ", entraîne le lecteur dans un étourdissant suspense psychologique.

 

 

 

 

 

 

Tatiana de Rosnay est l'auteur de huit romans, mais

Elle s'appelait Sarah est le premier roman qu'elle écrit en anglais,

sa langue maternelle.
Scénariste et journaliste, elle travaille notamment pour Elle et Psychologies.
Après une enfance aux Etats-Unis, elle a fait ses études

universitaires en Angleterre.

Mariée et mère de deux enfants, elle vit depuis vingt ans à Paris.

 

 

J'ai eu un coup de coeur pour ce livre dont j'avais déjà entendu parler , dans une librairie à Bécherel et je l'ai lu en une journée tant ce livre était prenant et je voulais en savoir plus , à chaque fois que je le refermais.

Je pense qu'en tant que mère , j'aurais réagi comme Justine afin de

connaître la vérité sur le chauffard qui a renversé son fils et pris la fuite.

C'est humain et logique à la fois de connaître la vérité , tant pour soi et afin que l'auteur des faits soit arrêté et poursuivi en justice.

Il en va de la vie d'un enfant ...

 

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:00

 

Envie de vous présenter ce livre que j'ai reçu en cadeau , la personne qui me l'a offert , connaissant ma profonde admiration pour cette écrivaine Belge , Colette Nys - Mazure.

Un livre à découvrir et à aimer !

Inutile de vous cacher , que je m' y suis plongée aussitôt !

 

 

 

 

 

 

Editions Desclée de Brouwer

Collection littérature ouverte - 2008

 

 

 

 

Colette Nys-Mazure a pris au sérieux l'exhortation de Brecht pour nous offrir cette Célébration du quotidien.
Car dans la routine des jours, nous sommes bien souvent ailleurs, absents à nous-mêmes, sourds à ce miracle continu qu'est notre vie ordinaire. À travers une écriture poétique et très féminine, Colette Nys-Mazure célèbre la trame secrète de nos existences.
" Chaque matin, je m'étonne et je me réjouis d'être en vie. Je ne m'y habitue pas. "

 

 

 

 

 
 
L'auteur en quelques mots...
 
  Ecrivain, Colette Nys-Mazure a obtenu le Grand prix de poésie pour la Jeunesse - ministère de l'Éducation nationale et des Sports, Maison de la Poésie, Paris, pour Haute Enfance (Amay, L'arbre à Paroles, 1990) et le prix Max-Pol Fouchet 1996 pour Le For intérieur (Chaillé sous les Ormeaux, Le Dé Bleu, 1996).

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 09:00
                                                     

                                                 En ami - roman de Forrest Gander - 136 pages
                                                         Sabine Wespieser Editeur - août 2009



Retour pour moi vers cette maison d'édition que j'aime tant. C'est là le 77e livre publié par Sabine Wespieser.

Comme toujours chez cet éditrice, la langue et le style des romans font le charme de ces livres.

J'ai tout de même été un peu déçu par ce premier roman d'un poète très apprécié aux Etats-Unis.

                                                  


4 chapitres pour 3 voix. Cela semble être devenu une "mode littéraire" de faire parler plusieurs personnages pour former une histoire vue sous divers angles.

Tout d'abord, une naissance à laquelle assiste une mère qui n'avait plus de contacts avec  sa fille.

Ensuite, Clay raconte son amitié très forte pour Lester, géomètre, avec qui il travaille. Mais il jalouse son ami dont les succès féminins sont très nombreux. Mester est marié mais a une aventure de longue date avec Sarah... Clay va dénoncer cette liaison à l'épouse légitime, conduisant au drame.

Sarah, dans la 3e partie du roman, raconte sous forme très poétique (élégie) son amour pour Lester avant de laisser la conclusion à Lester à partir de "chutes" d'inteviews filmées.

Très belle écriture, digne du poète qu'est l'auteur, avec tout de même la sensation d'histoire décousue. Dommage...

Avec ce livre se termine la série du 1% de la rentrée littéraire, challenge animé par Levraoueg
(vous retrouverez les 7 liens vers mes articles sur le site de Levraoueg)


                                                            Challenge du 1% littéraire 2009)


                                                                         7/7

Grâce à ce challenge, j'ai pu lire en 6 mois, 7 livres de la rentrée d'août- octobre 2009, ce qui ne m'était jamais arrivé car je lis toujours les livres plus tard, bien plus tard qu'après les "rushes" et l'excitation des rentrées, où il faut avoir lu le dernier XXX...

J'ai pris plaisir en tout cas à découvrir des auteurs étrangers. Mon grand coup de coeur aura été pour "Carpentarie" d'Alexis Wright.

Bonnes lectures,

Denis
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 09:00


J'avais eu un coup de coeur pour ce livre ( la couverture que je trouve très belle ) à la librairie Gibert à Paris en février dernier et pour un euro , c'était l'occasion de se faire plaisir !







1881, dans l'île anglo-normande d'Alderney.
Parce qu'un accident a réduit sa voix à un murmure et l'isole des autres jeunes filles, Sarah McNeill passe le plus clair de son temps à courir les landes sauvages.
C'est dans cette solitude qu'elle découvre l'histoire de lady Jane, qui, pendant un quart de siècle, espéra contre toute raison le retour de son mari, John Franklin, disparu au cours d'une expédition polaire.
Un soir de bal, Sarah rencontre Gaudion, un maraîcher breton faisant route vers l'Angleterre et dont la goélette chargée d'oignons s'est échouée sur le rivage.
Le temps que la mer remonte, tous deux vont connaître une telle passion qu'à la fin de cette nuit unique la petite paysanne comprend que l'homme aux mains de géant est l'amour de sa vie.
" Je désire, écrit-elle à lady Jane, dont elle a décidé d'imiter l'extraordinaire fidélité, que vous m'expliquiez comment on peut aimer comme ça, c'est-à-dire comme vous.
C'est la manière dont je voudrais être capable d'aimer moi aussi. "
Et Sarah de s'élancer à la recherche de Gaudion.
 D'abord sur les docks de Londres, où elle survit en livrant des oiseaux naturalisés aux clients d'un étrange empailleur,
puis sur les côtes de Normandie, où une société brillante mais cruelle s'adonne à la nouvelle mode des bains de mer. Aucune déchéance, pas même celle de la prison, ne fera renoncer Sarah à la quête éperdue de son amour.
Alors, ébranlé par tant d'obstination, le destin finira
peut-être par céder.


J'ai lu avec plaisir , je devrais dire " passion " ce livre, qui évoque avec lucidité et tendresse à la fois , ce qu'on ne ferait pas pour retrouver l'être qu'on aime.
J'aime beaucoup l'écriture de Didier Decoin et d'autres livres seront dans mes prochaines lectures.

 A savoir que ce livre a été adapté dans un téléfilm par

Jacques Otmezguine
avec comme acteurs principaux : Maxime Leroux, Valérie Mairesse, Lola Naymark.





Il est passé tout récemment ( 8 mars ) sur France 5 et malheureusement je l'ai râté !




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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 10:00







Traduit du russe par Gustave Aucouturier
&
Boris de Schloezer

Editions FOLIO classique - 556 pages - 2008




Résumé


Il commençait à faire affreusement froid, et à peine avais je sorti la tête de mon col que des tourbillons de neige sèche et glacée me collaient les cils, le nez, la bouche et me pénétraient dans le cou - tout est blanc, lumineux et enneigé, rien nulle part que lumière trouble et neige.
Je commençais à avoir sérieusement peur. Aliochka dormait à mes pieds, tout au fond du traîneau ; il avait le dos complètement recouvert d'une épaisse couche de neige. Ignachka gardait son entrain : il passait son temps à tirer sur les rênes, pousser des cris d'encouragement et taper ses jambes l'une contre l'autre. La clochette tintait toujours aussi merveilleusement. Les chevaux renâclaient, mais couraient toujours, trébuchant de plus en plus souvent, et un peu moins vite...
Le vent hurla frénétiquement ; une grande pelletée de neige se déversa sur les pans de ma pelisse. Je me retournai : la troisième troïka avait disparu.












La prose de Tolstoï bat au rythme de notre coeur , remarquait Nabokov.
C'est l'impression qui se dégage de ces récits.
Composés entre 1852 et 1863 , avant " Guerre et Paix " , ils portent la marque d'un esprit à l'affût de faits vrais , comme dans " La Tempête de neige ", qui retrace ses tribulations lors d'une traversée de la steppe balayée par le vent , ou dans " Albert " , histoire d'un musicien déchu.
Ou encore dans la nouvelle " Lucerne " , où un prince invite à sa table un chanteur des rues humilié par de riches estivants.
Mais le récit qui traduit le mieux ses préoccupations de cette décennie - là est " La Matinée d'un gentilhomme rural " , vestiges d'un roman où il voulait mettre en scène un héros déterminé à trouver le bonheur en aidant et en instruisant ses mujiks.
Il finit par se demander si son rêve est réalisable : le sort de ses sujets ne s'est pas amélioré , et le sien est chaque jour plus pénible.
Le même constat , doublé d'une réprobation de son mode de vie familiale , poussera Tolstoï , un demi - siècle plus tard , à s'enfuir de son foyer pour aller mourir dans la maison du chef de gare d'Astapovo.







Léon Tolstoï à son bureau



Autres photos et portraits de Tolstoï













( 1884 - portrait by Nikolai Ge )






















Tolstoï et sa femme









LÉON TOLSTOI À SON BUREAU

PORTRAIT DE LEONID PASTERNAK (1908)






 










Maison de Tolstoï à Poliana








LA CHAMBRE DE LÉON TOLSTOI À IASNAIA POLIANA












LA TOMBE DE LÉON TOLSTOI À IASNAIA POLIANA


( Sources photos internet )

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 16:00

                                                        
 
                                  Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot
                                (Editions Actes Sud - 175 pages - Août 2009)

                                   (Littérature haïtienne de langue française)


Mathurin D. Saint Fort est un brillant jeune avocat dévoré d'ambition.
La vie lui sourit, ici, à Port-au-Prince, loin de ses racines provinciales.
Mais sa vie bascule avec l'arrivée de Charlie, un jeune délinquant en cavale suite à un braquage. Charlie l'interpelle en pleine réunion et lui demande de l'aide au titre de leur attache au même village natal.

Mathurin écoute Charlie lui parler de sa vie, de ses difficultés et du village. Par solidarité "ancestrale", il décide d'aider ce jeune homme.
Il va ainsi l'accompagner à un rendez-vous organisé pour le partage du butin. Mathurin se "déguise" en pauvre pour faire ce "voyage initiatique" qui ne va pas se dérouler comme prévu, car la violence va s'inviter tragiquement au rendez-vous.

Mathurin va néanmoins reprendre sa vie d'avocat "associé", mais son regard sur le monde va être à jamais changé.
Le passé remonte à la surface et permet aussi à Mathurin de renouer avec Anne, son amie d'enfance.

Voilà très succintement résumé ce roman vu à travers quatre regards : Mathurin, Charlie, Nathanaël et Anne. 

La poésie est toujours présente dans la littérature haïtienne et ce livre est magnifique aussi pour son souffle, sa langue.

Une précision quant au titre : "Yanvalou" est le salut à la terre ancestrale"

                                               

Lyonel Trouillot est un des grands auteurs haïtiens de la nouvelle génération. Il est né en 1956 à Port-au-Prince. Il a reçu le prix Wepler de la Fondation La Poste en Novembre 2009 pour ce roman.
Ses livres sont pour la plupart publés chez Actes Sud.

Un auteur et un livre à découvrir "absolument".

Bonne lecture

Denis


Ce livre s'inscrit dans la rentrée littéraire 2009 et je participe au challenge 1% rentrée littéraire 2009 animé par Levraoueg


                                                                 Challenge du 1% littéraire 2009


 
                                                                                    6/7

                                  (J'en suis ainsi à 6 livres lus sur 7 à lire pour atteindre ce 1%)

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