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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 09:00

 

 

 

 

Editions GALLIMARD ( FOLIO ) - 2007 - 838 pages

 

 

" Je ne mets point de borne à mes désirs ", disait celle

qui fut presque reine de France...
De sa naissance dans la prison de Niort à sa mort

dans la douce retraite de Saint-Cyr, de l'obscure pauvreté

de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour,

de la couche d'un poète infirme à celle du Roi-Soleil,

de la compagnie joyeuse de Ninon de Lenclos et de ses amants

au parti pris de dévotion de l'âge mûr, quel roman que cette vie !

 À partir d'une documentation considérable et

en recourant aux écrits, souvent inédits,

de la marquise de Maintenon, Françoise Chandernagor

 a su restituer, à travers des " mémoires apocryphes "

qui ont la séduction de la langue du XVIIe siècle, le vrai visage

d'une femme méconnue, témoin sans pareil d'une époque fascinante.

 

 

 

 

 

 Très beau roman historique que cette fabuleuse ascension

et magnifique destin de Françoise d'Aubigné ,

marquise de Maintenon et presque reine , derrière l'éclat de

 " la belle Indienne " , écoutons les confidences d'une femme

belle avec esprit , ambitieuse avec dignité , secrète avec sincérité , raisonnable avec passion.

 

 

 

 

Françoise Chandernagor, membre de l'Académie Goncourt,

 est l'auteur d'une pièce de théâtre et de nombreux romans

couronnés de succès : L'allée du Roi, La Sans Pareille,

L'archange de Vienne, L'enfant aux loups, L'enfant des Lumières,

La première épouse, La chambre, Couleur du temps,

La voyageuse de nuit.

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:00

 

 

 

 

 

Editions Le Moniteur - 2008 - 295 pages

 

 

Sous la direction de Dominique Hervier

avec la participation de :

Dominique Amouroux, Isabelle Balsamo, Henri Godard

 

 

 

On connaissait André Malraux écrivain, sensible à la peinture,

à la sculpture, aux arts d'Extrême-Orient ou d'Afrique.

Mais il fut également très attentif à la création architecturale française

et à la protection du patrimoine.

Ministre fondateur des Affaires culturelles sous le général de Gaulle,

de 1959 à 1969, il contribua à donner à l'architecture

et au patrimoine un élan novateur.

Il mit en place les fondements de la protection du patrimoine du XXe siècle, lança l'Inventaire général, la loi sur les secteurs sauvegardés

et s'intéressa à la commande publique (les préfectures des nouveaux départements de la couronne parisienne, les maisons de la culture,

le projet de musée du Vingtième-Siècle), nouant au fil des années

des rapports admiratifs ou amicaux avec les architectes contemporains :

 Le Corbusier bien sûr, Wogenscky, Faugeron.

Issu des communications présentées lors de la journée d'études

organisée par le comité d'histoire du ministère pour

le trentième anniversaire de la mort d'André Malraux, en 2006,

 cet ouvrage collectif, grâce à l'apport de recherches récentes

 et de documents inédits, éclaire la politique de l'architecture

et du patrimoine des débuts de la Cinquième République.
Le CD qui l'accompagne permet d'écouter de nombreux témoignages

 sur le rôle de l'écrivain-ministre en matière d'architecture et

de patrimoine, ainsi que le célèbre hommage à Le Corbusier,

 prononcé en 1965.


Au sommaire :
Culture et sensibilité architecturales chez André Malraux
Malraux ministre de l'Architecture et du Patrimoine
Témoignages
Discours d'André Malraux

 

 

Un livre très intéressant qui ma beaucoup plu. A découvrir !

 

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:00

 

 

 

 

 

Editeur : Viviane Hamy - 2010 - 419 pages

Traduit de l'anglais ( Canada ) par Daniel Bismuth

 

 

 

 

 Des hurlements de joie accueillirent un nouveau venu.
Les mains dressées tel un chien dansant, les cils alourdis de mascara,

 le bleu des bajoues transparaissait sous la poudre de talc violette.
C'était le Dr Maloney, l'homosexuel le plus coté de Paris,
qui combinait les activités de catamite, avorteur, boxeur et
confesseur officieux de certaines femmes de lettres.
Il se dandina jusqu'à notre table.
"Je sors d'une expérience merveilleuse.
Un costaud divin, sabots, pantalon de chasse en velours et
somptueuse barbe de trois jours.
Ce n'est qu'après notre confrontation - si vous me passez l'expression -
que j'ai appris qu'il s'agissait d'un vrai fossoyeur !
J'étais furieux. Si seulement j'avais su..."
 Il claqua des doigts avec une force extraordinaire et deux serveurs accoururent.
"Champagne, champagne, pour célébrer la victoire du vice
sur la tombe !" "
Le ton est donné. Alliage rare d'humour et de candeur,
ces Mémoires sont une traversée sauvage, un conte sur le désir de liberté inhérent à la jeunesse, où l'insolence est aussi naturelle
que la férocité à l'égard des clichés et des gloires littéraires établis.
Glassco les définissait ainsi : " ... l'action y est organisée,
télescopée parfois ; nul flottement - il s'agit plus d'un "montage"
 des jours parisiens vécus quand j'avais 18 ans,
que le reflet fidèle de la réalité. "
 
 
Des brasseries où les beautés sans tabou s'éprennent d'artistes
sans le sou , et , quelques rues plus loin , des chèvres en liberté :
Montparnasse en 1928.
Quand il y débarque avec son rêve en poche , devenir écrivain ,
 
 
 
 
le Canadien John Glassco entend bien concilier
 " la joie laborieuse de l'art " avec
" le chemin velouté de la jouissance ".
Un hédonisme propice aux rencontres : Gertrude Stein , hostisle à souhait , Hemingway ou l'insatiable Peggy Guggenheim , idoles exécutées
le soir même dans un journal intime qu'on découvre enfin
dans sa traduction française.
Pourquoi faut-il s'y précipiter ?
Parce que , depuis le formidable " Autoportrait " de Man Ray ,
 on n'avait rien lu d'aussi vivant sur cette planète enchantée
de l'entre - deux - guerres.
 
 
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 07:00

 

 

 

 

 

Ce sera un des événements de l'automne littéraire :

l'entrée de Boris Vian dans la monumentale colllection

 " La bibliothèque de la Pléiade " aux éditions Gallimard.

 

Très beau cadeau de Noël : le coffret des 2 tomes coûte

100 € jusqu'au 31 janvier 2011

 

Vous y trouverez toutes les oeuvres romanesques de l'auteur :

J'irai cracher sur vos tombes, l'arrache-coeur, l'herbe rouge, l'écume des jours... 

Et puis des nouvelles, des scénarios, chroniques etc...

avec comme toujours à la Pléiade, un appareil critique

de très haute tenue par Marc Lapprand en collaboration

avec Christelle Gonzalo et François Roulmann.

 

Il aura fallu de longues années pour arriver à ces

 " oeuvres romanesques complètes ", compte tenu

 des relations qui ont été difficiles entre Vian et Gallimard, notamment, mais le résultat est enfin là.

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:00

 

J'avais eu ce livre en cadeau l'an dernier à l'achat

de plusieurs livres de poche 10 - 18 et par hasard

je l'ai sorti de ma PAL et j'avoue que j'ai beaucoup aimé.

 Le déroulement de l'enquête, le suspens nous tiennent en haleine jusqu'à la dernière page !

J'aime beaucoup la façon d'écrire d'Anne Perry et comme

j'adore me plonger dans l'époque victorienne,

j'ai été comblée !

Cela m'a donné l'envie d'en lire d'autres ...

 

 

 

 

 

Editions 10 - 18 - Grands Détectives - 2001 - 415 pages

Traduit de l'anglais par Roxane Azimi

Inédit 

 

 

 

4ème de couverture

 

 

" William Monk, inspecteur de police chevronné,

se réveille à l'hôpital.
Violemment agressé il y a quelques semaines,

il a perdu la mémoire.

Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs,

qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari

de la police londonienne.

 Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement

une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate,

 survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même.

 Il découvre d'abord qu'il n'était ni très sympathique

ni très aimé, et qu'il avait laissé tomber sa famille,

 d'origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions.
Il se rend compte aussi qu'il avait été mêlé de très près

 au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau,

 le laisse investiguer... "

 

Josiane Guéguen, Ouest-France

 

 

 

 

 

 

Anne Perry , née en 1938 à Londres , est aujourd'hui célébrée

dans de nombreux pays comme la " reine " du polar victorien

 grâce au succès de deux séries :

les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt ( dont elle a publié

le vingt - cinquième titre , Buckingham Palace Gardens , en 2008 ),

puis celles de William Monk , qui comptent aujourd'hui

seize titres.

Anne Perry s'est depuis intéressée à d'autres périodes

 historiques avec notamment " A l'ombre de la guillotine ",

qui a pour cadre le Paris de la Révolution française.

Elle a aussi entrepris de publier une ambitieuse série de cinq titres

dans laquelle elle brosse le portrait d'une famille anglaise

pendant la Première Guerre mondiale.

Anne Perry vit au nord d' Inverness , en Ecosse.

 

 

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 09:00

 

 

 

 

 

CHAMP VALLON EDITEUR - 2010 - 216 pages

 

 

 

Au tango, les femmes ont les pieds nus, été comme hiver, toujours au bord de prendre un mauvais coup, et meurtris de bleu et de cru,

 mal guéris du coup précédent.
Nous marchons dans les champ de mines.

 Nous aimons ce qui ne dure ras. Les bons moments qui finissent mal.

Les lanières, la terre et le cuir dense des pieds d'homme

qui s'incrustent à vif dans nos pieds.

 

 

 

Singulier premier roman que cette plongée dans l'odeur du tabac ,

de la sueur et du parfum , au coeur de la nuit moite du tango parisien.

Ego tango suit le flux de pensées d'une jeune femme si imprégnée

de cette danse que sa voix en épouse le rythme et les poses.

Au hasard d'un bal aux Neufs Billards , d'un rendez - vous au Latina

ou d'une milonga dans un deux - pièces infesté de chats ,

on partage ses errances dans le monde exotique et infernal

 des tangueras de fortune : âmes esseulées , artistes maudits ou dépressifs

qui noient leur échec le temps d'une tanda où le temps s'arrête.

" Nous y passons la nuit , le jours que nous ne vivons plus.

 Nous qui n'avions le temps de rien. Nous que le temps pressait.

Nous et notre vie qui attend. Notre vie attendra. "

Ici , la tromperie est de rigueur. Le visage caché dans une épaule ,

on simule l'ennui ou l'indifférence , on provoque avant de se retirer ,

on feint de se soumettre pour mieux dominer.

A l'image du tango dont les figures , comme les feintes , disent la rivalité

 ou la répulsion autant que le désir et la fascination ,

l'auteur dessine un étonnant chassé - croisé amoureux.

Il y a la narratrice et son amant de passage.

Et puis  un vieux décadent dont la mystérieuse maîtresse ,

femme fatale aux cheveux rouges et au grand manteau noir ,

est de " ces traîtresses de bas - fonds qui vous descendent

un homme rien qu'en levant les yeux ".

Quand cette dernière s'évapore a et qu'une vidéo laisse croire à un meurtre ,

 on sait trop bien , déjà , que le tango peut mal tourner.

Mais , au -delà de l'intrigue policière , Ego tango se distingue

 par son écriture charnelle et carnassière , entièrement dédiée

à ce corps que la danse permet de libérer et qu'on use

 jusqu'à l'épuisement comme sous l'emprise d'une drogue.

Corps amaigri , corseté , meutri par les bals , avec son lot de marques

et de douleurs que l'on s'efforce de masquer.

Corps adulé , vénéré , fétichisé , puis rejeté nonchalamment

pour mieux dompter le désir de l'autre.

Et c'est dans l'étreinte ou abrazo que se construit la grammaire d'Ego tango ,

 cette juste balance entre violence et volupté , ce phrasé au rythme

syncopé des pas de côté , cette langue qui semble trébucher

 mais retombe toujours sur ses pieds.

 

 

Caroline De Mulder maintient jusqu'au bout cet équilibre fragile.

 Elle tourne autour du mot , détourne le sens et retourne la syntaxe

pour imposer sa voix atypique et prometteuse.

Comme une mirada , ce regard par - dessous , mystérieux et insistant ,

que lance le tanguera pour vous convier à un autre tour de piste.

 

 

Caroline De Mulder est née en 1976 à Gand ( Belgique ).
Ego Tango est son premier roman.

 

A découvrir !!!

 

 

( Source Le Magazine Littéraire - septembre 2010 )

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 09:00

 

 

 

                                                    

 

 

 

Editions Michel LAFON - 14 /10 / 2010 - 240 pages

 

 

 

Dans Métronome , le métro parisien est devenu une machine 

 à remonter le temps.

En arpentant ses couloirs , l'usager est parti sur les traces

de l'histoire de France.

Devant le succès considérable de ce livre

( 300.000 exemplaires vendus ), l'éditeur Michel Lafon

a décidé de publier une version illustrée.

Le nouvel ouvrage contient 50 dessins retraçant

l'évolution de Paris  au cours de l'Histoire

 ainsi que 200 photos exclusives

et des plans d'époque.

Cette version met en relation le Paris d'hier

avec celui d'aujourd'hui.

 Lorànt Deutsch explique : " Avec ce Métronome illustré ,

 mon objectif est de vous permettre de découvrir

facilement ce qui subsiste d'un passé que

nous croyons , parfois à tort , enfoui à jamais.

Car lorsque les hommes ont oublié , les pierres , elles ,

 se souviennent ... "

 

 

 

 

 

 

A découvrir !!!

En particulier , pour les passionnés d'histoire !

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:00

 

Coup de coeur pour ce nouveau livre de Joyce Carol Oates ,

 sorti le 7 octobre dernier.

Ce sera probablement et sans aucun doute une

de mes prochaines lectures !

 

 

 

 

 

 

Editions Philippe Rey - 666 pages

 

 

S'emparant d'un fait-divers, un mystère jamais résolu,

qui bouleversa l'Amérique - l'assassinat le soir de Noël 1996

de la petite JonBenet Ramsey, six ans et demi,

célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté -,

Joyce Carol Oates reconstruit l'affaire qu'elle n'hésite pas,

elle, à dénouer.

Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère

de la victime.

La petite fille s'appelle maintenant Bliss,

c'est une championne de patinage sur glace, l'enfant adoré de ses parents, la coqueluche d'un pays, la soeur aimée

et jalousée par son frère, son aîné de trois ans, Skyler.

 Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de drogues,

de psys et d'établissements médicalisés.

Agé aujourd'hui de dix-neuf ans, il fait de son récit

une sorte de thérapie.
Ses souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués.

Peu à peu émerge le nom du coupable : est-ce le père

- homme d'affaires ambitieux, la mère - arriviste forcenée,

un étranger cinglé ou bien... le narrateur lui-même ?

 Tous les ingrédients préférés de Joyce Carol Oates sont là :

 la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille

dysfonctionnelle, l'angoisse du parvenu, le christianisme

de charlatan, les dérives de la psychanalyse,

le vampirisme des médias, l'incompétence de la police.
Pour produire en fin de compte un chef-d'oeuvre hallucinant,

 un dépeçage au scalpel de l'âme humaine

et de l'horreur ordinaire...

 

***

 J'en profite par la même occasion pour vous signaler que

Joyce Carol Oates a reçu récemment le " PRIX Lucien Barrière "

pour " BLONDE " paru aux éditions Stock.

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 07:00

 

 

 

 

 

 

Faussement désinvolte , son style reposait sur un art inimitable ,

laissant les coutures invisibles.

Françoise Sagan est la petite - nièce éternellement mineure de Mme de Lafayette , dont elle descend en droite ligne.

Un article sur sa vie, six pages. Une critique de son oeuvre ,

un ou deux feuillets , avec une grande photo.

L'éclat de sa vie éclipse la vivacité de ses romans.

Sa parfaite simplicité l' a faite moins estimée que ses contemporains

 plus pédants.

Son fidèle ami Bernard Frank lui-même la sous - estima jusqu'au jour

où il échoua à réécrire un passage bancal.

 Il comprit alors que , si les livres de son amie se lisaient

avec autant de plaisir que des romans policiers ,

leur apparente facilité était inimitable.

Il ne comprit jamais comment elle les fabriquait.

Singer Marguerite Duras , Christine Angot ça fait très bien.

Sagan, c'est une autre affaire.

" Bonjour tristesse ", par exemple. Un livre méconnu de Sagan.

On a beau le retourner en tous sens, les coutures restent invisibles.

Même très jeune , Sagan avait trop de panache pour poser

 en femme de lettres , ça tient drôlement le coup, Bonjour tristesse.

La vivacité du texte, un mystère. Comment une gamine a-t-elle pu écrire

 un texte si abouti, avec autant d'aisance ?

Le naturel , l'intelligence, la justesse frappent de la première

 à la dernière ligne.

Le miracle, c'est la taille du livre, à la mesure exacte de son contenu.

" J'ai fait ce qu'on me disait de faire à l'école.

 On m'a toujours dit d'être brève et précise. C'est ce que j'ai fait. "

Exacte et naturelle, Sagan a dépeint les sentiments avec une sagacité concise,

 subtile et parfois cruelle.

Dédicaçant  " Bonjour tristesse "  à Colette , elle écrivit :

 " A madame Colette, en priant pour que ce livre lui fasse éprouver

le centième du plaisir que m'ont donné les siens.

En hommage , Françoise Sagan. "

Comme son aimable aînée , sagan a écrit par jeu ,

avec une désinvolture souple.

C'est de plaisir qu'il s'agit , et de rien d'autre. Du bonheur d'écrire.

Sagan est joueuse , et es personnages sont des hochets.

Le plaisir, donc , et rien d'autre.

Ce même plaisir qu'elle partage avec ses lecteurs.

Un bon livre est une bonne présence.

 Ce qui et enthousiasmant , dans " Bonjour tristesse " ,

c'est qu'il ressuscite la présence de sagan , sa voix acide de très jeune fille ,

 son intelligence un brin sadique.

Le merveilleux de certains livres , c'est qu'ils sont vivants , ils parlent ,

 l'auteur est là , il chuchote. Un bon livre est habité.

La cruauté de Sagan :  " Un orage immobile ". Un bijou.

Si on lisait sans connaître l'auteur , on se demanderait quel petit - maître

l'a écrit , mais on ne devinerait pas sa signature.

On aimerait Sagan pour elle - même , comme disait Antoine Blondin.

 Ni l'époque , ni les personnages du livre ne lui ressemblent.

Aucun tic ne met sur la piste.

Elle a d'abord songé à publier " Un orage immobile " sous un pseudo,

 mais son éditeur a refusé.

Pourtant sa signature ici importe peu.

Si le livre est réussi , c'est malgré elle.

Lorsqu'elle l ' évoque plus tard , elle avoue s'être peu intéressée

à ses personnages , et s'emmêle dans le résumé de l'intrigue.

Si ce pur roman 1830 doit à Stendhal , à Balzac , à Thackeray ou

 à Jane Austen par sa cruauté et son tranchant , l'intrigue est siglée Sagan :

deux personnages s'aiment , le troisième les regarde et souffre.

Son meilleur livre n'a pas encore été publié :

un recueil de ses aphorismes et sentences.

Même dans ses livres les plus bâclés , on trouve des petits

miracles d'expression. Et puis , il y a ses articles, ses intervieuws.

Car Sagan , miraculeusement douée pour les entretiens ,

les agrémente de remarques de haute volée.

Françoise Sagan possédait un trésor : un coeur intelligent.

Il bat encore dans son oeuvre. Avec mon meilleur souvenir , par exemple.

Si l'on doit lire un seul livre de Sagan , c'est celui - là.

 Dix courts portraits , dix chefs - d'oeuvre.

Bienveillance et concision : l'élégance absolue.

La bonté pour unique morale , ce n'est pas rien.

C'est une lecture qui rend meilleur. C'est le meilleur de Françoise Sagan.

 

 

Marie - Dominique Lelièvre

 

 

Source Le Magazine Littéraire - septembre 2010

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 08:00

 

 

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Editions FOLIO ( GALLIMARD ) - 437 pages

 

 

 

 

 

 

 

Henri Bosco est né à Avignon en 1888 et mort à Nice en 1976 ,

enterré à Lourmarin, dans le cimetière où repose

également Albert Camus , lui , depuis 1960.

C'est assez étonnant que deux écrivains aussi différents soient

ainsi réunis après leur mort.

 

 

 

 

 

 

 

Bosco est surtout connu pour :

 

- " L'Ane Culotte " - 1937

- " L'Enfant et la rivière "

- " Malicroix "  - 1948

 

Et donc, dans l'immédiat après-guerre cet étrange roman

" Le Mas Théotime "

qui reçut le Prix Renaudot en 1945.

 

On pourrait le classer dans la catégorie des " romans de terroir "

mais plutôt dans la catégorie des romans de Jean Giono ,

 où la région , ici un lieu bien précis " Le Mas Théotime ",

est prétexte à histoires mystérieuses au sein du réalisme local.

 

Ainsi , Pascal Dérivat , célibataire endurci , vit sur ses terres provençales , presque paisiblement , car son cousin Clodius ,

lui mène la vie dure depuis la Jassine où il habite et sévit.

En effet , Clodius fait tout pour empoisonner

la vie de " Monsieur Pascal " , heureusement soutenu

par les paysans qui travaillent pour lui : la famille Alibert.

 

Geneviève , une cousine , apparaît dans la vie de Pascal

sous la forme d'un amour platonique.

Et une nuit , Clodius est assassiné par un homme mystérieux ,

un vagabond venu de nulle part et qui va se cacher

 après son crime dans le grenier de Pascal ...

 

Et ce roman devient un roman policier passionnant ,

très bien écrit , à l'écriture envoûtante

comme cette histoire provençale sordide ...

 

J'avais lu 3 livres de Bosco avant celui-ci , je l'avais emporté

dans mes bagages pour les vacances en Provence ,

 et puis je ne pensais pas

avoir autant de plaisir à lire ce livre ...

Alors, belle découverte , que je conseille à la lecture ,

et je continuerai à arpenter l'oeuvre d' Henri Bosco , que Camus

aurait pu lire avec plaisir , ce que je ne crois pas qu'il ait fait ...

 

 

BONNE LECTURE

 

 

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