Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 08:00

 

Lors de notre visite au salon du livre de Caen,

chez les éditeurs Normands, j'ai eu un coup de coeur

pour le livre de Murielle Rousselin Vaudor

" LE CARNET DANS LA BOUE "

édité aux Editions " Le Pucheux ".

 

 

 

 

  

4ème de couverture
  
 
John Blundell, un soldat blessé sur le front du Nord
 en novembre 1915, est transféré dans un hôpital du Havre.
Cette ville est la base arrière la plus important
 de l'armée britannique.
Une fois guéri, il ne souhaite pas retourner en Angleterre.
Il va faire la rencontre de Louise, une jeune femme
employée par la base anglaise.
Une grande histoire d'amour va naître entre ce soldat
originaire de Liverpool et cette jeune Havraise,
 veuve depuis un an.
Ce roman retrace avec exactitude la vie quotidienne
 d'un soldat allié à l'arrière,
pendant la première guerre mondiale.
Mais il ressucite également le "Vieux Havre",
 à un période clé de son histoire.
Cette ville occupe alors une place prépondérante
pour le front occidental, tant sur le plan stratégique qu'économique.
 
 

 

 

 

Murielle Rousselin Vaudor est née le 20/07/1963 à Lisieux (14).

De formation littéraire et documentaliste pour

France 3 Normandie, c'est une passionnée d'histoire.

Son premier roman "Perfides nuées" raconte

 la vie de cinq rouennais d'origine ou d'adoption pendant

 l'éclipse du 11 août 1999.

Son deuxième ouvrage, "Le carnet dans la boue"

est un roman historique illustré qui retrace avec exactitude

 la vie quotidienne d'un soldat allié au Havre

pendant la Première Guerre Mondiale.
Son troisième roman " Paisan, dis-moi ton nom" se déroule

 au XIIème siècle, sur le site de l'abbaye de Mortemer, dans l'Eure.

 Cette chronique paysanne dont le cadre historique

est fidèlement retranscrit grâce à une documentation rigoureuse,

permet de découvrir la vie quotidienne des vilains à cette époque

 et montre l'important rôle spirituel, économique et social

que tenaient alors les abbayes.

 Ce roman permet également de retourner aux sources

de la généalogie, à l'époque où nos ancêtres,

 pour des raisons démographiques et pratiques,

ont été obligés d'ajouter un autre nom à leur nom de baptême.

 

 

Repost0
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 07:00

 

Ce samedi 14 mai , ce fût un bonheur de pouvoir discuter

 avec l'écrivain Dany Laferrière,

 une rencontre bien sympathique.

  

 

IMGP3622 

 

  

Le 12 janvier 2010, il se trouvait à Port-au-Prince.

Un an après, il témoigne de ce qu'il a vu dans ce livre :

 " Tout bouge autour de moi ". 

 

A découvrir !

 

  

 

 

 

« Tout cela a duré moins d’une minute.

On a eu huit à dix secondes pour prendre une décision.

 Quitter l’endroit ou rester.

Très rares sont ceux qui ont fait un bon départ.

 On s’est retrouvés à plat ventre, au centre de la cour.

 Sous les arbres.

La terre s’est mise à onduler comme une feuille de papier

 que le vent emporte.

 Bruits sourds des immeubles en train de s’agenouiller.

 Ils n’explosent pas.

Ils implosent, emprisonnant les gens dans leur ventre.

Soudain, on voit s’élever dans le ciel d’après-midi

un nuage de poussière.

 Comme si un dynamiteur professionnel avait reçu

 la commande expresse de détruire une ville entière

 sans encombrer les rues

afin que les grues puissent circuler. »
Le 12 janvier 2010, Dany Laferrière se trouve à Haïti

 pour le festival « Etonnants voyageurs ».

 Comme tant d’autres, il est pris

dans le tremblement de terre.

Au contraire de tant d’autres, il réchappe à la catastrophe.

Un an après, dans " Tout bouge autour de moi ",

 il témoigne de ce qu’il a vu – sur le moment, puis quelques semaines plus tard, à l’occasion d’un retour en Haïti.

 Sans pathos, sans lyrisme.

Des « choses vues » qui disent l’horreur,

 mais aussi le sang-froid des Haïtiens.

 Que reste-t-il quand tout est tombé ?

 La culture.

C’est par elle et grâce à elle que, aussitôt,

ils résistent au découragement.

Les marchands d’art recommencent

 à exposer leurs tableaux,

dans la poussière, au gré du vent.

Les gens racontent, suivant la tradition d’oralité

si chère au pays.

Les amis sont là, et la solidarité internationale.

Et cette étrange télévision qui,

pour nourrir sa présence 24 heures sur 24,

crée des « pillages » qui n’existent pas,

du romanesque s’ajoutant au drame.

Dany Laferrière y oppose la littérature.

Ce qu’elle voit, ce qu’elle peut dire, sans mensonge.

 Pour lui, ce tremblement de terre « est un événement

 dont les répercussions seront aussi importantes

que celles de l’indépendance d’Haïti, le 1e janvier 1804 ».

 Et si, d’un mal il faut tirer un bien,

 ne peut-on pas dire qu’il a placé Haïti,

et pour longtemps, au cœur du monde ?

 

C'est avec plaisir qu'il nous a gentiment dédicacé son livre.

 

 

numerisation0001-copie-1.jpg

 

Repost0
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 07:00

 

" Un polar victorien enivrant et impeccable.

Impossible de le lâcher ! "

The Times

 

 

 

 

 

 

Editions 10-18 Grands Détectives - avril 2011 - 385 pages

 

Traduit de l’anglais par Carine Chichereau 

 

 

Corney Sage, amuseur public d’un music-hall de bas étage,

 se serait bien passé de croiser le corps sans vie

de Bessie Spooner, âgée de 16 ans, abandonné

derrière le théâtre. Et il n’est pas le seul !

Lucy, une autre jeune actrice, a tout vu.

 Devenus témoins gênants, tous deux décident

de disparaître à Springwell, une station thermale à la mode,

non sans avoir auparavant ramasser un médaillon laissé

sur les lieux du crime.

Pour le meurtrier - véritable génie du déguisement -

ce n’est plus qu’une question de temps avant de retrouver

leur trace et le précieux bijou qui pourrait révéler…

ses multiples identités.

Dans un monde de spectacles, les apparences sont reines

 et les secrets mortels.

Ann Featherstone reconstruit avec brio l'Angleterre victorienne

dans un thriller psychologique saisissant

où se reflètent les masques à l’entrée des artistes.

 

 

 

 

 

Ann Featherstone est conférencière d'histoire du spectacle

à l'université de Manchester et chercheur

en études théâtrales au prestigieux collège Royal Holloway

de l'université de Londres.

Elle a écrit plusieurs ouvrages de non - fiction

sur les distractions populaires de l'époque,

dont le clown victorien en collaboration avec Jacky Bratton.

" Que le spectacle commence " est son premier roman.

Son dernier roman " Newgate Jig " est paru

en Angleterre en septembre 2010.

 

Repost0
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:30

 

 " L'automne à Pékin " est un des rares romans de notre temps

 qui rende aux mots leur sens littéral, sans préjudice

de tous les autres sens possibles.

En effet , non seulement les mots semblent y adopter ,

pour la première fois de leur existence dans le domaine romanesque,

 leur véritable sens, mais il leur arrive, avec la même désinvolture

et la même obstination , de signifier tout autre chose

que ce que nous attendons.

 

 

 

 

 

 Editions de Minuit - 1996 - 298 pages

 

 

Ce matin-là, Amadis Dudu rata l'autobus.
Or, non seulement ce contretemps ne compromit en rien sa journée,

 mais il l'engagea au contraire dans une série d'aventures

bien extraordinaires, où se trouvaient mêlées

toutes sortes de personnes au milieu desquelles

 il n'allait du reste pas tarder, lui Dudu, à se perdre ;

mais cela n'était pas gênant du tout, au contraire.

Inutile d'ajouter que rien dans cette histoire ne concerne

 l'automne, ni Pékin.

Le livre de Boris Vian est très drôle et tout à fait déchirant.
À l'image de son auteur, lequel ne trouva le succès qu'après sa mort.

 

  

Boris Vian est né le 10 mars 1920 et mort à Paris le 23 juin 1959,

lors de la projection du premier film inspiré par un de ses romans :

 "J'irai cracher sur vos tombes".
Ecrivain, musicien, parolier, et membre du collège de Pataphysique,

Vian est l'auteur de onze romans signés, pour certains,

sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.

En trente - neuf ans, Boris Vian eut le temps d'être ,

à la fois, ingénieur, inventeur, musicien et critique de jazz,

poète, romancier, auteur dramatique, scénariste,

 traducteur, chroniqueur, parolier,

interprète de ses propres chansons, acteur.

 

Pour en savoir plus sur Boris Vian et son oeuvre :

www.borisvian.org

 

Repost0
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 08:00

 

A travers les mésaventures de ce prédateur narcissique,

incapable de se contraindre, Ian McEwan traite

des problèmes les plus actuels :

un sujet très sérieux et cependant, il nous fait rire.

Voici sans doute, l'un des romans les plus comiques,

 les plus intelligents, les plus narquois de cet auteur,

 l'un des plus grands en Angleterre aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Editions GALLIMARD - mars 2011 - 400 pages

 

 

Michael Beard aurait tout de l’antihéros pathétique

(boulimique, chauve, bedonnant, il est proche de la soixantaine

 et son cinquième mariage est sur le déclin) s’il ne s’était vu

décerner le Prix Nobel de physique.

Croyant que son heure de gloire est derrière lui, il végète en faisant

de vagues recherches sur les énergies renouvelables,

et c’est par ailleurs un coureur de jupons invétéré.

 Mais voilà qu’il rencontre un étudiant, Tom Aldous, qui prétend

 avoir trouvé la solution pour lutter contre le réchauffement climatique.

Contre toute attente, cette rencontre va remettre

Michael Beard en selle.

 Celui-ci décide de se rendre au pôle Nord et à son retour,

il va de surprise en surprise.

Non seulement il trouve Aldous installé chez lui (il est flagrant

qu’il est devenu l’amant de sa femme) ;

 mais lorsque Beard lui demande de quitter les lieux,

Aldous glisse malencontreusement,

sa tête heurte le coin de la table et il meurt.

Beard se débrouille alors pour faire accuser Tarpin,

l’amant « officiel » de sa femme, lequel écopera de 18 ans de prison.

Dans le même temps, Beard compulse les notes qu’Aldous

 avait laissées pour lui.

Il se les approprie et parcourt le monde de conférence en conférence

 en prônant cette thèse d’avant-garde, mais ne tarde pas

 à se voir traité d’imposteur et de plagiaire

par son propre centre de recherche, désireux de récupérer le brevet…

Comme souvent chez McEwan, trajectoire individuelle et destin collectif

sont indissociables : de même que l’état de la planète

 sert de toile de fond

pour mettre en scène les déviances de Michael Beard

et le pousser dans ses derniers retranchements,

les errements du physicien représentent autant de signes

 avant-coureurs de l’apocalypse annoncée.

 Le comique du début cède la place à une ironie absolue,

le divertissement à la parabole.

Beard, qui devait sauver la planète du désastre écologique,

apparaît pour ce qu’il est : un prédateur narcissique

incapable d’accepter la moindre frustration.

Malgré ses promesses répétées de se réformer, il remet sans cesse

 au lendemain et court à sa perte.

Comme l’humanité. Le dernier sommet de Copenhague rend

d’une actualité « brûlante » ce roman,

sans doute l’un des plus intelligents

 et des plus narquois de Ian McEwan.

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1948, Ian McEwan est considéré comme l’un des écrivains anglais

les plus doués de sa génération.
L’enfant volé (Du monde entier, 1993, Folio n° 2733)

a reçu le prestigieux Whitbread Novel Award et, en France,

 le prix Femina étranger ;

Amsterdam (Du monde entier, 2001, Folio n° 3728),

a été couronné par le Booker Prize for Fiction ;

Expiation (Du monde entier, 2003, Folio n° 4158), par le WH Smith

Literary Award.

L’essentiel de son oeuvre est publié aux Editions Gallimard,

dont, récemment, Samedi (Du monde entier, 2006, Folio n° 4661)

et Sur la plage de Chesil (Du monde entier, 2008, Folio n° 5007).

Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:00

 

Christine de Pizan par Simone Roux (Biographie - Payot) - Septembre 2006 - 272 pages)

 

 

Christine de Pizan (1363 - vers 1430) a été la première femme - écrivain

 à vivre de sa plume à la suite de la mort de son époux.

 

Simone Roux lui consacre une biographie passionnante.

Christine de Pizan, ayant beaucoup écrit sur sa vie et son époque,

c'est une bonne manière d'approcher sa vie, son oeuvre et sa pensée.

 

Heureuse au temps de Charles V et de son mariage, elle a commencé

sa vie de "femme indépendante" à partir de 1390,

quand elle s'est retrouvée veuve avec ses enfants.

 

Pour les nourir dans une époque où une veuve a bien du mal à récupérer

les biens du défunt, malgré des procès intentés pour les récupérer,

Christine de Pizan s'est alors consacrée à la littérature et à l'érudition.

 Elle a étudié le grec, le roman mais elle décide d'écrire en français.

 

 

 

 

 

Le français du XVe siècle n'est pas facile à lire pour nous aujourd'hui.

Simone Roux intègre dans son livre des textes en version "originale"

 et d'autres adaptés en français moderne.

 

Christine de Pizan a écrit de nombreux textes et a connu une polémique

 lorsqu'elle a critiqué le "roman de la rose" pour mysoginie.

 Elle a, en fin de vie, écrit un texte sur Jeanne d'Arc.

 

Son oeuvre a vécu un long purgatoire avant de renaître au 19e siècle

et plus encore au 20e siècle où son "féminisme" a été mis en avant

et plus encore la qualité de son oeuvre littéraire.

 

 

 

 

 

On peut imaginer la beauté des livres de Christine de Pizan, ainsi enluminés.

 

 Bonne lecture si vous trouvez ce livre

ou des oeuvres de l'écrivaine.

 

 

Exemple de poème dans la langue de Christine de Pizan :

 
Seulete suy sans ami demourée

Seulete suy et seulete vueil estre,
Seulete m'a mon doulz ami laissiée,
Seulete suy, sanz compaignon ne maistre,
Seulete suy, dolente et courrouciée,
Seulete suy en languour mesaisiée,
Seulete suy plus que nulle esgarée,
Seulete suy sanz ami démourée.

Seulete suy a huis ou a fenestre,
Seulete suy en un anglet muciée,
Seulete suy, pour moy de plours repaistre,
Seulete suy, dolente ou apaisiée,
Seulete suy, riens n'est qui tant me siée,
Seulete suy en ma chambre enserrée,
Seulete suy sanz ami démourée.

Seulete suy partout et en tout estre,
Seulete suy, ou je voise ou je siée,
Seulete suy plus qu'autre riens terrestre,
Seulete suy de chascun délaissiée,
Seulete suy durement abaissiée,
Seulete suy souvent toute esplourée,
Seulete suy sanz ami démourée.

Princes, or est ma doulour commenciée :
Seulete suy de tout'dueil menaciée,
Seulete suy plus tainte que morée,
Seulete suy sans ami demourée.

(Extrait de Cent Balades).
Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:00

 

 A 77 ans , Philip Roth est toujours un jeune auteur.

Avec cette même capacité à se mettre en colère et ,

surtout, un talent intact. Eternel , comme un diamant.

L'indignation qui donne son titre au livre est celle de Marcus Messner ,

étudiant des années 50.

Il doit assumer une famille qui l'aime mais qui l'aliène.

 Avec en toile de fond la guerre de Corée et la menace

qu'elle fait peser sur les garçons de son âge. 

 

 

 

 

 

 

Editions Gallimard - 2010 - 195 pages

 

  

Nous sommes en 1951, seconde année de la guerre de Corée.
Marcus Messner, jeune homme de dix-neuf ans, intense et sérieux,

 d'origine juive, poursuit ses études au Winesburg College,

dans le fin fond de l'Ohio.

Il a quitté l'école de Newark, dans le New Jersey, où habite sa famille.

 Il espère par ce changement échapper à la domination de son père,

 boucher de sa profession, un homme honnête et travailleur,

mais qui est depuis quelque temps la proie d'une véritable paranoïa

au sujet de son fils bien-aimé.
Fierté et amour, telles sont les sources de cette peur panique.

Marcus, en s'éloignant de ses parents, va tenter sa chance

dans une Amérique encore inconnue de lui, pleine d'embûches,

 de difficultés et de surprises.

 

 Indignation, le vingt-neuvième livre de Philip Roth,

propose une forme de roman d'apprentissage :

c'est une histoire d'audace et de folie, d'erreurs et de tâtonnements,

de résistances et de révélations, tant sur le plan sexuel qu'intellectuel.
Renonçant à sa description minutieuse de la vieillesse

et de son cortège de maux, Philip Roth poursuit

avec l'énergie habituelle son analyse de l'histoire de l'Amérique

 - celle des années cinquante, des tabous et des frustrations sexuelles -

et de son impact sur la vie d'un homme jeune, isolé, vulnérable.

 

 

 

 

 

 

 

Le Théâtre de Sabbath a valu à Philip Roth en 1995

National Book Award, qu'il avait déjà obtenu en 1960

pour son premier livre, Goodbye, Columbus.
Il a reçu à deux reprises le National Book Critics Circle Award,

en 1987 pour La contrevie et en 1992 pour Patrimoine.

 Le prix Pulitzer et, en France, le prix du Meilleur Livre étranger

ont couronné Pastorale américaine.

Le PEN Faulkner Award a récompensé les romans Opération Shylock,

 La tache, qui a été également distingué par le prix Médicis

étranger 2002, et Un homme.

Entre autres récompenses, Le complot contre l'Amérique a été consacré meilleur livre de l'année par la New York Times Book Review.
Le PEN Nabokov Award 2006 et le PEN Saul Bellow Award 2007

ont récompensé le romancier pour l'ensemble de son oeuvre.

Tous les livres de Philip Roth sont traduits aux Editions Gallimard.

Repost0
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 07:00

 

 A la façon de Dos Passos, mêlant récit épistolaire,

articles de journaux et souvenirs,

Barbara Kingsolver construit un roman épique,

 érudit et passionnant.

 

 

 

 

 

Rivages éditions - 2010 - 668 pages

 

 

Un roman ambitieux dans lequel l’auteur nous entraîne

 dans un voyage épique, de la ville de Mexico à l’Amérique

de Roosevelt et J.Edgar Hoover en plein McCarthysme.

Lacuna raconte l’histoire de Harrison William Shepherd,

 un protagoniste inoubliable, dont la recherche d’identité

plonge le lecteur au cœur des événements

les plus tumultueux du XXe siècle.

Né aux États-Unis, mais élevé au Mexique, d’abord

sur une île côtière puis dans le Mexico des années 30,

Harrison Shepherd ne trouvera jamais de réel foyer

au cours de son odyssée.
Il se met alors à écrire son journal dans des petits carnets

 comme pour garder une trace de ce qu’il est, fait et voit.

Lors de ses déambulations dans la ville, il se retrouve

un jour face à l’une des peintures murales de Diego Rivera.

 Il rencontre aussi l’exotique et impérieuse artiste Frida Khalo,

qui deviendra son amie, pour toujours, au-delà du temps,

 et de ses errances.

Mais lorsqu’il commence à travailler pour Lev Trotsky,

leader politique en exil, Shepherd lie, malgré lui, son sort

à celui de l’art et de la révolution.

Pendant ce temps, au nord, les États-Unis seront bientôt

 mêlés aux troubles internationaux de la Seconde Guerre mondiale.

De retour dans son pays natal, Shepherd, devenu écrivain,

pense pouvoir enfin vivre en paix.
Mais il devient l’objet d’une terrible violence :

 il fait la Une des journaux, victime de redoutables rumeurs

 (liées à son passé et au secret qui entoure sa vie)

 qui le mettront en danger.

Il trouve le soutien d’une âme sœur peu probable,

 Mme Brown, sa secrétaire/sténographe, qui lui sera

 beaucoup plus utile qu’il ne le saura jamais.

Pendant les sombres années à venir, les vents politiques

le malmènent, devenant la proie d’intrigues fantasmées,

 toujours sur la brèche, à essayer de trouver un équilibre

entre la vérité et les présomptions malveillantes

de l’opinion publique.

Avec des personnages profondément attachants,

souvent émouvants, un vrai sens de la description des lieux,

et une analyse juste et intelligente de la façon

dont les événements historiques et l’opinion publique

peuvent façonner une vie, Barbara Kingsolver a créé

un inoubliable portrait d’artiste et de l’art lui-même.

Lacuna a été nomine pour le prestigieux Pen/Faulkner Award.

 

  

 

  

Romancière mondialement célèbre, Barbara Kingsolver,

née en 1955, est l’auteur de plusieurs best-sellers

tous publiés chez Rivages :

L’arbre aux haricots, Les cochons au paradis, Un été prodigue,

Une rivière sur la lune, Les yeux dans les arbres.

 

Repost0
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:00

 

Les éditions PLON ont eu la bonne idée de lancer  

une nouvelle collection plutôt rigolote.

Le concept : une personnalité se raconte ( fictivement )

sur le divan ,

sous la plume d'un écrivain connu.

Amanda Sthers , auteur de romans et de pièces de théâtre

est la première à se lancer.

Et elle a fait un choix audacieux en choisissant

de raconter la vie de Liberace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Editions PLON - 2010 - 120 pages

 

  

Liberace, pianiste de génie, star américaine

des années 1960, était-il fou ?

 A travers une confession fictive, Amanda Sthers

 lui donne la parole.

Celui qui a bouleversé les États-Unis puritains,

 l'un des premiers morts du sida médiatisés,

évoque son parcours, son amitié avec Elvis et Streisand,

 son enfance, sa mère étouffante, son jumeau mort-né,

 ce double qu'il a cherché toute sa vie,

cet amant à qui il a fait remodeler le visage

pour qu'il lui ressemble trait pour trait

avec quarante années de moins et qu'il a fini par jeter

 à la rue avec un simple sac-poubelle.

 Le roman d'une vie qui ressemble

à une superproduction hollywoodienne.

 

 

 

 
Amanda Sthers est l'auteur de plusieurs romans :

Ma place sur la photo, 2004, Chicken Street 2005,

 Madeleine, 2007, Kcith me, 2008, Les Terres saintes, 2010

 et de pièces de théâtre : Le Vieux Juif blonde, 2006,

Thalasso, 2007.

Elle a également réalisé un film :

" Je vais te manquer ", en 2009.

 

Repost0
26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:00

 

 

Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal (Editions Verticales / Phase deux)

 septembre 2008 - 178 pages

 

 

Maylis de Kerangal s'est fait connaitre cette année en publiant "Naissance d'un pont" aux Editions Verticales.

 

elle avait auparavant publié plusieurs livres aux mêmes éditions :

- Je marche sous un ciel de traine (2000)

- La vie voyageuse (2003)

- Ni fleurs ni couronnes (2006 - Collection Minimales)

 

 

 

 

Maylis de Kerangal est bretonne, née à Toulon en 1967 et a vécu jusqu'à l'âge adulte au Havre.

 

Détails intéressants pour le havrais que je suis : Maylis est allé au lycée où j'étais allé 10 ans avant elle : le lycée Porte Océane et elle allait également à la bibliothèque municipale où je vais chaque mois remplir ma besace de livres dont celui que je présente ici.

 

La mer a beaucoup d'importance pour elle et sa familleet tous ses livres parlent de la mer. Le père était capitaine au long cours, notamment sur "Le France".

 

L'excellente revue "Le Matricule des anges" a mis à la une du numéro d'octobre 2010 Maylis de Kerangal avec un long entretien passionnant sur l'art d'écrire et d'aimer la littérature avec l'écrivaine.

 

 

 

 

La Corniche Kennedy doit être bien connue des marseillais. Maylis de Kerangal y situe l'action de son livre.

En effet, c'est là qu'une bande de jeunes voyous en herbe se retrouvent pour sauter dans la mer depuis la corniche :

 

                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  (Photo prise sur Internet et signée Matthieu Colin)

 

 

 

Un jour, Suzanne, une jeune bourgeoise de la Côte, tente de voler des affaires à la "bande". Pour la punir, il est décidé qu'elle sautera comme tout le monde. Elle va finir par le faire, menacée par les garçons Mario et Eddy.

Elle fait alors partie de la bande et les rejoint très souvent.

Pendant ce temps, le commissaire Sylvestre Opera suveille ces jeunes dont les jeux sont très dangereux, mais il est occupé par un réseau de drogue. son supérieur l'oblige à s'occuper de la bande pour faire cesser ces agissements.

Il mène de front ces deux affaires...

 

Le roman est d'une grande fluidité, avec un suspens latent à chaque instant. On ne sait pas comment vont réagir les personnes, qu'elle présente avec beaucoup d'authenticité : leur mental, leur langage, leurs actions... sont retranscrits dans l'esprit du vécu, presque comme un reportage...

 

L'auteure nous offre un travail littéraire du haute tenue, où elle sait mettre du rêve, de la magie créatrice...

 

Les éditions Verticales ont une ligne éditoriale exigeante autour de la littérature "moderne". Certains textes peuvent paraitre difficiles d'accès mais Maylis de kerangal fait partie des auteurs qui font progresser la littérature d'aujourd'hui en sachant mettre au service de ses "histoires" la qualité littéraire non prétentieuse. Elle nous parle tout simplement et on l'écoute, comma au temps des veillées...

 

Du grand art...

 

Bonne lecture,

 

Denis     

 

 

 

Repost0

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***