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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 10:00

 

 

 

L'insu : une pensée en suspens de Pierre Sauvanet (Arléa)

188 pages - octobre 2011

 

 

Présenter un livre de philosophie n'est pas facile car si l'auteur a écrit 188 pages pour présenter "L'insu", il est impossible de faire un résumé d'un pensée en quelques lignes, mais le challenge est à relever au moins pour donner un aperçu du livre.

 

Tout d'abord, je dois remercier Ys de

 

 

 

 

et les Editions Arlea 

 

qui m'ont permis de ce livre  pour le présenter ensuite ici.

 

La définition de insu (que l'on utilise généralement dans la locution "à l'insu de") est "sans en avoir conscience" (dixit le Petit Robert).

 

On est donc là dans une pensée que l'on ne maîtrise pas.

 

D'ailleurs, le beau marque-page que j'ai reçu avec le livre dit "L'insu, ce bel oubli de soi".

 

En quelque sorte, une pensée "sauvage", qui vagabonde et qui ne cherche pas à tout connaître, tout analyser. L'esprit se promène dans les mots et les pensées.

 

Pierre Sauvanet, normalien, docteur en philosophe, actuellement professeur d'esthétique et philosophie de l'art à l'université de Bordeaux-3, convoque des écrivains, des philosophes pour développer sa propre pensée.

 

  120 petits chapitres pour 4 parties : "je ne suis pas au centre de moi-même" - "L'instase, et non l'extase... - L'insu : ce qu'il n'est pas, ce qu'il est... - Que faire, donc?

 

Ces titres montrent bien que le livre ne veut pas donner de leçons, sinon on ne serait pas dans l'insu.

 

En clin d'oeil littéraire, Pierre Sauvenet pour débuter la première partie , invite Raymond Queneau : "Pierrot poursuivit sa route et ne pensait à rien, ce à quoi il parvenait avec assez de facilité, même sans le vouloir ; c'est ainsi qu'il arriva sur le quai" (Pierrot mon ami)

 

On vit tous cela dans notre vie quotidienne : des actes non conscients.

 

72 - (page 118) : " ... L'insu permet  à l'homme qui pense de prendre plaisir à ce qu'il fait sans toujours penser à ce qu'il fait, ni surtout à pourquoi il y prend plaisir..."

 

Accepter de laisser sa pensée s'organiser à son insu, c'est très stimulant et cela permet de se dire que notre corps sait être indépendant de notre seule volonté...

 

Un livre à lire et à méditer "à son insu" bien sûr...

 

Bonne lecture

 

Denis

 

Et ci-dessous un lien vers la video de présentation du livre par Pierre Sauvanet :

 

http://www.wat.tv/video/pierre-sauvanet-l-insu-pensee-4cwzj_2iynl_.html

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:46

 

 

   

 

 

Editions Le Cherche - Midi - septembre 2011 - 400 pages

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Luc Piningre
 

 

Résumé:  

Enfant malade, Tim Cratchit est devenu célèbre
bien malgré lui.
Il a en effet été l'un des personnages principaux du roman
de Charles Dickens, Un conte de Noël.
C'était lui, le jeune Tiny Tim, qui réussissait à émouvoir
le héros du livre, Ebenezer Scrooge, et devenait ainsi
l'instrument de sa rédemption.
 En 1860, une vingtaine d'années plus tard, Tim a bien changé.
Lassé de l'image d'Epinal qui lui a trop longtemps
collé à la peau, il vit désormais dans un bordel
des bas-fonds de Londres, où, en échange du gîte et du couvert,
 il apprend à lire et à écrire à la tenancière.
 Il lui arrive également de sillonner la Tamise
sur le bateau du capitaine Gully pour récupérer
les cadavres qui y flottent.
C'est ainsi qu'il repêche un jour le corps d'une petite fille,
 marqué d'une lettre mystérieuse.
Quelques jours plus tard, une autre enfant est retrouvée
assassinée, son corps marqué de la même façon.
Qui s'en prend ainsi aux petites filles perdues
des bas-fonds de Londres?
C'est le début d'une enquête passionnante pour Tim,
qui va le mener dans les beaux quartiers de la ville,
 là où tout s'achète et se monnaye.
Pris dans un réseau de mensonges, de meurtres
et de manipulations, ce qu'il va découvrir dépassera
 tout ce qu'il a pu imaginer.

 

 
Louis Bayard ( Américain pure souche ) adore raconter
 de vraies fausses histoires.
Il avait commencé par celle d'Edgar Poe, héros
de " Un oeil bleu pâle " , et a enchaîné
avec Vidocq " La Tour noire " ...
Il récidive avec Dickens dont il met en scène
Tim Cratchit , personnage tiré du " Conte de Noël ",
et le plonge dans de sombres histoires de crimes.
Une réussite !
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 10:00

 

"Démons quotidiens" par Nancy Huston (Textes) et Ralph Petty (dessins)

L'iconoclaste - septembre 2011 - 406 pages

 

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Dans l'avant-propos du livre, Nancy Huston écrit : "j'ai vu des toiles de Ralph Petty pour la première fois vers 1998...". L'écrivaine et le peintre sont devenus amis "et puis un jour du printemps 2010, j'ai montré un choix des lavis de Ralph à l'éditrice Sophie de Sivry. C'est elle qui, aussitôt a eu l'idée de ce livre à quatre mains".

 

J'ai eu le plaisir de lire ce livre en juin 2011 dans le cadre du jury des lecteurs prix FNAC.

 

Ainsi, à partir de juin 2010, Nancy Huston note, au jour le jour, ses impressions sur la vie quotidienne et les événements mondiaux, souvent avec beaucoup d'humour et d'irritation. Elle évoque aussi ses lectures.

 

En regard, on voit les dessins de Ralph Petty qui viennent en regard au texte, les deux se complétant, se répondant.

 

 

 

Un exemple ci-dessus des dessins de Ralph Petty. Ils sont très "parlants" et "surréalistes".

 

Un an défile sous nos yeux, mois après mois.

 

Exemple en février 2010 : "Grève des magistrats"  -  "Ils en ont marre, les magistrats,d 'être tenus pour responsables par notre chef de l'état, chaque fois qu'un récidiviste viole et assassine une belle jeune femme. A croire que c'est nous les coupables! disent-ils excédés. Tout de même! il y a des limites!. A force, à force, à force d'être blâmés... tant qu'à faire, tant qu'à faire...

 

On retrouve ici Nancy Huston dans son intimité et sa manière de voir et penser le monde, ce qui est fascinant pour tous ceux qui aiment ses livres.

 

Je mets ci-dessous un lien vers une petite video de présentation du livre par Nancy Huston et Ralph Petty :

 

http://www.dailymotion.com/video/xlsety_lecture-nancy-huston-ralph-petty_news

 

Bonne lecture, vous ne serez pas déçus par ce livre pour lequel j'ai donné un coup de coeur dans ma fiche de lecture à rendre à la FNAC début juillet dernier.

 

Denis

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 10:30

 

 

Le manoir des immortelles de Thierry Jonquet (Folio Policier)

 165 pages - Première édition 1986

 

 

 

J'avoue ne pas être un grand adepte des romans policiers mais depuis une bonne année, j'en lis assez régulièrement. Et, à force de lire sur les blogs notamment que Thierry Jonquet est un "incontournable", je me suis lancé ce week-end sur  la route du "manoir des immortelles".

 

Le titre prend toute son ampleur et sa signification vers la fin du livre. Mais vous n'en saurez pas davantage, car il est bien entendu que l'on ne doit jamais révéler la fin d'un roman, surtout s'il est "policier".

 

Les protagonistes du roman sont :

 

- Numéro 52 : présenté à la première ligne du roman : petit homme rondouillard au crâne chauve protégé de la froidure par une toque d'astrakan noire. Ce malheureux homme va rès vite avoir un destin tragique. On aura compris qu'il est le 52e homme repéré par un "dangereux criminel". 

 

- Hadès, un homme étrange. Page 11, l'auteur annonce qu'Hadès surveillait attentivement Numéro 52 et que c'est un nom d'emprunt...

 

 

 

 

Hadès dans la mythologie grecque est le 'gouverneur de l'empire des morts". C'est dire que ce personnage n'est pas un tendre comique. Il a l'allure grave d'Hadès...

 

- Le commissaire Salarnier va être chargé de l'enquête sur des morts décapités à la faux. ais le commissaire, bien que professionnel irréprochable, est en train de voir son épouse mourir d'un cancer, ce qui l'oblige à ne pas être toujours présent et actif sur cette longue enquête.

 

- Rital est l'adjoint de Salarnier et a se montrer le plus disponible pour faire avancer l'enquête et trouver le coupable de plusieurs meurtres identiques...

 

- Lola et Nadine vont être les deux héroïnes féminines qui vont un grand rôle dans cette énigme...

 

Mais j'en reste là car il faut se laisser happer par ce roman relativement court mais qui sait en 22 chapitres nous tenir en haleine.

 

Cette première rencontre avec hierry Jonquet est très positive et je pense que je continuerai à lire ses livres.

 

 

 

Thierry Jonquet est né en 1954 et sa mort en août 2009 a été un choc pour les amateurs de ses livres. Mort soudaine d'une maladie foudroyante. Il a laissé orphelins ses adeptes et heureusement ses livres resteront à jamais dans l'histoire du roman policier français.

 

A noter que "Le manoir des immortelles" est également paru en CD audio

 

 

Vous pouvez lire l'avis d'aperto-libro sur ce livre.

 

Bonne lecture,

 

Denis

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 10:05

 

 

 

   

Eva Gabrielsson la compagne de Stieg Larsson,

l'auteur de la trilogie culte Millenium,

se confie dans un livre "Millenium, Stieg et moi" (Actes Sud).

Elle revient notamment sur l'absurdité de la loi suédoise

et la cupidité de sa belle-famille qui l'ont écartée

 de la succession de Stieg Larsson, mort avant même la publication

de Millenium, et donc du pactole de Millenium

(50 millions d'exemplaires)...

Elle confirme également l'existence d'un 4ème volume.

 

 

 

 

   

Editions ACTES SUD - 2011 - 186 pages

 

 

Le 9 novembre 2004, peu de temps après avoir rendu

les trois tomes de Millénium à son éditeur,

 Stieg Larsson s'écroule, victime d'une crise cardiaque à cinquante ans. L'ascenseur étant en panne, il venait de monter à pied les sept étages

 jusqu'à son journal Expo.

Il ne connaîtra jamais le fabuleux succès mondial de sa trilogie
Connu pour son engagement contre l'extrême droite et le racisme,

 Stieg faisait l'objet de menaces de mort depuis des années.

 Aussi, par souci de sécurité, lui et Eva n'ont jamais voulu se marier.

 En effet, comme l'explique Lisbeth Salander dans Millénium,

en Suède, n'importe qui peut facilement avoir accès

à l'adresse et aux coordonnées de tout un chacun,

 à partir du moment où son nom figure dans les registres officiels

comme c'est le cas, notamment, après un mariage.

Pourtant, Stieg était loin d'imaginer les terribles conséquences

de ce choix pour sa compagne.

En effet, après sa mort, Eva Gabrielsson a été dépossédée

 de tout l'héritage de son compagnon par la famille Larsson.
Impuissante, Eva assiste depuis cinq ans à l'effervescence de

 "l'industrie Stieg Larsson" qu'elle juge contraire à l'esprit de l'homme

 qu'elle a connu et aimé.

Stieg était un journaliste courageux, militant, féministe et autodidacte,

à la culture immense et éclectique.

Parce que le vrai Stieg Larsson s'est effacé

pour ne laisser la place qu'à l'auteur de romans policiers à succès,

 sa compagne a décidé aujourd'hui de nous raconter son histoire.

 Toute la vie de Stieg est un véritable roman

 dont Eva est le témoin principal.

 Pour la première fois, elle décrypte pour nous Millénium,

faisant apparaître le grand puzzle de leur vie commune.
Aujourd'hui, Eva se bat pour obtenir la propriété intellectuelle

de l'oeuvre de son compagnon.

Elle le fait pour lui qui, plus que tout, aurait détesté que ses articles

 contre le racisme, ses livres sur l'extrême droite,

 ses textes de jeunesse deviennent une source de profit.

 Si sa requête est acceptée, elle compte lever le mystère

 sur le quatrième tome dont elle a suivi la genèse de l'intérieur,

 exactement comme cela a été le cas pour les trois premiers volumes.

 

 

 

   

 Ainsi les amoureux de Millénium peuvent-ils encore espérer

retrouver un jour leurs héros.

Et les ennemis de Lisbeth Salander et Mickael Blomkvist

 peuvent-ils commencer à trembler.

 Ce quatrième tome aura pour titre La Vengeance de Dieu.

 Qu'ils sachent qu'Eva, grande danseuse de salsa devant l'Eternel,

se dit prête à finir d'écrire leurs destins, et à mener ainsi la danse

sur leurs cadavres.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 09:00

 

Freedom de Jonathan Franzen (Editions de l'Olivier - 718 pages - août 2011)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Wicke

 

Ce livre a été un des "événements" de la rentrée littéraire 2011 et l'auteur était rès attendu depuis qu'il a publié en 2001 "Corrections".

 

J'avoue avoir découvert l'auteur à l'occasion de la parution de "Freedom".

 

Je ne suis pas souvent pressé de lire les livres qui font parler d'eux, quasiment dès leur sortie, mais j'ai eu la chance d'être retenu par

 

Rémi Gonseau de PriceMinister

 

  pour recevoir ce livre et le lire avant le 1er novembre.

 


Est-il nécessaire de rappeler que Freedom signifie "liberté".Alors, peut-on parler de liberté dans ce roman? Je ne peux que répondre que "non". C'est dire que l'auteur a décidé de tourner en dérision ses personnages, car on sent bien qu'ils cherchent leur liberté alors qu'ils ne parviennent jamais à l'atteindre.

 

Chacun est lié aux autres. Et le lien le plus fort dans le roman est celui de la famille.

 

Ce long fleuve de 718 pages n'est jamais "tranquille" car les personnages se télescopent. La famille Berglund, d'origine suédoise est formée du père Walter, reconverti dans l'écologie "chic", de la mère Patty qui passe son temps de "femme d'intérieur" à s'émanciper, du fils Joey, le bon élève devenu "voyou" en travaillant dans la finance magouilleuse et enfin Jessica, la fille, la plus effacée de la famille.

 

Quand Joey a décidé de partir vivre chez les voisins pour pouvoir vivre avec Connie, la famille a commencé à se désintégrer. Le 11-septembre puis la guerre en Afghanistan et en Irak ont aussi quelques enjeux dans cette vie d'une famille "américaine" type.

 

Paaty a des vues sur Richard, l'ami d'enfance de Walter. Connie et Joey pendant leurs études vont se voir assez peu et accepter de vivre leurs" expériences" en toute liberté. Walter est amoureux de Lalithan, sa jeune collaboratrice mais n'ose passer l l'acte. Et tous passent, tentent de vivre devant nos yeux de lecteurs, un peu comme des marionnettes seraient animées pour nous "amuser".

 

Seulement, aussi grotesques que puissent être ces Berglund et Compagnie, ils ne nous amusent pas vraiment car on aurait envie de les aider à sortir de leurs tourments intérieurs, à tel point que Patty nous parle au début et à la fin du livre sur les conseils de son thérapeute.

 

Alors, que penser de ce livre? On ne s'ennuie pas pendant toutes ces pages où on se demande quelles décisions vont prendre les uns ou les autres? S'aimer, travailler, s'interroger, se rencontrer à Washington ou New York... Mais, en même temps, on est agacé par ces atermoiements.

 

La liberté du lecteur serait de quitter ce monde obscur en partant sur la pointe des pieds. Mais, on veut savoir jusqu'où tout cela mènera...  Alors, courage pour les moins téméraires car ce livre se mérite, demande de la patience et les Berglund ont du charme, qu'on le veuille ou non...

 

 

Jonathan Franzen, né en 1959, en Illinois a assez peu écrit et a connu la "consécration" avec "Les corrections " en 2001 (2002 pour la traduction française) recevant alors le National Book Award.

 

 

Lisez ce livre qui n'est pas un chef d'oeuvre mais qui brosse avec pertinance la décadence de l'Amérique d'après le 11-septembre, prise par le doute sur sa grandeur internationale.

 

Et encore merci à Price Minister.

 

Denis 


 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 09:00

 

Fauna d'Alissa York (Editions Joëlle Losfeld - Littérature étrangère)

336 pages - Août 2011

 

Titre original : Fauna - traduit de l'anglais (Canada) par Florence Lévy-Paolini

 

 

 

Livre lu dans la cadre du jury des lecteurs de FNAC - 2011

 

Voici le deuxième livre de quatre que je vais présenté ici dans ce cadre,

après Mingus Mood de Willam Memlouk

 

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J'ai déclaré ce livre comme "coup de coeur" pour ma notation FNAC.

 

C'est un livre étonnant, attachant malgré une histoire lenteà lire sans urgence.

Car il faut arriver à discerner ces personnages marginaux, écologiques et à devenir intimes avec eux.

 

Edal Jones, jeune "agente fédérale" dans la banlieue de Toronto, est en arrêt de travail et elle va rencontrer une "communauté" qui vit autour d'une casse automobile dirigée par Guy Howell. Etres humains comme animaux égarés sont admis ici sans discrimination avec une solidarité innée entre eux.

 

Le roman se passe sur une semaine d'un lundi à un lundi, bouclant ainsi le roman sur lui-même. Les chapitres se suivent selon un rythme bien défini. Tout d'abord, "le livre de la vie", puis "cercle de bois sombre"et "les chroniques de Darius" et le mardi reprise de "le livre de la vie", "cercle de bois sombre", "chroniques de Darius" et les autres jours de la semaine ont ce même rythme pour terminer avec le nouveau livre clôturé par le seul "livre de la vie".

 

On aura ainsi compris que le roman pourrait se lire d'une deuxième manière : lire tous les "livre de la vie" à la suite, puis "cercle de bois sombre" à la suite et de même pour "chroniques de Darius", car il y a en quelque sorte trois histoires dans ce livre qui se répondent. Je n'ai pas relu le livre de cette façon mais je pense le faire un jour ou l'autre, ne serait-ce que pour retrouver sous un autre angle tous ces personnages si singuliers. Outre Edal et Guy déjà cités, il y a la très jeune Lily qui a fugué à bicyclette et Stephen, l'associé de Guy, sans oublier le mystérieux "coyotte" qui tient un énigmatique blogsur les coyottes.

 

Les animaux sont autant présents que les humains dans "Fauna". On peut le constater dès le premier paragraphe du roman : "Elle est réveillée par un bruit de griffes - un grattement affairé sur le bois dur, près de son oreille. Obscurité d'avant l'aube, soupçon de lumière faible et chaude venant de la salle de bains et s'infiltrant dans le couloir. Lentement, prudemment, elle tourne la tête. La souris s'immobilise, moustaches frémissantes. A moins d'une longueur de bras de son visage".

 

Plus de 300 pages ainsi, bercées par la langueur des mots où l'on entend siffler la poésie des phrases. Bref, un réel beau livre, coup de coeur.

 

 

Alissa York, canadienne, est née en 1970 en Alberta. Elle vit à Toronto et a publié trois romans tous traduits aux Editions Joëlle Losfeld :

Effigie (2008) et Amours défendues(2007) et Fauna (2011).

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 20:15

Le Flâneur de l'autre rive de Gilles Lapouge (André Versaille Editeur)

 

Collection "Chemin faisant" - 258 pages - Septembre 2011

 

 

 

Grâce à un partenariat avec

 

Logo News Book

 

 

et avec l'éditeur "André Versaille Editeur"

 

j'ai pu lire ce livre passionnant.

 

Une nouvelle collection vient d'être lancée par l'éditeur "Chemin faisant" qu'il présente ainsi : De quoi donc une vie est-elle faite?

Dans les livres de cette collection, les écrivains égrènent leurs souvenirs.

Au fil de leurs flâneries, ils nous racontent leurs rencontres, nous entretiennent de leurs amitiés, nous parlent des livres qu'ils ont aimés, des films qui les ont touchés, des expériences qui les ont marqués, des musiques qui les habitent, des voyages qu'ils ont entrepris, bref, de tout ce qui les a constitués. En se livrant chacun a leur manière, ils nous ouvrent les portes de leur royaume intérieur. 

 

Deux autres livres sont parus dans cette collection :

 

Michel Le Bris : Rêveur de confins

Alain Mabanckou : Ecrivain et oiseau migrateur.

 

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Tout d'abord, il faut saluer cette initiative d'André Versaille d'avoir créé cette collection qui promet de sérieux bonheurs de lectures.

 

La flânerie littéraire se fait trop rare de nos jours et laisser des auteurs tels que Gilles Lapouge, Michel Le Bris et Alain Manbanckou, nous faire part de leurs passions, et leurs coups de coeur ne sauraient nous laisser indifférents.

 

 

 

Pour ce qui me concerne, je connais Gilles Lapouge depuis ses premières apparitions à "Ouvrez les guillemets", la première émission littéraire de Bernard Pivot en 1973. J'avais été impressionné par sa personnalité, sa façon de parler, intelligente et calme.

Et puis, il a animé des émissions sur France Culture : "Agora", "En étrange pays" que j'ai suivi avec beaucoup d'assiduité pendant de longues années.

Bref, même si je n'ai jamais rencontré cet "étonnant voyageur", je suis très famillié avec lui pour toutes ces raisons, sans oublier son oeuvre littéraire riche et éclectique comme Gilles Lapouge : "Les pirates", "La bataille de Wagram"

ou "l'encre du voyageur".

 

Et ce livre-ci, "Le flâneur de l'autre rive", dont le titre magnifique est révélateur de l'ambiance du livre, raconte des instants de cette longue et riche vie. Car il ne faut pas l'oublier, Gille Lapouge est né en 1923 à Digne.

Il a donc une longue expérience de la vie.

Le livre est divisé en petits chapitres qui vont de

"Abominables Paradis" à "Voyagé (j'ai)".

 

Vous l'aurez peut-être compris, l'auteur va de A à V, avec des titres amusants comme "Homme le plus fort du monde (Devant l')".

Gilles Lapouge s'amuse des mots, de son corps et de sa vie, de ses souvenirs volatiles... Il dit par exemple : "Je n'ai pas beaucoup d'autorité sur mes souvenirs. Ils n'en font qu'à leur tête", ou bien : "Quand je me regarde, j'aperçois beaucoup de hasard et peu de nécessité".

 

Ironie, fantaisie ou sérieux pour raconter sa longue histoire d'amour de 60 ans avec le Brésil, en tant que correspondant du "O estado de Sao Paulo", pour sa passion des livres, pour ses fidèles amitiés à des gens comme Jacques Lacan ou Nicolas Bouvier. Las des voyages "organisés" dans le cadre de son activité professionnelle, il s'est lancé à l'aventure en Islande, devenu un de ses coups de coeur...

 

Vous l'aurez compris, il est impossible de résumer les 257 pages de souvenirs menés pêle-mêle par Gilles Lapouge. Il faut lire chaque "chapitre" pour ce qu'il est : un moment de réflexion, de narration dans ce labyrinthe de près de 90 ans de vie.

 

Alors encore merci à Newsbook et André Versaille pour cette merveille lecture et pour la découverte de cette collection à laquelle j'entends être fidèle à présent.

 

 

 

J'ai eu plaisir à rencontrer André Versaille au salon du livre de Paris en mars dernier et de discuter quelques instants avec lui, car c'est un éditeur passionné et disponible, à l'écoute de ses lecteurs. Un grand professionnel de l'édition.

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 08:48

 

 Un livre émouvant , courageux et incroyablement poétique.

A découvrir !

 

 

 

 

 

Editions 10/18 - septembre 2011 - 211 pages

 

 

Après avoir noirci des milliers de pages,
Carlos Liscano a rencontré la panne.
Pour combler les nuits sans sommeil et les jours sans fin,
l'auteur uruguayen démonte avec beaucoup de sincérité
 et d'autocritique le mécanisme de l'inspiration.
 Une quête dont il ne sortira pas indemne.
 
 
Il y a plus d'un an,Carlos Liscano a commencé un roman
qu'il ne parvient pas à terminer.
Incapable de créer une autre histoire, il corrige, cherche, rature. Rien.
Confronté à la quête éperdue de ces mots qui soudain lui échappent,
soumis à une exigence d'absolu qui le paralyse, Liscano
fait un constat terriblement désespéré :
l'écrivain est une invention.
Ecrire, c'est chercher ce qu'on ne trouvera pas.
Que reste - t'il ?
la nuit insomniaque, le fleuve tranquille, des oranges
qu'on achète, les rues de Montevideao sous la pluie ...
Vivre vaut presque toujours la peine.
 
 
 
 
Carlos Liscano est né en 1949 à Montevideo, en Uruguay.
A vingt-deux ans, il subit la terrible répression
de la dictature des militaires : il est torturé et emprisonné
 durant treize ans. Libéré en 1985, il s'exile en Suède jusqu'en 1996.
 Depuis, il partage sa vie entre Montevideo et Barcelone.
 C'est en prison que Carlos Liscano a commencé à écrire.
Romancier et nouvelliste, l'écrivain est aussi poète,
 journaliste et dramaturge.
Son oeuvre est désormais considérée comme l'une des plus
 importantes d'Amérique latine.
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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 08:00

 

Nestor rend les armes de Clara Dupont -Monod (Sabine Wespieser Editeur)

 117 pages - août 2011

 

 

 

Un roman de la rentrée littéraire édité chez un de mes éditeurs favoris,

 je ne pouvais résister, bien sûr.

 

Et je n'ai pas été déçu par ce roman.

 

Nestor est argentin, exilé, suite à la dictature qui a sévi dans son pays.

Il s'est marié à Melina également argentine.

Leur mariage n'était pas une trop grande réussite et il prend brutalement fin lorsque Meline est victime d'un grave accident qui l'a conduite à l'hôpital

où elle ne ressortira pas.

 

Une jeune doctoresse, Alice, s'occupe de Melina.

Nestor vient chaque matin au chevet de son épouse.

Et la doctoresse va aller jusqu'au domicile de Nestor pour lui parler de son épouse.

Il s'est plongé dans les carnets que Melina a écrits ainsi que dans la correspondance qu'elle a eue avec Maria restée en Argentine.

 

Il y découvre qelques secrets comme les circonstances de la mort de leur fille.

 

Alice le trouble aussi...

 

Le livre ne s'achève pas car Clara Dupont-Monod nous propose trois issues possibles au roman. Elle nous montre ainsi que l'on est réellement dans une fiction puisque l'auteur devrait choisir une fin, mais là, elle en confie le choix au lecteur.

 

Un court texte au très beau style pour une histoire pas si limpide que cela, comme toute vie d'ailleurs, avec ses secrets, ses errances, ses recherches...

 

 

 

Clara Dupont-Monod est née en 1973. Ce roman est son sixième livre, le premier publié chez Sabine Wespieser qui continue à faire un travail éditorial remarquable.

 

Bonne lecture,

 

Denis

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