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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 13:00

 

 

Désordre de Jean-Claude Carrière

(André Versaille Editeur - collection Fragments d'une vie - 360 pages)

 

J'ai présenté très brièvement ce livre en citant une phrase du livre consacrée à Marguerite Duras la semaine dernière. Je vous renvoie vers cet article.

Je voudrais ici remercier les éditions André Versaille qui m'ont envoyé grâcieusement ce livre pour le lire et le chroniquer.

J'ai lu dans la même collection "Le flâneur de l'autre rive" de Gilles Lapouge, que j'ai aimé autant que celui-ci.

Le principe de la collection est simple : un auteur livre des fragments de vie sous forme d'un abécédaire.

Ainsi, Jean-Claude Carrière débute par Algérie : seul sous l'uniforme" et se termine par Zéami : le premier sera le dernier.

C'est dire que l'auteur a réussi à utiliser presque toutes les lettres. Seules les lettres U et X n'ont pas été utilisées.

Jean-Claude Carrière parle toute une grande part de ses amitiés autour du cinéma. Il a travaillé avec des êtres aussi exceptionnels que Luis Bunuel, Milos Forman, Louis Malle, Andrzej Wajda Jean-Luc Godard... Il a été scénariste pour les plus grands cinéastes du 20e siècle.

Le théâtre l'a également occupé une grande partie de sa vie avec Peter Brook pour le Mahabharata par exemple.

Jean-Claude Carrière est grand voyageur : Mexique, Inde, Iran... font partie des pays qui l'ont marqué. L'Iran va lui faire rencontrer sa seconde épouse Nahal Tajadod

 

 

Certaines entrées sont des méditations sur la vie. Tout en étant athée (et sans doute comme tous les athées), il s'interroge sur le bouddhisme, le soufisme.

Page 35, Jean-Claude Carrière dit avoir demandé au dalai-lama s'il devait se convertir au bouddhisme et la réponse a été "non".

Les livres sont présents aussi ainsi que les auteurs avec Borges, Balzac, Shakespeare (avec lui on rejoint le théâtre) et d'autres qui passent au détour d'une page, d'un lieu.

Pas de livres chez lui dans sa jeunesse mais quelques prix obtenus et puis un oncle lui ouvre les portes de sa bibliothèque.

Page 193 : "Mon amour des livres m'est donc venu d'une privation et d'une interdiction".

Ensuite, il est devenu bibliophile.

Page 197 : "Une bibliothèque est comme une cave. C'est avant tout un endroit de plaisir" .

Ce livre, vous l'aurez compris, est un grand bonheur de lecture. C'est un livre à relire ensuite à partir d'une entrée, celle qui nous intéresse au moment où on ouvre le livre : un cinéaste, un écrivain, un mot clé...

Merci à l'éditeur de m'avoir offert une si belle lecture.

Bonne lecture,

Denis

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:00

 

Les suicidés de Georges Simenon

 (Folio Policier - 2003 - 154 pages - première édition 1934)

 

Ce livre fait partie des premiers romans publiés par Georges Simenon.

L'action débute à Nevers : Emile Bachelin raccompagne Juliette Grandvalet devant chez elle. Mais le père de Juliette, caissier au Crédit Lyonnais n'accepte pas l'amour de sa fille pour Emile. Il pointe son fusil à la fenêtre pour faire peur au jeune homme.

Juliette demande à Emile de ne plus la voir et de rage il va incendier l'immeuble où vivent les Grandvalet et s'enfuir à Paris.

Quelques mois plus tard, il revient à Nevers et enlève Juliette pour l'emmener à Paris où leur amour pourra s'épanouir.  Emile cherche du travail et Juliette, elle, se taire dans la chambre.

Monsieur Grandvalet veut retrouver sa fille pour la ramener à Nevers et pour ce faire, à Paris, il "s'offre" un détective privé, ancien policier, M. Emile. Plusieurs pistes sont sans issue ou alors les jeunes ont déménagé avant qu'ils ne parviennent à les rencontrer. Emile Bachelin vit de petits boulots plus ou moins honnête et Juliette subit tout cela sans s'indigner. Elle parle peu et participe aux "méfaits" de son compagnon.

Alors, il ne faut pas oublier le titre du livre pour se demander qui sont les "suicidés". Lespistes sont peu nombreuses et les suspens n'est pas réellement présent. Alors, il faut chercher le plaisir de lecture ailleurs.

On trouve ce plaisir dans le style limpide, coulant...L'action se déroule simplement mais en quelques mots, tout est dit des lieux, des personnages, des situations.

Lire Simenon c'est être assuré d'un bon moment de lecture.

Un exemple page 100 : " Après avoir jeté son pardessus sur le lit, Bachelin se laissa tomber sur une chaise et se prit la tête à deux mains cependant que Juliette rechargeait la salamandre, pénétrait dans la cuisine, ouvrait le robinet qu'elle refermait ensuite."

Des petites phrases ciselées qui donnent envie de lire Simenon pour aller à la rencontre de ces petites gens quque l'on voit dans leur quotidien et soudain dans una utre monde comme ce caissier qui laisse sa femme malade à Nevers et qui se met en préretraite par la meêm occasion pour sauver sa fille, alors qu'elle ne réclame rien. Elle vit simplement.

Très beau roman que je vous conseille très fortement de lire.

Et je vous renvoie à un ancien article que nous avons fait sur Simenon sur notre blog.

 

Bonne lecture,

Denis

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:02

 

Le Prix Orange du Livre 2012 est attribué à Arthur Dreyfus pour son roman " Belle famille " .C'est une nouvelle reconnaissance pour ce jeune auteur, né en 1986 à Lyon.

 

 

 

Editions GALLIMARD - 238 pages - 17,90 €

 

 

Après un premier roman publié et déjà distingué en 2010, Arthur Dreyfus s'était adonné à un curieux essai sur le bonheur, Le livre qui rend heureux, ouvrage qui avait su rapidement trouver son public.

 

 

         

Avec une mère, elle-même écrivain, il faut dire qu'il a de quoi tenir.Au sein de son deuxième roman, Belle famille, l'auteur a cherché son inspiration du côté d'un sombre fait divers, la disparition d'une petite fille en 2007 au Portugal. On retrouve donc une famille en proie à la division suite à la disparition, cette fois, d'un petit garçon, âgé de sept ans.

 

 

 

 

Si vous voulez en savoir plus sur ce jeune écrivain, je vous invite à aller sur le site

du PRIX ORANGE DU LIVRE

et vous pouvez aussi lui laisser un petit mot

sur sa page FACEBOOK

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 08:00
   Lors du salon du livre de Caen, mon ami Robert de Laroche m'a proposé de feuilleter ce livre et j'ai eu un coup de coeur car il recèle de nombreuses anecdotes et histoires autour des chats.
Un livre que je conseille vivement aux amoureux des chats!
 
 
 
« La passion des chats est celle des grands coeurs », dit une des protagonistes de cette anthologie qui, outre les auteurs connus du XVIIIe siècle, comme Buffon, Rousseau ou Moncrif, met en lumièreles félinophiles convaincus que furent l’abbé Galiani, Madame Helvétius, Louise Lévêque, Horace Walpole ou Benjamin Franklin.
Faites connaissance avec Grisette, Madame Brillant, Musette,Grippe-Souris, Marlamain, Selima et leurs congénères, chats de noble compagnie célébrés par femmes et hommes de lettres, clercs ou laïcs, savants et poètes du Siècle des Lumières, où l’on voit le chat briser le carcan de l’obscurantisme médiéval pour devenir, au delà de l’utile prédateur du peuple souriquois, un compagnon recherché et inspirateur.
 
Simone Gougeaud - Arnaudeau a quitté la région de Limoges au début de sa carrière d'enseignante pour vivre à Paris.Docteur es lettres de l'Université Paris VII - Denis Diderot, elle écrit des biographies ( Chevalier de Bonnard, La Mettrie, Caylus ), s'attachant aux personnages parfois méconnus qui ont marqué le XVIII è siècle dans les domaines de l'éducation, de la littérature ou de la médecine.
 
 
 
Edition-Diffusion
ROBERT DE LAROCHE
4 route de Droisy
Hellenvilliers
27240 GRANDVILLIERS
02 32 60 25 15 / 06 60 26 47 90

 www.latourverte.com  
 
 
Collection Plumes de chats
 
 
numerisation0001-copie-3.jpg      
 
 
 
 
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 21:51

 

 

 Editions J'ai Lu - 2011 - 318 pages


Eve, petite fille rousse et délurée, est recueillie par ses grands-parents à la mort soudaine de sa mère, dans un village au cœur du pays de Galles. À cause de sa chevelure rousse indomptable, elle doit faire face au mépris et à la méfiance. Mais lorsqu'une enfant disparaît mystérieusement, la vie des villageois bascule : enquête, soupçons et mensonges deviennent le quotidien. Au milieu de cette effervescence, Eve, perdue, tente de percer les secrets de sa vie et de sa naissance.

Dans ce roman, les pièces du puzzle s'imbriquent progressivement pour former un magnifique conte d'innocence perdue.  

 

Susan Fletcher est une magicienne qui saisit en demi-teinte toutes les meurtrissures de l'âme. Son premier roman est de ceux qu'on ne lâche pas. De ceux qu'on quitte à regret et qu'à peine finis on aimerait déjà relire. ¤ Figaro Madame
            

 Oeuvre lyrique et intimiste, célébration du monde rural mais également parcours initiatique, de l'enfance à la nostalgie de l'innocence perdue, servie par une écriture sobre. Premier roman.


    

 

   Susan Fletcher est née en 1979 à Birmingham. 

Elle a également vécu au Texas, dans l’Ohio, le Michigan, le Colorado et le Minnesota. Après avoir obtenu une maîtrise d’anglais à l’université de York, elle part pendant un an visiter l’Australie et la Nouvelle-Zélande. De retour en Angleterre, elle a fréquenté l’université East Anglia et obtenu une maîtrise en création littéraire. Avant de se consacrer à l’écriture, elle a effectué de nombreux petits boulots comme serveuse, libraire, ou encore correctrice. Elle est également enseignante dans un collège du Vermont, le M.F.A., où elle dirige un atelier d’écriture. Elle vit maintenant dans l’Oregon avec
son mari et sa fille.

" La fille de l'irlandais ", son premier roman, a été couronné par les deux prix littéraires les plus prestigieux attribués en Grande-Bretagne (le Whitbread et le Betty Trask Award) et s’est déjà vendu à 200 000 exemplaires en Angleterre.

 

Son deuxième ouvrage " Avis de tempête " est paru en France en février 2008.

 

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 06:24

 

Denis Westhoff pour "Sagan et fils"

 

 

SAGAN ET FILS

Françoise Sagan est morte le 24 septembre 2004. Elle laisse une dette fiscale de plus d'un million d'euros et une oeuvre, composée d'une trentaine de romans et d'une dizaine de pièces de théâtre, sur le point d'être purement et simplement liquidée. Sagan est en passe de disparaître deux fois quand Denis Westhoff, son fils unique, décide, en 2006, d'accepter cette succession empoisonnée, hors norme. Un vrai parcours du combattant qui le conduit à repasser sur les traces de ce « charmant petit monstre », né sur la scène littéraire et médiatique en 1954 par la grâcede son premier roman, Bonjour tristesse.

Il réalise alors que la femme publique que l'on a dit si prodigue avec son argent, aimant vivre dangereusement et de préférence à cent à l'heure, lui est longtemps restée inconnue. Lui a été aimé et élevé par une mère qui a pris soin de le protéger des éclats de sa légende d'écrivain-star.

L'envie de remettre les points sur certains i, de dire les choses telles qu'il les a vues, entendues, et non pas telles qu'on a bien voulu les interpréter, grandit peu à peu en lui. En repassant par certains lieux, en se remémorant des anecdotes, des moments forts, gais ou douloureux, des conversations intimes, en dessinant les portraits de ceux qui ont vraiment fait partie du cercle Sagan, dont ses grands-parents Quoirez ou encore son père, l'anticonformiste RobertWesthoff, il éclaire d'une lumière totalement inédite l'une des figures majeures de la littérature française. Ce livre n'a pas pour ambition de dire la vérité sur Sagan, mais une vérité. Celle d'un fils qui ose enfin dire, avec bonheur et liberté, ce qu'il a vécu auprès d'une mère pas tout à fait comme les autres.

 

L'AUTEUR

Denis Westhoff est photographe. Il signe chez Stock son premier livre.

 

 

 

A savoir qu'il y aura également la sortie de

" BONJOUR MAMAN "

Essai | broché | Stock |Sortie prévue le 1 juin 2012

 

A découvrir !!!

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:00

 

Les trois saisons de la rage  de Victor Cohen Hadria

 (Le Livre de Poche - avril 2012 - 478 pages)

(Première édition : Albin Michel - 2010 - Prix des libraires)

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Voici donc le deuxième livre du mois lu pour le jury du Prix des Lecteurs 2012 du livre de poche.

Sorti en 2010, ce livre a reçu le prix des libraires et c'était le deuxième roman de l'auteur après "Chroniques des quatre horizons" en 1999. Un auteur peu prolixe, né en 1949, producteur et réalisateur de fictions et de documentaire.

 

 

Le livre se décompose en deux parties : tout d'abord sur une petite centaine de pages "les lettres de Délicieux - la rage de vivre", qui est la correspondance entre Brutus Delicieux, parti en 1859 pour la campagne d'Italie, et sa fiancée Louise restée en Normandie.

Et Jean-Baptiste Lecoeur, médecin, sert d'intermédiaire entre les deux fiancés. Il écrit pour le compte de Louise et lit les lettres reçues de Brutus, écrites par le chirurgien en chef, Orchambaud, du régiment du jeune soldat.  L'amour des jeunes gens va s'émousser du fait de la distance entre eux et surtout du fait que Brutus ne  veut pas revenir en France et Louise est enceinte, mais le nom du père n'est pas certain car son père abuse d'elle et la prostitue... Sordide histoire à laquelle un médecin de campagne est confronté en ces époques "obscures" de l'analphabétisme notamment, et de la vier repliée sur son "pré carré".

La seconde partie, de près de 400 pages, s'intitule "Le journal de Le Coeur - la rage d'aimer", découpé en trois saisons : hiver, prinemps, été.

le titre du livre peut paraître être expliqué là, par ces trois saisons, en effet. Mais il ne faut pas oublier laors, queLe Coeur écrit un mémoire sur "la rage". Alors, brouillage de pistes...

Cette longue partie reprend le journal du médecin du 2 janvier au 25 juin 1859, c'est à dire qu'il reprend également la période des lettres de Brutus à Louise, comme en écho donc à cette première partie où le médecin, cette fois, écrit "je".

Et l'on vit, au jour le jour, le quotidien d'un médecin de campagne en 1859 : tournée des fermes et villages, naissances et morts, examen dans les villes des prostituées "déclarées", visite médicale des conscrits, expertises médicales... Et le médecin, veuf, très près de la retraite, n'hésite pas à s'encanailler avec certaines de ses patientes, parfois bien jeunes...

Le style est plutôt agréable, cette narration qui se recoupe entre la première et la deuxième partie, est originale...

Je ne parlerais pas d'un chef d'oeuvre, mais d'un lirre qui se laisse déguster malgré quelques moments répétitifs dans un quotidien de médecin. Le séjour à PAris recadre aussi le livre dans l'Histoire de la Médecin sous le second Empire hausmannien.

Bonne lecture,

Denis

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 09:00

 

"Purge" de Sofi Oksanen (Le Livre de Poche -février 2012 - 430 pages)Traduit du finnois par Sébastien Cognoli

(Edition originale 2008 - première édition française : Stock 2010)

Titre original : "Puhdistus"

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Sofi Oksanen a expliqué le titre original ainsi : "Puhdistus c'est tout ce qui est lié à l'action de nettoyer. Nettoyer, laver, épurer, désinfecter... mais aussi purifier ethniquement, purger au sens de Staline".

Le livre, qui en fait est le troisième de l'auteur, a reçu en France le prix Femina Etranger 2010. Il a eu un succès exceptionnel de par la force de la narration et du thème du livre.

L'auteur, Sofi Oksanen est née en 1977 à Jyväskylä à 270 kms au nord d'Helsinki, d'un père finlandais et d'une mère estonienne.

 

Elle a choisi l'Estonie comme lieu de son roman et l'année 1992 comme date de départ de la narration.

Pour l'Estonie, 1992 est une année importante et la chronologie en fin de livre est très appréciable pour mieux situer le contexte.

Le 19 août 1991, l'indépendance est rétablie, l'URSS la reconnait et l'Estonie entre à l'ONU. Libération pour un peuple qui a connu nombre d'occupations territoriales que l'on va retrouver dans la suite de la narration : occupation allemande puis soviétique (entre 1940 et 1991).

Juin 1992 : restauration de la couronne estonienne.

Aliide Truu, vieille femme, se terre chez elle malgré la libération du pays, quand une jeune femme apparait dans son jardin, fuyant des hommes qui la traquent. Cette jeune femme se prénomme Zara.

Zara a quitté Vladivostok peu après la chute de l'URSS pour s'installer avec son "mari" pour gagner de l'argent. Mais, en fait, ce mari l'entraîne dans la prostitution la plus basse. Il y a là quelques scènes "insoutenables" dans le roman. Elle va fuir Berlin pour venir se réfugier en Estonie où elle a ses racines.

Aliide, elle, a vécu l'avant 2e guerre mondiale et a également subi des sévices corporels dans l'après guerre. Son itinéraire est retracé dans la deuxième partie du roman, de 1936 à 1950.

Deux soeurs jalouses du même homme. Ingel épouse Hans mais Aliide l'aime en secret. Hans est un opposant déclaré et est recherché par la police d'état, si bien que pendant des années il va être caché chez les deux soeurs mais la torture, dont les deux soeurs vont être victimes, semble délier des langues, si bien que Inge est envoyée en Sibérie.

Aliide va épouser Martin, un communiste pro-russe, et être détestée par les habitants du village...

Les périodes, les personnages s'alternent en courts chapitres mais le filt narratif est très bien construit, ce qui rend fluide la narration de très haut niveau littéraire. On pourrait dire "âmes sensibles" s'abstenir de lire quelques pages très dures, mais elles ont leur place pour montrer les insupportables difficultés de vivre à l'époque stalinienne.

On verra qu'il y a des liens entre Aliide et Zara, mais il ne faut pas trahir la narration de ce livre.

J'ai eu un peu de difficultés à rentrer dans ce livre, très descriptif, surtout au début, mais à partir de la deuxième partie, l'intrigue rude nous "captive" et nous conduit à nous laisser emporter par la langue majestueuse de Sofi Oksanen.

J'avais présenté il y a quelques jours la page 31 du livre, je vous y renvoie.

Et j'ai lu ce livre dans le cadre du jury du Prix des Lecteurs - sélection 2012, auquel je participe.

 

 

Un livre à lire absolument pour ceux et celles qui ne l'ont pas lu car il a une valeur littéraire incontestable.

Bonne lecture,

Denis

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:30

 

Hier , au salon du livre de Caen , j'ai eu le plaisir de revoir mon ami Robert de Laroche et ce fût une joie de découvrir son dernier livre que je me suis offerte et qu'il m'a gentiment dédicacé.

 

 

Editions la Tour Verte - collection plumes de chats

- 03/2012 - 208 pages

 

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4e de couverture :
Fausto, Margherita : ces deux noms vous disent sans doute quelque chose… Ils vivent à Venise, et l’apparition d’un certain Méphistophélès va bouleverser leur existence. Mais ici, Méphisto prend volontiers les traits d’un chat noir à médaille blanche que les admirateurs d’un certain Toto la Terreur (Les mots de Toto) retrouveront ici dans une incarnation plutôt décoiffante. C’est le mythe de Faust, tel que l’ont immortalisé les musiciens Berlioz et Gounod, que l’auteur s’amuse à transposer à Venise, dans un climat baigné de fantastique, mais surtout d’humour. Faust gagnera-t-il le cœur de Marguerite ? Quand un diable de chat noir entre dans votre existence, dans une ville aussi mystérieuse que Venise, difficile de savoir qui aura le mot de la fin !
 
 
Et j'ai reçu ce magnifique marque-page assorti au livre pour mon plus grand bonheur!

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:30

SIxième hommage à Hubert Nyssen ce 12 mai 2012 :

- L'annulaire de Ogawa Yoko par bonheur de lire

 

- Entre Dieu et moi c'est fini de Katarina Mazetti par Anne

 

- De cape et de larmes de Nina Berberova par Nina (de page en page)

 

Rappel des articles publiés précédemment :

 

- Le journal de la création de Nancy Huston par bonheur de lire

- Blog de Jean-Philippe Blondel (Actes Sud - Junior) par Anne

- Mélancolie des oiseaux de Sébastien Rutes par Argali

 

- Le roseau révolté de Nina Breberova par Nina (de page en page)

 

- L'ampleur du saccage de Kaoutar Harchi par bonheur de lire

 

- Le laquais et la putain de Nina Berberova par Nina du blog de pages en pages

- Trouée dans les nuages de Chi Li par Anis du blog litterama

 

- Hommage à Hubert Nyssen et aux éditions Actes Sud par Argali

 

- La fin n'est que le début de Katarina Mazetti par Argali

 

- Lao Tseu de Lisa Bresner par bonheur de lire

- Les dames de Saint Petersbourg de Nina Berberova par Nina du blog de pages en pages

- Nina Berberova et Hubert Nyssen par Nina du blog de pages en pages

- La maison où je suis mort autrefois de Keigo Hagashini par Nahé du blog Cosy Corner

- La soif d'Andréï Guelassimov par bonheur de lire

- Cinq fragments du désert par Rachid Boudjedra et Rachid Koraîchi par Anne

- "Le dévouement du suspect X" de Keigo Higashino par Michel du blog serialecteur

- "Le Turquetto" de Metin Arditi, le coup de coeur d'Anne du blog des mots et des notes

- "Plaidoyer pour Eros" de Siri Hustvedt (2 articles sur 2 blogs) ainsi que "La sagesse de l'éditeur" de Hubert Nyssen par Cachou des blogs journal d'un lectrice et les lectures de Cachou

- "Karnak café" de Naguib Mahfouz par Denis - bonheur de lire

- "Sunset park" de Paul Auster par Nina

- La princesse des glaces de Camilla Lackberg par Argali

 

Nous comptons sur nos amis lecteurs pour continuer la chaîne afin d'atteindre sans encontre la date du 12 novembre où tous les blogs participants proposeront un article sur un livre d'Hubert Nyssen afin de se rappeler qu'il n'a pas été qu'éditeur. Il a aussi été un merveilleux écrivain.

Toutes les collections d'Actes Sud sont les bienvenues, dont Babel la collection de poche de très belle facture, sans oublier la littérature jeunesse...

 

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