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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 08:00

 

Qu'avons-nous fait de nos rêves? de Jennifer Egan

(Stock - 373 pages - Août 2012)

Traduit de l'anglais (Etats-Unis par Sylvie Schneiter)

Titre original : "A visit from the Goon Squad"

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Dans le cadre de la rentrée littéraire 2012, je me suis inscrit au challenge initié par Mimi et Hérisson, d'autant que j'ai lu 5 livres dans le cadre du jury du prix Fnac, ce qui me permet d'être certain de lire 7 livres au total.

 

1/7

J'ai donc lu ce livre il y a deux mois, en avant-première.

Sasha est cleptomane et elle suit une thérapie avec Coz. En fait, elle entasse les objets chez elle sans y toucher. elle entraine chez elle Alix et il va voir ainsi ces objets dont des sels de bain.

Bennie, producteur, est le patron de Sasha. Elle est son assistante et il rêve d'elle en pensant à ses seins. Elle l'apprécie et va auditionner avec lui deux soeurs.

Rhea raconte, au début des années 80, son amitié pour Jocelyn qui aimait Lou un chanteur. Une petite bande était née avec Alice, Bennie, Scotty, Marly. Aller retour dans le passé et le présent, car on retrouve Rhéa et Jocelyn, 20 ans plus tard au chevet de Lou mourant.

Scotty vit de petits boulots à New York et vient revoir son vieil ami Bennie, devenu riche. Il comprend vite que leur amitié est terminée, le fossé est trop large entre eux.

Dolly est plubiciste et a eu un revers de fortune avec un de ses clients un général dictateur.

Jules Johns est journaliste et soupe avec Kitty mais la soirée tourne mal et il se retrouve en prison. La même Kitty qui a travaillé avec Dolly pour rencontrer le général dictateur.

On retrouve Sasha, vivant avec Drew. Elle a fait un séjour à Naples à la recherche de son oncle.

Plusieurs personnages se croisent, autour d'un thème principal : la musique de leur temps.

La narration est morcelée autour de ces personnages que l'on voit à des époques différentes. C'est un roman "exigeant" qui m'a tout de même déçu, alors que j'attendais beaucoup surtout que le livre est publié dans la collection "Cosmopolite" qui est de grande qualité.

 

 

Le livre a obtenu le Prix Pulitzer en 2011. Alors, j'espère que d'autres lecteurs, lectrices auront bien mieux apprécié ce libre que moi.

Bonne lecture,

Denis

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:45

Comme des larmes sous la pluie de Véronique Biefnot

 (Le livre de poche - juin 2012 - 355 pages)

 

Premier roman d'une auteure belge, à la fois actrice, peintre, metteur en scène et écrivaine.

Le roman se passe en Belgique.

Naëlle travaille dans un magasin de tissu. Elle est jeune, belle, célibataire mais très solitaire. Sa passion, en dehors de son travail, est la lecture.

Simon lui est  un écrivain à succès. Veuf, il vit avec son fils Lucas. Tout comme Naëlle, il est très solitaire depuis le décès brutal de son épouse il y a déjà plusieurs années. Heureusement, il a deux amis très fidèles : Céline et Grégoire. Céline connait Naëlle car elle est décoratrice et va souvent au magasin où travaille la jeune femme.

Un jour, Simon voit Naëlle dans le métro bruxellois et est tout de suite attiré par la beauté de la jeune femme. Elle est troublée et à la sortie du métro elle rentre en courant chez elle. Il va la revoir une nouvelle fois et entrer en contact avec elle, sans savoir que la femme qui lui envoie des courriels pour lui dire son admiration de lectrice est Naëlle.

Simon et Naëlle vont s'aimer en se comprenant dès lors où leur solitude est très semblable et les livres les ont sauvés tous les deux : lui par l'écriture, et elle par la lecture...

En parallèle au déroulement de cette histoire d'amour compliquée, on lit en gros caractère, des pages d'un journal écrit par un enfant.

La première page du roman commence par cette voix : "C'est le noir. Il nous a oubliés? C'est le noir depuis trop longtemps. Il nous a oubliés ! Elles, elles dorment, je crois. Je dois veiller."

Mais l'éditeur annonce ce roman comme un "étourdissant thriller amoureux".

Amoureux, oui, et thriller aussi et surtout. C'est dire qu'il n'est pas possible d'en dire plus sur l'intrigue, afin de laisser le lecteur découvrir cette étonnante énigme qui implique Naëlle, Simon et cette voix...

L'intrigue est bien menée; le style, sans être flamboyant, est maîtrisé.

La fin est un peu expéditive mais il y a une suite, déjà publiée chez Héloïse d'Ormesseon :

 

 

J'ai lu ce livre dans le cadre du jury du livre de poche 2012

 

Je publie également ce texte dans le cadre du challenge d'Anne,

Défi Premier Roman:

Et pour le challenge littérature belge chez Marécages

 

Bonne lecture,

Denis

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 00:00

Pour l'hommage du 12 de chaque mois, j'ai choisi comme en juin dernier de présenter une collection "phare" des éditions Actes Sud.

Après Thesaurus, je me propose de rappeler que la collection Babel est devenue un "classique" de l'édition française, aux côtés de Folio et Le livre de Poche.

Toutefois, Babel a beaucoup plus de 'majesté" dans sa présentation. Car un Babel ne fait pas vraiment penser à un "livre de poche" même s'il en a la taille.

La collection Babel a été créée en 1989 par Hubert Nyssen et Sabine Wespieser, devenue depuis éditrice en son nom propre.

La collection a plusieurs déclinaisons dont Babel Noir.

La littérature française et étrangère y a une part importante et Babel publie essentiellement des livres parus chez Actes Sud.

Le premier volume a été "La fin du monde" de Jacques Audiberti.

La fin du monde - Jacques Audiberti

Et l'un des plus récents qui sort en août 2012 :

De très grands auteurs publiés chez Actes Sud (et ses filiales) sont accessibles dans la collection Babel. On peut citer Nina Berberova, Paul Auster, Russell Banks et tant d'autres auteurs...

Et il y a aussi des trésors littéraires avec la "sous-collection" Epistolaires, qui a publié entre autres :

 

 

J'attends ce soir pour faire un récapitulatif des articles de ce 12 en hommage à Hubert Nyssen.

Bonne lecture

Denis

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:55

 

Quand la nuit de Cristina Comencini

 (Le livre de poche - 263 pages - mai 2012)

Traduit de l'italien par Jean Baisnée

Première édition italienne 2009 - Grasset pour la France 2011

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Cristina Comencini est née en 1956 à Rome et elle est la fille de Luigi Comencini. Coscénariste avec mon père, elle va réaliser ses propres films et va devenir écrivaine à partir de 1991.

 

 

Marina vient passer un mois à la montagne avec son jeune fils Marco âgé de 2 ans, sur prescription du pédiatre. marco est un enfant difficile, qui pleure beaucoup et qui fatigue beaucoup Marina et son mari Mario. Elle a loué un appartement à Manfred, un homme étrange, discret, qui vit seul depuis que sa femme Luna l'a quitté avec ses enfants.

Un soir, Marco tombe de la table et Marina ne fait rien pour rattraper son fils. Manfred vient au secours de l'enfant et l'emmène à l'hôpital. Rien de grave mais Marina se sent mal à l'aise de cette situation.

Elle va bientôt aller avec son fils et Manfred au refuge installé dans la montagne et tenu par un frère de Manfred, Albert, marié à Bianca.

Marina va y rester quelques jours. Elle comprend alors que Manfred ne s'entent pas avec ses deux frères : Albert et Stefan. Chassé du refuge, il descend seul de nuit et un événement va modifier une nouvelle fois la relation entre Marina et Manfred..

 

Quinze ans plus tard, elle revient dans le village, seule cette fois, et elle espère bien revoir Manfred, car elle l'aime à n'en pas douter. La rencontre aura t-elle lieu?...

Une histoire d'amour originale, presque impossible,  entre deux êtres au fond très solitaires.

L'auteur a écrit ce roman à deux voix : celle de Manfred et celle de Marina. Parfois, on finit par se demander qui parle. cahcun revient aussi vers sa jeunesse. Un livre de l'ambiguité des sentiments, de la parole qui se superpose car chacun évoque un même événement avec ses propres mots. Un livre en stéréo.

J'ai beaucoup aimé ce texte de grande qualité littéraire, avec des phrases courtes, efficaces et ces voix qui s'alternent pour créer une polyphonie stimulante pour le elcteur qui doit rester en éveil pour s'assurer de qui parle, à qui et dans quel contexte (hier, aujoud'hui...).

Un livre à recommander.

J'ai lu ce livre grâce à ma participation  au jury du livre de poche 2012

 

 Bonne lecture,

Denis

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 00:30

 

 

Kane & Abel de Jeffrey Archer (Le livre de poche - mars 2012)

Traduit de l'anglais par Marianne Thirioux

Première édition 1979 - 2010 pour la France chez Edition First

 

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Deux hommes sont nés le même jour, le 18 avril 1906. William Kane est né dans une famille de riches banquiers américains et Abel Rosnovski, orphelin polonais recueilli par un paysan puis par un noble.

Kane va avoir toutes facilités pour démarrer sa vie d'homme, tandis qu'Abel va avoir une vie très difficile. La Grande Guerre va le conduire en Russie dans un camp de détenu. Il va s'enfuir et se retrouver à Odessa, puis en Turquie. Enfin, il va pouvoir s'embarquer pour les Etats Unis.

Pendant ce temps, Kane fait de brillantes études et devient banquier. Seulement, Abel n'entend pas rester en reste, et il se lance dans les affaires à travers l'hôtellerie. Et il commence à se faire remarquer sur le terrain des affaires et intéresse les financiers.

Malheureusement, la crise de 1929 arrive et les deux hommes sont quasiment ruinés. Ils se rencontrent alors et leur vie va devenir une vie de rivalité allant jusqu'à la haine morbide.

Abel va tout réussir et créer un réseau d'hôtels de standing aux USA et dans le monde entier.

Kane va avoirdes fortunes diverses car les affaires de son père ont périclité et il doit se refaire une vie de banquier dans un groupe qui ne lui appartient pas en propre.

Chacun va se marier, avoir des enfants, des tensions de couples etc... Deux destins dont la narration est basée sur une stricte alternance de chapitres entre Abel et Kane, sauf quand on les voit ensemble pour leurs affaires...

Un gros livre de plus de 700 pages, pour des épisodes très "romanesques", l'auteur sachant faire rebondir les situations. Il y a un essouflement tout de même vers la fin.

Ce livre reste un livre très intéressant et on voit défiler l'histoire du monde dans ces deux destins suivis de 1906 à 1967.

 

 

Sir Jeffrey Archer est né en 1940 en Angleterre. Après avoir été ruiné, il se lance dans l'écriture et témoigne de ce monde dans ses livres dont "Kane et Abel".

 

J'ai lu ce livre dans le cadre du prix du jury du livre de poche 2012

 

Bonne lecture,

Denis

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 00:00

 

Les aventures fantastiques d'Hercule Barfuss de Carl-Johan Vallgren

 (Le livre de poche - 427 pages - juin 2012)

 Première parution en France 2011 - Lattès et en Suède 2002

Roman traduit du suédois par Martine Desbureaux

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Un bien étrange roman, comme le titre le laisse supposer. En effet cet Hercule Barfuss va vivre des aventures bien étonnantes.

Tout d'abord, il nait dans une maison close le même jour qu'une petite fille, Henriette en hiver 1813. Sa mère meurt à sa naissance et lui est difforme, laid, faisant plutôt peur. Elle est jolie et la mère survit à la naissance. Les deux enfants vont être élevés ensemble jusqu'à la fermeture du bordel sur décision de justice.

Hercule va être recueilli par Julien Schuster, un moine jésuite, organiste. Il va alors développer le don de savoir lire les pensées des autres. De plus, il est excellent musicien tout en étant sourd.

Il va vivre à Rome avec Julien Schuster et ce dernier va vouloir savoir si c'est un démon ce difforme Hercule. Un cardinal va se charger de faire cette étude "scientifique" (religieuse surtout). Quand il va sentir que sa vie est en péril, il va s'enfuir et vivre quelques années d'errance avec l'obsession depuis toujours de retrouver Henriette qu'il aime plus que tout au monde.

De son côté, Henriette a été emprisonnée avec sa mère à Dantzig, car elles ont été prostituées toutes deux. Et puis, elle va finir par se marier et changer de vie avec Heinrich Von Below.

Et Hercule, après avoir travaillé dans des cirques, va finir par retrouver Henriette. Ils vont vivre ensemble un grand amour et mettre au monde une belle petite Charlotte qui sera officiellement la fille de Heinrich.

Ils vont vouloir partir pour vivre ensemble mais un drame va arriver et Hercule va repartir seul sur les routes, le menant jusqu'aux Etats Unis où son don va faire sa célébrité. Il aura alors ainsi vaincu à jamais son handicap profond de sa laideur liée à ses difformités...

La fin du livre est assez étonnante. Au lecteur de la découvrir.

Alors, je vais être honnête. Je n'ai pas été très emballé par ce livre.

Les cent dernières pages m'ont paru déconnectées avec l'histoire de ces deux "jumeaux"...

A chacun de voir... Il faut se laisser porter par l'histoire de ces deux êtres dans une Europe du 19e siècle pas toujours très "humaine".

J'ai lu ce livre dans le cadre du jury des lecteurs du Livre de Poche 2012

 

L'auteur, Carl-Johan Vallgren, est né en 1964 en Suède. Il est écrivain et chanteur et a déjà publié 9 romans, celui-ci étant le premier traduit en France.

Bonne lecture,

Denis

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:00

 

Serenitas de Philippe Nicholson

(Carnets Nord / Editions Montparnasse - 426 pages - Mai 2012)

 

J'ai récemment présenté la page 31 du livre de Philippe Nicholson : Serenitas, lu dans le cadre de mon partenariat avec Carnets Nord.

J'ai à présent terminé la lecture de ce "thriller" (genre littéraire "étiqueté" sur le livre).

Fjord Keeling, journaliste, se retrouve très vite confronté à une affaire d'attentat dans une pizzeria de Pigalle, alors qu'il attendait ce soir-là un indicateur pour en savoir plus sur les "kidnappeurs".

Etant sur place, il fait immédiatement un reportage sur l'attentat qui fait la une du journal dans lequel il travaille. 

Mais au journal, il commence à être très mal vu, car pas assez impliqué dans la vie du journal. De surcroît, la rédactrice en chef est son ex-épouse : Nina.

Alors, il mène son enquête seul dans les milieux des narco-gangs.

Ted Muller-Smith a créé la ville de "SERENITAS", car ce thriller se passe dans un Paris du futur, où la crise économique est aigüe, la violence exacerbée... Et Serenitas, en banlieue, est une ville autonome où le droit d'entrée d'un million d'euros permet ensuite d'avoir accès sans limite à tous les services de la ville gratuitement et aucune violence n'y est admise.

Fjord est conduit dans cette ville où il rencontre son fondateur, soutenu par des capitaux chinois.

Et tout un enchaînement de péripéties vont animer les 400 pages de ce roman dense, bien écrit, entre thriller et science-fiction. On sent que la crise économique actuelle a guidé l'auteur dans ce roman où il dresse un tableau noir de l'Europe en perdition. Ainsi des îles françaises sont prévues être vendues par l'état français aux chinois pour renflouer les caisses de l'état et offrir un confort de vie en zone extraterritoriale.

philippe_nicholson.jpg

 

L'auteur, Philippe Nicholson, a écrit là son deuxième roman, après "Krach Party", chez le même éditeur.

Encore merci à Carnets Nord de m'avoir adressé ce roman époustouflant.

Bonne lecture,

Denis

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 17:38

Reflets sur un mur blanc

 

Reflets sur un mur blanc d'Adania Shibli

 (Editions Actes Sud - mars 2004 - 105 pages -

traduit de l'arabe - Palestine - par Stéphanie Dujols)

(Titre original - Masâs - 2003)

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Pour l'hommage du 12 de chaque mois, j'ai choisi ce livre publié en 2004 chez Actes Sud dans la collection que dirige Farouk Mardam - Bey "Mondes arabes".

Car c'est un travail de fonds que ces collections chez Actes Sud qui permettent de découvrir de grands talents littéraires du monde entier.

Ce roman aux chapitres courts raconte de façon très "anonyme" quelques moments d'une jeune fille palestinienne dans un village situé en Israël. Son frère a été tué et elle vit dans son souvenir auprès des siens, dont ses 8 soeurs.

Comme le dit la 4e de couverture, c'est par petites touches que l'on entre dans l'intimité de cette jeune fille jamais nommée.

Texte aux accents poétiques pour décrire un monde rude, sans pitié. Pas de pathos dans ce livre qui montre la solitude d'une femme qui va aimer les livres, qui va chercher des moments d'intimité et d'amour.

Exemple au début du chapitre I de la partie intitulée "silence":

"Les bruits se pressent par vagues vers la jeune fille. Chaque vague cherche à atteindre ses oreilles. La première pour s'y abattre comme une masse, et ses oreilles s'ouvrent toutes grandes à tous les bruits. Après le frère qui crie elle entend la mouche, puis elle va voler plus loin alors elle entend le ronronnement du compteur électrique".

Admirable style , non!!

Découvrez vite cette jeune femme écrivain et scénariste palestinienne née en 1974. "Reflets sur un mur blanc" est son premier roman très réussi.

J'attends ce soir pour faire un récapitulatif des articles de ce 12 en hommage à Hubert Nyssen et j'inscrits ce roman dans le challenge d'Anne

Bonne lecture,

 

Denis

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 09:00

 

 

40 ans de rentrée littéraire : texte Pierre Jourde / photos Ulf Andersen

 

Anabet Editions - novembre 2010 - 250 pages

 

 

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En cette rentré littéraire de septembre 2011, ce livre m'a attiré aujourd'hui à la bibliothèque du Havre, où Fabienne et moi allons tous les mois choisir quelques livres parmi le fonds très riche de cette bibiothèque du centre ville.

 

En effet, un livre dédié à la rentrée littéraire ne pouvait que m'intriguer.

 

Comme vous avez pu le voir, Françoise Sagan a été choisie pour illustrer

 la page de couverture.

 

L'année 1970 est celle qui a permis la rencontre du photographe Ulf Andersen avec l'écrivain Michel Butor. C'est ainsi le point de départ de ce livre.

 

Ulf Andersen a photographié un nombre très important d'écrivains, ce qui est un des grands attraits de ce livre découpé en 4 décennies.

 

Chaque période est introduite par l'énumération année par année des principaux prix littéraires décernés : Prix Nobel de Littérature, Grand Prix de l'académie française, Goncourt, Renaudot, Médicis, Fémina, Interallié.

 

Puis les principaux écrivains de l'époque sont présentés par un court texte, accompagné d'une photo d'Ulf Andersen.

 

Allons-y, citons outre Butor et Sagan,Sartre, Gary, Perec,Soupault, Beckett, Grass, Eco, Ernaux, d'Ormesson, Desplechin, Djian, Harrison  etc...

 

En résumé des écrivains français et étrangers parmi les plus importants ou les plus populaires.

 

 

    (Exemple de page avec Michel Houellebacq en 1998)

 

 

On pourrait faire à partir de ce livre un petit quizz :

 

- Qui a obtenu le prix Renaudot en 1979?

- Qui a obtenu le Prix Goncourt en 1987?

 

Et alors que pendant cette rentrée littéraire 2011, nombre d'écrivains espère décrocher un pri littéraire, synonyme de renommée et de ventes, qui se souvient de Michel Host, de Jocelyne François ou de Bruno Bayon?

 

Voilà un livre très riche en photographies et en informations sur 40 ans de littérature

 à travers les rentrées littéraires.

 

Exemple de texte pour présenter Russell Banks en 2002 :

 

 

"Pour "Affliction", Russell Banks fait mieux que personne le portrait d'un homme qui subit, du point de vue de son frère, qui a réussi. L'homme devrait toujours être vu du point de vue de son frère qui a réussi, c'est le meilleur angle. Subir le père, le patron, les autorités, l'ex-épouse, le compagnon de l'ex-épouse, l'échec de sa vie. Et passer le chasse-neige dans une petite ville des Appalaches.

 

 

 

 

Bonnes lectures,

 

Denis

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 06:50

 

Le condottière de Georges Perec (Le Seuil - "la librairie du XXIe siècle) - mars 2012 - 224 pages - 17 €

Un roman inédit de Georges Perec est un événement à ne pas laisser pour ses "admirateurs", et je pense en faire partie.

J'ai eu "le choc littéraire" de ma jeunesse en lisant "la vie mode d'emploi, un roman étonnant, génial, unique. Un chef d'oeuvre inévitablement.

Et voici donc que parait ce début de mars 2012, un roman écrit entre 1957 et 1960 par Georges Perec et qui n'a jamais été accepté par les éditeurs de l'époqie, dont Le Seuil qui se fait ici pardonner en publiant ce livre 50 ans plus tard.

Comme l'écrit Christine Montalbetti dans "Le monde des livres" du 24 février 2012: "ce roman donne aux livres qui suivent un début nouveau, qui en infléchit la relecture".

C'est dire que ce livre est important dans l'histoire littéraire de la seconde moitié du 20e siècle.

Pour rappel, Georges Perec est né en 1934 et décédé le 3 mars 1982, il y a donc exactement 20 ans. C'est donc un bel hommage que de publier de livre.

 

Ce roman est un "quasi roman policier" autour de l'activité d'un faussaire qui a échoué à peindre une nouvelle version du "condottiere d'Antonio de Messine. Et étonnant !!!, le faussaire s'appelle Gaspard Winckler, celui-là même qui sera un des personnages principaux de "La vie mode d'emploi"(publié en 1978 - prix Medicis).

"Le condottière" montre bien là son importance dans la filiation de l'oeuvre future à ce premier "essai littéraire". Il y aura ainsi un faussaire dans un de ses autres textes "Un cabinet d'amateur" (1979).

 

Je n'ai pas encore acheté ce livre, mais je le ferai peut-être, lors du salon du livre de Paris...

Pour en savoir plus sur ce roman, je vous renvoie vers l'article passionnant du "monde des livres" qui présente quelques extraits du roman.

Bonne lecture,

Denis

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