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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:16

J'ai lu deux articles du "Monde les livres" qui m'ont rappelé l'importance littéraire de la ville de Trieste.

Tout d'abord, un auteur que j'ai découvert grâce au premier article :

- Boris Pahor : article "libérer Trieste : "Quand Ulysse revient à Trieste"

 

 

L'auteur est un monsieur âgé de bientôt 100 ans, très peu connu, alors qu'il semble être un auteur majeur de notre époque. Honte à moi de ne pas l'avoir lu !!!

L'article rappelle que Trieste appartenait à l'Autriche-Hongrie lorsque l'auteur y est né en 1913. Il est donc slovène et non italien, puisque la ville est devenue italienne en 1921.

 

- Italo Svevo : article "Italo Svevo, perdant magnifique"

 

L'auteur est né à Trieste en 1861. Son vrai nom est Aron Hector Schmitz. Son pseudonyme veut dire "italo-souabe". C'est dire là aussi l'ambiguïté de la "nationalité" des triestins. Le livre qui est présenté est une biographie qui se montre passionnante sur cet écrivain, là encore, trop peu connu. On connait surtout de lui son chef d'oeuvre : "La conscience de Zeno" (1923)

 

 

 

File:ItaloSvevo statue.jpg

 

Et n'oublions pas que James Joyce a vécu à Trieste et y a laissé son empreinte :

 

 

 

Autre auteur : Claudio Magris, né en 1939, à Trieste

 

 

 

Un 5e auteur : Umberto Saba né à Trieste en 1883, contemporain de Svevo

 

 

 

 

 

File:Umberto Saba 003.jpg

 

 

Stendhal a été consul de France à Trieste en 1831.

 

A défaut d'aller à Trieste, je pense me faire une "thématique Trieste" en fin d'année pour découvrir ces écrivains importants et trop peu connus (excepté Joyce qui n'y est pas né).

 

N'hésitez pas à me faire part de vos lectures si vous avez croisé Svevo, Saba, Pahor ou Magris sur votre route littéraire...

 

Bonne lecture,

 

Denis

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 07:00

 

Apocalypse bébé de Virginie Despentes

(Livre de Poche - 2012 - 377 pages - première édition Grasset 2010)

Prix Renaudot 2010

 

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J'ai lu ce livre l'an dernier pour le prix des lecteurs 2012 du livre de poche.

J'avais un certain a-priori sur l'oeuvre de Virginie Despentes, plutôt "provocatrice" et puis j'ai lu ce livre. Et régulièrement, elle publie un article pour "le monde des livres" avec grande pertinence ce qui m'a fait changer d'avis la concernant.

 

Certes, elle a son langage qui n'est pas de bois, qui s'adapte aux personnages qu'elle met en scène. Mais, j'ai réellement trouvé une qualité littéraire dans ce roman "Apocalypse bébé".

Ce texte se lit comme un roman policier. Lucie travaille pour une agence de filature. Elle est chargée de suivre Valentine, 15 ans, jeune fille "dévergondée, droguée". Sur demande de sa grand-mère, Jacqueline Galtant. Mais, brusquement, Valentine a disparu pendant une filature et n'est pas rentré chez elle le soir. Mission est confiée à Lucie de la retrouver.

Lucie demande alors à Kromag, un ami barman, de la mettre en contact avec "la Hyène", une femme mûre, qui connait très bien le monde des lycéennes. Elle accepte de l'aider et l'enquête va pouvoir commencer.

Lucie est la narratrice de cette histoire. L'auteure reprend la main quand les différents protagonistes sont présentés au fil de l'avancée de l'enquête.

Tout d'abord le père, François, écrivain célèbre, qui n'aime pas trop sa fille. Puis la belle-mère, Claire, (Valentine ayant été abandonnée par sa mère quand elle avait deux ans), et là c'est vraiment plus que compliqué car il y a une violence exprimée. Valentine a considéré Claire comme une "demeurée".

Ensuite, il y a Yacine de la branche familiale de la mère de Valentine. Un grand amour va naître entre Yacine et la jeune fille, toujours friande d'amour et de sexualité débridée. Il est le dernier à l'avoir vue. Alors, tout semble s'éclairer. Valentine est partie à Barcelone où vit sa mère qu'elle n'a pas revue depuis plus de 13 ans.

Lucie et la Hyène se rendent alors à Barcelone, où cette dernière y a des amies très intimes, car elle est lesbienne et ne le cache pas à Lucie.

Elles rencontrent donc Vanessa, mariée à un architecte, Camille, qui voyage sans cesse. Elle révèle aux "enquêtrices" qu'elle a vu sa fille, l'a installée dans un hôtel et l'a vue durant une dizaine de jours avant qu'elle ne quitte l'hôtel. Il n'était pas question qu'elle l'héberge car Camille ne connait pas l'existence de Valentine.

Lucie va suivre la Hyène dans ses aventures nocturnes au point de la faire aimer une des jeunes femmes croisée dans une orgie.

Qu'est devenue Valentine, vont-elles la retrouver? et la ramener à Paris?

Il faut lire le livre pour avoir la réponse. Je dirai seulement que la fin est étrange et ne m'a pas convaincu. Hormis cela, c'est un très beau texte à la narration très bien menée et maîtrisée. Un texte "jeune" aussi avec les mots d'aujourd'hui. Bravo Virginie Despentes, vous m'avez donné envie de suivre votre oeuvre littéraire et convaincu que vous avez un grand talent d'écrivain.

Voici le début du roman : "Il n'y a pas si longtemps de ça, j'avais encore trente ans. Tout pouvait arriver. Il suffisait de faire les bons choix, au bon moment. Je changeais souvent de travail, mes contrats n'étaient pas renouvelés, je n'avais pas le temps de m'ennuyer. Je ne me plaignais pas de mon niveau de vie. J'habitais rarement seule. Les saisons s'enchaînaient façon paquets de bonbons : faciles à gober et colorés. J'ignore à quel moment la vie a cessé de me sourire".

Claire se confie ici. Elle va être écrasée par la Hyène qui va prendre les choses en main.

Début de la première partie intitulée "Barcelone" : "La Hyène a trouvé l'adresse de la mère de Valentine avant rafik. La nuit de bitume qu'on vient de se prendre n'a guère atténué ma vexation : pour une fois que j'étais sur une piste. Petit jour, juste avant d'arriver à Barcelone, on dépasse d'énormes et intrigantes bulles blanches, l'usine nucléaire resplendit sous un soleil déjà violent. Bretelles d'autoroutes emmêlées, on se glise dans la ville..."

Vous aurez un aperçu du style imagé de l'auteure.

 

 

Une auteure à lire pour mieux comprendre le temps dans lequel on vit, ici, dans la tourmente de l'adolescence où drogue, sexualité conduisent à des situations qui peuvent dériver vers l'extrême.

 

J'inscris ce livre dans le challenge de Laure "à tous prix"

 

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 21:13

J'ai décidé de profiter du centième anniversaire de la publication du premier tome de ce monument littéraire qu'est "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust

  

  

  

pour lire enfin intégralement ces 3 000 pages au format Pléiade (édition de 1954 préfacée par André Maurois).

Et comme je me suis inventé une méthode de lecture que j'appelle "10 pages par jour", je lis 10 pages par jour de ce chef d'oeuvre, ce qui me mènera jusqu'en juin prochain, soit près d'un an de vie avec Marcel Proust.

Alors, j'ai décidé d'accompagner cette année avec des livres qui parlent de Marcel Proust, tel celui-ci que j'ai commencé début juillet :

  

  

Un livre richement illustré et dont le titre, lié à une belle collection qui présente d'autres écrivains, montre bien l'intention du livre.

"Passion Proust", oui, dirons-nous.

  

Je lirai d'autres livres glanés de ci de là à la bibliothèque, sans oublier un livre que j'ai dans ma bibliothèque depuis de longues années (1983) :

  

Alors, si vous avez des idées de livres, n'hésitez pas à m'en donner les titres.

 

Pour rappel, "A la recherche du temps perdu" se décompose comme suit :

 

 

Le roman est publié en sept tomes :

  1. Du côté de chez Swann (à compte d’auteur chez Grasset en 1913, puis dans une version modifiée chez Gallimard en 1919) (texte sur Wikisource)
  2. À l'ombre des jeunes filles en fleurs (1919, chez Gallimard ; reçoit le prix Goncourt la même année)
  3. Le Côté de Guermantes (en deux volumes, chez Gallimard, 1920-1921)
  4. Sodome et Gomorrhe I et II (chez Gallimard, 1921-1922)
  5. La Prisonnière (posth. 1923)
  6. Albertine disparue (posth. 1925) (titre original : La Fugitive)
  7. Le Temps retrouvé (posth. 1927)

 

Le titre "la fugitive" n'a pu être retenu car en 1922, l'écrivain Tagore publiait en France un recueil de poèmes "La fugitive"

Miss Bouquinaix a prévu de lire "A la recherche du temps perdu" à partir de juillet également. Ceci pour dire qu'il y aura des croisements entre blogs autour de cette lecture dont personne n'ose rappeler la célébrissime première phrase :"Longtemps..."

Bonne lecture,

Denis

 

 

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 19:38

Comme je l'avais annoncé en avril 2013, lors de la parution du nouveau roman de John Irving, je souhaite lire ou relire (pour certains romans) toute l'oeuvre de John Irving.

J'ai ainsi proposé une lecture commune du premier livre publié de l'auteur aux U.S.A. :

 

 

 

 

Liberté pour les ours (Setting Free the Bears)

 

Le livre a été publié en 1968, et il se passe en partie à Vienne où l'auteur a été étudiant. Des éléments autobiographiques se révèlent dans ce livre.

 

Voici comment est présenté le livre sur wikipédia :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_pour_les_ours_!

 

L'article pourrait rebuter les lecteurs qui ne connaissent pas l'auteur : "manque de cohérence, naïveté". Livre "loufoque" aussi, lit-on...

 

Alors, comme toujours, il convient de lire un livre pour pouvoir le juger avec discernement.

 

C'est ce que je vous propose en juillet avec dépot des articles sur les blogs le 31 juillet 2013.

Et information complémentaire, il existe un challenge John Irving sur le blog de Val aime les livres auquel je me suis inscrit :

 

A_challenge_for_John_Irving

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 05:00

Virginia Woolf par Viviane Forrester (Albin Michel - 350 pages - mars 2009)

 

J'ai proposé ce livre en lecture commune pour rendre hommage à Viviane Forrester décédée récemment et c'est une belle occasion de terminer le mois anglais avec ce livre.

Viviane Forrester n'a jamais caché son admiration pour Virginia Woolf (1882-1941) et a donc concu ce livre, sorte de biographie thématique. Elle s'est surtout inspiré des journaux, lettres et documents de Virginia et de sa famille.

On se perd de temps en temps dans sa narration, car elle refuse toute linéarité mais l'atmosphère autour de Virginia Woolf est très bien restituée.

Du couple Leslie Stephen et Julia Duckworth naissent 4 enfants : Vanessa, la soeur ainée, Thoby, Virginia et Adrian. Thoby va mourir jeune, deux ans après son père.

Ainsi, Virginia a connu trois décès dans sa jeunesse qui vont la marquer particulièrement , Julia en 1895, Leslie en 1904 et Thoby en 1906.

Elle aura peu de relations avec son frère Adrian devenu par la suite, avec son épouse, de brillants psychanalystes.

Virginia va surtout avoir des relations suivies avec sa soeur Vanessa (1879-1961), qui aura une postérité sous son nom de mariage Bell (peintre et architecte d'intérieur), comme Virginia d'ailleurs sous son nom de mariage Woolf.

 

Une grande complicité entre les deux soeurs mais aussi des moments de discorde. Vanessa sera Clarissa Daloway par exemple, dans l'oeuvre de Virginia.

Leonard Woolf (1880-1969) que Virginia va épouser aporès son retour des colonies, sera très attentif de son côté à la santé mentale et physique de son épouse, lisant ses livres après qu'elle les aura écrits, la publiant alors sans être censeur, lui donnant seulement quelques conseils avisés.

Car Leonard est devenu éditeur dirigeant la "Hogarth Press". On lit que Virginia a pssé de nombreuses heures à relier des livres, à les étiqueter pour les expédier ensuite.

On a parlé d'inceste, de folie, de bisexualité... Viviane Forrester revient sur tous ces points, les nuançant au regard des textes disponibles.

Après la mort de son père, elle s'installe avec Vanessa à Bloomsbury, un endroit de Londres pas très réputé mais qui va tout de même, grâce aux soeurs Stephen, un lieu d'échanges culturels où E.M. Forster, Keynes l'économiste, Duncan Grant (peintre et amant de Vanessa) entre autres vont venir régulièrement.

L'oeuvre de Virginia Woolf s'invite dans les détours de sa vie et l'on se rend compte à quel point ses romans sont autobiographiques.

Un des grands thèmes de l'oeuvre est l'eau, que l'on retrouve dans certains de ses titres : Les vagues, La traversée des apparences, la promenade au phare.

Mais l'eau, c'est aussi le suicide en 1941 dans les eaux de l'Ouse.

 

Page 99 : "Ce ne sera pas l'asphyxie par le gaz qui aura raison de Virginia Woolf, mais, dix mois plus tard, l'eau. Cette eau qui parcourt toute l'oeuvre, qui appelle, noie, cerne, attire de toutes parts et vers laquelle Virginia s'est dirigée, fascinée, tout au long de sa vie, pour aller y sombrer "nageuse épuisée", le corps épousé au plus prêt de l'eau".

 

Car la vie de Virginia, bien que très riche en création littéraire entre autres, vit souvent des "tragédies" car elle ne connait pas la stabilité familiale dont elle aurait eu sans doute besoin, d'autant que Leonard lui a fait comprendre que la sexualité ne serait pas le moteur de leur vie et que sa santé précaire lui interdisait d'avoir des enfants.

Sa soeur aura deux garçons de Clive Bell et une fille, Angelica de Duncan Grant. Ainsi, beaucoup de frustrations chez l'écrivaine.

Tous ces troubles vont se retrouver dans son oeuvre, souvent "éclatée". Ses expérimentations viennent de son vécu qu'elle retranscrit.

 

Page 202 : "Elle a commencé d'écrire "Melymbrosia", ébauche d'un roman, qui après sept années de travail, deviendra "La traversée des apparences". C'est ce début de manuscrit qu'elle confie à Clive, inquiète : "Les mots s'accumulent derrière moi en de telles masses. Quelle horreur s'ils n'étaient que de l'eau boueuse". L'eau, encore et toujours..."

 

Clive Bell va lui donner des conseils, être attentif à son oeuvre et semble aussi trouver sa belle-soeur à son goût.

Une sorte de microcosme familial avec des amis en nombre restreints mais fidèles forme le lieu de vie intellectuelle de Virginia Woolf. Beaucoup d'ambiguïté dans les relations entre eux que Viviane Forrester s'efforce de démêler en regard de l'oevre qui s'imprègne de tout cela avec sous-jacante la folie de Virginia qui serait un trouble bipolaire (maniaco-dépressif) avec des moments d'euphorie puis d'abattement. On comprend mieux son oeuvre après avoir lu ce livre.

 

Merci Viviane Forrester pour ce livre émouvant raconté par une amoureuse de l'oeuvre de Virginia Woolf et qui nous donne encore plus envie de découvrir ce moment littéraire qu'elle nous a laissé, au vu de ses éclairages de belle facture.

Et on a envie de se jeter sur le journal de Woolf, sur les échanges épistolaires avec Vanessa entre autres, bref de mieux connaitre l'unviers de Virginia, c'est là aussi toute la réussite de ce livre, de nous diriger vers son univers autant que ves son oeuvre.

 

Par cette lecture commune vous aurez d'autres éclairages sur ce livre : Philisine. Ce livre s'inscrit aussi dans le mois anglais pour le clôturer  

 

     

Ce livre me permet également de terminer ma participation au challenge Virginia Woolf organisé par Lou

 

virginia woolf.jpg

 

 

Bonne lecture

 

Denis

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 20:32

 

Notes de Hiroshima de OE Kenzaburô (Folio - 271 pages)

Traduit du japonais par Dominique Palmé (Hiroshima Nôto - 1965)

 

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L'auteur, Prix Nobel de Littérature en 1994, né en 1935 dans l'île de Shikoku, avait 10 ans au moment de l'explosion des deux bombes atomiques sur le Japon.

Est-il besoin de rappeler que le 6 août 1945, une bombe a été lâchée par un avion américain sur Hiroshima et le 9, sur Nagasaki, faisant des dégâts énormes et des morts sans nombre, sans oublier tous les irradiés.

Les survivants ont eu un traitement particulier par les autorités japonaises, notamment les accès aux soins et ont été appelés "hibakusha".

Fin d'une guerre dans des conditions horribles, puisque les japonais vont capituler le 2 septembre 1945.

DIx-huit ans plus tard, OE Kenzaburô, déjà reconnu comme écrivain, se rend en août 1963 faire un reportage sur la 9e conférence mondiale contre les armes nucléaires.

Très vite, il comprend que l'intérêt de son voayge n'est pas de suivre les débats politiques, confus, avec déchirement entre intervenants. L'intérêt c'est de rencontrer des "hibakusha". Ainsi, il passe de longs moments avec Shigeto, médecin et directeur de l'hôpital de la bombe A, spécialisé dans le traitement des atomisés.

Ces "hibakusha" sont "l'esprit de Hiroshima". Ce sont des gens qui se battent pour vivre, survivre avec parfois l'envie du suicide pour échaper à leurs souffrances.

Des femmes refusent d'être enceintes et si elles le sont, elles ont l'angoisse de faire naître un monstre.

OE sent la nécessité de les rencontrer, de leur parler. Et il va régulièrement revenir à Hiroshima, d'où ces notes qui s'échelonnent sur plusieurs années. Il revoit des "hibakusha" régulièrement, apprend que certains sont mort et Shigeto continue de lutter contre la mort et entend établir une base de données des retombées de l'arme nucléaire.

L'auteur s'interroge ainsi sur ce monde absurde qui a été capable de lancer de telles bombes d'anéantissement. Et pendant ce temps, les hommes politiques se querellent autour de ce qu'il faut penser d'Hiroshima, car les essais nucléaires continuent (à l'époque de la guerre froide, notamment) et rien du passé ne semble les empêcher de penser à un futur "criminel".

Les marcheurs de la paix viennent chaque année à Hiroshima, mais là aussi, on les écoute, sans plus...

Quant aux entretiens avec les hibakusha, ils sont poignants mais les réponses sont toujours humbles, car ce sont des gens du silence à présent. Ils ne parlent plus de ces jours terribles d'août 1945...

Page 72 : (au sujet des rassemblements de foule dans le Parc de la Paix, en parlant des hibakushi) " On les croirait aveugles à la foule entassée dans le parc, sourdes à ses applaudissements et ses acclamations. Mais à mes yeux, ces familles de Hiroshima, rudement touchées par la mort, remplissent par leur présence en ce lieu une fonction analogue à celle du choeur de la tragédie grecque, en faisant ressortir de la façon la plus vive la gloire et la misère du drame qui se joue au premier plan de la tribune."

1963, l'année où il vient à Hiroshima, c'est aussi l'année de la naissance de son fils handicapé, c'est dire qu'il avait aussi en tête cet événement tragique pour lui. Sa vie va vraiment changer ensuite, par son implication pour lutter pour la paix et par son implication de père qui va d'ailleurs faire de son fils un excellent musicien.

 

File:Paris - Salon du livre 2012 - Kenzaburō Ōe - 003.jpg

 

Belles leçons de courage, à l'image de celle des hibakusha que OE a soutenus dans ses textes en les présentant tels qu'ils étaient, courageux, silencieux et déterminés.

Un livre fort, sans concessions, y compris pour lui-même et ses interrrogations bien légitimes devant un tel drame.

Lecture faite dans le cadre du challenge d'Adalana

 

 

Bonne lecture,

Denis

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:34

 

 

Thomas Stearns Eliot (1888-1965) - Prix Nobel de Littérature en 1948, est né américain à Saint-Louis dans le Missouri et est mort anglais à Londres, après avoir été naturalisé.

Il est plus connu sous le nom de T.S. Eliot.

A noter que l'Angleterre a eu 10 prix Nobel de Littérature depuis sa création, et ce n'est pas rien.

 

Notez :

  • 1907 : Rudyard Kipling (Bombay 1865 - Londres 1936)

Il est l'auteur notamment du Livre de la Jungle.

  • 1932 : John Galsworthy (Coombe devenu un quartier de Londres depuis 1867 - Londres 1933)

Son oeuvre romanesque, La saga des Forsyte, a été portée à la télévision et est une vision critique de la haute bourgeoisie anglaise.

  • 1948 : Thomas Steams Eliot (Saint Louis Etats-Unis 1888 - Londres 1965)

Ecrivain britannique d'origine américaine, il est à la fois poète, essayiste et auteur dramatique.

  • 1950 : Bertrand Russell (Pays de Galle 1872 - 1970)

Ce philosophe et logicien est connu pour ses engagements politiques, moraux et humanitaires.

  • 1953 : Sir Winston Churchill

Homme politique du XXème siècle il est moins connu pour son oeuvre littéraire dont la traduction en français n'a été effectuée qu'au début du XXIème siècle.

  • 1981 : Elias Canetti (Ruse Bulgarie 1905 - Zurich Suisse 1994)

Cet écrivain britannique d'expression allemande a écrit des romans, des essais et son autobiographie. Il analyse dans son oeuvre le mécanisme des comportements humains.

  • 1983 : Sir William Golding (1911 - 1993 Cornouailles)

Il a notamment écrit en 1954 Sa majesté des mouches.

  • 2001 : Sir Vidiadhan Surajprasad Naipaul (né en 1932)

Cet écrivain britannique né à Trinité-et-Tobago de parents indiens, met au coeur de son oeuvre le déracinement, entre fiction et autobiographie.

  • 2005 : Harold Pinter (Londres 1930 - 2008)

Le prix Nobel de littérature récompense un homme de théatre à la fois acteur et auteur dramatique dont les pièces appartiennent au théatre de l'absurde.

  • 2007 : Doris Lessing (Kermanchah Iran 1919)


Cette femme de lettres britannique traite dans son oeuvre des conflits humains nés tant de revendications politiques (l'apartheid) que de conflits humains (féminisme...).


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The waste land (La terre vaine) 1921-1922 est un de ses recueils les plus connus. Il a été comparé à Saint John Perse avec ces textes : 433 vers décomposés en 5 parties : l'enterrement des morts, une partie d'échec, Le sermon du feu, Mort par eau et ce qu'a dit le tonnerre.

 

En voici les quelques premiers vers :

APRIL is the cruellest month, breeding  
Lilacs out of the dead land, mixing  
Memory and desire, stirring  
Dull roots with spring rain.  
Winter kept us warm, covering          5
Earth in forgetful snow, feeding  
A little life with dried tubers.  
Summer surprised us, coming over the Starnbergersee  
With a shower of rain; we stopped in the colonnade,  
And went on in sunlight, into the Hofgarten,   10
And drank coffee, and talked for an hour.  
Bin gar keine Russin, stamm’ aus Litauen, echt deutsch.  
And when we were children, staying at the archduke’s,  
My cousin’s, he took me out on a sled,  
And I was frightened. He said, Marie,   15
Marie, hold on tight. And down we went.  
In the mountains, there you feel free.  
I read, much of the night, and go south in the winter.

 

Lire la suite en anglais avec ce lien :   http://www.bartleby.com/201/1.html

 

                           Avril est le plus cruel des mois, il engendre

                           Des lilas qui jaillissent de la terre morte, il mêle

                           Souvenance et désir, il réveille

                           Par ses pluies de printemps les racines inertes,

                           L'hiver nous tint au chaud, de la neige oublieuse

                           Couvant la terre, entretenant

                           De tubercules secs une petite vie,

                           L'été nous surprit, porté par l'averse

                           Sur le Starnbergersee, nous fîmes halte sous les portiques

                           Et poussâmes, l'éclaircie venue, dans le Hofgarten,

                           Et puis nous prîmes un café, et nous causâmes.

                           Bin gar keine Russin, stamm’ aus Litauen, echt deutsch

                           Et lorsque nous étions enfants, en visite chez l'archiduc

                           Mon cousin, il m'emmena sur son traîneau

                          Et je pris peur. Marie, dit-il,

                          Marie, cramponne-toi. Et nous voilà partis !

                          Dans les montagnes, c'est là qu'on se sent libre,

                         Je lis, presque toute la nuit, et l'hiver je gagne le sud.

 

                         (Traduction de Pierre Leyris - Editions du Seuil)

 

 

Pierre Leyris (1907 - 2001) était aussi le traducteur du poème de William Blake que j'ai présenté il y a quelques jours. Il a publié les plus grands écrivains anglophones et a reçu le Grand Prix National de la traduction en 1985.

 

C'est aussi l'occasion en ce mois anglais d'honorer ce très grand traducteur à qui on doit de lire nombre d'anglais en français grâce à la qualité de son travail.

 

Article publié dans le cadre du mois anglais, brillamment organisé par Martine et Lou

 

 

Bonne lecture,

Denis

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 20:38

  

 

 

Jack Rosenblum rêve en anglais de Natasha Solomons (Livre de Poche - 431 pages)

Traduit de l'anglais par Nathalie Peronny

Titre original : Mr Rosenblum's List - Londres 2010

 

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Le titre original fait référence à une liste, c'est celle de Jack Rosenblum, ce juif industriel allemand, qui a fui le nazisme pour s'installer à Londres. Dès son arrivée, il a décidé de se faire intégrer en tant que gentleman anglais offrant notamment ses services à l'armée anglaise en mettant son entreprise de tapis à disposition pour fabriquer des parachutes. Et il travaille à la mise à jour du livret "informations utiles" destiné aux allemands arrivés en Angleterre.

Ainsi, la longue liste des préconisations pour être "anglais" (rêver en anglais) prévoit au N° 150 "Un véritable anglais est membre d'un club de golf".

Page 36 : "Pour Jack, appartenir à un club de golf équivalait à la reconstruction de Jérusalem, à l'Atlantide et au sandwich au boeuf salé parfait, tout cela à la fois - cette entreprise se révélait problématique".

A présent que la guerre est terminée et que la vie normale a repris son cours, Jack peut consacrer une partie de sa fortune pour acheter une vielle maison avec un terrain suffisamment grand pour y établir un green.

Alors, commence cette burlesque mais aussi tragique installation en campagne des Rosenblum. On les appelle d'ailleurs les Rose-in-Blum. Arriver en jaguar est déjà un événement. Qui sont ces "étranges personnes" qui viennent oser construire un circuit de golf. Jack débauche des ouvriers d'un chantier pour s'installer chez lui.

Seulement, le premier trou à peine terminé, le lendemain matin, Rosenblum voit son terrain retourné. Ce serait le cochon du Dorset qui aurait fait les ravages et en aucun cas les villageois.

Jack ne se décourage pas et reprend son travail. Il écrit régulièrement à un célèbre golfeur américain, Bobby Jones, pour avoir des conseils, mais il ne répond à aucune de ses lettres. Courageux, téméraire, faisant tout pour plaire aux villageois  pour les avoir comme alliés et espérant toujours réussir son pari, il continue inlassablement pratiquement jusqu'à se ruiner. Car il néglige son usine et ne peut plus investir pour la moderniser.

Et un jou, il reçoit une notification d'interdiction d'ouverture de son glof. Réglements de comptes... Rosenblum décide de se battre pour obtenir satisfaction. Réussira-t-til, vous le saurez bien sûr en lisant ce livre jusqu'à la dernière page.

Humour très british tout au long du livre, alternant entre rire et pleurs, un livre qui se lit avec un grand plaisir. Grande maîtrise aussi du style qui contribue à faire de ce roman un très grand texte.

Page 311 : "Tandis que Jack continuait à planifier son golf idéal, Sadie lui cnfectionna de nouveaux drapeaux. ll lui donna les modèles déjà existants, afin qu'elle en fasse d'autres à l'identique, mais elle les jugea si mal cousus qu'elle décida de tous les reprendre. Jack alluma la TSF et chacun s'attela à son ouvrage dans un silence tendre et respectueux, chacun concentré sur sa tâche."

 

Car il ne faut pas oublier Sadie, l'épouse dévouée de Jack. Elle le soutient quelle que soit la situation, y compris devant la maison à restaurer pleine de fuites d'eaux, de lieux plus ou moins délabrés...

 

 

L'auteure a dédicacé son livre à son grand-père, car il y a un peu de lui dans ce livre.

Un vrai coup de coeur ce livre que j'ai lu l'an dernier dans le cadre du "prix des lecteurs du livre de poche 2012" et que je n'avais pas présenté sur le blog.

 

Article écrit dans le cadre du mois anglais.

 

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:23

 

Un visage d'ange de Lisa Ballantyne (Belfond - 394 pages - juin 2013)

Traduit de l'anglais par Anne-Sylvie Homassel

Titre original : The Guilty One (2012)

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Ce livre m'a été envoyé la semaine dernière par Laura d'Artmedia pour le compte des éditions Belfond, me demandant de le lire assez vite car ce livre fait l'objet d'un concours jusqu'à la fin du mois de juin 2013.

Il reste donc quelques jours pour gagner ce livre en allant sur le lien suivant :

https://www.facebook.com/belfond/app_348933715236035?ref=ts

 

Un livre d'une jeune romancière écossaise dont "un visage d'ange" est son premier roman, annoncé par l'éditeur français comme un "livre-phénomène traduit dans plus de 20 pays".

 

 

Le livre est divisé en trois "étapes" : Crimes - Culpabilité - Le jugement

Avec alternance systématique entre passé et présent de chapitre en chapitre.

Et un homme : Daniel avant et maintenant.

Avant, c'est l'époque où Daniel a été enfant puis jeune adulte. Maintenant, c'est quand avocat, il doit défendre un jeune enfant de 11 ans.

En effet, Sebastian (Seb) vit un vrai cauchemar. Alors qu'il jouait avec Benjamin (Ben) un jeune voisin, sur une aire de jeu, les deux enfants se sont battus. Quelque temps après, un homme les a vus à nouveau sur la même aire... et le lendemain matin, le gardien de l'aire de jeu découvre le cadavre de Benjamin.

Sebastian est arrêté, mis en garde à vue, et Daniel est chargé de sa défense. Le sergent Hunter conclut très vite à la culpabilité de l'enfant, puisque l'on a retrouvé du sang de Benjamin sur les vêtements et les baskets de Sebastian.

La conclusion est immédiate : le coupable est trouvé, il n'y a plus qu'à le passer en jugement et le condamner pour crime.

Seulement, Sebastian ne cesse de dire qu'il est innocent. Et il ne veut que Daniel comme avocat.

Alors, Daniel le défend en effet avec conviction le pensant innocent. Pour la plaidoirie devant le tribunal, il prend une consoeur habilitée à plaider, qu'il connait bien pour avoir déjà travaillé ensemble sur une inculpation d'un mineur. C'est toutefois la première fois que lui et Irene sont confrontés à un enfant de 11 ans. On verra la pertinence des remarques d'Irene lors du procès devant le tribunal... Mais quant à l'issue, chut, il faut lire le livre pour les savoir.

Et Daniel, dans tout cela, a eu un parcours différent de cet enfant que l'on dit violent, sans doute parce que ses parents ont des excès de violence également. Mais lui aussi a connu la violence dans son enfance.

Et donc, un chapître sur deux on refait le parcours complet de l'enfance de Daniel difificile et violente aussi.

Sa mère n'a pas pu l'élever à cause de la toxicomanie dont elle a été victime, ce qui fait qu'il a été placé à titre temporaire chez Minnie, une fermière des environs de Newcastle. Elle s'est tout de suite prise d'affection pour l'enfant tandis que Daniel lui se montrait rebelle, la menaçant avec son couteau dès le premier jour, et petit à petit la confiance est venue. Et quand il a fallu parler d'une famille d'accueil, Daniel a refusé et a demandé à Minnie de faire les papiers d'adoption.

Mais sa mère est tout de même restée entre eux, car il a été séparé d'elle brutalement avec interdiction de la voir jusqu'à sa majorité... Il a fugué pour la voir mais Minnie s'est substituée à elle tant bien que mal.

Dès le début du roman, on a compris qu'il y a eu une cassure brutale avec Minnie, car il a refusé de la voir pendant de longues années, ne répondant pas à ses voeux, ne voulant pas lui parler au téléphone... Et il est profondément touché par sa mort. Il va essayer d'avoir des informations sur elle auprès de Harriet, sa soeur...

N'en disons pas plus, il faut attendre les derniers chapitres pour découvrir ce qui a conduit Daniel à s'éloigner à jamais de Minnie...

Ces "histoires parallèles" ne sombrent jamais dans le pathos, c'est la force de la romancière. Le ton est grave, mais la narration est fluide, très bien menée, sachant ménager le suspens.

Un excellent roman à lire et à gagner si possible et que je recommande car fait avec une grande pudeur sur un sujet "horrible", vous imaginez : l'inculpation d'un enfant de 11 ans pour un crime qu'il n'a peut-être pas commis et pour lequel il risque d'être condammé...

Voici le début du roman :

1 - "Le corps sans vie d'un enfant avait été retrouvé dans Barnard Park"

"Lorsque Daniel sortit de la station Angel pour se diriger vers le commissariat d'Islington, l'air sentait la poudre. On était en plein été, il n'y avait pas un souffle de vent. La lune, invisible, sombrait dans un ciel aveuglant et trouble. L'atmosphère lourde annonçait un orage imminent".

 

Page 29 : "L'idée trottait dans la tête du garçon depuis qu'elle lui avait donné le couteau. Il n'avait pas l'intention de la blesser, non, il voulait lui faire peur. Il voulait qu'elle sache tout de suite à quoi s'en tenir".

 

Page 71 : "Le lendemain matin, Daniel se présenta au commissariat à huit heures cinquante-cinq pour assister à l'arrivée du fourgon de police qui devait emmener son jeune client. Les bras croisés, l'avocat assista au transfert de l'enfant, dont les frêles poignets étaient menottés, de la cellule à l'habitacle grillagé du véhicule".

 

Vous voyez un livre prenant qui fera sans doute couler des larmes, ce que je n'ai pas fait. Le livre est maîtrisé de main de maître. Bravo à l'auteur avec ce premier roamn très prometteur.

J'inscris ce livre dans le mois anglais, car si l'auteure est écossaise, le livre se passe essentiellement à Londres et dans la région de Newcastle

 

 

Bonne lecture (et encore merci à Laura pour cette lecture passionnante)

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 00:00

 

Les joyeuses commères de Windsor de William Shakespeare (GL Flammarion)

Traduit de l'anglais par François-Victor Hugo

Titre original The Merry Wives of Windsor

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La reine Elisabeth 1ère aurait demandé à Shakespeare de faire une nouvelle pièce où réapparaîtrait le personnage de Falstaff  présent dans la pièce Henri IV.

 

Ce personnage, Sir John Falstaff, très imposant, a offensé le juge Shallow et a volé Slender. Il doit être puni pour cela. Il s'en sort plutôt bien mais il souhaite surtour courtiser deux bourgeoises (les commères) de Windsor. Pour ce faire, il envoie deux lettres d'amour identiques à Mistress Page et Mistress Gué, changeant juste le nom.

Les deux femmes se rendent comptent de la supercherie et entendent bien faire une farce au brave homme.

Mr Gué apprenant que sa femme va avoir un rendez-vous avec Falstaff tente de le surprendre mais sa femme avertie de sa venue, cache Falstaff dans une malle de linge et le fait sortir ainsi de la maison. Gué n'en reste pas là et se fait passé pour Maître Fontaine auprès de Falstaff, ce qui lui permet de tout savoir sur ses subterfuges.

Une deuxième rencontre va être organisée et cette fois l'homme doit se déguiser en femme pour se faire passer pour une sorcière et se faire sortir de la maison à l'arrivée de Gué.

Une troisième rencontre sera organisée pour ridiculiser définitivement Falstaff. Cette fois, il est déguisé avec des cornes de cerf sur la tête et des lutins et fées vont le tourner en dérision. Gué lui révèle alors qu'il est également Maître Fontaine et que lui va coucher avec Mistress Gué.

Une autre intrigue court au long de cette comédie en 5 actes, celle du mariage d'Anne Page. Trois prétendants, rien de moins : le Docteur Caïus, médecin français zozotant, Slender et Fendon. Chacun des époux Page a sa préférence mais Anne aime le troisième Fendon et va tout faire pour l'épouser à l'insu de ses parents.

 

C'est là une pièce très plaisante, bien écrite, subtile. Deux des personnages sont des "étrangers", le Dr Caïus et le gallois Sir Hugh Evans qui prononce assez mal l'anglais.

Deux êtres qui se différentient par leurs anomalies langagières.

C'est sans prétention, juste pour s'amuser, comme une farce du Moyen Age, Falstaff état bien sûr, plus que les "commères" au centre de l'intrigue.

Verdi ne s'y est pas trompé en adaptant "Les joyeuses commères de Windsor", sous le titre de "Falstaff", en 1893.

 

Une pièce à lire pour se rappeler que, tel Molière, un peu plus tard, Shakespeare a pu écrire autant des drames que des comédies.

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

Lecture faite dans le cadre du mois anglais avec une lecture commune ce 20 juin 2013 autour des oeuvres de Shakespeare

 

 

 

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