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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 07:30


11 novembre 1918

 
Un armistice met fin à la Grande Guerre






L'armistice est signé dans le wagon spécial du général Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, le 11 novembre 1918.

Fin du plus terrible conflit que le monde avait connu jusque là.









Signature de l'armistice le 11 novembre 1918


Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés.

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»...














Le 11 novembre 1918, à 5 h 10 du matin, la fin des hostilités est signée dans la voiture 2419 D du maréchal Foch, un wagon-restaurant transformé en bureau. La clairière est aménagée en mémorial et le wagon installé dans le musée qui y est construit en 1927. C'est dans ce même décor qu'Hitler imposera la signature de l'armistice en juin 1940, marquant cette fois la défaite de la France. Les Allemands détruisent ensuite le site et le wagon historique est transféré à Berlin, avant d'être incendié en pleine débâcle en avril 1945 au camp d'Ohrdruf-Buchenwald. De la voiture originale, il ne subsiste que les rampes d'accès en laiton et la plaque de la Compagnie internationale des wagons-lits à laquelle elle appartenait. Depuis 1950, date de la reconstruction du Mémorial de la clairière de l'Armistice, le musée abrite un autre wagon issu de la même série que l'original, fabriqué en 1913. Les souvenirs qu'il abrite datent bien de 1918, comme les encriers et les lampes disposés sur la table qu'occupait le maréchal Foch lors de la signature.


Le musée de l'Armistice

Route de Soissons
60200
Compiègne

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 09:00





Editions GRASSET - 2009


Louis XV dégustant des fraises sur les seins de ses maîtresses , Mme de Maintenon dans les bras d'un confesseur du roi à la faveur d'une chandelle malicieusement éteinte , Catherine de Médicis achetant les terres de Versailles par amour pour un prélat , Louis XIV trompant la vigilance de la duchesse de Navailles pour rejoindre les filles d'honneur à l'étage , ou encore Marie- Antoinette mise en quarantaine à Trianon , seule en compagnie de quelques marquis en guise de médecins : les rois et les reines de France n'ont pas craint de troquer leur vertu , sinon leur prestige , en échange de leur bon plaisir.
A côté de la grande Histoire , édifiante , instructive , sérieuse , la petite histoire est , à Versailles , savoureuse.

C'est ce château intime , plein de soupirs , de secrets d'alcôves , de fous rires , et de quelques chagrins d'amour , qu' Alain Baraton s'amuse à faire revivre , lui qui entretient avec le lieu une passion intime ...



   


Alain Baraton travaille depuis plus de trente ans dans le parc de Versailles et dans le domaine de Trianon, dont il est devenu le jardinier en chef. Il est l'auteur, entre autres, du Jardinier de Versailles (Grasset, 2006). Il tient une chronique hebdomadaire de jardinage sur France Inter. L’amour à Versailles est une délicieuse promenade faite d’anecdotes coquines ou cocasses, des allées aux chambres, des alcôves aux bosquets. C’est la petite histoire, intime, pleine de doux soupirs, de secrets charmants, de fous rires et de quelques larmes, qu’Alain Baraton s’emploie à faire revivre, mêlant des souvenirs personnels à une documentation précise et souvent inédite.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 08:00








LES COQUELICOTS DE LA GRANDE GUERRE









Le coquelicot du jour du Souvenir . La Grande Guerre . 1914 -1918

" Au Champ d'honneur"

(Adaptation du poème: In Flanders Fields,
de John McCrae)






Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.


*Adaptation française du major Jean Pariseau *






On reconnaît le coquelicot comme le symbole du souvenir à la mémoire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts à la guerre. Cette fleur doit son importance au poème Au champ d'honneur composé par le major John McCrae (nommé plus tard lieutenant colonel), un médecin du Corps de santé de l'Armée canadienne, au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en Belgique, en mai 1915.






Les références au coquelicot aux première et dernière strophes du poème de la guerre le plus lu et le plus souvent cité ont contribué à donner à la fleur le statut d'emblème du souvenir et de symbole d'une croissance nouvelle parmi la dévastation laissée par la guerre.




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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 22:17









Le camp de Struthof est situé sur le territoire de la commune de Natzwiller, à 8 kilomètres du village, et desservi par la gare de Rothau.

Édifié par les Allemands en 1940 sur un plateau, à 800 mètres d’altitude, il a une capacité de 3000 places.

À la libération de Strasbourg [23 novembre 1944], les autorités allemandes du camp ont été surprises et tous les dossiers sont restés sur place ainsi que certains internés qui ont été libérés.

Il est établi à l’heure actuelle, aussi bien par les témoignages recueillis que par l’examen des dossiers, que des atrocités ont été commises à Struthof.

 Le camp comporte une salle d’autopsie, un four crématoire et une infirmerie très bien organisée. Il possède aussi une chambre à gaz avec éclairage intérieur et hublots vitrés, une salle de douches et des chambres nues servant pour les exécutions.




                                            

                                                                                    
                                                                   Entrée du camp



J'ai visité ce camp en juillet 2008 et je peux vous dire que cette visite m'a profondément marquée!



                         Plus  JAMAIS  ça !!!

         



Le Konzentrationslager (KL) Natzweiler fut l’un des 23 camps principaux du réseau concentrationnaire installé dans toute l’Europe. Un « petit » camp de 18 blocs (les camps d’extermination en comptait des centaines), avec sa chambre à gaz expérimentale de 10 mètres carrés et son four crématoire relié à un accumulateur servant à chauffer l’eau des douches. Un camp construit en 1941, parce que les nazis voulaient exploiter encore mieux la belle carrière de granit rose qui coiffe cette grosse colline.






Mémorial aux martyrs et héros de la déportation







                                                  










Le block crématoire 








L'endroit le plus terrible pour moi...







 Le four crématoire




























Urnes pour mettre les cendres  pour les familles qui souhaitaient les récupérer...









Les corps étaient jetés dans une fosse  et remontés à l'aide de cette civière pour la crémation.


A savoir qu'il y a eu 52000 déportés et 20000 morts dans ce camp !















Vue d'une chambre









 

 

 




         



 Le Bloc Cuisine















La potence destinée aux exécutions


















                                                                                          Sortie du camp




                        
    La chambre à gaz , un endroit qui fait réfléchir sur les atrocités qui s'y sont déroulées ...













 



Je tiens à vous signaler la sortie d'un livre que je ne manquerai pas d'acheter et que j'ai découvert dans la revue "  L' HISTOIRE " de mars 2009.
Il s'agit de :  " Le camp de Natzweiler - Struthof " par Robert Steegmann aux éditions SEUIL , paru en février 2009.
La seule enquête sur le camp de concentration nazi implanté en Alsace.





A savoir que Robert Steegmann avait déjà publié un livre sur " Le Struthof " aux éditions La Nuée Bleue.






Après guerre, le site du camp servira de prison pour les collaborateurs, jusqu’en 1949. Puis il passera sous la coupe du ministère des Anciens combattants. En 1954, le préfet d’Alsace fait incendier une dizaine de baraquements en bois, totalement insalubres. Aujourd’hui, il en reste quatre, dont la prison et le crématoire. Pourtant, ce camp exemplaire n’a pas encore la place qu’il mérite dans la mémoire collective française. Qui connaît le camp de Natzweiler ?
Dans les villages alentour, nous confient les gardiens du site, on ne parle jamais du Struthof au sein des familles. Trop de souffrances ? Ou pas assez de mémoire ?


Fabienne
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 12:14

                                               



Récit traduit du grec par Michel Grodant - 216 pages
Sabine Wespieser Editeur - Mai 2008



Le 15 avril 1820, dans un champ, à Milo (l'une des iles grecques dites "les Cyclades"), un paysan du nom de Yorgos Kandrôtas, en ramassant des pierres dans son champ, découvre une statue en deux morceaux : d'un côté le tronc aux seins nus avec la tête, de l'autre les membres inférieurs enroulés dans les plis du voile. Manquaient les membres supérieurs.

Le paysan n'en fait pas trop cas mais 4 jours plus tard, un jeune aspirant de la marine française, Olivier Voutier va à son tour découvrir la statue ainsi exhumée et il en dresse le dessin sur un carnet. Le portrait n'est pas tout à fait ressemblant car il est plutôt celui de Catherine Brest dont il vient de tomber amoureux que celui de la Venus de Milo, ainsi baptisée par la suite.



       
 





Survient ensuite Dumont d'Urville, le futur explorateur de l'Océanie, éclypsant ainsi le trop timide Olivier Voutier.

Il fallut ensuite près d'un an pour que la Vénus rallie le musée du Louvre où elle est à présent une des grandes attractions.



                                                       




C'est ce récit que nous propose l'auteur depuis sa découverte jusqu'à son arrivée au Louvre en 1821.

Au passage, il présente chacun des protagonistes dont les grecs qui se sont fait piller ce trésor à la veille de leur guerre d'indépendance.

On reste un peu sur sa faim en lisant ce texte mais on plonge dans cette époque prérévolutionnaire en Grèce, avec des français qui commencent à vraiment oublier Napoléon 1er au profit de Louis XVIII et qui ont besoin de "redorer" le blason de leur pays.



                                                   



Takis Théodoropoulos est né à Athènes en 1954. Il est écrivain, chroniqueur, journaliste et éditeur.
Il est l'auteur d'une dizaine de livres dont l'inspiration est nourrie par une solide culture antique, que l'on peut vérifier dans ce livre-ci et qui en fait sa qualité principale.

Il a ainsi publié chez le même éditeur (à saluer pour son travail de qualité littéraire) :
- Les sept vies des chats d'Athènes (2003)
- Le roman de Xénophon (2005)

Et chez Actes Sud :
- Le payage absolu (1992)
- La chute de Narcisse (1995)

Sans oublier : Malraux - les métamorphoses de la Grèce Secrète (1996 - Institut Français d'Athènes)

Ce livre est classé "récit " et je le propose dans la catégorie Histoire plutôt que Littérature, car le support du texte est "historique". A chacun d'en juger.

Bonne lecture,

Denis 

 

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 22:24





Qui n'a pas rêvé un jour d'être le médecin de Louis XIV ? D'autopsier Agnès Sorel ? De sonder les corps momifiés des Médicis ?

Discipline scientifique aux confins de l'anthropologie physique et de la médecine légale , la paléopathologie permet de reconstituer un à un les carnets de santé de sujets décédés il y a plusieurs siècles , voire plusieurs millénaires .
Un corps mort est porteur d'une quantité impressionnante d'informations utiles à l'historien , à l'archéologue , mais aussi à la recherche médicale lorsqu'il s'agit de découvrir l'origine d'une maladie .

Ce livre nous invite à un voyage dans le temps , mais aussi à un voyage dans la mort, la maladie , dans l'ouverture des cadavres , dans cette observation de nous- mêmes que sont les autopsies .
On y croise l'empoisonnement d'Agnès Sorel , le supllice de Jeanne d 'Arc . On assiste à l'exploration d'une relique médiévale , on essaie de comprendre pourquoi et comment on retrouve le coeur du Roi - Soleil sur une peinture à l'huile ,  et on pourra voir aussi comment les individus anormaux étaient éliminés en Grèce et à Rome .
On dressera un tableau des pratiques magiques centrées sur les cadavres , et on analysera selon un regard médical certaines descriptions de vampire , on décortiquera les rapports d'autopsie des rois de France , sans oublier Richelieu , Descartes et de nombreux saints ...


Enfin , le lecteur trouvera un inventaire des lieux et des personnages dont l'existence a été éclairée par des études  paléopathologiques ; il pourra alors réaliser un jeu de piste , non pas macabre mais instructif , découvrant que sous nos pieds ou à côté de nous dorment des trésors ( squelettes ou momies ) .
Paradoxalement , l'étude des cadavres rend les ruines et les populations du passé plus vivantes .
C'est bien là , le but de cet ouvrage !

 


                                                


Philippe Charlier est médecin ( anatomo - pathologie et médecine légale ) et docteur ès - lettres ( EPHE , IV e section ).
Depuis 2002 , il est chargé de cours de paléopathologie et histoire de la médecine aux facultés de Lille 2 et Paris 7 .


Ce livre m'a vraiment passionnée car mon rêve était d'être médecin légiste ou chirurgien et ce genre de récit ne peut que m'intéresser car tout ce qui touche à la médecine me passionne plus que tout . Avec en plus  de l'histoire , j'ai été comblée !


Fabienne
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 00:00




" Bonaparte et l'Egypte , feu et lumières 1769 - 1869 " exposition qui se tient actuellement  à l'Institut du monde Arabe à Paris et ce jusqu'au 29 mars 2009 .
A savoir que l'exposition sera présentée au Musée des Beaux-Arts d'Arras du 16 mai au 19 octobre 2009.


Bonaparte et l'Egypte : un jeune général ambitieux et un pays dont la civilisation fascine. leur rencontre est au coeur de cette exposition : une campagne militaire brève , un échec militaire total , mais aussi une incroyable aventure scientifique.
On croit tout savoir , mais il y a encore à découvrir !

Un siècle de relations entre la France et l'Egypte , un siècle d'échanges politiques, économiques , artistiques raconté en 341 oeuvres provenant des musées français ou égyptiens .
Un parcours chronologique conçu par une commission paritaire de spécialistes franco- égyptiens afin que tombent les idées reçues et qu'apparaissent les nuances d'appréciation.

 
Le parcours de l'exposition



                                                   Carte de l'Egypte ancienne et moderne , 1753


L'Egypte , qu'en sait-on exactement ? comment vit-on dans ce pays ?

Une présentation associant les images idéales de la civilisation pharaonique qui fascinent les Français et les réalités quotidiennes d'un pays mal connu.


La campagne d'Egypte

C'est l'épisode fort, fulgurant et décisif , une guerre de dix-huit mois qui commence en 1798 , mais aussi une aventure scientifique dont les répercussions sont immenses en raison de la publication de cette somme unique qu'est La Description de l'Egypte .



                        

                                      Le général Murat à la bataile d'Aboukir



La naissance de l'égyptologie et de l'égyptomanie

Du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion au style retour d'Egypte qui inspire artistes et artisans , les effets de la campagne se traduisent dans de superbes accomplissements artistiques et scientifiques . Un processus qui s'amorce au retour de Bonaparte et dure tout le siècle .

 
 
                                   

                                  Façade du temple de Louxor vers 1800


L'affirmation d'une nation

Nous voilà dans la deuxième moitié du XIX è  , l'Egypte entre dans la modernité, multiplie les échanges avec l'Occident , s'affirme comme nation avec la dynastie de Muhammad Ali , séduit le monde lors de l'exposition universelle de 1867 , confirme son rôle avec l'inauguration du canal de Suez en 1869 .



                                                             
                                                               Mohammad Ali , le pacha




                                                        

                                      Exposition universelle , pavillon de l'isthme



Un temple pharaonique , un palais arabe , un caravansérail occupaient un large espace du Champ de Mars. Il ne s'agissait pas de constructions fantaisistes , mais de réalisations hautement pédagogiques : l'égyptologue français Auguste Mariette avait apporté un soin tout particulier à la réalisation du temple , un condensé des styles de plusieurs dynasties . Le lieu abritait quelques oeuvres provenant des fouilles récentes dont la très belle statue de Chéphren .


                      

                                  Statue représentant Auguste Mariette


                                       


 Cette statue en diorite de 1,68 m de hauteur représentant Chéphren a été retrouvée en 1860 par auguste Mariette dans une fosse du vestibule du temple bas associé à la pyramide de Chéphren .


Regards croisés

A l'issue de ce siècle d'échanges , les regards croisés entre les élites des deux pays contribuent à consolider un intérêt mutuel , on dépasse la simple fascination envers la civilisation pharaonique pour s'occuper de la sauvegarde d'un patrimoine menacé et l'on découvre les beautés  de l'art de l'islam dont s'inspirent les peintres orientalistes.

Les peintres Gros et Girodet traduisent en les magnifiant les faits d'armes de Bonaparte. Gros a suivi l'armée en Italie, il n'a que deux ans de moins que Bonaparte.
On lui doit  : Les Pestiférés de Jaffa , La Bataille d'Aboukir ( 1807 ) et Bonaparte aux pyramides ( deux toiles gigantesques qui sont à Versailles ) .


 

                     

               Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa ( 11 mars 1799 )



                    

                              Bonaparte à la Bataille des pyramides






Quant à Jean- Léon Gérôme , né en 1824 , il effectuera un voyage en Egypte en 1857 et réalisera quatre compositions majeurs dont Bonaparte devant le sphinx et Bonaparte devant la ville du Caire, sur fond de coupoles et de minarets .



                                           

                                                   
                                                         Oedipe , Jean - Léon Gérôme



                                                                   
                                            
                                                                     Jean - Léon Gérôme
                    
                              
Bonaparte s'est entouré de scientifiques pour son expédition en Egypte , il a embarqué avec lui 165 très jeunes savants .
 

Dominique - Vivant Denon , touche - à - tout brillant


                                                                 



Diplomate sous Louis XVI , écrivain, graveur , Dominique - Vivant Denon est un touche-à - tout passionné , à qui tout réussi . Il a 51 ans lorsqu'il se porte volontaire pour l'expédition en Egypte .
En Egypte, il ne manque pas d'audace , suit le général Desaix , en Haute-Egypte , s'émerveille devant Louqsor, Karnak , Philae .
Il réalise plus de 400 croquis magnifiques : monuments et scènes de la vie quotidienne .
Il est le 1er des savants à rentrer en même temps que Bonaparte et publie avant eux , dès 1802 , son " Voyage dans la Basse et la Haute -Egypte pendant les campagnes du général Bonaparte " , une référence .



                  


           Dessin du sphinx de GUIZEH , réalisé par Dominique Vivant - Denon



 Il y avait aussi Nicolas Conté , le bricoleur de génie


                               


Nicolas - Jacques Conté , l'inventeur du crayon à papier , qu'une expérience de chimie avait rendu borgne , sait tout faire. Bonaparte lui sera reconnaissant de son génie inventif : " Cet homme universel (...), capable de créer les arts de la France au milieu du désert d'Arabie " dira-t-il de lui .
Contéva jouer un rôle essentiel pendant la campagne d'Egypte et au-delà .
Chef des aérostierset des ateliersde mécanique du Caire , il remplace une partie des instruments de mesure perdus lors du nauvrage d'un bâtiment à Alexandrie. Il a des réposes techniques à tous les problèmes: il construit des pompes à incendie , des moulins à farine et à huile, il frappe de la monnaie, il améliore l'armement,  la cuisson du pain . par ailleurs , il dessine fort bien et à son retour , il sera en charge de l'édition de la " Description de l'Egypte " de 1802 à 1805.



                                     


Les savants ne s'intéressaient pas qu'aux monuments mais aussi à la faune.
Il y eut notamment Jacques BARRABAND.



                         


La campagne d'Egypte menée en 1798 par le général Bonaparte paraît être parmi les sujets les plus connus de notre histoire.
Non, qu'elle ait abouti , militairement parlant , mais elle touche à deux mythes qui restent aujourd'hui encore particulièrement gravés dans notre inconscient collectif : le mythe de Napoléon , et celui de l'Egypte pharaonique .
D'un côté un jeune général ambitieux qui se frotte à l'administration publique et à la politique , de l'autre , une civilisation millénaire dont les composantes , par leur originalité et leur qualité esthétique , n'ont cessé de fasciner tous ceux qui l'ont approchée.


Voilà un petit compte-rendu de cette exposition qui m'a beaucoup plu  car elle est vraiment très bien réalisée et très intéressante . J'y ai encore appris des tas de choses et me voilà donc encore plus riche ...
Je me suis achetée un livre " Campagne d'Egypte du Général Bonaparte " écrit par le Maréchal Louis Berthier magnifiquement illustré paru aux éditions HIRLE .


Fabienne
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 21:42


"Le bonheur de lire" a pour vocation, entre autre, à rappeler le bonheur de la lecture.

Mais lire, c'est aussi parfois se plonger dans l'horreur de l'histoire mondiale.

Et la deuxième guerre mondiale aura été l'une des plus grandes tragédies de l'humanité.

Ainsi de cette "grande rafle du vel d'Hiv" du 16 juillet 1942. On n'ose utiliser le mot "grande" car rien n'a été grand dans cette tragédie, sauf peut-être le courage de ceux qui en ont été les victimes.



 




Le livre qui me sert de support à cet article a été publié en 1967 dans la prestigieuse collection "Ce jour-là" de Robert Laffont, que tous les amateurs d'histoire connaissent.

Il a été préfacé par Joseph Kessel, de l'Académie Française", l'un des grands écrivains du 20e siècle , un peu oublié hélas aujourd'hui.

Les deux auteurs, Claude lévy et Paul Tillard, ont été impliqués dans la résistance et ont publié des romans et récits.

La phrase mise en exergue est d'Arthur Koestler, tirée du "testament espagnol" :
"Le haussement d'épaules du gendarme est resté plus profondément gravé dans ma mémoire que les hurlements des suppliciés.

(rappelons que Koestler a écrit plus tard un livre avec Albert Camus contre la peine de mort)

La quatrième de couverture rappelle le contexte de cette grande rafle : "27 388 fiches ont été préparées par les soins des servicespréposés aux questions juives. Le 16 juillet 1942, à l'aube, plus de 9 000 hommes des forces de l'ordre, sous contrôle de l'occupant, déclenchent l'une des plus grandes opérations policières menées dans Paris depuis l'arrestation des Templiers et la Saint Barthélémy : ce jour-là, et le lendemain, 12 884 juifs étrangers ou d'origine étrangère vont être arrêtés. On expédie directement en Allemagne ou en Pologne, via Drancy, les célibataires ou les couples sans enfants; les familles avec enfants sont concentrées au Vel d'Hiv : plus de 7 000 personnes vont demeurer prisonnières sous cette immense verrière, dans une chaleur effroyable, presque sans eau. Parmi elles, 4 051 enfants...
Cela s'appelait : l'opération "vent printanier".

Oser baptiser une telle opération avec des mots qui ont une consonnance poétique montre l'aspect abject et pervers de ceux qui ont fomenté cette rafle.

René Bousquet a été un des protagonistes français de cette rafle. Il était alors secrétaire général de la police en France. Et c'est sur les instructions reçues des services allemands dirigés par adolf eichmann qu'eut lieu cette tragédie humaine.

Joseph Kessel précise bien le ton du livre : " pour raconter cela, les deux auteurs se gardent de tout effet littéraire. Leur récit a le ton d'un rapport, l'économie impitoyable d'un documentaire".

Alors, si vous trouvez ce livre en bibliothèque ou chez un bouquiste, lisez-le.

Pour ma part, je dédie ce livre à tous ceux qui luttent pour la paix dans le monde.

Rappelons-nous aussi que Théodore Monod (qui fera prochainement l'objet d'un aricle ici) avait mis comme emblème sur ses enveloppes :

 "Sortons de la préhistoire ... Agissons pour le désarmement, la paix et la liberté"


En complément, il faut lire le livre de Tatiana de Rosnay "Elle s'appelait Sarah" qui parle de cette rafle.

                                                                Elle-s-appelait-Sarah.jpg

 

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 21:38


Je suis passionné d'histoire mais je dois dire tout de suite que je n'aime pas Napoléon. Plutôt non-violent, je ne peux aimer un homme qui a été un conquérant, avide de gloire et de pouvoir.

Toutefois, il convient de rappeler que CHATEAUBRIAND lui a consacré quelques-unes des plus belles pages des "Mémoires d'outre-tombe"  (ce lien vous permettra d'en savoir beaucoup plus sur ce "chef d'oeuvre"  www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/Chateaub/Mempr.htm )

STENDHAL, lui, a écrit cette "vie de Napoléon" à Milan en 1817 - 1818. Ce livre fut édrit pour répondre à Madame de Staël qui, dans ses "considérations sur la Révolution Française", avait attaqué Napoléon, auquel Stendhal, qui le plaçait plus haut que César même, vouait une véritable passion... n'excluant pas, comme il le montre dans ce livre, la critique. Les éditions Payot ont eu la bonne idée de publier ce livre en 1969, repris ici, en 2006 en collection de poche. Et n'oublions pas "la chartreuse de Parme" ainsi que "Mémoires sur Napoléon" écrits par Stendhal en 1836 - 1837.


Et puis, Napoléon ne peut tout de même pas laisser indifférent puisqu'il a contribué à faire connaître la civilisation égyptienne et il a marqué le 19e siècle européen : songeons à "Guerre et Paix" de Léon Tolstoï...

Alors, il y a aussi une autre façon de contourner le personnage, ce que j'ai fait, en lisant la biographie de Letizia Bonaparte que l'on peut réellement qualifier de "mère exemplaire". Cette femme a soutenu ses nombreux enfants dont Napoléon avec toujours beaucoup d'humilité et de résignation.
Un petit mot sur l'auteur : Eric le Nabour. Il a écrit plusieurs livres d'histoire sur Charles X, Barras, le Régent, Louis XVI etc... Et il est aussi l'auteur (incroyable !!! n'est-ce pas) d'"un indien dans la ville".
Son écriture est limpide, agréable. Par contre, un très mauvais point à l'éditeur Pygmalion qui ne met aucune bibliographie, quasiment aucune note de bas de page, pas d'index des personnages cités... Bref, ce n'est pas professionnel pour un livre d'histoire.

Bonnes lectures autour de Napoléon et faites-moi part des livres que vous avez lus autour de ce thème.

Denis
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