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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:00

 

 

 

Marc Ferro : Mes histoires paralèlles (Entretiens avec Isabelle Veyrat-Masson)

Editions Carnets nord - Avril 2011 - 384 pages

 

 

Voici en quelques phrases, comment l'éditeur présente ce livre :

 

Marc Ferro a réalisé avec Isabelle Veyrat-Masson l'objectif que se fixaient les frères Goncort pour écrire leur célèbre journal, écrire une "biographie parlée, celle qui a la liberté, la crudité, le débinage; l'enthousiasme sincères de la conversation intime".

 

 

Marc Ferro a animé pendant 12 ans "Histoire parallèle" sur Arte, une émission de référence dans laquelle il dévoile et commente des archives filmées de la seconde Guerre Mondiale.

 

 

-----------------------------------------------

 

Les amateurs d'histoire doivent se souvenir de cette série sur Arte exceptionnelle.

 

 A noter qu'Arte est en coédition de cet ouvrage.

 

J'ai eu le bonheur de recevoir ce livre des éditions Carnet Nord et j'en ferai donc un compte rendu dans quelques semaines.

 

 

 

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 09:00

 

 

 

( Source photo internet )

 

 

Le 11 novembre, jour de commémoration

de l'armistice de 1918,

est progressivement devenu l'occasion de questionner

et donner à comprendre l'histoire.
Désormais, ce jour de mémoire permet d'évoquer

régulièrement un épisode particulier de la Grande Guerre, éventuellement associé, en fonction des anniversaires,

 à une thématique plus large :

 en 1989, la Grande Guerre et la mémoire

de la Révolution française ;

 en 1992, les troupes coloniales dans la Première Guerre mondiale ; en 1998, la contribution des Alliés à la Première

Guerre mondiale ; en 2003, le 85e anniversaire

de l'Armistice de 1918

et le 80e anniversaire du premier allumage

de la Flamme du souvenir par André Maginot ;

en 2004, le début de la guerre et la victoire de la Marne ;

 en 2006, Verdun.
Cette cérémonie garde aujourd'hui tout son sens car

 elle est l'occasion de rendre hommage aux combattants

 pour que ne sombrent pas dans l'oubli les sacrifices

et les souffrances de toute une génération.

Il importe à cette occasion de faire de la jeunesse

l'héritière des valeurs qu'ils ont défendues.

 

 


 

 

 

Editions Place Stanislas - 2008 - 102 pages

 

 
A l'occasion de la disparition du dernier Poilu et
de la commémoration du 90e anniversaire de la fin
de la Première Guerre mondiale, le dessinateur Philippe Delestre
et le romancier Philippe Claudel unissent leurs talents
pour évoquer avec tendresse le destin de ces combattants
 français ou allemands, victimes innocentes d'un conflit
qui a provoqué - au cours d'un face à face de quatre années -
 la mort de plus de six millions d'hommes.
Un livre à découvrir !
 
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 08:00

 

Nous avons découvert la Route Jean Moulin

 lors de notre séjour à Eygalières , dans les Alpilles

 en Provence

 et comme nous sommes passionnés d'histoire ,

 nous avons voulu en savoir un peu plus à ce sujet

avec la découverte de l'endroit où il passa

la nuit du 2 au 3 janvier 1942

après avoir été parachuté aux environs de Mouries.

 

 

Cet endroit est bien isolé , on a dû abandonner notre voiture

 en cours de route car le chemin était trop rocailleux

et on a mis du temps pour le trouver

 mais nous y sommes arrivés !

La preuve en photos !

 

 

 

 

IMGP9352.JPG

 

 

 

  La Route de Jean Moulin débute à Saint-Andiol,

 passe par Eygalières, avant de s’achever à Salon-de-Provence.

Ce chemin de la liberté symbolise tant le parcours

de Jean Moulin après son parachutage en 1942

qu’un haut lieu de résistance.

 

 

 

 

IMGP9356.JPG

 

 

 

  Et voici l'endroit où Jean Moulin passa la nuit

du 2 au 3 janvier 1942

à la suite de son parachutage.  

 

 

 

IMGP9357.JPG

 

 

 

 

 

IMGP9359.JPG

 

 

 

 

IMGP9361.JPG

 

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:00

 

Le maréchal Pétain a voulu persécuter durement les Juifs dès le début

de la Seconde Guerre mondiale ( 1939 - 1945 ).

C'est ce que prouve un document dévoilé dimanche dernier.

Il s'agit d'un projet de loi adopté le 3 octobre 1940.

Pétain veut que les mesures très strictes contre les Juifs soient

encore plus fortes que ce que veut son gouvernement.

Le nord de la France est alors occupé par les Allemends.

 

Au début , le texte ne devait viser que les Juifs étrangers.

Mais Pétain décide d'inclure aussi les Juifs français.

Il décide de leur interdire tous les métiers de la justice et de l'enseignement, ainsi que le droit d'être élus.

Le sort des Juifs va encore s'aggraver , quand la France collaborera

avec Hitler pour les déporter dans les camps de la mort.

 

 

 

 

 

 

Le Maréchal Pétain

 

Le 10 juillet 1940 , le Maréchal Pétain devient chef d'un nouveau

gouvernement : l ' " Etat français ".

Pétain est très populaire, car il est le " vainqueur " de Verdun ,

une bataille qui a opposé les Français aux Allemands en 1916.

Il dirige un gouvernement autoritaire , installé à Vichy , en zone libre

 ( non occupée par les Allemends ).

Ce gouvernement obéit aux ordres des Allemands, surveille les Français , poursuit les Juifs et les résistants.

 

 

 

 

 

 

 

Vichy et les Juifs

 

En 1940 , le gouvernement de Vichy interdit de nombreux métiers ( enseignants , juges , journalistes ... ) aux Français Juifs.

A partir de 1942 , tous les juifs doivent porter une étoile jaune

sur leurs vêtements.

 

 

La collaboration

 

En octobre 1940 , le Maréchal Pétain rencontre le dictateur Adolf Hitler

à Montoire - sur - Loir ( 41 ) et lui serre la main.

 

 

 

 

 

 

C'est le début de la collaboration.

Certains français dénoncent leurs voisins résistants, d'autres travaillent

dans des journaux ou des sociétés au service des nazis.

D'autres encore rejoignent même les troupes allemandes qui se battent

contre les Russes après 1941.

 

 

 

La propagande

 

La France de Vichy utilise beaucoup la radio , les journaux et

les affiches pour diffuser ses idées : c'est la propagande.

Le portrait du Maréchal Pétain est affiché dans toutes les écoles.

Il est aussi présent sur les timbres et de nombreuses cartes postales.

 

 

 

Quelques  affiches et cartes postales de propagande

du Maréchal Pétain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Timbres et vignettes à l'éffigie de Pétain

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

( Source photos internet )

Article Mon Quotidien 6/10/2010

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 09:00

 

 

 

 

 Editions Perrin - 2004 - 245 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oradour-sur-Glane, c'est l'histoire d'une béance.
Le 10 juin 1944, une colonne de la division Das Reich mitraille dans les granges les hommes d'Oradour, brûle dans l'église femmes et enfants : 642 morts - parmi lesquels des réfugiés juifs et espagnols -, un village calciné aux ruines comme une cicatrice suppurante et des questions vertigineuses sur la violence de guerre, la barbarie, le poids de la mémoire.

 

 

Sarah Farmer, historienne américaine, a repris l'ensemble du dossier, rencontrant les derniers témoins et survivants du massacre, retraçant les itinéraires des victimes, exhumant les archives.
Elle brosse ainsi le récit d'un épisode proprement " inoubliable " qui; jusqu'à aujourd'hui, résiste à toute tentative de réparation.

Elle évoque le procès de 1953, à Bordeaux, intenté contre quatorze " malgré-nous ", soldats alsaciens enrôlés de force et membres de la colonne Das Reich, la difficulté de juger les coupables, de punir les responsables et de prétendre réconcilier les France d'après guerre.
Dans cette étude aussi approfondie qu'originale, Sarah Farmer met en évidence autant le besoin de mémoire que la nécessité d'une approche historienne, seul moyen d'échapper peut-être à la tyrannie du ressentiment.

 

 

 

 

 

 

 

 

J'avais très envie de lire ce livre afin d'en savoir plus sur ce massacre , vu que je suis passée visiter ce site de mémoire

d ' " Oradour " en juillet 2009.

Le fait d'avoir visiter ces ruines du village martyre laisse à réfléchir ...

Personnellement , j'en suis ressortie très marquée au fond de moi ... avec comme question :  le pourquoi de ce massacre ?

 

 

 

Le livre est fait de six chapitres très intéressants au niveau historique :

 

 

- Le massacre

- Les lendemains du massacre

- Entretenir le souvenir

- Le site mémorial

- 1953 , le procès de Bordeaux

- Les gens d'Oradour

 

 

On retrouve également des témoignages de personnes ayant survécus au massacre, cachées , ayant eu le temps de s'échapper du village ou faisant semblant d'être mortes ... et je peux vous assurer que ceux - ci sont très émouvants.

Récit très complet qui nous éclaire sur ce que fût le massacre d'Oradour - sur - Glane.

Un livre que je conseille vivement !

  

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 10:11

 

 

 

 

 

 

Editions Robert Laffont - 2002 - 287 pages

 

 

 

 

27 388 fiches ont été préparées par les soins des services préposés aux questions juives.
Le 16 juillet 1942, à l'aube, près de 9 000 hommes des forces de l'ordre de Vichy déclenchent l'une des plus grandes opérations policières menées dans Paris depuis l'arrestation des Templiers et

la Saint-Barthélemy : ce jour-là et le lendemain, 12 884 juifs,

étrangers ou d'origine étrangère, vont être arrêtés.

 On compte parmi eux 4 051 enfants, dont beaucoup sont français. On expédie directement en Allemagne ou en Pologne, via Drancy, les célibataires et les couples sans enfants.
Les familles avec enfants sont concentrées au Vel d'Hiv : plus de 7 000 personnes vont demeurer prisonnières sous cette immense verrière, dans une chaleur effroyable, presque sans eau.

 Parmi elles, les 4 051 enfants.

 Cela s'appelait l'opération Vent printanier.

 Ceux qui ont été arrêtés sont amenés au camp de Drancy, Pithiviers, Beaune-la-Rolande.

De là, ils partent pour Auschwitz où est

appliquée la " Solution finale ".
La Grande Rafle du Vel d'Hiv est le document de référence

sur le crime du " Jeudi noir " de juillet 1942.

Des témoins se souviennent, des acteurs parlent.

La responsabilité des autorités de Vichy apparaît, décisive.

 

 

 

 

 

 

 

J'ai lu ce livre après avoir vu le film " La Rafle " , avec l'envie d'en savoir plus sur cette tragédie.

Un récit complet qui nous éclaire sur cette opération " Vent printanier " , un beau titre pour de telles attrocités !

Une page de l'histoire à ne pas oublier ...

bien qu'on aie voulu la taire!

 

Un livre que je conseille vivement aux personnes qui veulent en savoir plus sur cette " Rafle du Vel d' Hiv " !

 

 

 

 Notes sur l'auteur

 

 

 Né en 1925, Claude Lévy a rejoint, dès 1942, la Résistance.
Arrêté en décembre 1943, livré aux Allemands par les autorités de Vichy
, il est déporté en juillet 1944.

Il s'évade fin août et rejoint le maquis. Démobilisé en 1945, il fait une carrière à l'Institut du radium (CNRS) et dirige un important laboratoire.

Il a ajouté à des publications scientifiques quelques travaux sur la déportation et la Résistance.

 Né en 1914, engagé très tôt dans la Résistance, Paul Tillard est arrêté par la police de Vichy en août 1942.
En avril 1943, il est déporté au camp de Mauthausen.

Dès son retour il publie le premier témoignage français sur les camps nazis.

 Ecrivain, journaliste, il voyage beaucoup et publie de nombreux romans dont, notamment, L'Outrage (grand prix de la Société des gens de lettres et prix Liberté).

Il reçoit le prix Eve-Delacroix pour son dernier ouvrage, écrit vingt ans après, sur Mauthausen.

Il disparaîtra juste avant la publication de La Grande Rafle du Vel d'Hiv.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 07:00

 

 

 

 

 

 

 

 

Elevée entre 1887 et 1889, haute de 324m, la tour Eiffel, pourtant si longtemps contestée, est de nos jours considérée à travers le monde comme le symbole de Paris.

Cette gigantesque construction a immortalisé son "père", l'ingénieur Gustave Eiffel, spécialiste de l'architecture métallique.

A l'origine de la tour Eiffel, il y eut un concours lancé par le ministère du Commerce et de l'Industrie pour construire un édifice exceptionnel à l'occasion de l'Exposition universelle.

Le projet des ingénieurs Koechlin et Nouguier, de la société Eiffel, fut retenu parmi quelque 700 concurrents.

Construction théoriquement provisoire, elle fut sauvée de son démantèlement, prévu en 1909, en étant exploitée à des fins militaires. On doit également à Gustave Eiffel de nombreux ponts et viaducs, dont le célèbre viaduc de Garabit (1882).

Ce que l'on sait peut-être moins, c'est qu'ayant établi à Auteuil le premier laboratoire d'aérodynamique (1912), Eiffel contribua largement à l'essor de l'aviation.

 

 

 

 

Si vous voulez en savoir plus sur Gustave Eiffel , je vous conseille ce livre.

 

 

 

 

 

 

Pygmalion éditions - 2003 - 250 pages

 

 

 
Gustave Eiffel est un héros.
Il l'est pour cette seule tour qui fait courir son nom à travers le monde. Non que la renommée puisse jamais être une fin en soi, mais une telle gloire a un sens qui dépasse celui dû à une extravagante publicité.
Car cette tour si décriée à sa construction aurait disparu en tant
que lubie.
Eiffel est bien plus que son créateur : il est un héros parce qu'à travers elle, il se rappelle tous les jours aux habitants de la plus élégante, de la plus sensée des villes du monde.
Il appartient de fait, de droit - mais pas de mémoire - à cette race qui honore l'humanité. Son tort fut de ne pas le savoir.
Le voici restitué à lui-même et aux siens. L'histoire s'enrichit.
D'un homme qui, comme tout héros, connut des triomphes puis de brutales mises au pas, construisit des œuvres immortelles et affronta de terribles souffrances, l'injustice et une chute vertigineuse, sans jamais détourner les yeux ni cesser le combat jusqu'à son dernier souffle.
 
 
 
 
( Source photos internet ) 
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:00


Les images sacrées de l'Eglise orthodoxe sont au coeur de la tradition russe.
Jusqu'au 24 mai , au Louvre , une exposition explore mille ans d'histoire
de la Russie chrétienne.
" Sainte Russie , l'art russe des origines à Pierre le Grand ".







" SAINT GEORGES  terrassant le dragon "

Peinture sur bois , 58 x 41,5 cm


Cette icône est actuellement exposée au Louvre ( exposition Sainte Russie ).
Chefs- d'oeuvre de l'art chrétien , les icônes , pour être exportées , doivent être accompagnées d'un certificat
du ministère de la Culture attestant de l'âge de l'icône.
Si une icône a plus de 100 ans , elle ne sort pas du territoire.


Description de l'icône


1)  Saint Georges sur son cheval blanc tient une lance et terrasse le dragon à ses pieds.
Depuis le XIIIè siècle , l'allégorie de saint Georges combattant le diable est un sujet récurrent de la peinture d'icônes.
Saint patron de la Géorgie , ce personnage légendaire est une figure majeure de la Russie.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale , une division de l'Armée rouge portait même son nom !
Né en Cappadoce de parents chrétiens , officier dans l'armée romaine , il traversa un jour , dit la légende , une ville terrorisée par un dragon dévorant les animaux et les enfants.
Pour sauver la fille du roi , Georges engagea alors un combat acharné avec le monstre et finit , avec l'aide du Christ , par le vaincre.
Plus tard , il fut victime des persécutions antichrétiennes de l'empereur Dioclétien et subit en Palestine un martyre effroyable.
D'abord ébouillanté puis broyé sous une roue , il survit miraculeusement et finit par être décapité.
Dans l'ancienne Russie , saint Georges symbolise l'idéal chevaleresque.
Il est protecteur des guerriers mais aussi des travaux champêtres et de l'élevage.
Pour l'Eglise orthodoxe , il incarne la victoire de la foi sur le mal.


2) Dans le coin supérieur droit , la main de Dieu nous indique que saint Georges est l'instrument de la volonté divine. Il en est de même pour le peintre d'icônes considéré comme un intermédiaire entre Dieu et l'homme.
La peinture religieuse est un ministère sacré. On s'y prépare par la prière.
Avant de peindre , l'artiste doit mener une vie d'ascète et observer une période de jeûne et de silence.
C'est par cette lente transformation de lui - même qu'il acquiert la juste visison , " l'oeil du coeur ".
Car l'icône n'est pas une simple représentation.
C'est une transcription de l' Evangile en peinture - la Bible n'a été traduite en russe qu'au XIX è siècle.
Mais c'est surtout un témoignage sacré de la présence divine , une image sainte vénérée avec crainte , comme les reliques des saints.
Dès que le travail du peintre est terminé , son icône est bénie par un prêtre avant de rejoindre une église ou une maison.
Mais elle n'acquiert sa qualité d'icône que par sa participation active à la liturgie.
Alors , on la vénère en faisant brûler des bougies et de l'encens.
On l'embrasse et on la touche.
Pour le peuple russe , les icônes sont une source constante d'énergie spirituelle et de miracles.


3) Admirez la courbe du cou du cheval qui répond à celle du halo.
Du grand art ! Eh bien , non ! Dans l'orthodoxie russe , la création d'icônes n'est pas un art , mais un métier.
Les peintres sont tenus de suivre à la lettre les normes et les canons dictés par l'Eglise orthodoxe.
Chaque iconographes dispose d'un manuel des bonnes pratiques et d'un recueil de modèles à copier.
Le peintre est un simple instrument de réplication d'images.
D'ailleurs , aucun artiste ne signe son travail.
Personne ne les connaît ni les reconnaît.
Certaines icônes sont même considérées comme étant le fruit d'apparitions miraculeuses , sans intervention de la main de l'homme.
Dans la pratique traditionnelle , le support en bois est recouvert d'une toile de lin , puis d'une préparation à base de craie mélangée à de la colle d'esturgeon , le levkas , posée en plusieurs couches et polie à l'aide d'une dent d'ours.
La peinture est un mélange de pigments et d'oeuf.
Pour conserver l'éclat des couleurs , la composition est recouverte d'une couche de vernis.
Face à ce travail répétitif et sans fin , des documents historiques ont témoigné de la frustration et de la dépression dont souffraient souvent des peintres d'icônes de l'ancienne Russie.


4) Regardez au centre le bouclier de Saint Georges ( sous son pied ) , il symbolise le soleil.
Dans une icône , tout est symbole.
La planche de bois servant de support fait référence à la croix du Christ.
Le rouge évoque le sang du martyr ; le brun - vert des montagnes de l'arrière - plan , la vie renaissante ; le blanc , la sainteté.
Quand à l'or souvent utilisé pour les fonds , il rappelle la lumière éternelle.
Car il ne s'agit pas ici de représenter le monde réel , mais une vision idéale.
C'est une consigne héritée de la violente crise iconoclaste byzantine qui vit au VIII è siècle la destruction et l'interdiction des icônes , accusées de déshonorer les saints en les montrant en chair et en os.
L'Eglise orthodoxe russe a donc toujours veillé à ce que les saints ne soient pas représentés de manière trop réaliste.
Résultat : ces formes schématisées à l'extrême et ces corps comme figés , si caractéristiques de son art.
Une manière de désincarner les figures sacrées.


( Source : ça m'intéresse - mars 2010)
 



 Petite anecdote

Dans la ville de Mons  ( Belgique ) chaque année lors de la fête
du " DOUDOU " , Saint Georges terrasse le Dragon .
Ce Combat dit "Lumeçon", issu d'un jeu médiéval, oppose Saint Georges et le Dragon aidés tous deux par de nombreux alliés. Il symbolise la victoire du bien sur le mal.





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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:08


Retour sur la rafle du Vel ' d' Hiv ', menée par la police française en 1942.



Quelques photos d'époque


















La rafle du Vélodrome d'Hiver (16-17 juillet 1942), souvent appelée rafle du Vel' d'Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération « Vent Printanier » : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération: à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152, selon les chiffres de la préfecture de police.








Vue du camp de Beaune - la - Rolande











Paris, 16 juillet 1942. Qui se souvient de l'horreur qui s'est produite cette nuit - là ?

C'est la raison d'être de ce film.
La trouvaille a été de se placer à hauteur d'enfant , en tentant d'éviter les effets de manches.
Du coup , tous les acteurs sont d'une sobriété qui renforce le propos du film : Jean reno , Gad Elmaleh , Mélanie Laurent , Sylvie Testud ...

Joseph , 11 ans , est un vrai " poulbot " de la Butte Montmartre. S'amuser avec ses copains , attendre impatiemment la fin de l'école , ignorer les moqueries de la boulangère , porter l'étoile jaune , voilà son quotidien.
Jusqu'à ce jour tragique où il va vivre l'enfer du Vel ' d' Hiv ', enfermé avec 13000 personnes raflées , puis déporté au camp de Beaune - la - Rolande.
L'horreur , mais aussi l'espoir.
Tous les personnages du film ont existé.
Et le petit Jo est aujourd'hui l'un des rares survivants de cette rafle.
" Je veux raconter la vie et la mort " , explique la réalisatrice , qui a enquêté pendant trois ans avant le tournage.

On s'étonne que cette tragédie n'ait pas été portée plus tôt à l'écran. C'est désormais chose faite , fort heureusement.
Avec le soutien de serge Klarsfeld , conseiller historique de ce film qui montre la délation , le déchirement de la séparation , mais aussi le courage ordinaire.



Quelques vues du film



































Du cinéma à la fois actuel et pédagogique , à voir en famille !
En salle dès aujourd' hui !!!

POUR NE PAS OUBLIER ...

Et vous pouvez aussi aller voir l'article qu'avait consacré Denis suite au livre lu sur la grande rafle du Vel'd'Hiv' .

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 16:45
                                                 


               (Editions Bernard Grasset - Collection "Bibliothèque Grasset" - 2009)

Première publication de Fouché en Autriche en 1929.

Belle initiative de Grasset de publier 4 biographies essentielles de Stefan Zweig dans ce livre de plus de 1 200 pages.

Je ferai donc 4 articles au fil des mois, précisant ici que j'ai pu lire ce livre grâce à Sabrina qui m'a contacté pour bénéficier de l'envoi gratuit de ce livre en partenariat avec Alapage.

Je mets 3 liens vers Alapage : le premier vers Stefan Zweig, le second vers Alapage
et le troisième vers Les Grandes Vies
                                       

Joseph Fouché (1759 - 1820) "a trouvé peu d'amour auprès de ses contemporains et encore moins de justice auprès de la postérité" (Stefan Zweig).

                                        
                                         


De fait, cet homme a été un opportuniste calculateur, ce qui lui a permis de servir la République pendant la Révolution, à partir de 1793, puis le Directoire, le Consulat et l'empire sous l'"emprise" de Napoléon Bonaparte, qu'il a ainsi servi de longues années sans jamais avoir été réellement apprécié de Napoléon. Enfin, très brièvement, il servira la Monarchie de Louis XVIII.

Fouché a voté la mort du roi Louis XVI, a orchestré les massacres et la "destruction" de Lyon en novembre 1793, à titre de représailles suite à l'insurrection royaliste et fédéraliste. Il va ensuite "combattre" Robespierre à paris et en sortir vainqueur, se faisant l'un des instigateurs du 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

IFonché se voit contraint de se cahcer et de se faire oublier à Paris, vivant dans la misère avec sa famille, pour mieux ressurgir en 1799 et être nommé, grâce à Barras, ministre de la Police sous le Directoire.


                                                   

Son habileté stratégique et ses réseaux de renseignements vont servir le futur empereur. Il va se faire nommer en 1809, duc d'Otrante et acquérir la plus grande fortune de France de l'époque.

Puissant, influant, intrigant, il aura fait peur à plus d'un. Seul Louis XVIII va réussir à l'évincer sous la pression des ultras alors qu'il fut l'un des artisans de la restauration du roi, en 1815, le faisant ambassadeur à Dresde avant de partir en exil à Linz puis à Trieste où il va mourir bien oublié de ses contemporains en 1820.

Fouché et Talleyrand se sont détestés mais ont eu un destin très proche, ce que nous rappelle Stefan Zweig.

Stefan Zweig met son élégance de style littéraire au service de la Grande Histoire. Et même s'il a choisi un être plutôt vil, il sait rendre cette biographie passionnante, bien rhymée et jamais ennuyeuse.

C'est là sa première vraie grande biographie et c'est une réussite complète.

La deuxième biographie de ce recueil est celle de Marie Antoinette que j'aurai le plaisir de vous présenter dans quelques semaines.

Dminique Bona, dans sa belle biographie de Stefan Zweig, dont j'ai parlé sur ce blog, écrit pour ce "Fouché " :
"Quel homme mieux que Fouché pouvait offrir à un écrivain tableau plus riche en couleurs et en péripéties où le cynisme ne le cède qu'à l'égoîsme, la ruse à l'opportunisme", sous couvert de raison d'état".

Zweig brosse un portrait psychologique plus qu'historique. Il ne s'attarde pas aux détails, s'attachant à éclairer les choix successifs, antagonistes de fouché. Il veut comprendre l'homme, débusquer sa logique.

Alors, si vous aimez "l'Histoire vivante" vue par un immense écrivain, vous devez lire ce livre.

Pour les puristes de l'histoire, ne pas oublier que Jean Tulard, grand spécialiste de Napoléon, a écrit une biographie de Fouché :


                                              


Bonnes lectures, et encore merci à ALAPAGE qui m'a permis de lire ce livre de Zweig...

Et à suivre donc...

Denis
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