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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 10:40

Alors que le monde entier va célébrer la triste entrée dans la "grande guerre" en août 1914, il est utile de rappeler quelques faits marquants de 1913.

On a déjà célébré un peu partout les cent ans du premier tome du chef d'oeuvre de Marcel Proust : "A la recherche du temps perdu" : "Du côté de chez Swann", cehz Grasset à compte d'auteur. André Gide fera tout par la suite pour rattraper sa "bourde" d'avoir laissé échapper à Gallimard ce livre.

A noter quelques autres parutions de l'année 1913 :

 

 

- Roger Martin du Gard : Jean Barois

- Maurice barrès : La colline inspirée

- Alain-Fournier : Le Grand Meaulnes

- Louis Hémon : Marie Chapdeleine

- Octave Mirbeau : Dingo

- Jules Romains : Les Copains

- Louis Pergaud : Le Roman de Miraut

 - Charles Peguy : L'Argent ; La Tapisserie de Sainte Geneviève et de Jeanne d'Arc

 - Guillaume Apollinaire : Alcool

 

Parmi les naissances de 1913, Albert Camus dont on vient de fêter le centenaire le 7 novembre. N'oublions pas que cette année a vu naitre un second Prix Nobel français : Claude Simon.

Le très grand poète Aimé Césaire nait également cette année-là.

Le Prix Nobel de Littérature est attribué à Rabindranath Tagore.

 

Côté musique, l'année est marquée par le scandale causé par "Le sacre du printemps" d'Igor Stravinski lors de la première à Paris le 29 mai, dans une chorégraphie de Nijinski et dansé par les Ballets Russes de Diaghilev : que des "vedettes" mais le monde parisien n'était pas préparé à cette musique et aux danses débridées.

 

Je serai amené à lire des ouvrages sur la période 1913-1919, autour de la Grande Guerre et de son époque, donc je mettrai régulièrement des articles sur cette époque.

Le prochain article concernera l'Alsace-Lorraine (Moselle plus précisément) entre 1870 et 1914, un des enjeux de la revanche...

 

Denis

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 20:30

 

Canada : sur les traces de Jacques Cartier par Laurent Granier et Philippe Lansac

Préface de Patrick Poivre d'Arvor

(Arthaud / Flance Bleue) - 160 pages - 2005

------------------------

Pour m'imprégner du Québec, à l'occasion du mois québécois de septembre 2013 auquel je participe, j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque.

La moitié du livre environ retrace les trois voyages que fit Jacques Cartier en 1534, en 1535-1536 et en 1542. Ensuite, sont évoqués les voyages de Samuel Champlain, De la Salle, Radisson et Des Groseillers, La Vérendrye, La Pérouse, Mackenzie ou Bernier entre le 17e et le 20e siècle.

Deux hommes refont ces voyages au début des années 2000. Ainsi, le livre est illustré par les photos prises aujourd'hui.

Deux époques se superposent : le voyage initial avec quelques textes à l'appui et une narration historique, alternant avec le journal du voyage des auteurs.

On ne présente plus Jacques Cartier.

 

 

Il est considéré comme le découvreur de Canada, pour les occidentaux. Il cherchait une route vers les Indes et se heurte au Saint Laurent qui ne débouche pas vers l'Océan pacifique, hélas pour lui et pour les futurs explorateurs. Il va nommer cette terre "Canada" du mot iroquois Kanata qui signifie village.

Jacques Cartier a écrit le récit de son voyage dont les auteurs citent quelques extraits : "Voyages au Canada entre 1534 et 1542"

 

   

 

Cartier  a sympathisé avec les Amérindiens rencontrés et l'histoire entre la France et le Canada a commencé... Je ne referai pas tout l'historique.

Vous aurez compris que l'intérêt du livre la "confrontation" entre ce que ces hommes ont vu et la vision du pays aujourd'hui. De très belles photos pour des paysages splendides.

Ce livre donne envie de faire ce voyage en bateau entre Terre Neuve et Montreal.

Et comme l'a chanté Robert Charlebois :

 

Cartier, Cartier, ô Jacques Cartier,
Si t´avais navigué à l´envers de l´hiver,
Cartier, Cartier, si t´avais navigué
Du côté de l´été, aujourd´hui on aurait
Toute la rue Sherbrooke bordée de cocotiers
Avec, perchés dessus, des tas de perroquets
Et tout le Mont-Royal couvert de bananiers
Avec des petits singes qui se balanceraient.
Au bord du St-Laurent, on pourrait se baigner
Tout nus en plein hiver et puis se faire bronzer.

 

Bonne lecture,

Denis

 

Livre lu dans le cadre de "Québec en septembre" chez Karine et Laurence

 

Quebec_en_septembre_2013

En complément vous pouvez retrouver ici notre article sur le manoir de Jacques Cartier à Rotheneuf.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:35

   

 La résistance française à Buchenwald par Olivier Lalieu

 (Tallandier - collection Texto) - 441 pages - janvier 2012

Première édition : 2005

Préface de Jorge Semprun

 

 

Le camp de Buchenwald a été créé en 1937 pour les opposants au régime hitlérien, ce qui rappelle que le camp est situé en Allemagne à mi-chemin entre Francfort et Berlin.

A partir de 1939, les déportés polonais, tchèques... commencent à arriver en masse. Les franais vont arriver plus tard, essentiellement en 1944. C'est à cette époque que s'organise la résistance française, objet de ce livre.

 

(Buchenwald, entrée principale - Image Internet)

 

Après une courte préface de Jorge Semprum, l'un des célèbres prisonniers de Buchenwald, l'auteur, historien au Mémorial de la Shoah, présente l'univers de Buchenwald décrit par les frères Michaut comme suit : "Une ville, ville de crime et de souffrance, de vol et de démence. Ville de haine et de vengeance, ville de froid et de faim. Ville de mort."

Phrases choc pour décrire avec véracité l'ambiance de ce terrible camp.

Deux français venus d'horizons politiques et familiaux très différents arrivent en 1944 à Buchenwald et commencent à organiser une résistance à l'oppresseur allemand : Marcel Paul, communiste, résistant actif dès juillet 1940 ; Henri Manhès, lui, a été adjoint de Jean Moulin à partir de 1940. Ensemble, ils vont créer au camp, le "Comité des Intérêts Français" (CIF), cumulant ainsi leur volontarisme et leur stratégie de rassemblement.

Les français, mal aimés des autres prisonniers étrangers, par cette organisation de résistance, vont prendre en main leur destinée et celle de leurs compagnons d'incarcération. Le seul bémol vient de ce que les "politiques" ont pris le dessus sur les "droits communs". Aussi, quand il faut rayer des noms sur la liste des "transports (vers d'autrs camps, tel le terrible Dora), les droits communs seront préférés aux "camarades".

Car, c'est là pour moi, le moment "choc" de ce livre : résister c'est avant protéger ses amis contre les autres? Car s'il faut 1 000 sacrifiés, les allemands en voudront 1 000. C'est un contre un et non une réelle sauvegarde de vies humaines.

Les communistes, rompus au militantisme et à la résistance, inculquent autant que faire ce peut leur "organisation". Manhes aura été celui qui aura essayé de rééquilibrer les forces résistantes.

La résistance, c'est sauver des amis, mais c'est aussi améliorer la vie dans le camp pour tous : partage des colis, organisation de loisirs... Et aussi, saboter le travail commandé aux prisonniers, telles des bombes à assembler.

La libération du camp a été l'objet de controverses : sont-ce les américains qui ont libéré le camp le 11 avril 1945 ou sont-ce les français résistants du camp qui ont conduits à cette libération par une insurrection contre les allemands...

On l'aura compris, ce livre est très complet, très bien documenté. C'est un excellent travail d'historien que nous restitue Olivier Lalieu.

Ce livre ne se lit pas comme un roman, mais comme un véritable livre d'histoire qu'il est, avec exigeance. Des notes en bas de pages, de nombreuses pages d'annexes et de documents, des plans permettent de compléter cette lecture passionnante, parfois aride, tout de même.

Merci à Newsbook et à Tallandier pour m'avoir permis de lire ce livre de haute tenue historique.

 

 

Logo Editions Tallandier

 

Bonne lecture,

Denis

 

Un livre à lire en complément à ce livre : le récit de Jorge Semprun de son séjour à Buchenwald

 

 

Quel beau dimanche !

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 08:00

 

" Les Adieux à la reine  " est un film écrit et réalisé

par Benoît Jacquot d'après le livre de Chantal Thomas

portant le même titre.

 

 

 

 

 

 

 

En 1789, à l'aube de la Révolution française, au Château de Versailles

on continue de vivre dans l'insouciance et la désinvolture,

 loin du tumulte qui gronde à Paris.

 Quand la nouvelle de la Prise de la Bastille arrive à la Cour,

 le château se vide, nobles et serviteurs s'enfuient,

laissant la famille royale et leurs serviteurs.

Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine,

ne veut pas croire les bruits qu'elle entend.

Protégée par Marie - Antoinette d' Autriche, rien ne peut lui arriver.

Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu'elle vit à ses côtés.

 

Le film est présenté en ouverture de la Berlinale 2012.

La sortie française est prévue le 15 mars 2012.

 

Comme je me passionne pour l'histoire et pour " Marie - Antoinette ",

je me suis plongée depuis quelques jours dans le livre de Chantal Thomas

tellement bien écrit, que je me sens comme dans la peau de Sidonie ,

cette jeune lectrice !

 

 

 

 

( Sources photos  internet )

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 10:00

Derniers témoins de Svetlana Alexievitch (Presses de la Renaissance)

2005 - 380 pages

 

Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard

 

 

Ce livre est le résultat d'un travail de plus de 20 ans de Svetlana Alexievitch.

 

L'auteur a arpenté la région de Minsk à la recherche de témoins de la deuxième guerre mondiale dans la région de Minsk (Biélorussie). Et pas n'importe quels témoins, car ils devaient avoir entre 3 et 12 ans au moment de l'invasion de l'URSS par les troupes allemandes en juin 1941.

 

101 témoignages sont livrés ici, sans aucune "concession". Certaines pages sont insoutenables par l'horreur qui est décrite.

 

Alors, bien sûr, lire un tel livre au moment des fêtes de Noël, n'est pas très approprié.

 

Mais je suis ainsi, j'ai décidé de lire des auteurs russes pendant un grand mois et je suis tombé sur ce livre à la bibliothèque.

 

Je ne regrette pas cette lecture car j'avoue que je ne connaissais pas très bien cette partie de l'histoire soviétique. Pour rappel, Hitler et Staline avaient signé un pacte de non-agression en 1939, mais en 1941, alors que le front ouest se stabilise, Hitler décide de rompre le pacte et ses armées entrent sur le sol soivétique. Et Minsk est une des premières villes envahies.

 

Et ces jeunes enfants, de tous horizons culturels ont vécu l'horreur au quotidien.

Combien de parents tués sous leurs yeux, d'exode... Minsk et nombre de villages sont incendiés. Alors, il faut survivre tant bien que mal. Les plus âgés s'engagent dans l'armée de libération, auprès des "partisans".

 

Les exécutions se succèdent également et il faut enterrer les morts... Bref, des souvenirs que certains ont du mal à exprimer. D'autres préfèrent des souvenirs heureux : le retour des parents par exemple, le jouet conservé pendant cette maudite guerre... Diversité des tons pour décrire un même temps. Celui qui va de juin 1941 à la fin de la guerre. On ne sent pas ici le poids du "communisme", comme si la terreur stalinienne était oubliée en un moment où il faut s'unir pour combattre les allemands, le seul ennemi.

 

 

Svetlana Alexievich, née en 1948, est une sorte de "mère courage", car elle a eu bien du mal à faire publier ce livre dans son pays. La censure a mutilé son texte à la fin des années quatre-vingt. Et il a été publié, dans sa version définitive de 2004, en France en 2004.

 

Svetlana Alexievitch a également enquêté sur Tchernobyl, sur les femmes dans la guerre russo-afghane et les femmes soldats dans l'armée rouge. Ses livres restent interdits en Biélorussie. Elle souffre également d'un cancer depuis son enquête à Tchernobyl. En résumé, un écrivain - journaliste de grand talent qui a risqué sa vie et sa liberté pour faire parler les témoins des tragédies russes de ces 50 dernières années. Elle fait partie des "nobélisables"...

 

Auteur à lire absolument.

 

Denis

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 08:47

 

Hier , lors de notre visite au salon du livre

de Fauville-en-Caux ,

ce fût un plaisir pour moi de revoir Michel de Decker ,

 écrivain et historien Normand que j'apprécie beaucoup.

Coup de coeur pour son livre " NOS AMIS LES HOMMES "

que je me suis offert et qu'il m'a gentiment dédicacé.

 

 

 

numerisation0002.jpg 

 

 

4ème de couverture

 

Pour parodier Brantôme, on aurait pu appeler ce livre

La Vie des Animaux Illustres

et le sympathique anecdotier de la Renaissance

ne nous aurait sans doute pas cherché la petite bête !

D'autant qu'il n'existe pas d'hommes ou

de femmes célèbres qui aient un jour vécu

une étonnante histoire d'animal.

De la puce coquine de Mademoiselle Desroches

à l'éléphant alpiniste d'Hannibal, en passant

par le chat du baron des Adrets, l'âne de Louis XI

ou le chimpanzé de Charles Quint,

on rencontre aussi une araignée mélomane,

la girafe de Charles X.

Un livre pour des lecteurs qui ne veulent pas être ...

les dindons de la farce !

Ennemis des bêtes, s'abstenir !

 

 

 

IMGP7991.JPG

 

  

Et ce fût un honneur et grand plaisir lorsqu'il m'a demandé

de poser avec lui en toute sympathie.

 

 

IMGP7992.JPG

 

 Michel de Decker est aussi connu pour sa participation

à l'émission TV " Secrets d'histoire "

animée par Stéphane Bern

 

 

 

 

Je vous invite également à aller voir son site

www.michel-de-decker.com

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 11:00

 

Marguerite de Provence, épouse de Saint Louis et mère de Philippe III

 

par Christiane Gil 

 

(Pygmalion - collection "Histoire des reines de France" - septembre 2006 - 240 pages)

 

 

 

 

Voici mon premier article dans le cadre du "challenge histoire" organisé par Bénédicte du blog pragmatisme

 

 

Rubens_Bataille_D_Anghiari.jpg-challenge.jpg

 

 

  Marguerite de Provence n'a pas eu la postérité qu'elle aurait dû avoir.

 

 

 

Née en 1221, elle épouse Louis IX en 1234, alors qu'elle a à peine 14 ans. Louis est ainsi devenu roi et très vite, tout le monde a compris autour des époux que ce mariage d'intérêt est devenu un mariage d'amour.

 

 

 

  (Mariage de Marguerite de provence et Louis IX)

 

Et ainsi, Marguerite de Provence, reine de France, entend tenir son rang

et soutenir la politique de Louis XI. Elle va ainsi avoir un grand rôle dans la réconciliation entre la France et l'Angleterre.

 

Les frontières françaises sont  très fragiles et la Provence aura tout au long de la vie de Marguerite posé des soucis familiaux à solutionner au mieux.

 

Mais le grand moment de la vie de Marguerite est la 7e croisade (1248 - 1250), prêchée par Innocent IV. Louis IX (Saint Louis) y entraîne son épouse.

 

 

 

(Départ de Saint Louis pour la croisade)

 

 

 

 

 Elle va y jouer un grand rôle car Louis IX va être fait prisonnier

et Marguerite de Provence va tenir le siège de Damiette

avant de devoir renoncer pour libérer son époux.

 Ils vont rentrer en France en 1254.

 

 

  

 

(Louis IX devenu Saint Louis par sa canonisation en 1297)

 

 

Louis IX a failli se faire moine et renoncer à son rang mais Marguerite l'a soutenu

pour qu'il reste sur le trône de France et se montre comme un roi bon et humble.

Malheureusement, Louis IX repart en 1270 pour une ultime croisade

qui lui est fatale devant Tunis.

 

Marguerite n'est plus reine mais elle est la mère de Philippe III le Hardi

qui succède à son père.

 

 

 

 

Marguerite de Provence meurt en 1295, à 75 ans, oubliée. Son dernier combat aura été la canonisation de son mari mais elle n'interviendra qu'en 1297, 2 ans après sa mort.

 

Et puis, Marguerite a aussi été la grand-mère de Philippe IV le Bel... C'est dire combien sa vie aura été "productive" pour contribuer à la "consolidation" de la France attaquée de toutes parts en ce Moyen Age bien agité...

 

 

Christiane Gil a écrit un livre très intéressant, où la biographie s'intéresse autant à Marguerite qu'à l'époque où elle a vécu. Des temps difficiles où travailler pour la paix est une gageure qu'elle a voulu défendre avec son époux. Et l'on oublie vite son "histoire de France". Ce livre nous permet de revivre au coeur du 13e siècle.

 

 

 

Bonne lecture "historique"

 

Denis

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:00

Je n'ai pas l'intention d'être boulimique en matière de participation aux challenges mais celui-ci n'est pas contraignant et il a l'originalité de parler d'"Histoire".

 

Moi qui suit passionné par les livres historiques (romans, biographies et ouvrages historiques) presque autant que par la littérature, j'ai trouvé intéressant qu'un challenge permette de se réunir à plusieurs autour de ces thèmes que sont "l'Histoire"

(avec un grand H) 

 

Rubens Bataille D Anghiari challenge

 

Et le logo est très sympathique de plus.

 

Bénédicte a relevé le défi de reprendre ce callenge commencé par d'autres.

 

Alors, n'hésitez pas à venir rejoindre ce challenge qui n'est vraiment pas contraignant ce qui en fait aussi son charme

 

 (pour vous connecter au challenge, cliquez sur le logo du challenge)

 

 

Je ferai un premier article pour le challenge cette semaine sur

Marguerite de Provence, reine de France et épouse de Saint Louis

 

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:00

 

 

 

 

 

Marc Ferro : Mes histoires parallèles - Entretiens avec Isabelle Veyrat - Masson

(Récit - Carnets Nord - avril 2011 - 384 pages)

 

 

Ce livre est paru en avril 2011 et m'a été offert par Carnets Nord à titre amical.

 

J'en avais fait une présentation rapide de ce livre début mai.

 

Pendant mes vacances en Alsace, j'ai pu lire ce livre et même si ce n'est pas un livre d'été, sur une plage, c'est un livre que j'ai aimé et apprécié pour son contenu.

 

En effet, Isabelle Veyrat - Masson, historienne et sociologue des médias, interroge par phrases courtes et pertinentes Marc Ferro, historien.

 

Les amateurs d'histoire ne peuvent que se rappeler cette fabuleuse aventure historique que fut "Histoire parallèle" sur la SEPT puis ARTE de 1989 à 1995, animée par Marc Ferro. Il y recevait un historien et diffusait les archives allemandes, anglaises, américaines ou russes de la semaine, 50 ans auparavant, dans leur intégralité.

 

Marc Ferro dit à propos de cette émission : "au début, il s'agissait de confronter plusieurs manières d'appréhender un événement historique à travers les actualités

et les témoins. C'était de la critique historique pure. C'était clair pour tous. Mais petit

à petit, cela a changé. Les gens se sont intéressés à une histoire qi'ils avaient vécue, certes, mais non comprises." (page 243)

 

 

 

L'ouvrage est riche du vécu de Marc Ferro: né en 1924, il était étudiant au moment de la 2ème guerre mondiale et a été résistant dans le Vercors. Ensuite, après guerre, il a été nommé à Oran mais la guerre d'Algérie l'a fait rentrer en France. Ce sont ses "épreuves de l'Histoire" (titre de la première partie du livre).

 

De retour en France, il va être appelé par Fernand Braudel et devenir un des pilliers des mythiques "Annales", bien que n'ayant jamais pu obtenir son "agrégation", ce qui l'a souvent handicapé dans ses relations avec les historiens agrégés qui ont eu tendance à sous-estimer son travail. Ferro va se spécialiser dans l'histoire de la Russie depuis la révolution russe.

C'est l'objet de la deuxième partie "L'histoire par les preuves".

 

Marc Ferro va également devenir spécialiste de "cinéma et histoire" et plus généralement du rapport de l'histoire avec les médias. Il va ainsi se mettre en scène dans des émissions historiques dès les années 1960, d'où la troisième partie

 "Des images pour l'Histoire".

 

Editeur, professeur, il va par être un "intellectuel reconnu" et devenir une "histoire incarnée" (titre de la dernière partie du livre).

 

Vous aurez compris que ce livre est très riche en informations sur l'historien et son époque, sur le travail d'analyse qu'il a su faire de notre temps en prenant à témoin les documents et images dans leur "objectivité" autant que possible.

 

Une lecture attentive et un bonheur intellectuel que ce livre. Je ne saurais que le recommender à tous. Prenez le temps avec Marc Ferro et Isabelle Veyrat - Masson de revisiter le 20e siècle dans toute sa complexité.

 

A noter que l'éditeur m'a signalé que le livre a eu le prix Saint - Simon en juin dernier.

 

Merci encore à Fleur des éditions Carnets Nord de me faire confiance et de m'avoir adressé ce très beau livre.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 08:00

 

 

 

 

 

Le jour férié du 8 mai a une histoire pleine de rebondissements...

La commémoration de la victoire alliée sur l'Allemagne nazie

en 1945 a été à l'origine fixée à la date du 8 mai

si ce jour était un dimanche, ou au premier dimanche

suivant le 8 mai sinon.

C'est-à-dire le même jour que la fête traditionnelle

de Jeanne d'Arc qui avait délivré Orléans le 8 mai 1429.

En 1948, François Mitterand, alors ministre des anciens combattants,

a confirmé le caractère non férié de la célébration du 8 mai 1945.
En 1951, le gouvernement a décidé de commémorer

 la victoire alliée de 1945 le 8 mai sans attendre le dimanche.
À la demande des associations d'anciens combattants,

résistants et déportés, la loi du 20 mars 1953 a déclaré

le 8 mai jour férié, mais non chômé.
Après le retour au pouvoir du général de Gaulle,

le décret du 11 avril 1959 a décidé que le 8 mai

ne serait plus férié et qu'il serait célébré

 le deuxième dimanche du mois.

Cette décision qui faisait suite à la suppression de la retraite

du combattant, entraîna la protestation des associations

d'anciens combattants.
En 1965, le 8 mai a été exceptionnellement et ponctuellement

rétabli jour férié à l'occasion du 20ème anniversaire

  de la victoire alliée.
Le décret du 17 janvier 1968 a rétabli la célébration du 8 mai,

mais en fin de journée.
En 1975, le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing,

 a décidé de supprimer la célébration de la victoire alliée de 1945,

 au nom de la réconciliation franco-allemande,

décision qui a provoqué une vive émotion

dans le milieu combattant.
Le 1er juin 1981, au lendemain de l'élection

de François Mitterand à la présidence de la République,

 le nouveau secrétaire d'Etat aux anciens combattants

a annoncé qu'une loi allait rétablir le 8 mai

comme commémoration nationale.
La loi du 23 septembre 1981 a redonné au 8 mai

son caractère férié qu'il a conservé depuis.

 

 

( Source www.Pourquois.com )

 

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