Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 20:53



                                            Jean - Michel Folon

                       ( Bruxelles , 1934 - Monaco , 20 octobre 2005)




                                         




Ce jour, j'ai décidé de vous parler de Jean - Michel Folon , pour qui j'ai énormément d'admiration .
Sans doute vous souvenez-vous de ses petits " bonhommes en imperméable "qui servaient d'ouverture et de fermeture  dans le générique des programmes d'Antenne 2 , à la télévision française ...



Jean-Michel FOLON - L'Aube , 1971 Générique d'ANTENNE 2



http://www.jean-michel-folon.eu


Et Jean-Michel Folon réalisa avec Jean-Pierre Deseuzes le film d'animation pour le générique de l'émission littéraire "ITALIQUES" en 1974 sur une musique d'Ennio Morricone, il s'agit du thème "Lontano" tiré de la bande originale du film "A l'Aube du Cinquième Jour".

Folon est comme les chats . A pas feutrés, il a peu à peu élargi en cercles concentriques un vaste champ d'exploration.
Tout a commencé par le dessin . Des bonhommes qui flottent comme des ballons , très anonymes , des messages qui s'embrouillent tout en flèches , des rêves qui s'échappent en rondeur , la terre, le ciel , l'arc-en-ciel .








D'affiches en magazines , d'albums en expositions , de continent en continent , Folon livrait ses chromos d'enfant aux cerveaux d'adultes. Et chacun restait pensif. Ses aquarelles , gravures et collages se muèrent en livres pour illustrer les écrivains et les poètes tels que Borges, Prévert, Apollinaire, Camus ... ou la " Déclaration universelle des Droits de l'Homme ".




    





 





Dans les années 70 , l'artiste a investi d'autres espaces : il a accroché la lumière aux murs gris neutre des lieux de transit ou de rencontre , signant en premier la fresque Magic City de la station Montgomery du métro bruxellois , puis aux décors de la scène, aux vitraux des chapelles , à l'écran aussi .




Métro Montgomery

   Vue d'une oeuvre de Folon à la station Montgomery du métro bruxellois








Jean - Michel Folon avec ses petits bonhommes

















                                                                                                                               

                                         


                                                                           Vitraux réalisés par Folon



En 1981, il entrait dans la troisième dimension . Au début, il sculptait des objets en bois . Au fil du temps , ils ont grandi ; les sujets, les matières ont changé .



     Depuis 1977 , à Knokke - le - Zoute, une oeuvre en bronze se laisse envelopper par la mer à chaque marée.


 

                            





           Depuis aussi , des sculptures en marbre, hautes comme le jour, veillent sur Pietrasanta , en Italie.



                                  




Son oeuvre est à l'image de l'homme, simple et conviviale, ludique et grave. D'une humanité passe-frontières.
En l'an 2000 , Folon a retrouvé les chemins de son enfance dans le domaine SOLVAY à La Hulpe , qui héberge désormais sa Fondation et trois cents de ses oeuvres .



                             





    


                                                                 
                                                
                                                 
                                        

Le 20 octobre 2005, notre planète s’est retrouvée orpheline d’un homme irremplaçable. Jean-Michel Folon a rompu les amarres avec cette terre des hommes à laquelle il a tant donné : son regard serein et tendre sur les êtres, le geste pur et clair de sa main pour les animer, les couleurs de sa palette pour les habiller de rêve, sa sympathie pour toutes les grandes causes de ce monde…

 

 


                                                                         





                                                           
                                                                    Tombe de Jean- Michel Folon



 Fabienne

    
Repost0
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 08:48

 

 

 

 Paul Delvaux

 

Peintre surréaliste
Antheit 23.09.1897 - Ste-Idelsbald, 20juillet 1994

                 

                              

 

 

 

 

Son milieu familial bourgeois demeure réticent aux goûts que manifeste le jeune Paul Delvaux pour la peinture mais il accepte la voie de l'architecture, à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1916-1917). Cependant, la vocation de Delvaux est ailleurs...

Il participe à la vie artistique (expositions, revues, le groupe Sillon, rencontres...) et peint ses premières gares (1922). Influencé par Ensor et par de Chirico, il fait la connaissance de René Magritte.

Après une période impressionniste, il évolue vers une période expressionniste que confirme la révélation d'une rétrospective Permeke (1930). Mais c'est l'exposition surréaliste du Minotaure (1934) avec Magritte, Ernst, Dali et surtout de Chirico qui lui fait prendre conscience d'un nouvel univers où le rationnel, les conventions, les interdits sont, sinon abolis, du moins détournés par les voies de la poésie, de l'imaginaire, du symbole aussi, et par lesquelles Delvaux trouvera à la fois un exutoire à son anxiété et le miroir fidèle de son discours intérieur. Influencé par Magritte, par Dali, par Ingres, sa personnalité s'affirme néanmoins authentique et nouvelle, traversée de thèmes et d'éléments récurrents. Il est le peintre des trains, des nus et des squelettes. Après avoir participé à quelques expositions internationales, avec André Breton notamment, et préparé de nombreux décors de théâtre, le professeur de peinture monumentale à l'Ecole nationale supérieure d'Art et d'Architecture (La Cambre 1950 à 1962) s'impose progressivement après 1945, même si la crudité apparente de certaines images heurte encore quelque peu le public. Les rétrospectives et les cérémonies d'hommage sont innombrables. Il figure parmi les tout grands ambassadeurs culturels qu'a produits la Wallonie.

Est-il un surréaliste ? Pas toujours. Je ne suis pas un inventeur de formes [...]. Je suis plutôt, disons, un naturaliste: je ne déforme pas la nature et je ne le veux pas, répond Delvaux . Dans ses tableaux, chaque élément s'identifie avec un aspect du réel, mais les composantes troublent les données naturelles du monde quotidien.

Comme Magritte, Delvaux a répudié l'expressionnisme flamand. Chez lui, tout est raisonné, composé, limité. Il s'est retrouvé par une inclination fatale, involontaire, sur le terrain natal de la latinité. Sous son doigté, l'objet échappe à la matière et saisit une signification de densité immédiatement cérébrale. Imprégné de culture latine, il en est l'un des messagers. La gloire qui l'introduit dans l'histoire mondiale de la peinture est celle d'un artiste wallon de dimension considérable.

 

     

 

Quelques peintures de Paul Delvaux , pour le plaisir des yeux !

 

 

 

 

 

                                      

 

 

                              

 

 

 

 

                               

 

 

 

 

 

 

                               

 

 

 

                             

 

          

                           

                                   

 

 

 

 

 

 

 

                                

                                       

                                                         

                                                              Paul Delvaux au travail dans son atelier

 

 

 

 

 

                Et voici le Musée Paul Delvaux qui se situe à la Côte Belge , à Koksijde

 

 

 

 

                   

 

 

 

                                      Nous avons visité ce musée et cela en vaut vraiment le détour !

Vous pourrez voir de splendides salles en souterrain  , l'atelier du peintre et des objets personnels dont bien sûr des trains miniatures .

                               

 

Musée Paul Delvaux
Paul Delvauxlaan 42
8670 Koksijde (Sint-Idesbald)
Tél : 0032 58 52 12 29
Fax : 0032 58 52 12 73
info@delvauxmuseum.com
www.delvauxmuseum.com

 

 

 

Fabienne

Repost0
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 20:45

 

    Amélie Nothomb , jeune tête couronnée par la très ancienne Académie française.

       Du roman bien charpenté à la verve acidulée, précoce et de bonne garde.

                         C'est le " beaujolais nouveau " des lettres belges !

 

 

 

 

 

                                                   

                                                           

 

     

 

                      Amélie  Nothomb est née le 13 août 1967 à Kobe au Japon .

Elle est la fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome , petite-nièce de l'homme politique Charles - Ferdinand Nothomb. Elle est issue d'une ancienne et illustre famille bruxelloise qui apporta autrefois la province de Luxembourg au royaume de Belgique.

Cette famille a apporté une juste proportion d'hommes politiques et d'écrivains.

Son père , Patrick Nothomb , est ambassadeur , baron et écrivain ( Dans Stanleyville , 1993).

Elle passe les cinq premières années de sa vie au Japon  , dont elle restera profondément marquée , allant même jusqu'à parler très couramment japonais.

Son expérience d'expatriée ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York , au Bengladesh ,en Birmanie et au Laos avant de débarquer à 17 ans sur le sol d Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles.

De cette époque , elle ne cache nullement garder de douloureux souvenirs car incomprise et rejetée , elle se retrouva confrontée à une mentalité qui lui était inconnue jusque là.

Se définissant comme " graphomane" , elle écrit depuis l'âge de 17 ans.

Elle se dit avoir été influencée par : Diderot, Pascal et Céline .

A 33 ans , elle se dit " malade de l'écriture " et avoue avoir écrit 37 romans!

L'écrivain garde rangés dans un carton 20 manuscrits qu'elle se refuse à publier , les estimant trop personnels.

Cependant et pour le plus grand bonheur de ses lecteurs , Amélie Nothomb publie. C'est en 1992, alors âgée de 25 ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman " Hygiène de l'assassin".

Son talent reconnu , est confirmé en 1993 avec " Le Sabotage amoureux" et l'année suivante avec " Les Combustibles ", une pièce de théâtre.

Il y aura ensuite : " Les Catilinaires" en 1995 , " Péplum "en 1996 , "Attentat" en 1997, " Mercure " en 98, " Stupeur et tremblements " en 1999 qui fût Grand Prix du roman de l'Académie française , " Métaphysique des tubes " en 2000 , et "Cosmétique de l'ennemi " en 2001 , tous publiés chez Albin Michel.

Il y aura ensuite " Robert des noms propres " en 2002, " Antéchrista "en 2003 , "Biographie de la faim " en 2004 , " Acide sulfurique " en 2005 , " Journal d'Hirondelle " en 2006 , " Ni d'Eve ni d'Adam " en 2007 ( Prix de Flore ) , et " Le Fait du prince " en 2008.

Elle a également écrit des contes et nouvelles .

Entre 2000 et 2002 , elle écrit sept textes pour la chanteuse française Robert . Elle romance la vie de la chanteuse dans " Robert des noms propres " paru en 2003 .

En 2004 , elle en était à son 53 ème manuscrit . Elle dit écrire près de 3 romans par ans pour n'en publier qu'un seul!

En 2008, elle reçoit le Grand prix Jean Giono , qui couronne " l'ensemble de l'oeuvre d'un auteur de langue française ayant défendu la cause du roman ".

 

 

 

Deux de ses livres ont été adaptés au cinéma :

 

En 1999

 

Hygiène de l'assassin / Film français réalisé par François Ruggieri , avec Jean Yanne ( Prétextat Tach ) et Barbara Schulz ( Nina ) .

                               

En 2003

 

Stupeur et tremblements / Film français réalisé par Alain Corneau , avec Sylvie Testud ( Amélie ) et Kaori Tsuji ( Fubuki ) .

 

 

                                                        

 

 

 

J'ai eu l'occasion de la rencontrer au Salon du livre de Paris en mars 2008 et je l'ai trouvée très sympathique et très proche de ses lecteurs & lectrices .

 

 

Fabienne

 

 

Repost0
21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 13:22

Émile Verhaeren

 Saint -Amand (Belgique), 1855 - Rouen, 1916 

 

 

 

Emile Verhaeren, le visionnaire 

 

 

 

 

« L'un d'eux a pris mon âme
Et mon âme comme une cloche
Vibre en sa poche.
 » 
(É. Verhaeren)

 

 

 

 

Émile Verhaeren, poète belge d'expression française, est né le 21 mai 1855 à Saint-Amand (Belgique).
Après avoir fréquenté des collèges à Bruxelles et Gand, puis l'Université de Louvain, il devint avocat.
Puis, la fréquentation d'Edmond Picard, lui indique le chemin de la poésie. Il publie ses premières poésies, Les Flamandes, an 1884, puis, Les Moines en 1886. Un peu plus tard, il se montra sensible à l'influence du symbolisme (les Soirs (1887) les Débâcles (1888) les Flambeaux noirs (1890), mais l'atmosphère de ce mouvement ne correspondait pas à son tempérament.
Il se marie en 1891 et se tourne vers les problèmes contemporains et publiera Les Villes tentaculaires (1895), Les Visages de la vie (1899), Les Forces tumultueuses (1902), La Multiple Splendeur (1906) et Les Rythmes souverains (1910). Verhaeren découvre déjà les promesses d'un avenir meilleur et il exprime sa foi toute profane en l'Homme.
Son œuvre exerça une grande influence sur l'unanimisme et le futurisme.
Mais en 1916, Verhaeren vient à Rouen pour y faire une conférence, et connaît une mort tragique en passant sous un train.
C'est donc le hasard qui lie son destin à celui de Rouen.

 

 

 

 

  Dans un champ d'orge , poème autographe paru dans " La Plume " en février 1904.
            
 

                                                 
 
 
 
 
      Vous voulez en savoir plus sur Emile Verhaeren , je vous conseille la biographie écrite par Stefan Zweig .
 
 
 
                                                                                     
                                                                      
 
 
 
 
 
 
Et pour plus d'informations à son sujet , je vous envoie sur le site   Le Musée Provinçal Emile Verhaeren qui lui est dédié : 
              
                     Son tombeau se dresse comme une figure de proue sur le fleuve qui l'envoûtait : l'Escaut !
 
            
               Avec ces inscriptions :   
                                          

 

Le jour que m’abattra le sort

C’est dans ton sol , c’est sur tes bords

Qu’on cachera mon corps

Pour te sentir , même à travers la mort , encor.

Génial «encor ».

         
     
  Fabienne                                                                                                                                                                                   

 

 

 

Repost0
16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 10:23


                 Hergé  (Georges Rémi )

             (  Bruxelles ,1907 - Lasnes , 1983 )
 


                                               



Traduits en cinquante et une langues , les 24 albums de Tintin  dépassent en fin de siècle les 150 millions d'exemplaires vendus.
Que de chemin parcouru depuis ce 10 janvier 1929 où la première planche des Aventures de Tintin parut dans Le Petit Vingtième !
L'auteur , à peine majeur, s'était fait la plume dans le milieu du scoutisme.
En inversant ses initiales , il se fait aussi un pseudonyme : Hergé est né en même temps que son héros et leurs aventures commencent chez les Soviets.
Suivront le Congo, l'Amérique, l'Egypte , la Chine , etc...
Pendant cinquante ans , Tintin reporter, suivi de son fidèle Milou , va intervenir là où sa curiosité naturelle et son bon coeur le portent.Mieux encore : il arpentera la lune seize ans avant Armstrong.
Capitaine courage , scout toujours , Tintin est l'archétype du héros pour la jeunesse.
Au fil des aventures , Hergé lui donnera en contrepoint une poignée de compagnons détonants : Haddock, Tournesol, les Dupondt , la Castafiore, etc...
Après - guerre et durant 25 ans , Tintin va affronter Spirou sur le terrain des hebdomadaires pour la jeunesse.
Hergé y est bien entouré : De Moor , Jacobs, Cuvelier , Martin , Tibet ...
En 1950 , il créera son propre studio.
Hergé fut tout à la fois un homme de tradition et un précurseur qui marquera à jamais de son imagination et de son style dépouillé , dénommé la " ligne claire" , l'histoire du 8ème Art .
L'année de son 75 ème anniversaire , il apprit que la petite planète 1652 entre Mars et Jupiter porterait désormais son nom.
C'est elle qu'il rejoignit le 3 mars 1983.

Le père fondateur de la BD d'expression française , a aussi donné vie à Quick et Flupke , Jo , Zette et Jocko.




Pierre Assouline a également écrit une biographie d' Hergé  
                                                                                                       
  
              

 

 

 

 

  Le musée Hergé sera inauguré en 2009 à proximité de Bruxelles.

Louvain-La-Neuve, à une vingtaine de kilomètres de la capitale belge, sera le lieu définitif du Musée Hergé, projet souvent repoussé (et même ayant capoté en 2000). La construction débutera en 2007, année du centenaire de la naissance de l’auteur de Tintin, et s’achèvera en 2009. Cette année-là, sera aussi une année de la bande dessinée en Wallonie.

Le musée sera entièrement consacré à l’œuvre du bédéiste. Le bâtiment (3600 m2) coûtera 15 millions d’euros aux Studios Hergé (anciennement Fondation Hergé).   Fanny Rodwell, veuve du dessinateur et présidente de la société déclare à cette occasion : « C’est un premier pas d’une grande aventure qui commence, et d’un rêve qui va se réaliser très bientôt. » La région apportera le budget nécessaire à l’aménagement des environs, notamment la signalétique et les espaces publics. Le musée devrait aussi tisser des liens avec l’Université Catholique de Louvain pour des recherches interdisciplinaires.

Le site, entre jardins et rivières, est situé en pleine cité universitaire. L’architecte français Christian de Portzamparc n’a pas oublié la fusée lunaire dans le décorum. Lors de la conférence de presse, il confie : « je me suis inspiré du créateur et de son œuvre. Et plus tard, je me suis aperçu que mes premiers croquis pour le Musée s’inspiraient de la ligne claire et reflétaient la pureté des cases d’Hergé. »

Portzamparc est connu pour la Grande Bibliothèque du Québec à Montréal, le siège du Monde ou encore la Cité de la Musique à Paris.

 
Fabienne

Repost0
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 16:44

Georges Simenon ,
 ( Liège , 1903 - Lausanne , 1989 )

            
           
Il reste le Liègeois le plus connu au monde , le Belge le plus traduit et l'un des romanciers dont le cinéma s'est le plus nourri.
Avec ses 192 romans , une vingtaine d'oeuvres autobiographiques , sans compter ses romans populaires, ses articles, contes, et nouvelles produits par centaines.
Simenon, le prolifique est un réel phénomène de l'écriture .
Il avait , il est vrai, l'esprit méthodique , un tempérament trempé et une ferme ambition : vivre de sa plume!
A seize ans déjà , il est chroniqueur à la " GAZETTE  DE LIEGE "  et il a dix-huit ans  quand paraît son premier roman.
Signé Georges Sim .
Un an plus tard, il met le cap sur Paris. suivent quelques années de " semi- littérature" , comme il dit , sous une quinzaine de pseudonymes.
En 1931 , le style Simenon apparaît au grand jour et ce grâce à jules Maigret , comissaire à la PJ de Paris.
C'est un instinctif et un fumeur de pipe comme son auteur.
A deux, ils vont renouveler le roman policier.
Les " MAIGRET " sont des tableaux de moeurs, des chefs-d'oeuvre d'atmosphère et de concision au ressort psychologique ; ses héros sont des gens ordinaires qu'un événement de la vie a fait basculer.
Des portraits de la dérive humaine que l'écrivain poussera plus avant encore dans ses " romans durs" : La Marie du Port , le Chat, La Veuve Couderc, Le Train ...
Quel que soit son lieu d'élection - Paris, La Rochelle en 1939 , les Etats - unis de 1942 à 1955 , Lausanne le dernier havre - , Simenon n'aura eu que deux patries : sa table de travail où il écrivait de 6h30 à 8h30 son chapitre quotidien , et Liège , bien entendu .

En 1976 , Georges Simenon qui n'a jamais gommé sa ville natale , faisait don d'une part de ses archives à l'Université de Liège.

http://www.colonster.ulg.ac.be/simenon.html

  Marque-pages SIMENON de notre collection  

Ce marque-page a été édité par Gallimard pour sa collection Folio (au dos présentation de ses ouvrages publiés en Folio : l'ainé des Ferchaux, le bourgmestre de Furnes, la veuve Couderc ...)


En 2003 , j'ai lu "SIMENON " par Pierre Assouline

Ce que je retiens de cette lecture:

C'est le parcours biographique du petit Sim, journaliste de faits divers à Liège au " grand " Simenon , auteur à succès grâce entre autre à Maigret , " son " inspecteur au visage humain et fin psychologue. 
Simenon quitte la Belgique pour la France où il se fait très vite un nom. Gallimard , Fayard s'intéressent à son oeuvre.
Vient la guerre , Simenon part dans les Landes mais à la libération , il est condamné pour bienveillance à l'égard des Allemands. Les ennuis le conduisent à émigrer aux USA . Son rythme d'écriture reste intense , plusieurs romans par an !
Il crée une société de gestion de ses droits car le cinéma , plus que jamais , s'est emparé de ses romans.
Après 10 ans " d'exil " , il rentre en Europe , retourne en Belgique et en France et s'installe en Suisse où il commence à envisager la retraite.
Il se lance alors dans ses mémoires " scandaleuses" car il évoque sans ménagements sa vie familiale et sexuelle.
Le suicide de sa fille Marie-Jo va ternir les dernières années de sa vie.

                                                       


         Fabienne

Repost0
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 14:03

Maurice Carême ( 1899 - 1978) est un des poètes belges les plus connus. Auteur de recueils de poèmes , de contes et de romans, il s'adresse aux jeunes et moins jeunes lecteurs avec des mots simples , mais pas forcément faciles.
Célèbre dans le monde entier, traduit en plusieurs langues, Maurice carême a reçu de nombreux prix littéraires et fut couronné " prince en poésie" à la fin de sa vie.



                                                                       


Enfant , j'ai été bercée par ses poèmes vu que ma mère l'appréciait beaucoup et je me souviens avoir lu et relu plusieurs de ses recueils de poèmes ...

J'ai décidé de vous faire découvrir un de ses poèmes que je trouve attendrissant et qui m'a toujours fait sourire!


 LES PETITS SOULIERS

Par le chemin des écoliers
S'en allaient deux petits souliers,

Deux petits souliers seuls au monde
S'en allaient par la terre ronde,

S'en allaient , les semelle molles,
A regret , loin de leur école,

S'en allaient chez le cordonnier
Où l'on voit grandir les souliers,                                                

Où l'on voit souliers d'écoliers
Devenir souliers d'ouvriers,

Et parfois , avec de la chance,
Devenir souliers de finance,

Et souvent , avec de l'étude,
devenir souliers de grand luxe,

Et toujours , avec de l'amour,
devenir souliers de velours.


La Fondation Maurice Carême a été créée en 1975.

Elle a pour but de promouvoir la diffusion continue de l'œuvre de Maurice Carême.


Le Musée Maurice Carême

a ouvert ses portes en 1978.

Vous pouvez y contempler de nombreux portraits du poète et œuvres d'art.

Des visites guidées avec conférences et animations poétiques y sont organisées.


Où ?

                               Avenue Nellie Melba, 14                                                       
                                 1070     BRUXELLES
                                      BELGIQUE


Pour quelques informations complémentaires concernant sa biographie et son oeuvre :

www.servicedulivre.be/fiches/c/careme.htm


                     

 

        Merci de laisser vos commentaires !

                                                        Fabienne





Repost0

Présentation

  • : BONHEUR DE LIRE
  •                       BONHEUR DE LIRE
  • : BLOC D'UN COUPLE PASSIONNE DE LIVRES, ART , HISTOIRE, LITTERATURE ET COLLECTIONNEURS DE MARQUE-PAGES.
  • Contact

             

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Texte Libre

*** Phrases diverses ***