Mardi 14 juillet 2009
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Comme promis le 1er juillet dernier, j'ai pu achever la lecture du livre proposé par Biblioclub, au cours de mes congés et je peux ainsi en faire le résumé
qui suit.
Petit détail : j'ai souhaité rester dans l'esprit du club, à savoir écrire son article sans avoir lu celui des autres membres, ce que j'ai tenu à faire ici.

Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates (La cosmopolite - Stock)
600 pages
- traduction par Claude Seban
(titre original : We were the Mulvaneys - 1996)
Comme je l'avais laissé entendre dans mon petit billet du 1er juillet, et cela s'est confirmé à l'issue de la lecture de ce roman, j'ai ADORE ce livre.
Je m'attache beaucoup au style et à la "qualité littéraire" des romans que je lis et si je devais noter ce livre je mettrais 10/10.
Le ton du livre est donné dès la première page :
"Longtemps vous nous avez enviés, puis vous nous avez plaints.
Longtemps vous nous avez admiré, puis vous avez pensé "Tant mieux!... ils n'ont que ce qu'ils méritent".
"Trop brutal, Judd!" dirait ma mère, gênée, en se tordant les mains. Mais j'estime qu'il faut dire la vérité, même si elle fait mal. Surtout si elle fait mal."
Et nous voici partis pour une aventure longue de 600 pages avec un narrateur, Judd, le plus jeune des 6 Mulvaney : "les Mulvaney".
La première partie "Portraits de famille" va s'attacher à décrire la vie des Mulvaney: le père Mickael, la mère Corinne, les 3 frères (Mike, Patrick et Judd) et la soeur Marianne, dans leur petite
ville de province aux Etats-Unis : Mont-Ephraîm (Etat de New York).
La famille habite une ferme bien connue de la région où les Mulvaney vivent une vie tout à fait respectable. Mais, bien sûr, le suspens du roman est de savoir le "ça" qui a fait basculer la famille
dans le chaos à l'issue de la St Valentin de 1976...
C'est Marianne qui est la cause du désoeuvrement de la famille. Coupable, non coupable... Elle ne voudra pas accuser Zacharie Lundt car il était ivre comme elle, au moment des faits, à la
sortie du bal...
Bref, la famille est discréditée. Mickael, le père, "répudie sa fille" en la faisant partir chez une tante loin du bruit de Mont-Ephraim. Il devient alcoolique et violent, au point de faire
péricliter ses affaires... Les 2 frères ainés vont partir vivre leur propre vie, Patrick obtenant tout de même réparation en chatiant plus tard Zacharie... Et Judd va quitter la maison suite à une
altercation violente entre le père et la mère...
Voilà à peu près résumé 600 pages d'un roman que j'ai lu comme un "thriller", tant on a envie de connaître la vie et l'évolution de chacun, sous le regard presque objectif de Judd, devenu
journaliste au moment où il raconte cette "grandeur et décadence" d'une famille américaine.
Vous aurez compris que ce livre de Joyce carol Oates m'a donné envie de poursuivre la découverte de son oeuvre.

J'ai "Blonde" qui m'attend dans ma bibliothèque depuis quelques années que je vais lire très prochainement, en espérant y retrouver la même sensation de bonheur littéraire.
Chapeau, madame, je vous savais très grand écrivain et votre livre m'a conforté dans cette opinion.
Bonne lecture et retrouvez d'autres articles sur ce livre en allant chez Sylire qui répertorie tous les blogs qui ont participé à ce
"challenge de lecture.
Denis
Par DENIS
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Publié dans : LITTERATURE
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