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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 17:25
Americanah de Chimamanda ngozi Adichie (Gallimard)

Americanah de Chimamanda ngozi Adichie

(Gallimard - Du monde Entier - 525 pages - décembre 2014)

Traduit de l'anglais (Nigeria) par Anne Damour

Titre original : Americanah (2013)

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Americanah est le quatrième livre publié en France de cette jeune auteure nigériane Chimamanda ngozi Adichie (née en 1977) et a eu un certain succès.

Je dirai en préambule que j'ai vraiment beaucoup aimé les 300 premières pages bien construites, au style sans défaut (peu innovant mais de qualité pour une lecture agréable et "intelligente").Et puis j'ai trouvé que ses années d'adulte quand elle parle de son blog, de ses longues conversations autour de la race noire avec ses amis d'université, m'ont ennuyé. Je me suis alors complètement "en dehors" des préoccupations des personnages. Peut-être parce que je ne suis ni femme, ni nigérian, ni états-unien, ni noir...

Bref un très bon roman mais qui pourra laisser indifférents certains lecteurs voire lasser !

Ifemelu vit à Princeton, une ville sans odeur. Elle est noire et tient un blog sur "les modes de vie". Elle rencontre ainsi des noirs, des blancs  qui lui inspirent des articles très suivis. Elle va dans la banlieue noire pour se faire tresser les cheveux car elle a décidé de rentrer au Nigeria où elle a trouvé un emploi. Elle va quitter les USA après y avoir vécu treize ans. Elle rompt avec son ami Blaine et envoie un mail à son premier amour nigerian Obinze à présent marié, pour lui annoncer qu'elle rentre au pays.

De fait Obinze est marié à Kosi et père d'une fillette . Il se souvient bien de son amour pour Ifemelu. Et il répond le soir à son e:mail.

Pendant qu'Ifemelu se fait longuement coiffer, elle fait défiler dans sa mémoire toute son histoire depuis qu'elle a été étudiante au Nigeria.

Obinze avait tout de suite aimé Ifemelu quand il l'a rencontrée à une soirée d'étudiants et il a aimé son esprit polémique. Elle a aimé qu'il apprécie comme elle la lecture. Et ils décident d'aller à la même université, celle où enseigne la mère d'Obinze, Nsukka. Ils font l'amour et malgré les précautions prises Ifemelu se croit enceinte. Les grèves à répétition font qu'Ifemelu envisage de partir aux USA d'autant que sa tante Uju y vit et l'incite à la rejoindre. Elle obtient son visa et part.

Tante Uju rate un de ses examens pour devenir médecin. Pendant ce temps Ifemelu garde Dike le fils d'Uzu. Elle se plaît avec l'enfant mais à l'automne elle part pour Philadelphie où elle rejoint son amie Ginika. Trouver un emploi pour se loger et payer ses études est alors très difficile, au point de friser la dépression.

Kimberly va lui faire confiance en tant que baby-sitter pour Taylor.

C'est dans le train qui la conduit chez sa tante qu'elle rencontre Blaine. Mais c'est Curtis dit Curt qui devient son amant. Il est l'oncle de Taylor. Kimberly est ravie de cet amour.

Ils s'aiment assurément mais Obinze revient indirectement sur sa route quand elle crouse un ami nigerian qui lui dit qu'il est établi en Angleterre. Elle lui envoie alors un courriel.

Obinze est de fait installé depuis trois ans en Angleterre et il décide de faire un mariage blanc pour enfin régulariser sa situation avec l'office d'immigration. Mais au moment de se marier la police de l'émigration vient l'arrêter et après quelques jours de prison il atterrit à Lagos.

Ifemelu a quitté Curt et son emploi et a créé un blog pour y parler de la femme noire non américaine. Elle devient "la blogueuse" et son succès ne cesse de croître obtenant ainsi de substantiels revenus.

Elle fait la connaissance de Shan la soeur de Blaine très introduite dans les milieux littéraires. C'est le temps où Obama se présente aux élections présidentielles et il est beaucoup question de la négritude lors de leurs soirées entre amis. L'élection d'Obama leur donne un dernier lien avant qu'elle ne parte à Princeton et ne décide ensuite de rentrer au Nigeria.

Le retour au pays fait d'elle une Americanah. Elle montre bien qu'elle est différente et exigeante refusant le laxisme ambiant.

Au-delà de ma déception, c'est un très bon récit. Le New York Magazine a écrit : "Avec Americanah, Adichie est à la négritude ce que Philip Roth est à la judéité...". Alors !!!

 

Bonne lecture,

Denis

 

 

 

Americanah de Chimamanda ngozi Adichie (Gallimard)

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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