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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 17:42
Coupable vous êtes de Lorenzo Lunar (Asphalte)

Coupable vous êtes de Lorenzo Lunar (Asphalte - juin 2015 - 140 pages)

Traduit de l'espagnol (Cuba) par Morgane Le Roy

Titre original : Usted es la culpable (2006)

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Neuf ans après sa publication en langue espagnole, ce polar a été traduit pour le compte des éditions Asphalte qui ont également publié "La vie est un tango". L'auteur a publié trois titre qui reprennent les aventures de Leo Martin, lesquelles se passent dans le quartier que connait bien Lorenzo Lunar pour y vivre et y tenir une librairie : Santa Clara.

 

 

Leo Martin est policier et a passé la nuit avec Raquelita la fille de son ami d'enfance mais elle est tellement sensuelle qu'il n'a pas résisté à son charme deux ans plus tôt. Et pendant cette nuit-ci, un cadavre méchamment mutilé a été découvert par un ivrogne.

Le mort n'était pas net quand on fouille son passé. Il semble être revenu ici pour régler des comptes du passé car il n'habite plus Santa Clara depuis un moment. Il a été tué à coups de marteau de cordonnier. Ceci fait penser à Chago le Boeuf, le cordonnier de la ville. Or celui-ci vient déclarer le vol de son marteau.

Leo Martin, avant de démarrer son enquête, vient voir sa mère malade et elle lui parle de Luisa mais il lui dit qu'il ne la voit plus depuis une semaine car ils ont décidé de faire une pause dans leur amour.

Il vient voir ensuite Cuqui, une femme à la réputation sulfureuse, protégée en haut lieu et qui n'a jamais été déclarée en tant que prostituée. Elle a bien connu ce Panchita le sale type qui vient d'être assassiné.

Tout le monde ici est plus ou moins lié à la prostitution et chacun est plus ou moins"pittoresque". Ainsi de Jabao ancien copain de Léo pas très malin et marié à celle qui se fait appeler Cléopâtra absente pour l'heure. Il voit ensuite la China prostituée d'origine chinoise qui ne lui apporte aucune révélation.

Leo apprend que Raquelita se prostitue depuis plus de deux ans et c'est la raison pour laquelle son ami lui a mis dans les "pattes". Et son mac est celui qui a été assassiné. Il l'interroge mais là encore il n'apprend rien d'intéressant. Qu'est-il venu faire ici pour se faire tuer?

Retour chez Chago le boeuf qui confirme ne pas avoir tué Panchita. Par contre il dit que le père de Raquelita pourrait être le commanditaire du meurtre notamment pour débarrasser sa fille de ce souteneur.

Il fonce alors chez son ami Manolito. C'est Raquelita qui lui ouvre la porte car elle vient de rentrer... Et les choses se compliquent sérieusement.

 

140 pages pour aller à l'essentiel, même si ici l'essentiel ce sont de fausses pistes qui ont du mal à se relier pour faire éclater la vérité. Un mort, peut-être plus ! autour de la prostitution qui marque la ville de son empreinte "mafieuse" ! Des tranches de vie qui sont racontées pour présenter ces femmes sensuelles et qui ne semblent pas

 

Des petites phrases cinglantes qui peuvent se répéter comme des paroles hésitantes, qui ruminent dans le cerveau avant de former un sens.

 

Début du roman - chapitre I

"Dans le quartier, la mort est chose quotidienne. // Rien de plus naturel à ça. // Les gens meurent à n'importe quelle heure dans le quartier : le matin, l'après-midi, la nuit. // Les gens meurent de choses et d'autres, dans le quartier : le foie, la prostate, la gorge. Les poumons ! // Ils meurent tout simplement. // D'un cancer, d'une leucémie, d'une cirrhose, de tuberculose, d'anémie, du sida... // D'une cuite, de froid, de vieillesse... // Les gens se suicident dans le quartier : ils se coupent les veines, avalent de la mort aux rats, se pendent, s'immolent par le feu, se jettent dans un puits... // Les gens du quartier se tuent à coups de couteau. Se sabrent à coups de machette. S'affrontent à coups de pierres, de briques, de feu. // Et personne ne s'en étonne, parce que la mort, dans le quartier, est chose quotidienne. Un lieu commun".

 

 Quand un roman commence ainsi, je sens que je vais accrocher et j'ai vraiment apprécié ce roman, plus qu'un polar, une oeuvre littéraire que je recommande vivement.

 

Après avoir lu un polar costa-ricain : "Eté rouge" de Daniel Quiros c'est une deuxième passionnante lecture que j'aurai faite cette fois-ci à Cuba.

 

Bonne lecture,

 

Denis

 
 

 

 

Coupable vous êtes de Lorenzo Lunar (Asphalte)

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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commentaires

le roy morgane 07/06/2016 11:22

Ravie que vous ayez pris plaisir à rencontrer l'univers de Lorenzo Lunar.

Denis 07/06/2016 22:25

Vous êtes allée à Cuba rencontrer l'auteur ! J'espère bien lire d'autres romans de Lorenzo Lunar. J'ai lu deux livres des éditions Asphalte et j'ai beaucoup aimé les deux. Un éditeur que je vais suivre également.

le roy morgane 07/06/2016 15:23

Merci à vous pour cette présentation de l'ouvrage !
Il y en aura d'autres...Et si jamais vous allez à Cuba, n'hésitez pas à passer par leur librairie, elle s'appelle la Piedra Lunar, à Santa Clara.

Denis 07/06/2016 14:52

Oui, un réel plaisir et votre traduction y a aidé bien sûr. Hâte de lire d'autres livres de cet auteur.

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