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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:51
L'épopée du buveur d'eau de John Irving (Le Seuil)

L'épopée du buveur d'eau de John Irving

(Editions du Seuil - 1988 - 368 pages)

Traduit de l'anglais (USA) par Michel Lebrun

Titre original : The Water-Method Man - New York -1972

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Deuxième roman de John Irving, après "Liberté pour les ours" (Setting Free The Bears) de 1968, "L'épopée du buveur d'eau" a été publié en France en 1988 après que l'auteur aura connu une certaine notoriété avec "Le monde selon Garp" (1980).

Ce roman a certaines caractéristiques que l'on avait déjà découvertes dans son premier roman : Vienne, les ours, le zoo... Mais avec "L'épopée du buveur d'eau" la majeure partie du roman se passe aux USA.

 

Fred Bogus Trumper a des  problèmes urinaires et son amie Tulpen via son gynécologue lui a conseillé d'aller voir à New York un urologue français Vigneron qui lui dit que son canal est étroit et sinueux. Il doit boire beaucoup et pour l'amour il doit avoir la vessie pleine au moment de l'acte et aller uriner après.

Il a connu un premier mariage avec Biggie qui lui a donné un fils, Colm.mais les soucis financiers les ont assaillis, son père lui ayant ôté tout espèce d'argent et d'aide dès lors où il a connu Biggie.

Trumper a travaillé sur une traduction du nordique primitif . Et puis il a rencontré Ralph Packer à ses début de cinéaste. Il l'a accompagné ensuite dans ses films d'avant garde faisant des doublages en allemand et participant avec Tulpen, la nouvelle femme de sa vie, au montage et à la bande son.

Fred Trumper se présente comme le double de l'auteur, né le même jour, au parcours universitaire identique avec passage par l'Autriche.

Ces deux amours de Trumper forment alors la trame du livre, l'auteur alternant les moments passés avec Biggie puis ceux passés avec Tulpen.

 

John Irving nous concocte des anecdotes savoureuses comme celle-ci (aux USA) :

Pour gagner un peu d'argent il vendait des badges aux entrées de matchs de foot et il eut honte de ce travail en voyant son élève, la belle Lydia Kindle. il se cacha derrière son panneau et le copain de Lydia le fit tomber avec tous les badges. Il en perdit son bouleau mais eut droit plus tard dans la soirée aux baisers amoureux de Lydia. Biggie qui sembla le pardonner.

 

Le cinéma est également au centre du roman avec ce Ralph, cinéaste d'art et essai sans grand talent.

Trumper raconte comment il a rencontré dans une station de ski Biggie venue des USA à 19 ans pour gagner une course internationale. Il était dans une auberge avec son ami diabétique et moniteur de ski, Merrill Overturf quand elle est arrivée avec deux skieuses. Il avait vu son interview impertinente et est tout de suite tombé sous son charme. Et quelle paire de seins en plus qu'il devine sous son pull.

Et puis il y a ce problème urologique. Trumper est allé avec Tulpen prendre un rendez-vous chez Vigneron pour se faire opérer puisque la méthode aqueuse ne fonctionne pas.

Toujours indécis, Trumper a l'habitude de quitter brusquement les uns ou les autres. C'est ce qu'il a fait avec Biggie puis avec Tulpen. Il recherche toujours un ami, tel ce Merril. Il ne peut se fixer nulle part ni dans un métier bien précis.

Seule sa traduction le retient régulièrement et l'aide à se concentrer.

 

En compagnie de Trumper, on passe d'un lieu à un autre, d'une époque à une autre. Les femmes et les amis passent. Rien n'est figé et on déambule pour notre plus grand plaisir. John Irving est décidément un "enchanteur littéraire". Avec des écrivains tels que lui, j'aime rester dans leur univers "fantastique" le plus longtemps possible.

Trois semaines de bonheur de lecture.

Prochaine étape, son troisième roman publié aux USA : "Un mariage poids moyen" (The 158-Pound Marriage - 1974).

 

Bonne lecture,

Denis

 

Livre qui s'inscrit dans le "mois américain" chez Martine.

L'épopée du buveur d'eau de John Irving (Le Seuil)

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Published by DENIS - dans LITTERATURE
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commentaires

Titine 29/09/2015 14:59

Je n'ai lu que "Dernière nuit à Twisted river" mais j'avais également tout particulièrement apprécié les qualités de conteur de John Irving. Il nous emporte complètement dans son univers.

Denis 29/09/2015 19:47

C'est ce qui fait que j'aime entrer dans ses livres et son univers.

LillyCat 27/09/2015 10:31

Je n'avais pas aimé "Liberté pour les Ours", J'avais commencé " A moi seul bien des personnages" qui n'avait pas l'air mal, il faudrait que je le reprenne...
Je ne lis pas assez de contemporains classiques, mais je suis en train de rectifier le tir ^^
Bon Dimanche et merci pour cette critique

Denis 27/09/2015 19:31

Ce que j'aime avec Irving c'est cette façon de parler du réel mais avec une approche qui peut sembler "loufoque" mais qui dit plein de choses venues de l'intérieur, de l'intellect. Difficile à expliquer.

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