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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 21:23
Un lundi sans bruit de Max Férandon (Carnets Nord)

Un lundi sans bruit de Max Férandon

(Carnets Nord - avril 2015 - 172 pages)

Première édition : 2014 - Editions Alto -Canada

                                        

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Deux parties dans ce roman au ton souvent « caustique » malgré son humour très « premier degré » :

1/Aujourd'hui

Amédée travaille dans une scierie et n'aime pas les lundis. Il fait de la lundinite aiguë. Goguenard le patron de la scierie n'est pas là. Ainsi, c'est Amédée qui accueille les frères Crasimir, 2 redoutables bulgares "mafieux". Il est toujours dans les coups foireux son patron et quand il rentre, Amédée apprend qu'il a fait convoyer dans un cercueil un tableau qui a été volé et les bulgares croient que Goguenard est complice du vol.

Saint-Priest-la-brume a ainsi vu arriver ce lundi les deux bulgares ainsi que les Prunier, mimes de père en fils. Et c’est Ginette, l’amante d'Amédée, qui va recevoir ce monde à l'hôtel d'Auvergne.

Le pauvre Goguenard a eu bien des déboires avec les émirs du Qatar qui voulaient des cercueils en chêne. Trois cents ont été commandés mais le onze-septembre est passé par là et ses cercueils lui sont restés sur les bras. Et alors qu'il vient de faire affaires avec un négociant de vin qui lui a demandé d'ajouter de la sciure de bois pour faire vin vieilli en fût, le type se tue sur la route. C’est dire que cette histoire du tableau volé complique encore la situation.

Mme Goguenard a pour amant le charcutier. Les Crasimir croient que c'est le mari, l'assomme et partent avec lui en camion. Mais Amédée les suit, récupère le cercueil dans lequel est placé le charcutier Alors survient un accident avec un camion de lait qui complique tout…

2/ Hier

La famille juive Ackermann doit fuir l'Alsace au moment de l'exode pendant la deuxième guerre mondiale, faisant halte à Montluçon non sécurisée et finissent par arriver à Saint-Priest-la-brume. Le jeune Josef devenu Jérôme, est placé chez un agriculteur et va à l'école. Grâce à ses instituteurs et à un gendarme complaisant il échappe à une rafle.

Le mime Prunier arrive également à Saint-Priest-la-brume en juin 1943.

Brehmer, lui, est le responsable allemand de la ville et essaye tant bien que mal de temporiser quand il le peut. Seulement les temps changent et les ordres deviennent plus sévères et sur proposition de français soumis à l'autorité allemande une liste est dressée de français à arrêter.

Car il est beaucoup question de listes dans cette partie du récit.

Jérôme se retrouve seul dans la ville quand un lundi matin l'armée allemande vient anéantir la ville… Sera-ce un lundi sans bruit ?

 

On l’aura compris, 2 parties qui sont le miroir de l’autre car le fameux tableau volé était déjà présent dans l’histoire d’hier ainsi que les mimes. M. de La Mothe Grébière, bien vieux et sans tête se voit acheter, racheter son tableau sans cesse, ce qui n’est pas si grave quand on apprend dans la 2e partie, qu’il était pronazi…

Alors, comme je le disais en préambule, l’auteur joue beaucoup avec les mots, même dans les moments tragiques.

Quelques exemples :

Les titres par exemple des « chapitres » : tueurs en scierie, symphonie picturale…

Page 11 : « Le scieur de long n’en mène pas large »

Page 139 : « Le colonel Heindorf vient de se faire limoger ». (Il était en poste à Limoges).

 

Un ton léger pour des situations compliquées qui font basculer les histoires du morbide dans le « burlesque ». On comprend donc très vite qu’il faut accepter ce ton pour entrer dans ce roman.

Ce n’est pas un coup de cœur, mais une très bonne lecture tout de même. Il n’y aurait pas eu ce contexte lourd de deuxième guerre mondiale j’aurais pris plus de plaisir à accepter un ton léger.

 

Merci à Fleur de Carnets Nord de m'avoir envoyé ce livre au demeurant de très belle facture littéraire.

 

A lire pour rire et pleurer...

 

Bonne lecture,

 

Denis

 

A noter que j'ai lu et présenté il y a deux ans le premier roman de l'auteur chez le même éditeur : Monsieur Ho

 

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commentaires

Anis 24/05/2015 23:03

Oui, il a l'air intéressant c'est vrai et l'humour, l'ironie peuvent souligner encore plus l'absurdité de la violence.

Denis 25/05/2015 19:15

Oui sans doute.

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