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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 17:04
Lire la poésie : de A à Z...(18/50) - J comme JAMMES

Un poète : Francis Jammes (1868-1938)

Un recueil : Clairières dans le Ciel (1906)

Un poème :

 

                      Je la désire

 

Je la désire dans cette ombreuse lumière
qui tombe avec midi sur la dormante treille,
quand la poule a pondu son œuf dans la poussière.
Par-dessus les liens où la lessive sèche,
je la verrai surgir, et sa figure claire.
Elle dira : je sens des pavots dans mes yeux.
Et sa chambre sera prête pour son sommeil,
et elle y entrera comme fait une abeille
dans la cellule nue que blanchit la chaleur.

 

-------------------------------------------------

 

Ce poème fait partie de la série "Tristesse" du recueil écrit entre 1902 et 1906 et qui comprend :

- En Dieu  /  Tristesses  /  Le poète et sa femme  /  Poésies diverses  /  L'Eglise habillée de feuilles

 

L'auteur précise que les poèmes "En Dieu" et "L'Eglise habillée de feuilles" sont des plus récents. Ils ont été écrits après son retour au catholicisme, l'un en 1905, l'autre en 1906.

 

"Tristesses" reprennent la déception amoureuse de Francis Jammes qui aimait une jeune femme dont la famille a refusé le mariage avec lui.

Les autres parties du recueil sont également en grande partie inspirées par ce désarroi amoureux.

Il va alors se convertir au catholicisme comme une "rédemption" avant, notamment avec le long poème "En Dieu", de suivre le chemin de la vie éternelle...

Et très étonnamment, la partie centrale du recueil est une pièce de théâtre en 3 actes "Le poète et sa femme" d'une quarantaine de pages.

Beaucoup de contrastes et d'originalité dans ce recueil tout à fait attachant et dans ce ton "Paroifs, je suis triste. Et, soudain, je pense à elle. Alors je suis joyeux..."

Je vous propose également ce poème qui se rattache à la partie "poésies diverses" et qui a pour titre :

 

                      Ne me console pas.

 

Ne me console pas. Cela est inutile.
Si mes rêves qui étaient ma seule fortune
quittent mon seuil obscur où s’accroupit la brume
je saurai me résoudre et saurai ne rien dire.

Un jour, tout simplement (ne me console pas !)
devant ma porte ensoleillée je m’étendrai.
On dira aux enfants qu’il faut parler plus bas.
Et, délaissé de ma tristesse, je mourrai.

 

Bonne lecture,

Denis

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Published by DENIS - dans POEMES
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